- Est-il une défaillance,  ou une faculté bénéfique ?
- C’est un processus neuronal actif de désencombrement, et de stabilisation de ce qui est important. 
- L’oubli de soi apparaît dans le soin éventuel apporté à autrui ;  mais aussi dans le flux de l’action (flow), ou  la méditation de pleine conscience.  Il n’est problématique que si on en vient  à négliger ses propres besoins.
- Tout est enregistré, mais l’accès au souvenir passe par des repères circonstanciels.
- La mémoire des peuples est aussi sujette à l’oubli ;  les mythes servent de repères, mais ne suffisent pas à empêcher les répétitions de séquences.
- Les souvenirs sont restructurés et travaillés :  par la pensée, ainsi que par les rêves qui peuvent faire ressurgir des épisodes, des conflits cognitifs non résolus, et les émotions qui s’y attachent.
- Les expériences marquantes sont celles qui créent une surprise, elles obligent à réorganiser la pensée ;  lorsqu’elles sont digérées, il n’en reste que la trame.
- La mémoire sert à prévoir, mais le filtre de la pensée peut occulter des informations.
- L’oubli est une faculté nécessaire à l’accès (sans interprétation) au moment présent , à l’élan de vie [!]  et à la créativité .., au bonheur, selon Nietzsche.
- A-t-on le pouvoir d’oublier ou de retenir ;  la volonté y joue-t-elle un rôle, conscient ou non ?