Le meilleur café philo de Bruxelles

23 mai 2015

« Comment se réaliser ? »

- Le bonheur n’est pas un but, c’est un sous-produit (Eleanor Roosevelt)
- Se percevoir comme un réservoir de possibles, ne pas laisser ses potentiels en friche.
- Chercher sa voie; elle se reconnait à la motivation intrinsèque, au plaisir dans l’action, à la joie qui augmente la faculté d’être; l’important est le chemin.
- Se fixer des buts, être à l’écoute, attentif à l’occasion, ouvert à l’imprévu, à la résonnance.
- Prendre des risques, tirer les enseignements de l’échec, se réaliser n’est pas réussir.
- Dépasser ce que l’ ‘‘on’’ attend de moi pour accomplir ce que j’attends de moi.
- Cela ne relève que de soi, tant pour les choix, que pour le ressenti.
- Est-il possible d’évaluer son potentiel, d’évaluer ses réalisations, d’estimer qu’elles sont suffisantes ?
- Peut-on s’affranchir des références extérieures pour s’en construire de personnelles ? 
- Se réaliser est: personnifier la vie.
- On ne peut se réaliser que dans l’harmonie….et le contrepoint.
- Boucle dynamique où chaque palier atteint découvre de nouveaux potentiels à développer.

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16 mai 2015

« Le déterminisme s’oppose-t-il au libre- arbitre ? »

- Le déterminisme suppose un lien entre cause, action et effet, en fonction des conditions et des moyens.
- Lors de l’apprentissage, notre cerveau s’appuie sur ce lien pour élaborer des modèles prédictifs.  
- Le libre arbitre est le pouvoir de choisir notre action, de manière indépendante et responsable.
- Le choix de l’action (ou d’inaction) se fait par jugement de valeur, entre les possibles pesés.       
- Les valeurs attribuées sont fonction de l’expérience, de l’éducation, du jugement, de la cohérence avec le modèle du monde intériorisé.
- Les interactions entre les neurones forment un système constamment actualisé, ouvert et complexe.
- Un système complexe n’entre pas dans un modèle déterministe, mais peut être simulé; les propriétés en émergent.
- Le libre arbitre suppose la conscience de la possibilité du choix.
- Le hasard est la part ignorée dans le modèle prédictif.
- Les actions automatiques, les conditionnements, les habitudes échappent-ils au libre-arbitre ?
- Le libre arbitre comme possibilité d’échapper à l’inexorable, à la nécessité ?
- Le déterminisme ne s’oppose pas à l’illusion du libre arbitre.

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09 mai 2015

« Notre pensée est faite de notre corps »

 " Pour lui même le corps créateur créa l'esprit comme une main de son vouloir." (Zarathoustra F. Nietzsche)
- La négation du dualisme corps-esprit implique-t-elle celle du libre arbitre ?
- Le corps-pensée en tension vers la puissance d’être ou la volonté de puissance ?
- L’humeur déterminée par les humeurs ? le système sympathique ?
- L’affect s’éprouve à la suite d’un percept et de l’émotion qu’il déclenche.
- L’esprit est l’ensemble des processus mentaux dont la pensée fait partie.
- La pensée s’établit par interactions entre ‘objets mentaux’, et recherche l’action appropriée à la situation perçue, la raison intervient ensuite pour réguler les émotions, inhiber l’action ou la temporiser.
- L’orientation de la pensée de l’émotionnel vers le rationnel est-elle une habitude prise sous l’injonction culturelle ?
- La pensée comme symptôme de notre état physique ?
- Avoir accès à notre mémoire sans stimuli peut provoquer une réponse physique, refouler une émotion être à l’origine d’une somatisation.
- Mens sana in corpore sano (ou vice versa).
- Le contrôle des signaux émotionnels montrés aide celui des émotions ressenties.
- Être conscient de sa pensée et pouvoir y retourner, donne-t-il la faculté de la contrôler, la diriger ?

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02 mai 2015

« Quel est le rôle des cas particuliers en philosophie? »

- Le cas particulier sert de base à la généralisation et de contradiction à celle-ci.
- Un cas exemplatif peut servir d’accroche à un développement, il s’inscrit dans le réel et mobilise des affects; particulier, il risque d’être utilisé pour biaiser un raisonnement.
- En droit, la jurisprudence s’appuie sur des cas particuliers pour apprécier les modalités d'application des lois.
- Le cas particulier déclenche une forme de raisonnement primitif qui n’est pas rationnel et qui peut néanmoins s’avérer efficace.
- Le raisonnement logique vient en deuxième ligne, après une prise de distance vis-àvis des émotions, par tentative d’établir une théorie dans laquelle il s’inscrit, et essai de lever les contradictions.
- Une expérience inédite crée la surprise, base de rectification des modèles antérieurs.
- La sélection des observations signifiantes s’établit par les variations remarquées par rapports aux prévisions.
- Une collection de cas particuliers induit la recherche de propriétés communes et de différences; le choix de catégories pour les classer s’appuie sur les valeurs attribuées, (ou sur la culture ?), elle peut être la base de création d'un concept.  
- Un cas est particulier dans la mesure où, même s’il s’insère dans un modèle, il a des spécificités significatives, et sert alors  à affiner ou à nuancer une thèse ou à élaborer une nouvelle proposition qui les intègre. 

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25 avril 2015

« La philosophie est-elle une exploration des convictions ? »

- La croyance est utile pour agir, une valeur y est attachée, la conviction est une croyance raisonnée, mais personnelle.
- Des contradictions internes entre convictions, croyances et actions génèrent de l’angoisse; la cohérence, l'harmonie est recherchée avec plus ou moins de lucidité.
- La démarche philosophique tend à lever les contradictions et à structurer.
- L’exploration est l’examen des éléments, de leurs relations, elle comprend la remise en question
- Le recul, la distanciation, dégagée des émotions, permet d’éprouver le raisonnement, qu’il soit empirique ou théorique.  C’est une étape vers la clarification.
- L’essentiel de la réflexion philosophique est la distance; la jouissance de l’intégriste est qu’il n’a pas de distance.
- Un regard extérieur, l’altérité d’un dialogue, d’une lecture aide à prendre le recul, parfois inconsciemment évité car déstabilisant. 
- La réflexion est la tentative de remettre en cohérence un ensemble perturbé par un évènement, une observation qui a abouti à la modification d’une conviction.   
- Explorer les représentations, les interprétations, les concepts, aide à expliciter.
- La philosophie sort de la démarche personnelle, a une visée plus large, vers un système intelligible. 

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18 avril 2015

« Faut-il être philosophe pour être politicien ? »

- Le philosophe cherche un sens, les conditions du bonheur, il peut inspirer le politicien.  
- Le politicien peut douter mais ne peut le montrer.
- Pour gérer la cité, il est bon d'être l'ami des sages et des savants.
- Une thèse philosophique peut donner lieu à une idéologie, dont use le politicien.
- Le politicien utilise les émotions pour se faire élire et pour persuader mais s’appuie sur la raison pour gérer.
- Plusieurs politiciens ont été écrivains, la rhétorique est un atout.
- Le philosophe analyse l’universel, le politicien analyse le contingent.
- Platon ou Machiavel ?      Juste mesure ou les moyens justifiés par la fin ?        au service du citoyen ou de l'état ?
- Le politicien philosophe Machiavel à cherché l’universel à travers le contingent.
- La philosophie peut aider à éviter les pièges du pouvoir, déconnection de la réalité et illusion de puissance, ainsi qu’à donner de la hauteur, une vue à long terme.
- L’homme d’état a un projet, le politicien se borne souvent à gérer et suivre la ligne de son parti, mais..un homme de parti est une partie d’homme (José Bové).
-  Pour le philosophe, c’est le discours de la méthode, le politicien, la méthode du discours.

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11 avril 2015

- - - Relâche de Pâques - - -

Mais,  ceux qui sont venus, ont pu disserter de :  la radicalisation.., l'esprit critique.., le libre examen.., et  le modèle à un coup.

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04 avril 2015

« Le "savoir" limite-t-il la "pensée" ? »

- Le 'savoir' est un ÉTAT. Nos connaissances sont acquises par l'éducation, l'instruction, et l'apprentissage.
- La 'pensée' est une ACTION. Quand elle fait interagir les savoirs, elle est alors créative, en mode réflexion.
- Réfléchir, c'est expérimenter virtuellement.
- L’ignorance consciente d’elle-même, peut amorcer la pensée. Le savoir cru, peut l'étouffer par contre.
- L’évidence n’éveille pas de question. Le plaisir de la découverte est fonction de la curiosité, et d'éventuelles inhibitions culturelles..   
- " La curiosité est la mère de la connaissance ", versus " la curiosité est un vilain défaut ".
- Il est convenu de cataloguer les différentes sortes de 'pensées' (scientifique, spirituelle, etc); ce sont les domaines dans lesquels peut s'exercer la réflexion.
- Le fait de réfléchir, est (au départ du savoir) un mécanisme qui suppose des outils (imagination, logique, libre examen, etc) ;  il peut s'enrichir par lui-même.  
- Si on a peur de penser, on se réfugie dans le savoir ;  sinon, le savoir nourrit la pensée.
- " Tout fait farine au bon moulin ".

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28 mars 2015

« Comment la nature et la culture cohabitent-elles ? »

- La culture est un phénomène de groupe, un consensus sur les formes et moyens d’interactions.
- Est-ce la culture ou la nature qui divise les hommes ?
- La nature et la culture sont interdépendantes, un équilibre se fait, entre recherche d’individualité ou de groupe.
- Élargir sa culture épanouit, augmente la confiance en soi et en l’autre.
- On n’a pas parlé de l’accaparement des richesses culturelles.
- La culture populaire profite à la nature humaine.
- La culture est devenue la seconde nature de l’homme.
- Le naturel transparaît dans la perte de contrôle, ou lors de la rencontre individuelle avec un membre d’un groupe dont les codes sont inconnus.
- L’éducation peut écraser la nature, affaiblir la confiance de l’individu en ses ressources,   organiser les pulsions n’est pas les nier.
- La nature se manifeste dans les émotions, la culture dans leur interprétation, leur représentation.
- Je lave mes pommes de terre aussi…   par pudeur, je les mange en chemise.

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21 mars 2015

« Dans l’adversité, faut-il lutter ou vaut-il mieux capituler ? »

- ‘Il faut’ (comme une nécessité) semble être une injonction (de soi-même..,ou du groupe ?) ; ‘il vaut mieux’ serait le fruit d’un jugement raisonné.
- L'adversité est constituée des différentes sortes d'obstacles rencontrés sur le chemin de nos actions.
- Lors de cette rencontre, ne se propose, instinctivement, que le choix (impératif) d'affronter, de s'immobiliser, ou de fuir ;  mais, la faculté de réflexion nous permet de peser des valeurs.
- On dit : "lutter contre l'adversité" = "faire face", c'est : affronter (lutter), résister (désobéir) ou  éviter (contourner).
- Lorsqu'il y a affrontement, l'enjeu est "sérieux", souvent inconsciemment multiple, et parfois n'est même qu'un prétexte..; mais.. les conséquences éventuellement encourues, valent-elles l'issue du combat ?
- Les pertes d’énergie, de moyens, de motivation, d’espoir .. peuvent inciter au renoncement ;  de même aussi, que la prise de conscience soudaine, du futile, absurde, ou dérisoire.. de l'objet de la lutte.
- Lutter ne se réduit pas à se confronter ouvertement, il convient parfois de louvoyer ou d’attendre la vague.
- Quand l'adversité résulte d'un changement de conditions, une voie possible est de s’y adapter.
- Une crise est aussi une opportunité à saisir, ou une étape d'un processus de "destruction créative".
- On a perdu cette bataille, pas la guerre. (Duff Cooper, De Gaulle)
- L'adversité peut être aussi, le résultat d'une action menée mal à propos.
- Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie, et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir.. (Kipling)
- Capituler face aux moulins à vent, peut "ouvrir"  LA  perspective.

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14 mars 2015

« Qu’est-ce qui est - définitif ? »

    " Tout n’est-il pas définitivement temporaire ? "
- Est définitif ce qui a été fixé, dans un contexte donné..
- La notion de définitif s’inscrit dans le temps, mais est différente de la permanence, ou de l’irréversibilité.
- La pensée axée sur l’état, se préoccupe du ‘définitif ’ ;  à l'opposé de celle mettant l’accent sur le changement.  
- Une croyance peut être définitive ; on n’y revient plus si elle est l'aboutissement d'une réflexion.  Elle sert de base pour agir, raisonner..;  mais cependant, elle ' sclérose '  la pensée ..
- Les affirmations philosophiques sont définitives ;  les axiomes, postulats et raisonnements mathématiques logiques, le sont également.
- Une proposition est vraie si elle est en adéquation avec l’observation ;  en science, elle est définitive jusqu’à ce qu'une expérience la réfute.
- Si une vérité est : "ce que l'on ne peut changer",  elle est  définitive.  [cf résumé du 18/10'14]
- Un état est " définitif " tant que sa -définition- n’a pas été modifiée par l’effet d’une action.

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07 mars 2015

« Quels sont les obstacles à notre développement ? »

- Le développement, collectif ou individuel, ne se fait pas selon une progression linéaire, il est une suite d’équilibres mouvants, de répétition d’expériences parfois infructueuses, de stagnations.
- L’évolution de l’homme vers l’épanouissement de ses aptitudes est un processus jamais abouti de perfectionnement qualitatif.
- La mesure de la qualité est la satisfaction, mais l’insatisfaction n’est-elle pas moteur de changement ?
- Une voie est de se fixer un objectif, d’avoir un désir conscient et réfléchi de passer d’un état à un autre, d’entreprendre le changement, d’agir étapes par étapes dans la direction choisie.
- Une perspective plus large laisse la place aux opportunités, accueillir et accomplir au mieux, l’important est le chemin; mais: 'quand on ne sait pas où on va, on arrive ailleurs'.
- Il faut avoir une idée juste de soi, des choses et des autres, la lucidité serait la condition et le fruit du développement.
- Pour éviter la répétition des erreurs, elles doivent être identifiées, appropriées, devenir sources de remise en cause, construire un chemin d'expériences.
- L’équilibre entre les différents plans: intellectuel, social, comportemental, doit être harmonieux.
- La peur ou l’anxiété (de l’échec, du mauvais choix) est une entrave; la sécurité d’une situation même insatisfaisante est parfois préférée au risque.
- Le confort, les habitudes, les dépendances, sont des freins.
- Obstacles ou pièges, gouffres ? (Espérance et bonne fortune sont des noms de mines).
- Surmonter les obstacles n’est pas le chemin obligé pour les dépasser, ils peuvent être contournés.

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28 février 2015

Café, philo sans thème, échanges variés et pertinemment prolongés, magistralement animés et éclairés à propos de nombres, de représentation, de valeur, de raison, de vie.. 

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21 février 2015

« Comment dépasser l’incommunicabilité, entre croyants et non-croyants ? »

- La communication s’établit au travers de codes de langages : verbal (cognitif)  et non verbal (affectif).
- La croyance colore le code, influe sur la connotation ;  la compréhension demande une transposition.
- Une croyance est considérée comme vraie, si une valeur y est attachée.
- L’intonation communique la valeur.
- La non-croyance comme position de scepticisme, de neutralité, de rejet ..  ou souplesse d’esprit ?
- Une croyance rassure, une croyance partagée donne un sentiment de communauté.
- Tout dépend de l’enjeu de la communication :  pour établir une relation, pour partager, ou pour déterminer une action commune ?
- On peut communiquer entre croyances différentes, si on ne doit pas prendre de décisions qui les impliquent.
- Dépasser les zones de confrontation, peut se faire par contournement, glissement de l’enjeu ou de la valeur, par l’utilisation d’un autre canal, la mise en avant d’une autre valeur commune, la recherche d’un compromis par l’accent mis sur les conséquences.
- La ' décision ' peut être confiée à un tiers (ex: éthique médicale), ou être facilitée par un médiateur.
- La pratique de l’écoute active, la reformulation par la prise en compte de l’autre, permet l’ouverture.  
- Le chaos de la confrontation des dogmes, peut engendrer leur explosion  ou un surgissement de spiritualité.
- Toute croyance porte sa part de doute.
- La communication est un exercice d’adaptation mutuelle. 

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14 février 2015

« Vivre est-il un choix ou une nécessité ? »

- Vivre est la chose la plus rare, la plupart des gens se contentent d’exister. (Oscar Wilde) 
- Nos gestes semblent  souvent s’imposer comme nécessaires, déterminés.
- La nécessité se perçoit comme un besoin; l’action pour y répondre peut-être l’objet d’un choix.
- Le choix est conscient si les différentes possibilités sont envisagées, connues; inconscient, il se fait par habitude, automatisme ou conformité.
- Examiner la motivation de nos actions permet de prendre conscience que le choix existe.
- L’urgence, les contraintes extérieures restreignent les choix, éludent des alternatives.  
- Chaque acte posé entraîne des conséquences, des responsabilités, de nouvelles nécessités…
- Le stimulus est externe ou interne (nécessité vitale), physiologique ou psychologique.  
- Le choix se fait par une évaluation du rapport coûts/bénéfices, parfois dans des domaines et des temporalités (immédiats - lointains) différents.
- La nécessité n’est  pas toujours identifiée comme telle; nous avons une illusion de choix.
- Assumer ses choix, même contraints, aide à s'approprier sa vie.
- Un choix n’est-il libre que s’il est contingent ? 

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07 février 2015

«..L’idée, terrifiante et juste, que dans la vie tout ce qui est inéluctable n’a décidément pas d’importance.»(Pierre Murat)

- Juste si l’importance d’une chose se mesure à la possibilité d’action.
- Ne pouvoir agir sur l’inéluctable, n’empêche pas de tenir compte des conséquences probables lors de nos actions ou de chercher à prévoir quand cela se produira.
- La mesure de l’importance est-elle jugement de valeur ou de raison ?
- Cette idée, rapprochée de la position du stoïcisme (Cfr. Marc Aurèle), met en contradiction la sérénité qu’elle implique et l’idée ’terrifiante’.
- Ce qui est terrifiant, est-ce l’inéluctable ou l’importance déniée (indifférence des gens ou des choses) ?
- Considérer comme inéluctable, est-ce renoncer à lutter, se sentir impuissant (même à faire sa part, comme le colibri), ou accepter (lâcher prise), voire tomber dans une paralysie fataliste ?
- Ce qui est inéluctable arrivera sûrement, ce qui est inévitable ne peut être évité.
- Ce qui ne dépend pas de moi peut être important si j’y suis attentif, sans m’en laisser affecter.  

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31 janvier 2015

« L’amour conditionnel est-il une arme de contrôle social ? »

- On peut faire l’hypothèse que le besoin d’amour est le moyen par lequel l’être humain se constitue en animal social.
- On peut considérer le surmoi comme une intériorisation de la menace de perte d’amour.
- Tant que les normes sociales ne sont pas encore intégrées, n’est-ce pas d’abord l’approbation/désapprobation qui est testée, afin de s’établir une grille de comportements permettant des interactions positives ?, ensuite serait recherchée la reconnaissance,l'estime .
- Le besoin d’amour est une faille, dans laquelle se glisse le désir de contrôle.
- Avoir l’espoir de changer, de modeler l’autre, est-ce conditionner son amour ?
- L’éducation est le résultat d’une société, pas uniquement des parents.
- Lorsque l’amour est perçu comme inconditionnel, une réflexion (et remise en cause) au sujet des normes sociales peut s’instaurer, condition d’autonomie.   
- L’amour inconditionnel est une grande liberté.
- Si l’amour est une tentative de symbiose, le désir d’entrer en harmonie avec l’autre module les comportements, dégagés du conformisme.
- Les conditions de l’amour nous échappent, n’est-ce pas une illusion restrictive de croire que l’amour de l’autre dépendrait de nos actes, qu’il se mérite ?
- Vouloir plaire n est-ce pas supposer que l’amour est conditionnel ?

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24 janvier 2015

« Qu’est-ce que - le respect ? »

- sujet abordé sous un autre angle en mars 2012, sa fonction en 2011
- Prise en considération d’une entité (être, règle, idée….) en regard d’une valeur accordée.
- Le respect  envers l’autre se module en fonction de la valeur prédominante.
- Doit-il être réciproque ou ne concerne-t-il que celui qui respecte ?
- Le respect ressenti (ou l’estime) est d’un autre ordre que l’attitude (stratégie de coopération).
- Les règles, principes se respectent par convention, favorisant les interactions.  
- Respecter des valeurs communes entraîne une reconnaissance mutuelle. 
- Le respect de la personne n’est pas celui de ses croyances (même si le droit à la différence est respecté).
- On peut respecter un adversaire et le combattre pour ce qu'il représente. 
- Le mépris est plus destructeur que la confrontation.
- On peut avoir du respect pour une aptitude (manière d’agir, talent), sans qu’il s’étende à l’ensemble de la personne.
- Demande-t-il qu’il y ait dialogue, échange ou est-il octroyé a priori ?

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17 janvier 2015

Deux thés, un chocolat,   pas de café  -  pas de philo      bien que...

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10 janvier 2015

« Qu’est-ce que - la liberté d’expression ? »

- L’expression primaire (signaux de besoins), involontaire, est par essence libre ; dès qu’il y a réponse, une communication s’installe, début de codification.
- Les échanges directs permettent une régulation, une adaptation à la manière dont les signes sont interprétés, la communication indirecte (source froide) peut susciter des conflits car la réception est fonction du code et du contexte.
- Doit-on renoncer à la communication pour éviter les conflits ?
- Les règles de l’expression sont culturelles, pour la forme (syntaxe, dénotation, connotation, ton), mais aussi pour le fond (sujets, tabous, codes moraux).   
- Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire. (attribué à Voltaire)
- Le droit ou la possibilité de faire part de ses idées, publiquement.
- Les limites sont définies par la loi (l’incitation à la haine ou à la violence, la discrimination en raison de l’appartenance à un groupe), ou par l’exigence de respect envers les individus.
- Hors des contraintes légales, l’expression se confine souvent au ‘‘politiquement correct’’, par crainte de la désapprobation (autocensure), ou par manque d’esprit critique.
- Ma liberté d’expression ne peut s’arrêter à la liberté d’acceptation de l’autre.
- Sans la liberté d’insulter, il n’est pas possible de dire la vérité –  Sans la liberté de blâmer, il n’est pas d’éloge flatteur. (Beaumarchais).
- Le respect de l’autre n’implique pas de prendre en charge son interprétation, ce serait l’infantiliser.
- Le moteur de l’expression est personnel : besoin de reconnaissance, de partager, de faire groupe ; ou désir d’agir sur les points de vues des autres, de les éclairer, de les faire réfléchir ou réagir.
- L’humour est corrosif, il gratte l’opacité des conventions ; il peut choquer pour interpeller.
- Il ne faut pas confondre dévoilement et provocation.
- Liberté d’expression ou d’action, laquelle est la plus choquante ?
- La liberté d’expression ne résout pas le chaos de la communication.

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