Le meilleur café philo de Bruxelles

20 août 2016

« Pourquoi -privilégier- l’amitié ? »

Le thème de l’amitié, a déjà été moultes fois évoqué antérieurement (cf. la conclusion magistrale [!], du 9 août 2014).  Évidemment, le sujet occupe une place prépondérante dans  certaines vies  [le cas de Max Jacob à été cité].
- L'amitié est-elle "Privilégiée":  parmi les sentiments, ou comme mode de relation ?
- Délestée des passions et de l'incidence du sentiment amoureux, l’amitié vraie est désintéressée.
- La complémentarité de l’ami "apporte" un sentiment de complétude.
- L’estime et la bienveillance réciproques, donnent confiance.
- Les dialogues permettent de progresser, stimulent l’intelligence.
- Le sentiment d’amitié donne un autre éclairage sur soi et sur l’extérieur, la perception est élargie.  
- "Privilégiée" : pour la franchise, pour la liberté de propos admise, pour son intemporalité, pour le plaisir, pour les avantages (soutien mutuel), pour la vertu morale, .. [!]
- " Ils estoient plus amis que citoyens, plus amis qu'amis ou qu'ennemis de leur païs, qu'amis d'ambition et de trouble." (Montaigne -à propos de Lælius)

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13 août 2016

« A quoi -servent- les émotions ? »

- L’émotion est une réaction du corps et de l’esprit, à une perception.
- Le sentiment, en serait la composante cognitive prolongée.
- Signal de nécessité d’adaptation de la conduite, à une situation inattendue.
- Elles servent à informer le conscient, et à l'inviter à tenir compte des priorités de l'inconscient.
- Dépendantes de valeurs culturelles, elles s'ajustent aux représentations mentales.
- L’émotion est-elle un trouble ou déjà une réponse physiologique ?
- Elle prépare le corps à l’action, et exprime la valeur attribuée.
- Indice de notre faculté de réponse adéquate à une situation, elle se maîtrise par l'entraînement.
- L’émotion peut cloisonner ou submerger l’esprit, générer une réponse inopérante.
- Mal identifiées, elles peuvent être l’objet d’influence ou de manipulation.
- Mais.. A quoi sert un baromètre ?
    En suite :  [ quelques "curiosités" ! ]  >
- Le frisson à l’audition d’une musique est-il une émotion ‘gratuite’, ou d'un autre ordre ?
- Source d'énergie, l'émotion fait vivre.
- Elles favorisent le lien social, leur expression permet la communication et l’empathie.

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06 août 2016

« Qu’est-ce que l’ennui ? »

- N’avoir rien à faire, par contrainte ou manque d’intérêt.
- Privation du plaisir de l’action, sans affect.
- Les périodes d’inactivité sont sources de créativité et développent l’imagination.
- Intérioriser les interdits bloque les manifestations des désirs.
- La distraction est une porte de sortie stérile de l’ennui.
- On s’ennuie si on possède une certaine expertise, on désire agir, mais le défi est trop petit pour motiver.
- Absence de curiosité, ou de possibilité de surprise, de découvertes.
- On peut s’ennuyer en effectuant des actions monotones.
- Une bulle d’insignifiance dans le temps.  
- Être sans exister.
- L’ennui signale une impasse dans le cheminement.
- Apprivoiser son ennui permet de ne pas en rester prisonnier.

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30 juillet 2016

« Le droit à la vie privée est-il nécessaire ? »

- Un individu ou un groupe doit-il pouvoir choisir les limites de l’accès aux informations le concernant ?
- La part de l’intimité personnelle ou familiale varie selon les cultures, les époques et le statut.
- La vie privée est-elle la capacité de garder secrète ou anonyme une part de ses activités ?
- ‘Verba volant, scripta manent’, et, à l’heure numérique, la part de l’écrit s’amplifie.
- La possibilité d’accès à des fichiers personnels et de collecte de données par des systèmes d’exploitation est ressentie comme une menace pour la vie privée.  Le droit à l’oubli numérique ne protège contre l’usage abusif que les données publiques.
- Le contrôle social glisse de la crainte du ‘qu’en dira-t-on’ à ‘Big brother is watching you’.
- Lorsque la vie privée n’est pas respectée la vie publique en pâtit.
- La liberté d’opinion est liée à celle d’expression, dans le respect de l’autre.
- L’autocensure réduit l’authenticité et la richesse des échanges, (et de la pensée?).
- « Nous ne sommes ni sur les gradins ni sur la scène, mais dans la machine panoptique, investis par ses effets de pouvoir que nous reconduisons nous-mêmes, puisque nous en sommes un rouage. » (Michel Foucault). 

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23 juillet 2016

" Inter-Esti-val "

     >  Donc :  enthousiasme   ZÉRO  !
   >>  Pas de prob :  le projet "philo-blog" est abandonné.

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16 juillet 2016

« La liberté n’est-elle qu’intérieure ? »

- La pensée est-elle  plus libre que le perroquet dans sa cage ?
- Les limites de la liberté sont  les conditionnements et la peur.
- Intérieure pour l’intention, la mise en acte dépend des conditions et des contraintes.
- Le sentiment de liberté augmente par le déplacement des limites.
- L’amour, nous sortant de l’intériorité, serait source de liberté.
- Telle est cette liberté humaine que tous se vantent de posséder et qui consiste en cela seul que les hommes sont conscients de leurs désirs et ignorants des causes qui les déterminent. » Spinoza
- On ne peut se libérer que des barrières dont on a conscience.
- « La "vraie liberté" est "pouvoir toute chose sur soi ". » Montaigne
- Sommes-nous à ce point domestiqués que nous n’avons plus envie de nous révolter, voire même que nous aimons notre prison ? 

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15 juillet 2016

" Inter-Esti-val "

    Les influences climatiques, font sans doute, que l'équipe d "active" se réserve quelque-peu..
    Notre "rédaction" suggère, complémentairement donc, un essai de Philo-Blog "à domicile":  Une idée (un sujet), serait proposée, agrémentée de quelques considérations d "amorçage"   ->  Et ainsi : QUI serait intéressé, pourrait y ajouter un commentaire.. >  Les meilleurs* points-de-vues (*selon la modération..biév) seraient ajoutés à l'intro elle-même.
    Merci déjà,  de nous commenter votre enthousiasme .. ( ci-dessous bien sûr !)

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09 juillet 2016

Vacances, philo off, eclipse ou ellipse ?

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02 juillet 2016

Sans sujets, non sans objet...

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25 juin 2016

« Peut-on dire que la fonction d’une société est de protéger ses participants du mal et de favoriser le bien ? »

- Vivre en société protège des dangers venant de l’extérieur.
- La fonction est-elle la finalité ou le processus ?
- La finalité de la société serait d’assurer la survie du groupe, d’optimiser la réponse aux besoins des individus.
- Le processus est une (auto)organisation plus ou moins explicite.
- L'individu ressent ce qui est bon ou mauvais pour lui, l’empathie lui en fait concevoir l'extension aux autres.
- Le mal: comportement qui enraye le processus ou générateur de souffrance ?
- Le bien-être des individus est-il la mesure du bien commun ?

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18 juin 2016

« Quelle est l’influence de la fiction sur le réel ? »

- Les mythes fondent les valeurs d’un groupe, par la mise en scène d’archétypes.
- Les contes pour enfants établissent des bases de représentations, et objectivent les peurs.    
- Les légendes proposent des héros, servent de modèles, parfois subversifs.   
- La fiction structure les activités ludiques (faire ‘comme si’), participe à la construction mentale.
- Certains romans ont été déclencheurs de prises de consciences, de mouvements d’opinion.  
- S’identifier à un personnage permet de prendre du recul.
- Les fictions télévisuelles projettent des schèmes sociaux, peuvent maintenir ou faire glisser les normes.
- L'idée, la narration: réel ou fiction ?   Tout projet n’est-il pas d’abord fictif ?
- La perception du réel inspire la fiction, prémisse de nouvelles interprétations.

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11 juin 2016

« Le doute est-il paralysant et/ou bénéfique ? »

- Le doute, inconfortable, engage à la réflexion.
- Il a des formes différentes selon que les idées sont confuses ou de valeur égales.
- Il est bénéfique car il fait envisager plusieurs alternatives ou points de vue.
- Doit-il être résolu ou peut-il servir de support à une pensée dynamique ?
- Le doute suspend le jugement, ….et l’action ?
- ‘Dans le doute, abstiens-toi.’
- Ne pas agir est déjà un choix, est-ce une option ou une lâcheté ?
- Le choix d’action peut être circonstanciel, quand une initiative semble adéquate.
- Douter de soi est bénéfique, s'il y a une possibilité de s’améliorer.
- Le silence est une expression du doute.

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04 juin 2016

« Qu’est-ce qu’une mode ? »

- Usage passager en matière d’apparence, elle n’est pas limitée au domaine vestimentaire.  
- Les courants littéraires, artistiques, philosophiques mais aussi les mœurs, le discours (politiquement correct) participent à des phénomènes de mode.
- L’apparence est-elle un déguisement ou déteint-elle  sur la personne qui la revêt ?
- ‘Les fous inventent les modes et les sages les suivent’.
- Les styles suivent des cycles, variables selon leur caractère subversif ou normaliste.
- Une mode peut naître s’il y a une création personnelle et un désir de différence d’une élite.
- Un groupe s’inspire d’une création originale, par désir de se différencier, de se distinguer. 
- Les signes distinctifs sont adoptés par identification à un modèle, deviennent signes de reconnaissance.
- Elle s’installe et se repend  par engouement, ou par conformisme.
- Les courants artistiques mettent parfois des générations avant d’être admis, de devenir porteurs de beauté.
- Les critiques, souvent en décalage avec le public, sont précurseurs du goût ou freins à l’innovation.
- Une mode s’épuise quand le besoin est assouvi, par perte du pouvoir stimulant de la nouveauté, et par dilution.

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28 mai 2016

« Nos programmes nous limitent-ils ? »

- Le programme biologique détermine nos caractéristiques physiques et régule le fonctionnement du corps (hardware et système d’exploitation ?)
- Le langage, la culture, donnent des modèles d’interprétation, l’éducation nous conditionne;   reste-t-il un espace de liberté ?
- Les émotions ne sont-elles que des symptômes de l’efficience pour la survie ?
- Les conditions appellent l’adaptation, même de l’expression des codes génétiques.
- Les nouvelles informations, fournies par les stimuli ou les expériences, interagissent par association d’objets mentaux, une réorganisation s'établit, dont émergent les intuitions.
- Les modèles proposés sont interprétés par ceux en place et les items qui ne sont pas rejetés à priori (consciemment ou non), s’insèrent et, après appropriation, sont intégrés, élaborant de  nouveaux modèles interprétatifs.
- La multiplicité des sources d’information ou des expériences, favorise la conception de nouvelles hypothèses, qui, selon la valeur attribuée, participent à la restructuration permanente vers un équilibre cohérent.
- La prise en compte de toute nouvelle donnée, même lorsqu’elle nous choque, stimule la créativité.
- Les programmes nous limiteraient dans la mesure où nous n’en penons pas conscience. 

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21 mai 2016

Sans ‘Chez Nous’,  pas de philo… bien que…, disposant à d’étonnantes rencontres, autour de Churchill, De Gaule et la souveraineté, entre judiciaire et surréalisme, vains espoirs et apaisement, ou    du vin et de la paille.

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14 mai 2016

« De quoi la prison est-elle la solution ? »

- Elle est un moyen pour écarter du groupe ceux qui n’en respectent pas les règles.
- La sanction est-elle un outil de prévention par son effet dissuasif ?
- La condamnation serait perçue par les victimes comme une reconnaissance du dommage subi.
- La justice est garante du respect des lois, celles qui sont enfreintes sans punition, sont dépréciées.
- Elle ne résout rien, elle pallie les carences de l’éducation, de la prévention, du contrôle social.
- La privation de liberté, favorisant la réflexion, devrait conduire à s’amender.
- La dégradation des conditions de détention, la promiscuité, sont loin de permettre une reconstruction.   
- Les peines alternatives, les prestations d’intérêt général, la justice réparatrice favorisent la réhabilitation, la réinsertion; leur coût en accompagnement n’est-il pas amorti par le résultat ?
- Les délais de comparution, allongeant la détention préventive, sont source de désocialisation.
- Si ‘‘une société se juge à l’état de ses prisons’’ (A. Camus), la nôtre n’est elle pas à mettre en question ?

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07 mai 2016

« La force de la volonté est-elle celle de la motivation ? »

- L’intention d'agir est déterminée par la motivation, les conditions sont contingentes.
- La motivation dépend du conditionnement et de la valeur attribuée au résultat.
- La motivation est une source de l’énergie à mettre en œuvre un projet.
- L’action dépend des moyens et de la puissance, l’effort pour surmonter les obstacles est motivé par la valeur du but.  
- La perception du résultat de l’effort stimule à le poursuivre.
- Lorsque la nécessité ou les motifs se font moins impérieux, la volonté prend le relais pour aboutir.
- La volonté est une faculté d’être, d’affirmer la prépondérance de la raison sur les passions.
- La volonté est ouverte à la motivation rationnelle.
- Au bout d’un certain temps, le chemin devient plus important que le but.
- L’égo incline à la persévérance irrationnelle, comment déterminer si elle relève de ‘..perseverare diabolicum’ ou de ‘Point n'est besoin...ni de réussir pour persévérer’ ?
- L’action volontaire peut émaner d’un choix de valeurs (cf. ‘‘Servitude et grandeur militaire’’).
- L’acrasie est-elle un due à un mauvais jugement ou à une incohérence occultée ? 

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30 avril 2016

« La science vise-t-elle à améliorer des vérités présentes et les religions à perpétuer des vérités passées ? »

- Considérer les objets de pensée comme des objets réels est une particularité humaine.
- Les concepts, assimilés à des réalités, participent à la construction des vérités.
- Les représentations de base, s’organisent en système, considérant comme évident ce qui le conforte.   
- La vérité est-elle dans la cohérence du discours ou dans l’adéquation de celui-ci à ce qui est observé ?
- Même la science s’appuie sur la confiance en des principes ou des schèmes établis.
- La rigueur scientifique réinterroge ses fondements à la lumière de nouveaux observables.
- Les superstitions, croyances en des pratiques que l’on sait objectivement sans fondement se maintiennent par leur effet rassurant.
- La science, dynamique, ne peut négliger aucune donnée, pour être créative, elle doit inférer par déduction et induction.
- La décision d’action transforme l’hypothèse en certitude, plus économe en ressources.
- En philosophie, plusieurs systèmes raisonnés peuvent coexister sans contradiction.  

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23 avril 2016

« L’émotion contrôle-telle la raison ou la raison contrôle-t-elle l’émotion ? »

- L’émotion déclenchée par un percept, est une évaluation de la qualité de la relation  Objet-Sujet.
- L’émotion est-elle un symptôme de l’importance ou génératrice de la valeur accordée ?
- La raison permet de contrôler l’attitude, l’expression de l’émotion.
- Le contrôle et l’analyse des émotions modifient l’intensité des émotions ultérieures
- L’interprétation des faits est orientée par l’émotion et par les représentations.
- L’émotion biaise le raisonnement, elle opère une sélection des prémisses de la réflexion.
- L’interaction émotionnelle peut faire évoluer un raisonnement
- La raison, comme méthode pour clarifier et lier les idées, établit un enchaînement logique et cohérent.
- La raison fonde le choix d’une action, la priorité de valeur est déterminée par l’émotion.
- Les émotions permettent l’adaptation [ou non] à un contexte.
- Emotion et raison sont en interconnexion continue. 

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16 avril 2016

« Qu’est-ce qu’un jugement ? »

- Prise de position synthétique, le jugement se structure lorsqu’il est explicité.
- Appréciation de la qualité d’une chose ou relations entre un percept et des représentations ?
- Attribution de valeur, le jugement affectif (déterminant) est nécessaire pour sélectionner une action.
- Le jugement rationnel (réfléchi) se fait par construction de liens logiques, aboutissant à une vérité temporaire, ou à une proposition.
- Le jugement, même rationnel, est subjectif, il sert d’appui à la pensée.
- La valeur est attribuée dans des conditions données, est-elle adaptable ?
- L’évolution de la pensée demande de pouvoir remettre son jugement en question.
- Pourquoi le jugement de l’autre nous touche-t-il ? Reflet réducteur ou image refusée ?
- Le jugement de goût, culturel, s’affine ou se module par la compréhension.
- Suspendre son jugement laisse la place à une relation avec le réel. 
- L’intuition est un chemin vers des consonances cognitives.   

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