Le meilleur café philo de Bruxelles

12 avril 2014

« La philosophie est ' morte ', faute d'avoir .. »

 .. faute d’avoir réussi à suivre les développements de la science moderne." (Stephen Hawking)

- Quel est donc le ' terrain ' de la philosophie ? :   La recherche de  critères de décisions,  de principes,  de sens ..?  Ou, la recherche d’une vision du monde  qui permet de bien vivre  ?
- Pour la ranimer, il faudrait de l’esprit.
-' Philosopher ': Une méthode de pensée parmi d’autres (spiritualité, sciences classiques, etc).
- La philosophie est en hibernation, car l’humanité a temporairement oublié de se poser des questions essentielles.
- Elle est cachée  dans les éthiques individuelles.
- La spécialisation,  la dispersion,  le manque de recul,  sont des obstacles  à une vue d’ensemble.
- La philosophie pose des ‘pourquoi ? ’, des ‘pour quoi ? ’ ;  la science répond aux ‘comment ? ’.
- Qui voit une corrélation entre  l'essor de la science moderne, et l'extinction de la philo,  n'a  RIEN  compris à l'essence de cette dernière. 

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05 avril 2014

« Se connaître soi-même, est-ce bien nécessaire ? »

- Connaître ses capacités et ses limites, permet de savoir ce que l’on peut contrôler avec succès ;  et d’être plus fiable pour soi comme pour les autres.
- Identifier ce qui vient de soi, et le différencier de ce qui vient de l’extérieur,  permet le déconditionnement.
- La connaissance de soi, aide à l’appropriation de ses actes, et à éviter de se leurrer par des pseudo-solutions ;  elle serait une condition de notre intime évolution.
- Se connaître, c'est prendre conscience 'au fond de soi ', de l’invisible qui nous dirige.
- Si on se connaît, c'est-à-dire si on découvre son inconscient, l'on peut devenir plus créatif en acceptant  Et soi  Et les autres.  Notre 'société ' pourrait grandement en bénéficier.
- Il est bon de se connaître ;  mais c'est lorsqu’on 'connaît ' les autres.., que se posent les problèmes d'adaptation.
- Et, ne pas se connaître, c’est s'en remettre entièrement aux autres !
- Réfléchir aide à " rectifier " ;  mais, sommes-nous autre chose qu’une suite d'ajustements ?   Et, peut-on changer plus que notre image ?
- Voudriez-vous être autre chose que vous-même ?
- Les gens qui font bien ce qu’ils font, se connaissent eux-mêmes.

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29 mars 2014

« Partageons-nous, la même - réalité ? »

  Rappel :  La réalité, est l’ensemble des phénomènes considérés consciemment, comme existant 'effectivement'.  Ce concept désigne donc ce qui est perçu comme concret, par opposition à ce qui est imaginé, rêvé ou fictif.
- Une réalité est tangible, ou non.   Et, qu'en est-il d'un  arc-en-ciel, ou encore d'un  mirage ?
- On croit intuitivement que ce que l’on désigne par "réalité", est partagé.
- Les gens désignent comme réalité, des choses différentes ; et la 'discussion' devrait examiner ce que chacun désigne.
- Désirer avoir raison, c’est croire qu’il n’y a qu’ UNE réalité : la sienne.
- ‘Ce-qui-est’ en dehors de nous, n’est pas définitivement connaissable ; nous n'en avons, via nos perceptions, qu'une représentation qui nous est propre.  On ne peut partager qu’une interprétation de ce modèle.
- La science elle, peut d'une 'réalité', fournir un modèle VALIDÉ par l'expérience.
- Selon Kant (cf.Boutroux), les choses en soi ne sont que des idées ; nous ne pouvons les envisager qu'en tant que phénomènes.
- La réalité transcendantale est (par principe) la même pour tout le monde, mais chacun la ressent différemment ..
- Alors, finalement, nous ne tenterions que de partager une conviction ?

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22 mars 2014

« Le devoir et la dignité, sont-ils compatibles ? »

- Le devoir :  c'est prendre ses responsabilités dans un groupe, lorsqu'on a accepté un type d'action.
- Le devoir participe de la dignité, mais  n’est pas  toute la dignité.
- La dignité met la priorité sur le respect de soi, et la remise en question de ses options ;  quand cette 'conscience' intègre les attendus du devoir, il y a compatibilité.
- Il y a  les devoirs que l'on remplit d'évidence, et ceux dont l'accomplissement nous est imposé.    La dignité, elle, est une qualité, qui est intimement ressentie  et(ou) qui vous est reconnue par le groupe.
- Mais.. une des formes de la dignité, est de ne pas  être soumis  à l’acceptation des autres.
- Interviennent essentiellement, les notions de respect, et de fierté ;  cette dernière,  est l'une des expressions de la dignité.
 [ Nous n'avons pas eu l'opportunité d'examiner la question de l"Honneur" ]
- Quand le devoir s’impose,  la dignité est d’en assumer le choix  et d’en tenter la perfection.
- "Faire son devoir" (imposé par un autre, une loi), peut  être incompatible avec  SA dignité ressentie ;  par ex.:  si on le fait, en désaccord avec ses convictions.
- On impose des devoirs,  mais  peut-on imposer la dignité  ?
- Si j’assume mon infériorité, je suis digne ;  si j’assume ma pédophilie, le suis-je aussi  ?
- La nature humaine est-elle digne  ou indigne  ?
- Se souvenir de ce que la dignité  qui nous est reconnue par les autres.., fonctionne en ' vases-communicants ' avec celle que nous estimons être la nôtre.   
- Ton indignité glisse sur la carapace de ma dignité.
- mais..  " L'autre est une partie de moi ".

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15 mars 2014

« Que faire - de sa haine ? »

- J’ai la haine de la haine.
- Les mêmes conséquences que celles de la haine, peuvent être provoquées par la rationalité.
- Utiliser l’énergie qu’elle mobilise pour agir positivement ;  l’exprimer, si possible en communication non violente.
- La refouler, ou inhiber l’action, ou l’assouvir, ou déplacer, ou comprendre, ou pardonner, ou se venger.
- La refouler la fait surgir épisodiquement sans la comprendre ;  l’inhibition est consciente et ne porte que sur sa manifestation, le sentiment de haine reste présent.
- Le déplacement de son objet vers de plus faibles, est une lâcheté ;  la transposer sur une chose  peut soulager.
- La haine se manifeste le plus souvent, de personne à personne ;  le cas de la haine pour un groupe, résulte d’une identification à son propre groupe  qui en hait un autre.
- La laisser s’éteindre par le temps, la fuite ou le détachement, l’ataraxie.
- La reconnaître, l’analyser, résoudre les frustrations à son origine, chasser les certitudes ;  peut-être commencer par se réconcilier avec soi  ?
- Bien que mauvaise conseillère (paraît-il), elle dynamise assurément nos actions ..!

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08 mars 2014

« Est-il plus important d’avoir raison, ou d’être compris ? »

- Le malheur des gens vient de ce que trop souvent ils pensent ‘ou’ au lieu de penser ‘et ’.
- Le plus important est de chercher la vérité.
- Avoir raison concerne l’égo, la confiance en l’aboutissement et la cohérence de sa pensée, vouloir être compris satisfait le besoin de reconnaissance, d’être accepté.
- Les scientifiques aiment bien avoir raison, les poètes aiment être compris.
- La certitude peut parfois se faire entendre, même comprendre, sans convaincre.
- Ce n’est pas ce qui est juste qui entraîne l’adhésion, c’est l’adhésion qui définit ce qui est juste.
- C’est exactement l’inverse..;  enfin..,  cela dépend si l'on considère  l'individu.. ou le groupe..
- Nous n’avons pas raison, la vérité surgit sans nous.

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01 mars 2014

« Peut-on communiquer, sans paroles ? »

- Nous avons globalement conclu que la réponse est :  Oui.
- Le ton, le rythme, la ponctuation, les gestes, la posture, les mimiques (tout ce qui constitue l’expression non verbale), sont autant de signes, intentionnels ou inconscients ;  ils sont interprétés par l 'autre', par empathie ou/et selon sa culture.
- Dans la communication, le contexte prédomine.  On communique avec les signaux du langage-du-corps, la valeur que l’on attribue (par exemple) à la 'proposition' de l’autre.
- La communication gestuelle est analogique ;  et le récepteur (celui qui en est le spectateur) la comprend en 'reconnaissant'  l'intention ou les sentiments qui l'habiteraient  s'il faisait ces gestes lui-même.
- Les gestes peuvent amplifier, brouiller, ou même contredire le message verbal.. !
- Un geste involontaire est un signe,  qui ne peut être signal  que pour celui qui le voit, et éventuellement le comprend (bien ou mal d'ailleurs).   Si le geste est volontaire : c'est déjà un signal,  puisque ce signe transmet une information.
- Signal routier,etc.  Le symbole est défini par la relation arbitraire entre lui-même et sa signification.  (signifiant → concept → signifié)
- Et, si  "La musique est un langage non signifiant"  (I.Stravinsky).   L’ art est cependant une communication,  dont l’interprétation est ouverte.
- Mais..   Il y a tant de verbiages qui ne sont pas des paroles !

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22 février 2014

« Qu’est-ce que la ‘valeur’ ? »

- C’est l’importance que l’on accorde à un objet ou à un acte.  Elle est un élément décisif de choix, et source de motivation.
- La valeur fait une exception  dans une situation, une circonstance  et un temps.
- La valeur est  attribuée d’après l’émotion, et est donc subjective ;  une objectivation peut être tentée en la situant sur une échelle, par comparaison, et selon des critères définis.
- Bien qu’une valeur puisse être plus importante qu’une autre, cette importance n’est pas nécessairement transitive ;  ce qui montre bien que le fondement des valeurs  n’est pas nécessairement rationnel.
- Autrement dit : Si elle est communément associée au plaisir ou à la satisfaction, son incidence est souvent contrariée par le ‘raisonnable’ d’un choix, meilleur.
- L’appréciation’ de certaines valeurs, est innée ;  elle est, pour d’autres valeurs, le fruit d’une expérience.
- Les valeurs collectives sont contraignantes et constitutives du groupe.
- Pour le platonicien, la Valeur  précède l’existence.
- Pour certains d’entre nous, la valeur est extérieure ;  pour d’autres, elle est vécue.
- Il y a des ‘Valeurs’  préexistantes qui ne dépendent pas de nos affects.
 Voir aussi :  l’Axiologie ..

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15 février 2014

« En quoi l’être humain, est-il 'plus' qu’une machine ? »

Nous entendrons ici, par ‘machine’, celle qui nous ressemble le plus :  le robot..
- L’homme détermine ses propres valeurs, pour s’adapter à son environnement ou adapter son environnement ;  ce qui produit une grande variabilité dans l’évolution de l’espèce.   L’adaptation du robot se fait selon des valeurs imposées, afin qu'il ne représente pas une 'concurrence' pour l’homme.       
- Un robot est programmé par des scientifiques ;  l’homme, lui, est programmé par la nature, et par les autres hommes.
- Une entité est humaine ou non, selon la façon dont nous réagissons à elle, et dont elle réagit à nous.
- On supportera bien la présence d’un robot, si c'est un ro'bon chrétien'.
- À défaut, il est toujours possible de 'débrancher' le robot, et, au besoin, de reconfigurer son fonctionnement.   L'homme, quant-à-lui,  peut être soumis à un  'lavage de cerveau' intensif, mais il gardera cependant toujours, un minimum de conscience.   Il y a dans l’être humain un 'noyau dur' qu’aucune intelligence artificielle ne pourrait détecter  ou avec lequel elle pourrait rivaliser.  Ce noyau dur, serait-ce l ’étincelle divine' ?
- Les sentiments ne sont pas garants de la sauvegarde de l’humanité, pcque c’est précisément par eux, qu’on peut 'manipuler'.
- Un robot peut être intelligent, mais l’intelligence suffit-elle à définir l’homme ?
- La pensée réflexive, le regard critique, la faculté d'induire, le libre arbitre, l'imprévisible ....        ne sont qu'une part de la complexité du vivant.
- L’homme est un robot, c'est le 'faible' de la nature.., mais c’est un robot  pensant.
- Et nous voilà, momentanément rassurés ..

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08 février 2014

« En quoi la façon de penser philosophique, est-elle différente de la façon de penser scientifique ? »

- ‘Sapiens’ est-il différent de ‘sophos’ ?
- Le domaine des sciences était, jusqu'en .., inclus dans la " Philosophie Naturelle ".
- Leur heuristique est semblable, mais :  la science tend à  des descriptions 'valides',  et la philosophie à  des descriptions 'cohérentes'.
- Les acquis de la science sont  remis en cause lorsque l’observation les contredit ;  la philosophique vise une remise en question systématique, y compris de ses méthodes.  
- Le philosophe observe le monde, le scientifique observe la manipulation du monde.
- L "Autre" du philosophe est l'homme, celui du scientifique est la nature.
- Le philosophe cherche dans la pensée, le scientifique dans l’être.
- Toutes deux observent les phénomènes et en cherchent les raisons ;   la science les classe  en -causes  -moyens  et  -conditions,  tandis que la philosophie les utilise  pour en construire un raisonnement.
- La science parle de  quantités de qualités ;  la philosophie parle de  qualités de quantités.
- Le Chef concocte  scientifiquement le mets ;  le gastronome apprécie  philosophiquement le mets.
- " oui, mets ".. (!).    Et.., quid de  la "Doctrine" .. ?

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01 février 2014

« En quoi.. l’égalité, est-elle importante ? »

- En RIEN .. (!)  Nous sommes tous différents.
- C’est une fiction nécessaire, permettant à l’individu de se projeter ;   par la possibilité d’anticipation, de la sanction sociale de ses choix.
-> À distinguer : l' Égalité des droits, celle des chances, dans la manière d'être traité et surtout d'être considéré.
- Sans l'égalité des droits, les puissants satisfont leurs désirs au dépend des autres.
- Sans l'égalité des chances, les exclus compétents deviennent  asociaux, voire dangereux..
- Importante pour la cohésion sociale, si cette égalité est synonyme de respect de l’originalité de chacun ;  elle nous donne alors, la possibilité de développer (en harmonie) nos potentialités individuelles.
- Un traitement  "identique"  crée du lien entre les membres d’un groupe ;  et pour chacun, l'indispensable sentiment de reconnaissance.
-> En somme, il s'agit surtout d' ÉQUITÉ.
- Elle se mesure en qualité de vie, elle est un composant majeur du bonheur.
- La justice est le vecteur de l’équité.

 

Au_Verred_Eau_

 

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25 janvier 2014

« En quoi, la liberté est-elle importante ? »

- La liberté est importante pour la créativité et l’évolution, aussi bien  individuelles que collectives.
- La liberté prise par l’autre.., me permet de prendre conscience de mon conditionnement, et  me montre d’autres possibles.
- Prendre la tangente d’un groupe, peut :  soit l’orienter.., soit  M’en détacher..
- La liberté intérieure est agréable, et importante pour l’efficacité de l’action.
- Celui pour qui la liberté est plus importante que la vie, est  le maître.. ;  et, est  l’esclave.., celui pour qui c'est la vie qui est plus importante,
Variations sur la liberté
- La liberté est la voie du milieu ;  être libre c'est être agissant ; c'est conjuguer harmonieusement : 'être', 'avoir' et 'faire'.   La liberté est un état d’être, qui est conditionné par le fait : d'avoir la faculté de.., d'avoir le choix de.., et d'avoir le désir de..
- La liberté se travaille et se gagne, s’apprend et se prend ;  c'est faire ce que l'on désire mais, au mieux, sans empiéter sur celle de l'autre.

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18 janvier 2014

« Le monde n’est-il .. qu’un théâtre ? »

- La vie est la mise en scène d’une pièce, qui n’aura pas lieu.
- Le monde est un théâtre, où les bons acteurs (comédiens ?) donnent aux spectateurs l’illusion de participer au spectacle.
- Au théâtre, l'égo est ''masqué''.., mais : je suis ACTEUR si je reste moi-même, sinon je suis COMÉDIEN.
- La vie est un théâtre, où le réel est ''joué'', comme une image modifiée à volonté.
- Oui, c’est un théâtre ''au carré'', dans le sens où l’on joue une pièce, sans même se rendre compte qu’on la joue !
- L’homme, animal social, a le besoin d’être accepté .., et a, ainsi, la capacité innée de jouer un rôle.
- L’ego ignore ce qui est rejeté dans l’inconscient ; comme l’acteur ignore l’environnement réel de sa performance.
- Et,  si en fait.., on ne jouait que pour soi ?

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11 janvier 2014

« Qu’est-ce qui est implicite dans les relations entre individus ? »

- Quel est le sens de ce qui est implicite ?
- Implicite est ici dans le sens de respecter les règles de communication du groupe.
- Ce qui est implicite dans la communication verbale (explicite), c'est le langage du corps qui exprime la valeur attribuée au discours.
- Quelle valeur attribue-t-on à ce qui est dit, par rapport à l’implicite ?
- Sont implicites les règles non explicitées ou non comprises ?
- Les conduites attendues permettent de dégager le sens des échanges.
- Un comportement implicite se manifeste par imitation, après interprétation et compréhension.

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04 janvier 2014

« Qu’est-ce que la solitude, ... qu’est-ce que la communion ? »

- Etre seul est une nécessité, être ensemble est un art.
- L’interaction est compatible avec la solitude comme avec la communion.
- Il est nécessaire d’avoir une respiration entre la solitude et la communion.
- Etre seul peut être de bonne compagnie, être esseulé suppose un manque.
- Pour qu’il y ait communion, il est nécessaire que les personnes attribuent de la valeur à ce que l’autre dit et ce qui est dit doit être logique, mais pas nécessairement.
- La communion ne nécessite pas un accord sur le fond du sujet, mais sur le fond de la communication.
- La communion est quelque chose de supérieur à la somme de ses parties.
- Dans la communion, quelque chose se joue et se dit.
- Etre suffisamment semblables pour se comprendre et suffisamment différents pour apprendre  de l’autre. (Kahneman et Tversky).
- La communion demande-t-elle un dialogue, ou peut elle se passer à plus grande échelle, par le partage d'une expérience ou d'une intention commune ? 
- On peut faire la différence entre un individualisme irresponsable et un individualisme responsable, qui se voit surtout è l’attitude affective.
- Nous sommes exposés à le religion cathodique, qui prône un individualisme irresponsable.
- Est-ce qu’internet conduit à la dissolution de l’individu dans une communauté unique ou dans des communautés diverses, ou alors ne le dissout-il pas ?
- Le temps passé avec les autres n’est jamais du temps perdu.
- La dépression des fêtes est-elle due à l’échec de la communion ?
- Le temps passé ensemble peut parfois suffire à créer une communion.
- La communion ne nécessite pas l’amitié préalable, mais elle la favorise.
- Pour être en communion, les individus doivent partager quelque chose de plus important qu’eux-mêmes.
- Est-ce que le mouton a intérêt à se faire un copain ?

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28 décembre 2013

« Une demi-vérité est-elle un demi-mensonge ? »

- Dire une demi-vérité, c’est taire une chose que l’on sait et dont on saisit l’importance.
- La connaissance de la vérité donne-t-elle l’obligation morale d’agir ?
- Il n’y a pas de vérités absolues, mais bien des mensonges absolus.
- Si on cache quelque chose qui ferait agir ou penser différemment, on ment.
- Dans le cas de la demi-vérité, il faut s’interroger sur la motivation: égoïste ou altruiste.
- La sincérité ne concerne que ce l’on pense.
- Le mensonge n’est pas seulement moralement répréhensible ou non, il altère la connaissance.
- Exprimer tout ce que l’on perçoit impose de filtrer selon l’importance et l’utilité de dire.
- Les sourires timides annoncent souvent un mensonge.
- La vérité peut avoir des effets pires que le mensonge, mais qui en juge ?
- Ne pas dire la vérité, c’est prendre en charge le problème de l’autre, et le déresponsabiliser.
- Il est délicat d’échapper à une question, mais quelle est l’intention dans la demande ?
- L’intention de tromper est différente de l’intention de se détromper en groupe.
- Il y a des circonstances où le mensonge est le plus saint des devoirs. (Labiche)
- Quand on commence dans le rôle du fou du roi, il faut veiller à ne pas terminer dans la peau des pharisiens de la bible.
- Les non-dits peuvent être à l’origine de comportements inconsciemment induits.
- L’expression systématique de la vérité peut avoir des effets libératoires.
- ‘Si tu veux dire la vérité, achète un bon cheval’
- Et si on se ment à soi-même, ou se cache la vérité ?
- Qu’en est-il de la discrétion, du la politesse, de la prise de parole malgré l’ignorance ?
- Le politiquement correct efface l’expression de la vérité de façon irresponsable.

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21 décembre 2013

« De quoi est faite une conviction ? »

Comment se forme ou s'impose-t-elle ?
- Par imprégnation, elle est de l’ordre de l’évidence par défaut.   
- Elle peut résulter d'une recherche d’explication, à laquelle on s'est arrêté si on s'en est satisfait.
- On peut adopter une position ou  comprendre un raisonnement, il ne devient conviction que s’il est raccroché à une expérience personnelle.
- Par la  confiance ou la valeur que l’on attache à l’auteur d’une proposition.
 Ses propriétés
- Elle arrête la réflexion, sert de base à la construction intérieure.
- La conviction est subjective, elle a une valeur personnelle.
- La conviction est une convergence d’harmonie intellectuelle, affective et matérielle.
- Il faut séparer l’état de conviction de son contenu.
- Elle donne un confort mental par la cohérence de l’explication avec l’expérience.
- La caractéristique d’une conviction est d’être immobile, immuable.
 - On souhaite que les autres partagent sa conviction parce que le désaccord crée une tension.
- Pour l’ébranler, il faut être confronté à une contradiction interne (dissonance cognitive).
- Certains sont attachés à leur conviction au point d’être imperméables à ce qui ne la corrobore pas.
- Elle peut être philosophique ou intellectuelle
- La conviction est une base suffisante à l’action, avec elle comme justification on échappe au risque d’être mis en tord par le réel ou par les autres.  (Mais ne la construit-on pas parfois pour se justifier d’actes accomplis ?)
- On n’est pas forcé de mourir pour ses idées, mais elles peuvent légitimer une prise de risque.
- Les martyrs sont censés mourir pour rendre témoignage, dans l’univers laïque, il suffit d’être efficace.
- On sait que c'est une conviction si on est brisé lorsqu’on agit à son encontre. (Mais ne nous trouvons-nous pas souvent de bonnes raisons pour ne pas nous en apercevoir ?)
- Dans la conviction, l'affect prime sur l'intellect puisqu'elle peut mener à la malhonnêteté intellectuelle.
 - La conviction est rendue manifeste par ce que l'on fait, et non par ce que l'on dit.
'La conviction est la foi des athées' (Gilbert) 
'Credibile est quia ineptum est’ (Tertullien)
'La vérité ne triomphe jamais, ses adversaires finissent par disparaître.' (Max Planck)
'Je suis convaincu qu'il (l'ancien) ne joue pas aux dés'. (Albert Einstein) 
 - Je ne suis pas convaincu.

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14 décembre 2013

« L’individu le plus adapté est sélectionné suivant une stratégie, qui punit le plus mauvais et ne récompense pas le meilleur »

  Applicable au réseau de neurones artificiels, peut-on l'élargir à toute organisation évolutive ?

- La nature est un état de fait, elle n’a pas de stratégie.
- L’adaptation dans un milieu stable, se fait par auto-organisation, elle implique tous les individus.
- Lors de changement dans l’environnement, les potentialités d’adaptations sont des avantages.
- Plusieurs 'meilleurs' peuvent coexister, sur des plans et dans des délais différents.
- La nature a deux opérateurs, la suppression par la mort prématurée et la multiplication par la progéniture.
- Le plus adapté au sens biologique est celui qui arrive à avoir le plus d’enfants en âge de se reproduire.
- Le système de récompense (renforcement) motive aux comportements adaptatifs (communication, coopération), celui de punition (aversion) incite à éviter  les dangers, de sorte que le 'bien' (pour l'espèce), donne une sensation de 'bon' (à l'individu).
- Les lois de la nature s’appliquent aux espèces, les individus en sont des éléments participant aux transformations, mais leur motivation est détachée de l’effet d’ensemble
- L’adaptation sociale, qui amène à la multiplication d’un type d’individu dans une société donnée, n’a rien à voir avec la survie de cette société dans son ensemble.
- Ce n’est pas une preuve de bonne santé que d’être adapté à une société malade (Krishnamurti)
- L’homme a construit sa société, non pas sur ce qu’il a observé dans le règne animal, mais sur base de l’animal qu’il était.
- Si l’homme est un animal comme les autres, pourquoi les animaux n’ont pas de société similaire?
- Si les méchants prospèrent et si les mieux adaptés survivent, la nature est le dieu des fripons. (G.B Shaw)
- Dieu aime bien les pauvres, mais donne aux riches.
- Comment se fait-il que le plus malin soit appelé le meilleur ?
- Le meilleur n’est pas nécessairement le plus adapté, à un moment donné. 

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07 décembre 2013

« Qu’est-ce que le ‘‘bien vivre ensemble’’ ? »

- Le vivre ensemble idéal, est-ce élaborer et mettre en œuvre des aspirations communes, ou permettre à chacun d’exprimer son potentiel ?
- Le plaisir des relations interpersonnelles constructives.
- Le bien vivre ensemble parle des relations physiques et affectives avec des gens avec lesquels on n’a pas de liens particuliers (faire société). 
 Des normes sont nécessaires, de quel ordre sont elles ?
      - Des usages et coutumes, permettant le lien entre générations,
      - De la politesse, codifiant les rencontres, ou des conventions sociales,
      - De la culture, qui donne des bases et références communes.
      - Implicite, interprétation des gestes, mais aussi confiance et respect réciproque. 
Qui définit le ‘bien’ ?
  - La morale, construction personnelle, influencée par l’éducation, la religion, l’entourage.
  - Les lois, précisant les décisions des représentant de la société en vue du ‘bien commun’.
Recherche du bien commun
- Si on veut faire vivre ensemble des gens qui ont des morales différentes, les règles doivent être pragmatiques et non morales. 
- L’organisation de scrutin proportionnel est favorable à la recherche du consensus, du compromis.
- Le vivre ensemble sous-entend un environnement et une période donnée, et doit être dynamique.
- Il favorise la coopération et les initiatives de projets communs.
- Les compétitions doivent suivre des règles codifiées (sport), ou être régulées (économie).
Au point de vue individuel
- La politesse peut-être en porte-à-faux avec la morale, si celle-ci  préconise la franchise, la sincérité.
- Il faut vivre ensemble comme des individus.
- Les règles ne peuvent être imposées, elles s'adoptent par exemplarité.  
- Le contact avec les autres me permet de voir des chemins du bonheur différents du mien.
- J’apprécie tes qualités, je supporte tes défauts.
- L’homme est un animal comme les autres, mais il a la possibilité d’être rationnel.
- Bien vivre ensemble, c’est avoir la capacité de dialoguer, c'est-à-dire comprendre la vision du monde de l’autre et ses points de vue.
- Si les conditions du dialogue sont remplies, il aura lieu, mais ne peut être forcé.

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30 novembre 2013

« Le travail rémunéré est-il la seule valeur qui justifie l’existence ? »

- Existence  comme ‘être vers l’extérieur’.
- Si on ‘est’ par les actes que l’on pose, l’activité est émancipatrice, et justification sociale.
- Une activité est considérée comme travail lorsqu’elle est destinée à pourvoir aux besoins de la société. 
- Le travail doit servir à couvrir les besoins des autres et ses désirs à soi. (ou vice-versa ?)
- Le travail n’a-t-il de valeur que rémunéré ?
- La valeur d’un travail est la marque de l’utilité, de la qualité, de la quantité ou de l’effort fourni ?
- La rémunération compense la perte de liberté, le temps consacré, les contraintes acceptées.
- Par ‘C’est à force de peine que tu trouveras ta nourriture tous les jours de ta vie’  la Bible a influencé notre perception du travail, ainsi que  ‘Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus’.
- Le contrat social tacite suppose que chacun contribue, fasse sa part, (cfr le colibri).  
- « De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins » (Karl Marx)
- Identifier les besoins dépend de la nature, de la culture, des priorités individuelles.
- Le travail rémunéré n’est qu’une forme d’organisation sociale particulière.
- Un des besoins de l’être humain ne serait-il pas le développement culturel qui lui permettrait de contribuer de manière innovante. La réelle plus value sociale ne serait-elle pas l’innovation ?
- L’allocation universelle ou revenu de base (objet d’une initiative citoyenne européenne), pourrait permettre à chacun de contribuer selon ses capacités et librement.
- Le travail n’est-il pas une solution à condition d’en sortir ?
- La valeur de l’existence est celle de la vie, et vaut par le fait d’être en relation.
- L’individu contemporain cherche de nouvelles formes de richesses et de nouveaux modèles de travail.

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