Le meilleur café philo de Bruxelles

17 février 2018

« Pour être vertueux, faut-il être capable de faire le mal ? »

- Platon, dans l’Hippias mineur’, interroge le mérite de bien ou mal faire par défaut ou par volonté.
- La vertu serait une qualité de l’homme, une volonté de se parfaire.
- Pour Aristote, la vertu est agir conformément à la raison selon le juste milieu.        
- La vertu est la responsabilité prise de ses actes, envers ses devoirs.       
- La vertu vue comme soumission à l’autorité, (ou à la loi morale ?),  est-elle un fait de la volonté ?
- La volonté suppose la liberté de choix, dépend du savoir.                                     
- Le choix se fait selon la valeur  personnelle ou existe-t-il des valeurs universelles ?
- La vertu en tant que force d’être ne disposerait pas à contraindre sa nature par choix vers le ‘bien’.
- Pourtant, ‘nul n’est méchant volontairement’, la connaissance du bien suffit à y entraîner par pente naturelle.
- Pour être vertueux, il faut être capable de discerner le bien du mal.
- Faut-il toujours dissocier (le bien n’existe qu’opposé au mal), ou tendre vers l’unification ?
- La vertu serait une qualité d’être, un art de vivre en harmonie avec soi-même et le monde.

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10 février 2018

« Être, paraître, disparaître…. »

- L’être est-il immuable, statique ou dynamique ?
- L’apparence se conforme aux contraintes sociales, aux rôles, ou se démarque pour affirmer sa différence.  
- L’être ne disparait-il pas sous le paraître lorsqu’il n’y correspond pas ?  
- Le manque de cohérence est ressenti comme une souffrance.
- L’être serait un potentiel, mais lorsque la graine germe, qu’en reste-t-il ?
- L’être se définit par ses actes, ses choix, l’existence est-elle ce qui en paraît ?   
- L’impression de continuité de l’être viendrait de la manière de ‘se penser’ consciemment.
- L’image de soi diffère-t-elle de celle qui nous est renvoyée par les autres ?
- L’apparence est un phénomène, elle dépend aussi de l’observateur.
- La méditation serait un moyen de renouer avec son être, de se recentrer.  
- L’être évolue, se purifie, sous des apparences variées, et ne disparaît que lorsqu’il atteint la perfection.     
- Disparaît-on ou est-ce un changement de forme, une énergie, une connexion ou une dilution dans le tout ?

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03 février 2018

« Vivons-nous dans une tour de Babel de critères de vérité ? »

- L’incompréhension vient-elle de la multiplicité de ce qui est considéré comme vrai ?
- Une assertion sur le réel tenue pour ‘vraie’  sert de base à l’action et à la pensée.
- Les critères transmis dans une culture, donnent des illusions d’évidences.
- Les types de vérité découlent des critères retenus: les critères d’autorité donnent lieu à des croyances, le pragmatisme se base sur des critères d’utilité ou effectifs; les critères de cohérence interne soutiennent la logique de propositions dépendant des prémisses, les critères empiriques donnent des vérités valides; la réfutabilité, des vérités scientifiques.
- La réalité des faits se vérifie par la concordance entre des sources indépendantes.
- Les critères de vérité sont-ils plus disparates qu’auparavant ?
- Les différentes approches empêchent la coopération et sont sources de malentendus.
- La recherche de la vérité serait une tentative d’élévation vers des formes intelligibles.
- La variété des critères serait un facteur d’évolution de la notion de vérité.
- Les échanges sur les bases des vérités relatives, permettent une meilleure approche du réel.
- Le doute est-il une aide ou un obstacle dans la construction de la vérité ?

 

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27 janvier 2018

« Ce que je n’ai pas dessiné, je ne l’ai pas vu.» (J. von Goethe)

- Voir n’est pas toujours conscient ni volontaire, concevoir l'est-il ?
- Décrire un objet ou un lieu oblige à en dégager des caractéristiques.
- Les prototypes les rendent visibles, les dessins naturalistes (fleurs de Redouté) mettent en lumière les délimitations de catégories
- Un schéma est une synthèse d’un modèle, suffisant à l’identifier.  
- Ce que je n’ai pas représenté, je ne l’ai pas compris.
- Le dessin change le regard, le geste révèle autant sur soi que sur l’objet, le regard devient actif.
- Le dessin rend perceptible ce qui semblait évident.      
- ‘Rien ne va de soi, Rien n’est donné, tout est construit.’ (G. Bachelard).
- Le mouton qui convient au petit prince est celui dans la caisse.

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20 janvier 2018

« Culture et pouvoir, sont-ils antagonistes ou collaborateurs ? »

- Les petits états de la renaissance ont assis leur pouvoir par le renom de la culture.
- Le mouvement des lumières a initié des bouleversements de pouvoir.
- La culture met en cause ou justifie la légitimité du pouvoir.
- La culture est une forme de pouvoir car elle influence les mouvements de pensée.
- Le pouvoir et la culture sont intriqués.
- Ce qui est important dans la culture est une échelle de valeurs qui gouverne les comportements visibles.
- La culture ne retient que ce qui prédomine d’une une époque.
- L’antagonisme apparaît si le pouvoir est imposé.
- Le pouvoir s’appuie sur la culture, il se maintient en la perpétuant, mais la culture évolue. 
- La culture, même muselée, a une faculté de résurgence débordant les pouvoirs.
- La culture fait ressortir dans son activité les modifications, les bifurcations.
- L’étendue de la culture donne des armes pour résister au pouvoir en offrant des assises à l’esprit critique. 

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13 janvier 2018

« Comment contribuer à la paix mondiale ? »

- La paix est en équilibre dynamique et se fait par ajustements des interactions.
- S’adapter à la situation actuelle ne suffit pas à la nourrir, quelle est l’influence de nos actions?
- Notre consommation devrait porter attention à éviter de participer au déséquilibre entre le travail fourni, les ressources et leur valeur.
- Les relations de confiance permettent à chacun d’exprimer son potentiel.    
- L’éducation à la paix propose des modes de résolution de conflits non violents (écoute active, concertation).   
- La réduction des tensions passe par le sentiment de justice.
- ‘Si vis pace, para bellum’, la dissuasion par l’équilibre des forces est-elle facteur de paix, ou seulement de trêve ? Quels sont les antidotes à la guerre, la peur ou la coopération ?
- La connaissance, les échanges de culture permettent une compréhension réciproque.
- Les contraintes insupportables sont causes de guerre; certaines sont des dérives de la surconsommation.
- Si nos actions sont déterminées par de multiples influences, elles sont aussi soumises à notre raison.
- ‘Agis de telle sorte que la maxime de ta volonté puisse toujours valoir en même temps comme principe d’une législation universelle’ (E. Kant)
 - Quel impact le comportement individuel a-t-il ? une goutte d’eau l’océan, la part du colibri pour éteindre l’incendie ou effet papillon ?

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06 janvier 2018

« La culture a-t-elle dénaturé l’homme ? »

- La culture a fait de l’homme ce qu’il est, dépendant des autres, de ses outils, éloigné de son milieu naturel, de ses instincts et de ses rythmes, un monstre ou un génie ? 
- La nature de l’homme n’est-elle pas définie par l’aptitude à user du langage symbolique, par essence culturel ? 
- La pensée nous éloigne du contact direct avec le réel, par la projection dans le temps.
- L’héritage qui n’est pas inscrit dans les gènes, l’acquis non expérimental, est culturel.
- L’homme naît inachevé, le temps de formation avant d’être considéré comme autonome s’allonge, la part culturelle augmente-t-elle ? 
- La culture interfère avec notre nature, le mode de vie influence l’évolution.
- La culture nous freine et nous entraîne, telle une boule de neige roulée, elle se forme autour d’un germe qui se tasse, s’étoffe, fond et se modèle selon ce qu’elle amasse.
- La culture filtre notre rapport au réel, elle le limite comme des œillères, mais l’enrichit aussi.
- La culture n’a pas altéré notre nature, mais notre rapport avec la nature.
- Toute avancée se fait au dépens d’une perte.  

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29 décembre 2017

nous reprenons le 6 janvier 2018.      Excellente année à tous

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23 décembre 2017

« Quelle est la part d’humanité chez les animaux ? »

- Ou plutôt, quelle est la part d’animalité que l’homme qualifie d’humanité. Une partie de ce que nous considérons comme spécifique serait présente chez d’autres espèces.
- Les organes des sens sont communs, avec des variantes de spectre de perception, les sensations sont-elles similaires ? On peut présumer que les sensations de plaisir sont proches car leurs médiateurs nous sont communs.
- Les émotions comme l’attirance, le dégoût, la peur, sont rependues car utiles à la survie.
- Des systèmes sociaux, plus ou moins complexes, sont présents, peut-on en discerner la part innée de celle apprise ?  
- Les séquences d’action suivent des schémas programmés chez les animaux, l’homme peut les interrompre et faire des choix conscients.
- La curiosité, les facultés d’apprentissage, notamment par le jeu chez les jeunes, semblent courants.
- Les analogies de comportement ne présument pas de leur origine, certaines sont issues d’une évolution parallèle.
- Les animaux domestiques ont une part d’adaptation à l’humain, mais pas d’humanité.
- Les systèmes de communication interspécifiques nous sont difficilement accessibles, par leur variété; Le notre, symbolique, est plus complexe, mais la complexité n’offre qu’’un avantage à court terme.  
- Des similitudes peuvent poser la question de la légitimité de se nourrir de  mammifères, de poissons ou même d’insectes, mais le chat s’interroge-t-il sur la part de félinité chez la souris ?
- Les soins parentaux, et des  exemples d’empathie, s’observent dans différents règnes.
- Curieusement, ce que l’on qualifie d’humanité chez l’homme est plutôt d’ordre émotionnel et sert à préserver l’espèce, comme chez beaucoup d’animaux.

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16 décembre 2017

« Comment savoir qu’on connaît quelque chose ? »

- Quels signes donnent conscience que la représentation d’une chose est valide et justifiée ?
- Peut-on différencier la connaissance d’une croyance ou d’une opinion ?
- Une expérience sensible semble nécessaire; ‘connaît-tu le pays où fleurit l’oranger’ (Goethe).  
- Même une connaissance théorique se ‘traduit’ par analogie à des percepts.  
- Toute compréhension est dépendante de l’existence d’un modèle construit sur un modèle fourni par les sens.
- La compréhension s’articule sur les concepts, elle exige une logique interne.  
- Les incohérences provoquées par une connaissance surprenante se résolvent en reconsidérant et corrigeant les bases conceptuelles.  
- Pouvoir l’expliquer à quelqu’un qui n’en a pas notion consolide la connaissance.
- La poésie ou la musique peut faire ressentir l’expérience d’un affect par la connotation.
- Connaître est lié à la mise en œuvre,  l’action en vérifie la validité, et le raisonnement la cohérence.
- Une connaissance est ancrée si elle sert de base à des raisonnements dont le résultat se vérifie.
- La connaissance devrait évoluer pour rester appropriée à la situation.  

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09 décembre 2017

« De quoi le monde a-t-il le plus besoin, de raison ou d’amour ? »

- Le monde n’a besoin de rien, la raison et l’amour sont des moyens dont l’homme dispose pour suppléer l’instinct de survie de l’espèce.
- La raison seule ne peut suffire, nous rendrait-elle moins ‘humains’ ?
- Les bases sur lesquelles on raisonne influencent les conclusions, pour éviter d’être semblable au robot soumis à sa programmation, il faudrait examiner les assises avec méthode.
- La raison est un outil de validation du savoir, elle peut être utilisée à combattre l’obscurantisme.
- Être raisonnable combine l’aspect cognitif et affectif, mais bride la créativité.
- L’amour porte à la bienveillance, base de relations de confiance pour oser.
- L’amour ‘souci de l’autre’, met à l’écoute, aide à la cohésion du groupe.
- Les deux ne sont pas incompatibles, l’amour donne l’élan, l’énergie, et la raison l’efficacité.
- La raison fournit un cadre dans lequel l’amour s’insère.

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02 décembre 2017

« Essayer d'user du pouvoir de la volonté, c'est tenter de se soulever soi-même par les tirants de ses bottes » (A.A.)

- La volonté suppose une hésitation entre des désirs contradictoires.
- Si l’action choisie présente des difficultés, l’effort nécessaire pour les surmonter demande de mobiliser des ressources personnelles, qui font  progresser;  la motivation est à l’œuvre plutôt que la volonté.
- Le choix d’une conduite ou d’une action se fait selon la valeur qu’on lui attribue, la volonté n’intervient que pour s’y tenir quand les circonstances font varier la perception des valeurs (immédiates ou à long terme).
- La persévérance est-elle une qualité (‘point n’est besoin de réussir pour persévérer’) ou un défaut d’adaptation ?
- Si le besoin qui prime est d’être admis dans un groupe, le regard et l’assistance soutient la décision.   
- L’idée de libre arbitre implique une autonomie morale, hors des influences internes et externes.  
- Considérer que la volonté est une victoire de la raison sur le corps dénie leur influence réciproque.
- Être déterminé à ..., mais par qui ou par quoi ?
- L’énergie déployée dans l’action dépend de la cohérence entre le mental et le réel. 
- La prise de conscience, l’humilité permet de déplacer les contraintes, de prendre de la distance.
- L’analyse systémique de G. Bateson met en cause les prémisses culturelles de l’illusion de maîtrise de soi. 

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25 novembre 2017

« La vérité est une armée mobile de métaphores. (F. Nietzsche) »

- Cette phrase est déjà une métaphore.
- L’armée part à la conquête, explorant la forêt de l’inconnu et le masquant à la fois.
- La vérité est-elle adéquation de l’idée au réel, ou dans la logique de la proposition ?
- L’agencement des idées, leurs relations, et la cohérence entre elles forment un système organisé.
- La vérité subjective dépend de la représentation propre, produite par l’expérience personnelle et les images suggérées par le langage.
- Les mots ont un sens apparent, selon le contexte, et une traînée de présupposés inclus dans l’étymologie et modulés par l’usage.
- La mobilité de l’armée peut se voir dans la labilité des significations, qui permet l’interprétation, ou dans la transmission culturelle. ‘Les métaphores nous pressent, comme les ombres infernales autour d'Énée. Et ces pensées mortes doivent revivre en chaque enfant, comme le mythe du Léthé l'exprime.’ (Alain)
- Les métaphores proposent des analogies, des connexités, et ….  véhiculent des préjugés.
- La vérité intersubjective dépend de la précision dans la définition des concepts, mais celle-ci fait appel à la transposition analogique pour s’en faire une image.
- Tendre vers la vérité demande l’analyse et l’affinement des métaphores.

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18 novembre 2017

« Existe-t-il encore des adultes parmi nos modèles contemporains d’identification ? »

- Adultes par la connaissance de la vie et la compréhension de la condition humaine.
- Les modèles le sont-ils par leurs actions, leur vie exemplaire ?
- Le modèle adulte a réussi à confronter l’entièreté de l’homme à l’entièreté du monde.
- Les modèles n’ont-ils pas toujours été reconnus qu’une fois leur vie accomplie ?
- Le besoin de modèle est un signe d’immaturité, de recherche de personnalité.
- Les médias ne proposent et ne valorisent que des modèles éphémères et partiels.  
- L’admiration est suscitée par la singularité, et l’incarnation des désirs dans le réel.
- Chaque adulte a une part d’imagination, c’est elle qui est créatrice.
- L’originalité est appréciée avec retard, lorsque sa valeur est reconnue. 
- Les critères d’appréciation varient selon l’âge et sont mal compris par la génération précédente.
- Quelles réalisations d’aspirations peuvent-elles donner envie de devenir adulte aujourd’hui ?
- Les modèles sont parfois des anonymes ou des personnages imaginaires.

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11 novembre 2017

« Quelles nouvelles bases donner à l’autorité ? »

- Capacité d’obtenir l’obéissance sans recourir à la force, l’autorité est de moins en moins acceptée et reconnue.
- Nécessaire dans l’éducation pour la transmission d’une manière de vivre ensemble, l’autorité se justifie dans les actions collectives par son efficacité dans l’organisation.
- Dans un groupe, se soustraire à l’autorité présente le risque d’en être exclu, elle est donc implicitement acceptée dans une relation de dépendance.
- Je ne blâme pas ceux qui désirent dominer, mais ceux qui sont trop enclins à se soumettre. (Hermocrate de Syracuse cité par Thucydide).
- Un système s’appuie sur des valeurs perpétuées et acceptées, leur mise en cause affaiblit l’autorité.
- L’autorité est acceptée lorsqu’elle présente plus d’avantages que d’inconvénients.
- Force qui permet d’inspirer le respect, de s’imposer par la posture et les aptitudes.
- Pour faire autorité, il faut être compétent, dominant et avoir un objectif à long terme.
- L’autorité se fonde sur sa légitimité, instituée, conventionnelle ou contractuelle.   
- Une base de  l’autorité serait le consensus sur le choix de celui qui la représente et sur les objectifs.
- L’autorité est mieux acceptée lorsqu’elle est argumentée et réfutable si elle n’atteint pas son but.
- Il est important que celui qui exerce l’autorité respecte ceux qui y sont soumis.

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04 novembre 2017

« L’être, l’avoir ou le faire, lequel est le plus important ? »

- L’être est évolutif, tend à s’améliorer, à atteindre le ‘bien-être’.
- L’être se nourrit de l’avoir qui lui est donné de l’extérieur, et ex-iste par le faire.
- L’être se forme à partir de l’inné, par le faire, (essais et erreurs au départ, expériences), par la manière de les relier (pensée), et par les acquis (connaissances).
- L’être est dans la présence, l’avoir vient du passé, le faire construit l’avenir.
- L’avoir donne les moyens de l’action, et, s’il inclut le savoir, les conditions de son choix et de son efficacité.
- L’accumulation quantitative est suivie d’un progrès qualitatif.
- Le perfectionnement passe par l’entraînement, et par la lucidité pour se débarrasser de l’illusion.
- La répétition augmente l’habilité, le  ‘savoir faire’ et laisse surgir l’inattendu et la créativité.
- Le ‘faire’ agit sur le monde, permet l’avoir, et sur l’être par les interactions et la réflexion.
- L’alternance entre les actions externes et internes est nécessaire au développement de l’être.
- C’est une boucle causale, chacun est à la fois effet et cause.

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28 octobre 2017

« La puissance de la Joie, comment la laisser surgir ? »

- La joie éclate à l’occasion d’une bonne surprise, mais peut être aussi une disposition intérieure.
- Élan naturel, la joie est une ardeur à vivre, parfois éteinte ou endormie.
- Émotion vive ou sentiment de plénitude, elle semble se raréfier dans nos société, on se méfie de l’absence de contrôle, de sérieux, qu’elle paraît indiquer.
- L’ego, le confort et la peur de le perdre, les contraintes, font obstacle à son surgissement.
- L’accueil conscient du moment présent aide à ressentir la ‘joie de vivre’.
- La joie réside dans le dépassement de soi et des normes, dans l’émancipation, la liberté intérieure.  
- Elle requiert l’écoute de ses besoins, la souplesse pour adapter sa vie à ses aspirations.
-  La joie serait un signe d’adéquation entre notre vie et notre nature profonde.

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21 octobre 2017

« Dieu est-il trop dangereux pour être confié aux êtres humains ? »

- Le danger est-il dans l’objet de la croyance, dans son fait ou dans sa gestion ?
- Rien n’est confié à l’homme, il s’empare des choses et en use jusqu’à rupture d’équilibre.
- Principe fondateur, transcendant, il est ressenti par certains comme une  présence bienveillante.
- Comme tout concept plus ou moins formalisé, il est illusoire de partager les émotions qu’il suscite.    
- Une illusion individuelle ne présente qu’un danger de s’y égarer, l’illusion collective donne prise à la manipulation.
- Le danger est dans le biais qu’introduit la religion, comme toute idéologie, dans la représentation du monde, dans les interactions sociales et avec la  nature.
- L’aspiration à la perfection, à un idéal de soi ou du monde est formatrice mais peut devenir écrasante.
- Le sentiment religieux est incontestable, mais il faut être prudent pour le gérer, car il est trop puissant, le danger est dans sa gestion sociale.
- N’est-il pas présomptueux de croire que l’homme, petite parcelle en évolution de la ‘création’, soit investi de sa gestion, mais cela n’élude pas sa responsabilité envers l’ensemble.  

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14 octobre 2017

« Comment gérons-nous nos affects ? »

 - Faut-il les gérer ?, pourquoi ? nous différencier de l’animal ?, améliorer nos interactions ?
- Les affects peuvent être refoulés, mal perçus, être l’objet d’une gestion personnelle (maîtrise), d’une gestion sociale (morale, rituels, sports), ou d’évitement (divertissement, drogues).
- Nous pouvons contrôler nos réactions aux affects conscients par l’entraînement.
- Les affects sont des prédispositions à l’action, dont le choix peut être raisonné.
- La recherche des sources de l’affect permet de le dépasser, d’évoluer.
- Tenter de les esquiver les fait ressurgir sous d’autres formes, perturbe la perception.
- Par l'identification et l'expression claire des besoins à satisfaire que l'affect nous signale, par la tentative de dialogue pour éviter les malentendus.
- Les sentiments ne gèrent pas la remise aux conditions actuelles.
- L’expression de l’émotion peut être sublimée, dans l’art, l’écriture ou la symbolique.
- En prenant du recul, par la respiration ou le détachement.
- On peut les laisser nous traverser, sans s’y attarder, mais en les observant et les analysant.

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07 octobre 2017

« La religion est un monde de pure fiction. (F. Nietzsche) »

- Toute théorie se base sur des principes, propositions premières posées et acceptées comme vraies.
- Les principes sur lesquels elles reposent sont: pour les sciences, issus de l’observation; pour la philosophie, de raison suffisante; pour les idéologies, des interprétations sociétales; pour les religions, des mythes ou révélations.
- Une doctrine donne un système cohérent d’interprétation du monde.
- La religion propose une explication imaginaire du monde.
- Se baser et croire à une fiction bride les instincts et limite les possibilités et la puissance d’action.  
- La superstition sert à rassurer, mais introduit un biais cognitif.
- Les idéologies déplacent l’instinct de survie vers un idéal, la patrie ou les générations suivantes.
- La religion est une tentative de mettre Dieu en cage.
- La croyance a-t-elle un effet placebo ?
- L’avantage d’une religion est d’établir une intersubjectivité, basée sur une histoire commune, même si elle est fantastique, symbolique ou n’est pas basée sur le réel.   

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