Le meilleur café philo de Bruxelles

11 août 2018

« Pourquoi coopérons-nous ? »

- Sans interactions coordonnées, un groupe n’évolue pas, les comportements coopératifs ont été sélectionnés.
- La simulation d’un problème complexe fait découvrir des relations émergentes entre les éléments de ce problème.
- La coopération est naturelle dans un petit groupe, elle apaise et est inclusive.   
- Par intérêt, le bien être du groupe augmente si chacun coopère.
- L’intérêt individuel immédiat semble privilégier la compétition, mais les groupes fortement coopérateurs se maintiennent mieux à long terme.
- La coopération peut  s’accommoder et même tirer profit d’une compétition dont le gain est principalement d’estime (émulation).
- Parce que, seuls, nous ne sommes pas assez forts pour concrétiser nos projets.
- Limitée à un groupe restreint, la coopération fermée sécurise, protège contre les autres groupes.
- La coopération ouverte s’élargit au-delà du groupe, elle est spécifiquement humaine, favorisée par la curiosité, le langage, les réseaux de communication.
- Pour se sentir inclus, pour le regard approbateur d’autrui, par réciprocité…         
- Par plaisir d’agir ensemble, l’instinct grégaire y trouve son compte.

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04 août 2018

« Comment le courage vient-il aux hommes ? »

- Le courage ne vient pas par manque de peur, mais dans son dépassement ou sa maîtrise.
- Si le courage surmonte la peur, y faut-il conscience du danger ?
- Il peut être dans un geste impulsif, nécessaire, sans peur ressentie.
- Distinct de l’audace et de la témérité, le courage est-il exempt d’orgueil ?
- N’est-il pas la priorité de la peur de ne plus pouvoir se regarder en face sur celle du danger ?
- Le courage d’être serait d’affronter la vie, au-delà de son absurdité et du désespoir, plutôt que la mort.
- La lâcheté est  un renoncement à ce qu’on sait devoir faire.         
- Il est une différence de valeur qu’un individu attribue à un autre.
- ‘C'est en travaillant la vulnérabilité du cœur humain qu'on découvre le courage’’ (tradition Shambhala)
- Il est stimulé par une sensation dont la perception dépend de l’individu, le courage naît dans la rencontre entre ce qui est culturel et la sensation.
- L’assurance s’acquiert par l’apprentissage des gestes efficients, l’expérience qui permet d’apprivoiser le danger.
- Les conditions de développement du courage peuvent être : le savoir et l’apprentissage, l’admiration pour des attitudes exemplaires, la confiance en soi et en ses possibilités d’action, la fermeté et la sérénité.   

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28 juillet 2018

« Qu’est-ce que … l’intelligence ? »

- La part de l’inné, chez l’homme, est-elle moindre du fait de la longueur et de la complexité de l’apprentissage avant qu’il ne soit adulte ?   
- Faculté de travailler et de s’adapter dans un environnement donné sans disposer de toutes les connaissances et les ressources nécessaires. (P. Wang)
- Stimulée par la curiosité, elle se développe dans le jeu, l’expérimentation par essai et erreur, la résolution de problèmes et s’appuie sur les connaissances, l’observation et la compréhension.
- La facilité d’accès à des solutions ou l’application de règles données, en ne lui laissent pas l’occasion de s’exercer, ne présentent-ils pas un risque de limiter l’intelligence ?  
- La somme des connaissances ne fait pas l’intelligence, mais la variété des approches.
- Possibilité de faire des liens, des connexions entre les informations reçues et les schèmes, d’en prendre conscience pour raisonner, et d’ouvrir un accès à l’intuition.  
- Liée à la faculté de discerner, dépend-elle du langage, de la sémantique, de la capacité de lire entre les lignes ?
- Manifeste par la vivacité d’esprit,  perd-elle de son acuité dans la lenteur, l’approfondissement ?
- L’intelligence peut être rationnelle, mais aussi émotionnelle ou affective, elle concourt à la synergie.
- Capacité d’élaborer un modèle ou une action appropriés.

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21 juillet 2018

« Est-il raisonnable d’avoir peur des étrangers ? »

- Raisonnable n’est pas que rationnel, il y a un aspect affectif, dont l’attachement au connu.
- La culture gère, crée un cadre dans lequel les instincts sont soumis à la raison.
- La raison s’appuie sur des codes, des langages sujets à interprétation. 
- Ne pas reconnaître nos usages dans le comportement de l’autre, le rend suspect de ‘sauvagerie’, 
- L’homme à l’état de nature serait-il plus dangereux que civilisé ?
- Une nation, comme tout vivant, est délimité par une frontière qui permet et régule les échanges.
- Par exigence éthique d’hospitalité, l’étranger voyageur est bienvenu; s’il répond aux critères de la convention de 1951, le réfugié a droit à notre protection, mais qu’en est-il des migrants économiques ou des fonctionnaires internationaux ?
- Est-ce le nombre, la concentration, l’imprévisibilité des comportements, le préjugé ou le sentiment d’étrangeté qui fait peur ?
- La richesse de l’altérité se révèle dans l’interactivité, la communication.
- Les échanges sont-ils facilités par l’assimilation, ou y perdent-ils en potentiel ?
- Sommes-nous si incertains de notre identité pour être inquiets de la voir  se déliter ?

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14 juillet 2018

« Sommes-nous seulement des superstructures dont le rôle est de transmettre un code génétique qui évolue de façon aléatoire ? »

- Si tel n’était pas le cas, nous ne serions pas là à en parler !
- Le propre d’un code génétique est de pouvoir se répliquer, les espèces arrivées au stade actuel, retenues par  évolution, ont de fait, transmis des séquences efficientes.
- Nous n’avons pas de rôle, nous sommes une étape, un des résultats intermédiaires.
- L’ensemble de notre être est un processus, le décrire comme un objet  est restrictif.
- Les erreurs de transcription produisent des variations, des potentiels d’adaptation, ainsi que la reproduction sexuée qui favorise la diversité génétique.
- La superstructure est-elle l’ensemble des fonctions qui nous constituent ou s’étend-elle à la culture ?
- L’homme, avec le développement du néocortex, naît inadapté à la vie,  nécessite des soins parentaux prolongés.
- L’utilisation d’outils, le langage, font partie de culture, comme les codes  sociaux et moraux, les modes de représentations mentales… Une forme d’extériorisation de la transmission ?
- Cet ensemble est-il aussi objet d’évolution, comme le suggère la mémétique de R. Dawkins ?
- La pensée réflexive, l’illusion de contrôle qu’elle induit par les règles de logique, pourrait nous faire croire que sa progression serait moins aléatoire.
- La culture puise son potentiel d’évolution dans la créativité, l’imagination, l’inventivité, mais aussi, comme en génétique, dans les anomalies.

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07 juillet 2018

« Le bien et le mal sont-ils des étiquettes apposées par les instincts sociaux de l’animal humain ? »

- Le bien est lié à ce qui favorise la vie harmonieuse en société, le mal à ce la rend difficile.
- ‘J’entends par bien ce que nous savons, de toute certitude, nous être utile.’ (Spinoza)
- Le choix d’action personnel est dirigé selon des considérations de bon ou mauvais pour soi, dicté aussi par l’approbation sociale intégrée (surmoi).
- La conception du bien varie selon l’étendue du groupe et l’échéance envisagés.
- Les préceptes sont culturels, fonction des circonstances, de l’époque où ils ont été fondés.
- On juge un acte sur son résultat, l’intention n’entre en compte que comme excuse.
- Pour que l’arbitrage conscient soit libre, il faudrait se défaire de toutes les influences morales transmises, se constituer une éthique délibérée, connaître et examiner les implications de ses actes.
- Une éthique personnelle est un ensemble cohérent de règles d’actions estimées justes et adéquates.
- Les animaux conservent les comportements les mieux adaptés, renforcés par sélection naturelle.
- La récompense sociale du comportement moral est l’estime.         
- Si le bien est la norme ou l’usage, le transgresser peut être facteur d’évolution.
- Le bien et le mal ne sont pas adversaires, mais complices. Ce qui est bon pour le groupe ne l’est pas toujours pour chacun, à l’origine de conflits d’intérêt, de dilemmes moraux.

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30 juin 2018

« Lorsqu’une démocratie est malade, une bonne dictature est-elle une solution ? »

- Une démocratie suppose des règles d’arbitrage de conflits, une séparation des pouvoir, les libertés d’expression, d’association, la possibilité d’un choix d’alternative.
- Gouvernement ‘du peuple, par le peuple, pour le peuple’ ou des citoyens pour l’ensemble ?
- La citoyenneté demande une l’éducation à l’esprit critique, la participation aux responsabilités.
- La démocratie peut être malade de la disparité des structures de décision.
- La rumeur, la manipulation, la propagande peuvent déclencher des réactions émotionnelles de foule et faire dériver vers une ochlocratie.  
- L’élection de représentants tend à placer une élite reconnue pour sa compétence, vers une forme d’aristocratie.   
- Les nécessités de financement donnent du pouvoir aux puissances d’argent, dérive vers une ploutocratie ?
- A Rome, la dictature, temporaire, servait à résoudre une situation de crise. 
- Une dictature peut-elle être bonne ? Les expériences de despotisme éclairé ont permis des réformes, mais n’échappent pas aux travers de l’absolutisme et de la répression.
- La dictature ou l’oligarchie protège le peuple qui l’encense, mais le maintient dans l’apathie.
- La théorie de l’anacyclose de Polybe voit se succéder la royauté, le despotisme, l’aristocratie, l’oligarchie, la démocratie, l’ochlocratie, chacun par dégénérescence du précédent.   
- Un régime qui stagne faute d’imagination, d’évolution, tend à dériver, au risque d’être renversé, c’est au citoyen de le faire vivre par sa participation au débat public tant qu’il en a la latitude.

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23 juin 2018

« Faut-il se méfier de la vérité, peut-elle être une nuisance ? »

- La vérité se trouve dans l’accord de la pensée avec son objet.
- Une vérité est toujours subjective, partielle ou relative.
- Quelle vérité? scientifique, psychique, morale, métaphysique ?
- Il est toujours profitable de remettre nos croyances en question.
- Rechercher une meilleure adéquation de sa représentation avec le réel ne peut nuire, sauf si on veut conserver ses illusions.
-  Se méfier de son interprétation ou de son expression ?
- La vérité peut blesser, la manière et le choix du moment sont importants pour ménager l’autre.
- Dire la vérité peut contrarier un projet, mettre des vies en danger (résistance).   
- Libératrice pour celui qui l’énonce, la révélation d’un secret de famille peut bouleverser ou dénouer; y a-t-il un droit de savoir pour celui qui est concerné ?  
- Une relation de confiance appelle au moins à ne pas trahir, mais qu’en est-il  du jardin secret ? (il ne doit pas devenir un parc nationnal).
- Peut-on se méfier de la clarté, par peur d’être aveuglé ou de l’ombre ?

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16 juin 2018

« Pardonne et souviens-toi ! »

- Ce conseil semble contradictoire, le pardon étant souvent associé à l’oubli.
- L’oubli fait perdre ou ignorer la leçon de l’expérience vécue.
- ‘La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent‘ (A. Einstein)  
- Les grands traumatismes produisent le refoulement des  images insupportables.
- Peut-on se souvenir sans revivre l’épreuve et en souffrir ?,  sans reconstruire et se raconter des histoires ?  
- Le pardon aide à sortir du jugement affectif, à entrer dans le rationnel.
- N'est-ce pas chercher à comprendre ?  ‘There but for the grace of God, goes I’
- La clémence, renoncement à punir, n’est accessible qu’à celui qui est en situation de sévir; dans la société, c’est le rôle du pénal, mais il ne dispense pas du pardon pour se libérer de la rancune.
- Le point de vue extériorisé éloigne de l’émotion, et permet de considérer la situation avec plus de détachement.  
- Le pardon n’est-il pas le fait de ne plus imputer l'impact du méfait à l’autre, mais à son défaut de vigilance, ou à sa propre réaction.
- Passer de la logique de culpabilité à celle de responsabilité, de coresponsabilité.
- Pardonner serait sortir du rôle de victime et considérer la valeur de l’apprentissage

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09 juin 2018

« Que faut-il pour qu’il y ait coopération entre personnes, entre groupes ? »

- La coopération consiste à faire œuvre commune.
- Coopérer, c’est contribuer à l’existence d’un système.
- Il faut un objectif commun et une concordance sur les moyens d’y atteindre.
- La coopération est un mode naturel de fonctionnement  social; quelle est la part instinctive, culturelle, raisonnée ? 
- Entre individus, il faut des valeurs communes.  
- La fraternité, l’identification aux éléments du groupe favorise l’entraide.
- La coopération semble s’imposer pour lutter contre des menaces naturelles, pour assurer la survie du groupe.
- Il suffit qu’il y ait compétition avec d’autres groupes.         
- Lorsque la participation est organisée ou contrainte, l’individu collabore par motivation extrinsèque.     
- Entre groupes, il faut des intérêts communs ou complémentaires, la coopération demande synergie et congruence.
- La coopération fonctionne tant que le but est reconnu par chacun.

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02 juin 2018

« Comment peut-on être ami avec des personnes qui nous déçoivent ? »

- L’amitié ne suppose pas de jugement, être déçu n’est pas de cet ordre, c’est un sentiment.
- Si l’autre me déçoit, c’est que mes attentes étaient mal placées, mon interprétation ou mes illusions sont à réviser.  
- Dans l’amitié, l’interaction est toujours positive, le dialogue append quelque chose sur l’autre et sur soi.
- L’amitié survit difficilement à la rupture de confiance.
- On peut être déçu par un silence qui semble indiquer un manque de confiance et en même temps admirer la fierté qui porte l’autre à taire ses difficultés.
- Tout dépend de l’objet de la déception, si elle porte sur une qualité, une opinion ou un comportement.  
- L’amitié nait d’une mutuelle estime,…ce qui rend un ami assuré de l’autre, c’est la connaissance de son intégrité. (E. de La Boétie)
- Un dialogue permettant de surmonter et dépasser une déception peut initier une amitié ultérieure.  
- La caractéristique principale d’un ami est sa capacité à vous décevoir. (Pierre Desproges)        
- L’amitié se tisse par l’adaptation de l’image de l’autre à sa réalité parfois inattendue.
- Dans l’amitié, la déception se mue en surprise, éveille la curiosité et le désir de comprendre.

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26 mai 2018

« Quels sont les liens entre démocratie, dictature, éducation et droits de l’homme ? »

- L'intervention de l'état dans les choix personnels est réduite dans une démocratie.
- ‘La démocratie, ce n'est pas la loi de la majorité, mais la protection de la minorité.’ (A Camus).
- Les droits humains priment sur ceux du citoyen; être citoyen donne des droits et comporte des devoirs.
- Une démocratie peut glisser vers une dictature lorsque la séparation des pouvoirs n’est pas respectée
- La dictature s'installe par la mainmise sur les organes de contrôle, l’information, et par la répression.
- La dictature tend à la concentration du pouvoir; la démocratie tend vers la complexification, la bureaucratie.  
- L’éducation est un conditionnement aux usages d’un groupe, c’est l’instruction qui fait le citoyen. L’apprentissage se fait au contact de l’extérieur.
- Le mode de fonctionnement du groupe familial ou scolaire sont les  germes des modes publics ultérieurs.  
- Le développement de l’esprit critique, de la créativité, permettent l’activité citoyenne, donnent la capacité de déceler les glissements, de les dénoncer et de prendre des initiatives.    
- Quel que soit le système,  la manipulation de l’information peut étonnement rapidement emporter l’opinion, l’accès  à internet permet de trouver des sources plus variées, si les moteurs de recherche ne vous confortent pas dans une voie.  
- Les peuples ont la capacité de se libérer pacifiquement par le contournement et la déconstruction des structures trop rigides.         

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19 mai 2018

« Quand on sonne, pourquoi ouvre-t-on la porte ? »

- Par curiosité, si on ne sait pas qui demande l’entrée.
- La surprise porte aux suppositions, ouvrir permet de vérifier sa prédiction.
- La réaction d’accueil est-elle culturelle ou naturelle ?
- Se sent-on libre de répondre à une demande d’échange, peut-on refuser le contact ?
- L’hospitalité semble naturelle dans les zones isolées, elle fait l’objet d’un contrat tacite de répondre au besoin du voyageur qui respecte l’hôte et n’en abuse pas.
- La venue d’autrui peut représenter une menace ou une chance.
- Une sollicitation inopinée dérange nos habitudes, l’ouverture à autrui dépend de notre disponibilité.
- Et si je n’avais pas été là ?, mais ne pas répondre alors que je suis présent, est-ce de la dissimulation, une dérobade ?
- Ne devrions-nous pas nous poser la question: pourquoi n’ouvrons-nous pas ?
- La méfiance se nourrit d’expériences négatives, la prudence n’est pas un refus de communication.
- Le désir d’interactions directes se disperse dans les échanges numériques.
- L’individualisme pousse à considérer le visiteur comme un intrus; on veut bien de l’autre, mais à sa guise.

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12 mai 2018

« Qu’est-ce que le présent ? »

- Ici et maintenant, ou partout et maintenant ?
- C’est une charnière entre le passé et l’avenir.       
- Du point de vue de la physique, chaque instant est similaire par ses propriétés descriptives, mais mon présent est unique, que ce soit mon environnement qui change, ou seulement mes perceptions ou mes pensées.
- La ‘densité’ du présent dépend de l’attention et des émotions.
- La prise de conscience est une relation de l’évènement à soi.
- L’instant objectif n’a pas de durée; subjectif, il est lié au délai de perception.
- La durée est une comparaison entre un changement et un cycle.    
- Le temps semble s’abolir dans le ‘flow’, la concentration sur une tâche.
- Le présent est-il le temps de l’action ou de la méditation ?
- La grille d’interprétation du présent est constituée par le passé.
- Ce que l’on fait dans le présent détermine le futur.            
- L’attention au présent apporte la sérénité, elle permet de se décentrer.
- Vivre au présent est-il irresponsable par le manque de projet, ou permet-il de mieux percevoir l’opportunité ?
- On n’est pas conscient d’être dans le présent, on est conscient que l’on y était.

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05 mai 2018

« Comment faire pour qu’il y ait plus de confiance entre les gens ? »

- La confiance en soi est importante pour faire confiance à l’autre. On ne prête que ce que l’on a.
- La victimisation diminue la confiance en soi, la prise de responsabilité l’accroit.
- Les inégalités engendrent la méfiance, la peur d’être dépossédé de ses avantages.
- La confiance commence par la connaissance de l’autre, par sa reconnaissance comme similaire.
- On n’attire pas ce que l’on veut, mais ce que l’on est.
- On devient digne de confiance par la cohérence entre son discours et ses actes.
- Le confiance en le bon fonctionnement des institutions apporte une sérénité qui améliore les interactions.
- L’entremise de la technologie impose une attention à la transparence de son fonctionnement.  
- L’existence de modèles fiables ranime la confiance
- La mise en exergue des problèmes suscite la méfiance.
- La surveillance constante génère des réactions de bravade ou d’hypocrisie.  
- La coopération affermit la confiance dans un domaine, elle s’élargit par la relation.
- La confiance est  un mode utile à la survie dans les situations de dépendance, elle stimule l’entraide, la cohésion du groupe.
- La confiance exprimée incite à s’en montrer digne.
- La naïveté ne suffit pas, il garder les yeux ouverts pour moduler sa vigilance, la confiance mal placée isole.

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28 avril 2018

« Quels sont les dogmes de notre société ? »

- Les dogmes, ici, ne sont pas explicites, ce seraient des conceptions de base qui semblent établies et malvenues à mettre en cause.  
- L’épistémè de Foucault s’en rapproche, qui offre les cadres généraux de la pensée.
- Un épistème est formé d’assomptions implicites sur une vision du monde au sujet de la connaissance, des méthodes et de théories partagées à une époque.
- Ils forment un paradigme,ensemble d’éléments qui forment un champ d’interprétation, ou conception théorique dominante.  
Nous avons répertorié:                                 
- La connaissance est scientifique et  apporte le progrès.
- Les découvertes doivent avoir une application pratique, mise en oeuvre sans délai.
- La croissance est nécessaire à l’économie, une entreprise a besoin de se développer pour se maintenir.             
- La vertu du travail, estimé nécessaire à réussir sa vie, mais considéré comme une contrainte.                                     
- Notre rapport au temps est quantitatif et minuté, ‘vous avez la montre, nous avons le temps’, disent les autres.
- Réfléchir est un luxe.                              
- Il faut une relation stable pour être heureux, l’exclusivité amoureuse.
- L’égalité de tous, la démocratie occidentale est le meilleur système.  
- Les avancées technologiques servent à éviter les efforts, l’activité physique est cantonnée au sport.
- Le quantité prime sur la qualité.

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21 avril 2018

« Vivre, c’est naître lentement. (A de Saint-Exupéry) »

 ..Il serait un peu trop aisé d’emprunter une âme toute faite. (ibid.)
- Vivre, c’est se chercher, se construire, se créer.
- On naît à soi et aux autres par les actions effectives.
- Où se trouve le ‘soi’ sous les couches de civilités, d’opinions, d’idées reçues ?
- Pour se trouver, il faut se dé-couvrir.
- Un cocon de sécurité (croyances, habitudes, dépendances) entrave la libération.
- La vie est sujette à un mouvement de balancier entre les influences,  nos résistances, rectifications, il faut du temps pour atteindre un équilibre.
- L’élaboration d’une pensée autonome requiert l’émancipation des contraintes familiales, communautaires, idéologiques…
- Les rites initiatiques servaient à naître à la vie adulte.
- Il faut du temps pour réaliser ses possibilité, trouver son ‘Ikigai’.
- L’âme se forge en l’éprouvant.
- La sagesse aide à prendre de la distance avec ses désirs,à se décentrer.
- L’aide des autres peut activer une renaissance (maÏeutique).

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14 avril 2018

« En quoi la pensée du gestionnaire est-elle différente de celle du participant ? »

- Les considérations stratégiques du gestionnaire concernent l’ensemble, celles des acteurs sont partielles.
- Est-ce une différence de pensée ou de point de vue ?
- Le gestionnaire considère des individus, les participants y voient des personnes sensibles.
- La pensée de gestion est orientée vers l’abstraction, celle du  participant vers le concret.
- L’abstraction déconnecte des considérations morales individuelles sur les actes, pour se fixer sur celles du résultat d’ensemble.  
- Les affects liés à un geste concret sont différents de ceux liés à une abstraction.
- La justification passe-t-elle toujours par une idée abstraite (idéologie) ?
- La responsabilité sur le résultat d’ensemble demande une pensée analytique, celle de l’acteur est individuelle et diluée.
- Dans des structures où les participants sont aussi gestionnaires, comme dans une coopérative de travailleurs, les acteurs s’impliquent mieux dans leur tâche s’ils ont choisi les objectifs.
- Le gestionnaire a un pouvoir d’action sur les autres, le participant, un pouvoir pratique partagé.

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07 avril 2018

« Comment gérer la reconnaissance de groupe dans notre société ? »

- Une expérience relatée semble monter que l’identification de ‘siens’ fait réagir les mêmes zones cérébrales que la reconnaissance de membres assignés de son équipe, récemment constituée.
- L’inclusion rassure, génère la confiance, sa conséquence est la loyauté.
- L’effet supposé de la reconnaissance de groupe est l’apaisement.
- L’identification est cognitive, son effet est émotionnel.
- On est plus favorablement disposé envers un ‘reconnu comme sien’ qu’envers un ‘autre’.
- Les autres groupes sont classés selon l’expérience, la connaissance de quelques-uns de leurs éléments, ou les préjugés véhiculés.   
- L’autre peut être directement classé dans un groupe, avec les jugements de valeur qui y sont liés, ou susciter la curiosité s’il n’est pas identifié ou inclassable.
- Gérer pour éviter la division de la société, ou pour avoir une conscience plus claire de ses critères ?
- La définition du groupe auquel on appartient dépend des circonstances et de l’activité (travail,  sport, loisirs),   
- Les critères de sélection sont culturels, ils se modulent dans les  interactions.
- On reconnait comme semblable celui qui est soumis aux mêmes règles explicites ou implicites.
- Les activités en commun multiplient les groupes d’appartenance.

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31 mars 2018

« Qu’est-ce qui pousse à prendre un risque ? »

- Il y a un risque lorsque l’issue est incertaine, difficile à évaluer.
- Le cerveau compute, mémoire et  processeur se combinent pour la prise de décision, après évaluation du rapport coût/bénéfice.
- La prise de risque peut se faire par nécessité impérieuse, si on estime qu’on ne peut se dérober, par devoir moral.
- Lorsque le risque est pris pour sauver un tiers, on parle de courage, sinon, de témérité.
- Lorsque la valeur accordée à l’action ou à son résultat prime sur les conséquences. 
- Par mauvaise perception du danger, imprévision ou ignorance, ou pour se s’en remettre au hasard.
- L’objet du risque n’est pas toujours l’atteinte ou non du résultat de l’action.
- Délibéré, il rehausse le goût de vivre, par la confrontation à la possibilité de mort.
- Pour exister par ce qu’on montre de soi, le besoin de se faire reconnaître, la fierté de ne pas se soustraire à un défi.
- Le plaisir de se dépasser, d’évoluer, le besoin de progresser.
- Par insatisfaction vis-à-vis d’une situation, le risque est  un moyen d’y échapper ou de la transformer.
- Le risque est attaché à la créativité, à l’initiative originale, à la découverte.

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