Le meilleur café philo de Bruxelles

18 mars 2017

« La philosophie est une bataille contre l’ensorcellement de l’intelligence par le langage. » (L. Wittgenstein)

- Le savoir transmis par la parole diffère de celui de l’expérience.
- Le réel nous est accessible par les sens, en partager la perception suppose toujours un écart entre le concept et l’expérience individuelle.
- Le philosophie fait appel à la raison, ne s’articule-t-elle pas sur les connecteurs logiques du langage ?
- Le langage, par sa grammaire, véhicule des modes de pensée sous-jacents.
- L’intelligence comprend la faculté de discerner, de discriminer et d’associer.
- Peut-on discerner sans nommer, discriminer sans réorganiser les catégories ?     
- Même sans équivoques, le langage est ambivalent.
- La valeur subjective des mots porte leur résonnance, des mythes, leur poésie…
- La bataille est celle pour décrypter les évidences importées inconsciemment.
- Le philosophe est une sorte de vigile de la pensée dont la mission consiste à montrer les limites du discours sensé.
- La structure du langage  détermine le mode de projection du réel sur le mur de la caverne.
- La philosophie est-elle une œuvre de clarification ou de généralisation ?

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11 mars 2017

« Le bonheur est-il ‘l’expérience affirmative d’une interruption de la finitude ?’ » (cf. A. Badiou)

- La finitude est  celle de notre vie, dans toutes ses dimensions.
- L’état de ‘flow’ serait un exemple de libération du temps, est-il lié au bonheur ?
- L’inconscience des limites et de la mort, du petit enfant ou de l’animal suppose-t-elle le bonheur ?
- Le bonheur se conçoit-il sans sa prise de conscience ?
- Le bonheur se ressent par contraste, dans le dépassement ou l’abolition des limites.
- La sensation de faire partie de l’univers, de s’y fondre serait une expérience de bonheur.
- La  fulgurance du bonheur donne une sensation de liberté, de puissance d’être.
- La finitude est aussi dans les limites mentales, apprises ou qu’on s’impose.
- Le bonheur se ressent dans la vie au présent, l’ouverture et les interactions.  
- La satisfaction des désirs donne une impression de plénitude, mais, toujours à renouveler, elle suppose le manque.
- Le désir en acte en serait exempt, la quête du bonheur n’est autre que le bonheur de la quête.
- Le chemin du bonheur passe-t-il par la raison, l’acceptation, le désir ou l’ataraxie? 

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04 mars 2017

« Comment transformer les sentiments ? »

- Le sentiment s’entend ici comme faculté de saisir, d’apprécier la valeur, l’ordre et des choses.
- La caractéristique d’un sentiment est l’attribution d’une valeur subjective à son objet.
- L’impression ressentie affecte une valence positive (agréable) ou négative (désagréable).  
- On aimerait transformer un sentiment négatif (d’injustice, d’inaptitude), qui inhibe ou mène à la somatisation.   
- La manière dont les situations sont perçues conditionne le comportement pour y faire face.
- On peut transformer la valeur ou la représentation.
- Un sentiment justifié ne doit pas être transformé, on peut le rendre supportable ou tenter d’agir sur sa cause.
- Le travail sur un sentiment commence par son identification, la recherche de son origine, et son analyse raisonnée. Il est personnel, le rôle de l’autre est celui d’un reflet.
- L’aide peut venir par le regard bienveillant, l’écoute, le recadrage, la mise en perspective.
- On peut influencer la perception, éveiller l’empathie, susciter l’identification à un modèle.     
- Chaque manifestation est comme un diamant, tout dépend de la facette par laquelle on le regarde.
- Essayer d’influencer les sentiments d’autrui, n’est-ce pas toujours une forme de manipulation ?

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25 février 2017

« Pourquoi éprouve-t-on le besoin de s’exprimer ? »

- Verbaliser aide à mettre ses idées au clair, à les démêler afin d’être compris ;  et les modéliser afin (déjà) de mieux  les comprendre  [Shadock's comment].
- Pour la catharsis, les émotions se traduisent en termes accessibles à la raison.
- Pour vider son sac, mais peut-on en faire porter le poids à l’auditeur ?
- Par heuristique, la connaissance s’élabore et évolue par des apports successifs.
- L’écoute qui répond à l’expression  peut faire jaillir l’étincelle.
- Lever les doutes en confrontant les idées ;  le rôle de l’autre comme critère de vérité, est plus assuré que le sien.
- Dans un groupe, par recherche de consensus, pour diminuer les discordances.
- Pour affirmer sa similitude (être accepté)  et sa singularité (être reconnu).
- L’utilisation du débat pour la compétition  est un détournement de sa finalité.
- Comme substitut de l’action, ou pour l’initier.
- Par prosélytisme, faire partager sa croyance pour la conforter.
- La conviction que quelque chose est vrai, est personnelle ;  qu’est-ce qui pousse à défendre cette vérité, parfois jusqu'à l'extrême ?  Comme Giordano Bruno : La valeur qu'il attribuait à son savoir pour l'humanité future, par rapport à la valeur qu'il attribuait à sa propre vie qui a été pénible  [Shadock's comment].
 

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18 février 2017

« Quel est le rôle de l’apparence dans la société ? »

- L’apparence est la manière dont les choses se manifestent, l’aspect extérieur tel qu’il se présente.
- Le paraître ne s’oppose pas à l’être, mais en donne la mesure.
- L’apparence envoie un message de reconnaissance et d’identification.
- Les tenues spécifiques à une fonction (toge, tablier blanc) représentent un statut.
- L’apparence suscite un jugement de valeur, mais aussi un comportement qui y répond.
- Soigner son apparence, contrôler ses émotions et ses propos, est-ce une mise en scène, ou le respect de l’autre ?
- Une apparence trompeuse peut fausser le jugement. La confusion des rôles brouille le discernement.
- L’interprétation dépend des critères et des codes de l’observateur.
- Si je joue le rôle, c’est que je ne suis pas compétente pour la fonction.
- Le rôle est-il moins ‘joué’, si on l’assume et remplit la fonction avec compétence ?
- La puissance de l’apparence vient de ce que la personne incarne un rôle qui détermine ses interactions. .
- La forme agit-t-elle sur le fond ?,  l’emballage ne laisse-t-il pas apparaître ce qu’il croit dissimuler ?

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11 février 2017

« La raison rétrécit la vie, comme l'eau rétrécit les tricots de laine. » (R. Barjavel)

- Un raisonnement s’appuie sur des axiomes, appris ou issus de l’expérience.  
- Les choix de la raison peuvent se conformer au ‘bon sens’ ou soupeser les affects.   
- La raison est utilisée pour prédire, les décisions se prennent selon la valeur.    
- La prudence incite à se cantonner au raisonnable, laisse-t-elle une place à la curiosité, un accès à la surprise, à la créativité ?
- On peut être affectif ou rationnel de façon ouverte ou fermée.
- L’intuition est-elle plus que la prise de conscience de la raison au galop ?  
- L’irrationnel serait ce qui n’est pas encore explicitable, intelligence de l’indicible.
- Opérant sur le connu, la raison restreint le chemin à ce qu’il permet d’apercevoir. 
- La raison est un processus d’ajustement de la représentation. 
- Tout dépend de l’usage qu’on en fait, la raison peut servir à interroger et parfaire les prémisses.
- La raison constituante, dans sa recherche de cohérence, laisse place à l’intuition et peut être créative, encore faut-il ne pas se limiter aux sensations qui s’y raccordent.  
- La souplesse de la pensée se perd lorsqu’elle ne prend que la raison en compte.

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04 février 2017

« L’argent est-il une concrétisation nécessaire à/de la coopération ? »

- Un groupe se fonde et s’organise, entre autres, par coopération entre ses membres.
- S’entendre sur la valeur de l’apport de chacun à l’ensemble est nécessaire aux échanges dans les groupes étendus. Peut-on évaluer la manière dont le groupe apprécie un service rendu ou demandé ?
- S’il y a coopération, il y a une valeur subjective commune.
- Un échange(ou troc) entre deux individus suppose un accord sur la subjectivation, l’argent  a une valeur formelle ou générique.
- L’argent est un intermédiaire représentant l’énergie mise à effectuer une tâche. 
- Une action est concrète, l’évaluer pour pouvoir l’échanger n’est-ce pas l’abstraire ?
- Le fait d’accepter une monnaie est déjà une forme de coopération, les monnaies locales la rendent plus tangible.
- La coopération se fait naturellement lorsqu’il y risque pour la survie du groupe, ou dans ou projet commun, sans nécessiter de valeur d’échange.  
- L’argent, ni nécessaire, ni suffisant à la coopération, la rend anonyme (et transmissible), l’impôt équitable serait un moyen de la mettre en application par convention.
- La valeur symbolique de l’argent en fait un objet de compétition, par la puissance qu’il attribue.

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28 janvier 2017

« Nos contemporains sont avides de connaître l’avenir, mais sont fort apathiques quand il s'agit d'investir dans le futur. »

- Le futur est conséquence du présent, déterministe mais pas déterminé.
    INDIVIDUELLEMENT :
- L’avenir que l’on voudrait connaître est celui qui nous concerne (que la prédiction suppose déjà inscrit) ; le "connaître" = curieusement pour s’y préparer.., sans l’idée de pouvoir y échapper.
    COLLECTIVEMENT :      
- L’avenir semble nous échapper ;  l’action individuelle paraît vouée à se perdre dans la masse.  Pourtant, l’évolution des mentalités pourrait venir d’une mobilisation initiée par un acte exemplaire.
- L’apathie est due à un manque de motivation, l’action paraît sans valeur.
- La valeur se mesure par le rapport coût/bénéfice ;  le bénéfice étant incertain, il peut être dans le risque.
- Le poids du passé obscurcit notre vue sur l’avenir ;  la place que l’homme y a prise, porte au nihilisme.  Indifférence égoïste ou sentiment d’impuissance ?
- L’avenir adviendra, sa forme dépendra de l’action de chacun.
- Toute action infléchit le cours des choses ;  l’apathie, elle, le maintient.
- Le futur est le présent qui nous arrive en pleine figure.

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21 janvier 2017

--- « Peut-on "dépasser" - la 'boîte-noire' ? »

- Une ‘boîte-noire’ est un système dont le fonctionnement ne peut être appréhendé, une mémoire à laquelle il ne peut y avoir directement accès.
- La nôtre serait l’ensemble des processus mentaux déterminant les réponses immédiates aux stimuli, réponses fournies donc "involontairement".    Une sorte d'interface  automatique, entre nos acquis profonds  et une situation souvent imprévue.
- On prend conscience de son existence, lorsque l’on s’interroge sur un comportement répétitif ou inadéquat ; voire sur un réflexe salvateur "miraculeux !".
- Son contenu vient de l’héritage génétique, culturel et des expériences premières.
- Ne pas chercher à la dépasser fait-il de nous des automates ?   [ > Oui !]    Quelle place pour le libre-arbitre ?   [ > le 'libre-arbitre' est une illusion => nos choix "réfléchis" sont toujours, eux aussi, fonction de notre bagage culturel ]
- La 'boîte-noire' est un ensemble de liens situation-action, d'outils ; dont l'usage peut être contrôlé ?  ou  que l'on peut améliorer ?
 [!] Par essence même, la boîte-noire n'est pas contrôlable, en tout cas PAS 'dans l'action' ;  mais son contenu peut être amélioré.  Comment évolue-t-il ?
- Le désir de changer vient-il de la boîte ?,  ou de notre raison, n'est-elle pas aussi influencée par celle-ci ?
- Tenter d’en comprendre le fonctionnement permet-il de le modifier ou ne pouvons-nous qu'ajouter des filtres à la sortie ?
- Apprendre à se connaître est une étape du changement ; "l’action l’effectue, on l’apprend en le faisant".
- Les freins à une transformation sont les habitudes ;  parfois la peur d'une perte d'identité, d'authenticité.
- Le changement peut se faire sans prise de conscience, par imitation d'un modèle, ou par une pratique.
- Les manœuvres de la psychanalyse sont destinées au décodage du contenu de notre boîte-noire.
- L'évolution est progressive, la vigilance et la lucidité sont nécessaires.
- Pour se déconditionner, il faut décoder et déconstruire.  [ La reconstruction ensuite, est sans doute le bon "chemin".]

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14 janvier 2017

« Rechercher la vérité ? Ou attendre qu’elle se manifeste ? »

- Subjective, la vérité serait l’adéquation au réel, de la représentation créée par les perceptions.  On peut estimer aussi qu’elle se situe dans la cohérence du discours ;  la vérité d’une proposition peut concerner des concepts formels.
- Pour qu’elle se dévoile, faut-il être à sa recherche  ou suffit-il d’être en éveil ?
- Qu’est-ce qui nous pousse à sa recherche ?  La validité pour l’action adéquate, le repos de l’esprit ou le besoin de communication ?
- La  recherche active passe par la collecte d’informations, le dialogue, la réflexion ;  intérieurement, elle tente une mise en lien logique des idées, et leur ajustement.
- Le cerveau doit être alimenté pour se réorganiser  ( tel un tas de sable pour qu’il y ait éboulements..).
- Une surprise peut réorienter un cheminement sans issue, le faire évoluer vers un aboutissement.
- Les idées s'incrustent, la première tâche en est un examen critique avant l'exigence de conformité.
- L’attente laisse une place au mûrissement inconscient,   à   l’apparition   d’idées  spontanées.         Le recul donne une meilleure perspective ;   le  détachement, une forme d'objectivation.
 

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21 décembre 2016

Pause-philo  les  24/12  et  31/12,  > rdv le 07ou le  14  janvier  au plus tard  !

                                               Et, d'ici là : ----- MEILLEURS VOEUX   à " tous " ! -----

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17 décembre 2016

« " Je " est-il un autre ? »

- La présentation de soi est déjà une représentation. Le personnage est un récit de soi.
- Le sujet et l’objet peuvent-ils se confondre ?   Le moi est-il  empirique ou transcendantal ?
- L’altérité est la base de la construction de l’identité, l’expérience est celle de sa maturation.
- Celui que ‘je’ sens ‘être’ en moi, est différent de l’image que les autres me renvoient.
- Le travail sur soi n’est-il que l’ajustement d’un masque, ou nous transforme-t-il ?
- Lorsque JE suis hors de moi, QUI sort du cadre dans lequel il était confiné ?  [>celui qui n'en peut plus !]
- Le regard que l’on porte sur soi est souvent critique, peut-on s’accueillir avec bienveillance ? (cf ‘L’amour après l’amour’ de Derek Walcott)
- ‘Deviens ce que tu es’ invite à explorer le vivant en nous.
- Peut-on développer toutes ses potentialités ? choisit-on le chemin ?
- Etablir un modèle de soi prédictif, suffit-il pour se connaître ?
- Le substrat du ‘je pense’ n’en est pas le produit évolutif.
- L’affirmation de l’être ne peut porter que sur le tout.
 

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10 décembre 2016

« La conscience est la vertu de l’observateur, sûrement pas celle de l’homme d’action » (J.W. von Goethe)

- La conscience peut être considérée comme l’activité mentale de prise en compte et d’intégration des perceptions.
- La vertu est une disposition volontaire, l’observateur peut-il s'en tenir à une position de retrait ?
- La conscience de l’observateur peut se trouver altérée par des aprioris ou des jugements.
- L’observation active et neutre, se rapproche de la ‘pleine conscience’ instantanée.   Mais la conscience ne comporte-t-elle pas une part réflexive d’attention à la pensée ?
- Prise dans le sens d‘instance morale’, la Conscience est-elle PLUS que son extension à la réflexion sur les conséquences de ses actes ?  [v.la "Bonne Conscience"]
- D'aucun pense qu'on peut la voir comme une émergence de l‘esprit’, propre à chacun.
- L’action est déterminée (consciemment ou non) par le raisonnement  [et/ou l'émotion ?] ; lorsqu’elle est en cours, permet-elle la réflexion ?   
- Le tacticien alterne des phases d’observation, de planification, d’action et de contrôle.
- L’entrainement ou l’expérience aide à l’action efficace ‘automatique’, l’attention alors, ne se porte plus sur le geste technique uniquement ; mais si elle se focalise sur le but-à-atteindre, la concentration peut être telle que l'on se retrouve " dans la zone " (état d'absorbtion dans l'occupation, flow). Cette situation empêche-t-elle la conscience ?
- La concentration dans l'action laisse parfois, la place à une conscience aiguë.
- Le virtuose atteint un état de conscience permettant à l'oeuvre de se manifester.
Comments :
Il aurait été appréciable qu'un germanophone nous explicite la pensée de Goethe ..; pcq déjà, une autre "traduction" serait : "L'homme d'action est toujours sans conscience, et il n'y a de consciencieux que le contemplatif" (J.W.von Goethe). Soit, si l'on comprend mieux : "L'homme d'action fonce sans scrupules, et il n'y a que le feignant qui n'a rien à se reprocher" ! C'est bien ça ?!
L'on pourrait y associer cette sentence de Charles Péguy, "Le kantisme a les mains pures, mais il n’a PAS de mains" !

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03 décembre 2016

« Toute société a-t-elle besoin d’un projet collectif ? »

- Une société s’établit  par des coutumes, un mythe fondateur et un système de valeurs.  Le "projet" [programme] peut se limiter à faire subsister ces valeurs, sans idée même de progrès.
- Cependant, une société évolue par elle-même, en fonction de l'émergence des idées de ses membres.
- Le rejet (par exemple) d’un système ou d’une élite, ne suffit pas à former un projet. [mais c'est là, sans doute, la semence du projet d'une "autre" société]
- On peut adhérer à un projet collectif [v.idéologie], par désir d'appartenance à une "nouvelle" société..  Par contre, un ensemble d’individus qui s’allient pour répondre à leurs besoins,  forme alors une coopérative.
- Les valeurs de liberté individuelle et l’autonomie morale, sont des bases d’individualisme.
- Le manque de projets collectifs provient-il de l’individualisme ou d'un morcellement de la société ?
Considérations sur la notion de projet :
- Un projet  s’inscrit dans le temps, il émerge des circonstances ou est une construction raisonnée.
- Initié par des "penseurs", un projet prend forme par l’élaboration de sa mise en œuvre.
- Un projet organisé  détermine un objectif, et les moyens de l'atteindre. L’évolution de ces moyens appelle une réorganisation progressive.
- Les phases de croissance, d’apogée et de déclin d’une civilisation, sont elles liées à une succession de projets.. ou a une relative absence de projet ?

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26 novembre 2016

« Le mépris remplace-t-il avantageusement la haine ? »

- Un  peu de mépris épargne beaucoup de haine. (Jacques Deval)
- Avantageusement pour celui qui l’éprouve ; versus pour celui qui en est l’objet ?
- Tous deux sont des sentiments  résultant d’un jugement de valeur.
- Ces valeurs sont: "infériorité" dans le mépris, et "nuisance" dans la haine.
- Le mépris s’exprime par une calme attitude, la haine par une action plus vive.
- Mais le mépris est souvent, plus destructeur que la haine.
- L’opinion [négative] que j’ai de l’autre fait écran à la relation.
- La tolérance est-elle une forme de mépris ?
Quant à la fréquente incidence de le peur :
- On peut se méprendre sur l’évaluation d’un danger potentiel, par ignorance ou fausse conscience.   
- Lorsque la peur est surmontée, la colère identifiée et dépassée, la haine fait place à une indifférence vigilante..
- On peut haïr le mépris, peut-on  mépriser la haine ?

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19 novembre 2016

« Quelle est la raison d’être des sujets tabous ? »

- Les sujets qui ne sont pas abordés dans un groupe font l’objet d’un consensus implicite qui s’établit et évolue avec celui-ci.
- Esquivés par respect ou prudence, n’empêchent-il pas le dialogue de se manifester ?
- Ne pas évoquer certains thèmes dispense-t-il d’y réfléchir ?
- Afin d’éviter la mise en cause du contrat social.
- Pour prévenir les risque de dislocation du groupe.  
- Maintenir en l’état une situation, même insatisfaisante, paraît moins risqué que sa remise en question.
- Certains sujets ont tendance à dégénérer. Qui génère quoi ?
- Ils supposent un manque de maturité, de possibilité d’être traités sereinement.
- Par peur de déstabiliser, ce qui entraîne des réactions de défense, et braque chacun sur ses positions.
- Lorsqu’un seul point de vue semble moralement acceptable, on évite de désinhiber, d’ouvrir la boîte de Pandore.
- La coresponsabilité est difficile à assumer, par peur d’être confronté à ses propres contradictions.
- Sans règles, le jeu ne peut se dérouler.
Comment (info):
Le "Prix des Hussards", créé par Christian MILLAU, est attribué chaque année en signe d'espoir, à un Casseur de tabous ..

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12 novembre 2016

« Dans quel sens va la société ? »

- Comment résoudre les problèmes de compatibilité entre les cultures et la mondialisation ?
- La baisse de natalité peut-elle compenser l’allongement de la durée de vie vers un équilibre démographique ?
- Vers une adaptation de l’offre aux besoins réels, mais quels sont-ils ?
- La dissociation entre le projet individuel et sociétal suscite une méfiance envers la politique.
- Les progrès technologiques sont-ils des améliorations ou de nouvelles contraintes ? 
- Vers une réappropriation de la production afin que la qualité soit plus estimée que la quantité.
- Les cycles de développement d’ordre différent ne se conjuguent que rarement.
- Une mutation du rapport au travail, nécessaire, non plus à la survie matérielle mais au bien-être moral.
- Un meilleure adéquation entre le renouvellement naturel des ressources et leur usage.
- L’éducation peut-elle amener à ce que la raison prenne le pas sur les pulsions ?
- Le passé détermine-t-il un chemin inéluctable ou peut-il être infléchi ?
- Les zones de déséquilibre favorisent l'émergence de solutions créatives.

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05 novembre 2016

« Pourquoi la guerre ? »

- Est-elle le fait de la nature humaine ou de la culture ?
- Pour défendre ou s’approprier les ressources ou le territoire.
- Pour l’honneur, la défense de valeurs morales historiques.
- Dans la durée, des concessions acceptées s’amplifient et apparaissent intolérables.
- A cause du régime, ou pour le maintenir.
- Elle est un reflet externe de tensions internes.
- Par manque d’intelligence, de raison, d’imagination.
- Des revendications rationnelles masquent parfois les motifs émotionnels.
- L’appartenance à un groupe se ressent par des spécificités, dont l’absence chez l'autre est  perçue comme une imperfection. Un processus d’hostilité s’instaure par désinformation.
- La structure d’un état peut favoriser les dérives du pouvoir, le désir de puissance.
- Expiration et inspiration de civilisations.
- Par rupture d’un équilibre, sans cesse à réajuster.
- C'est précisément à cette occasion, que s'installe le fait de guerre, manifeste dans la Nature en général.

 

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29 octobre 2016

« Qui sème la solitude récolte la violence. »

- La discorde, le trouble, le doute peuvent être semés, la solitude se ressent.
- L'isolement est attribué à des causes extérieures, la solitude peut être choisie.
- Si la coopération est découragée, la compétition devient un mode de relation.
- L'agressivité est un moyen d'atteindre un but, la violence est souvent inopérante.
- La violence résulte d'une double contrainte, dernier recours lorsqu'on est acculé.
- Les essais de communication refusés, ou les assuétudes, sont des sources de frustrations
- La violence crée la peur, conduit à l'évitement, puis elle appelle la solidarité pour s'en défendre.
- Les relations virtuelles ne répondent qu'à une part des besoins sociaux, ceux du personnage qu'on se crée.
- La censure ou la surveillance, réduisant les possibilités d'expression, entraîne la violence.
- L'individualisme oblige à chercher sa place dans la société, ou la reconnaissance.
- Les tentatives de contact sont parfois ignorées, a-t-on un devoir d'intérêt à autrui ?
- La solitude favorise le dialogue intérieur, la pensée, mais aussi la déconnexion avec le monde.

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22 octobre 2016

« Chacun appelle ‘‘idées claires’’ celles qui sont au même degré de confusion que les siennes propres. » (Marcel Proust)

- Une idée claire est une idée dont les prémisses ont été identifiées et examinées.
- Une idée est une induction ;  si elle comprend et en explique d’autres, elle semble claire.
- La clarté met une structure en évidence  et force à en tenir compte.
- Une idée est claire lorsqu'elle éclaire.
- Pour devenir claire et distincte, l'idée doit être réfléchie, délimitée et décantée.
- Faut-il que l'idée soit dépouillée des émotions pour qu'elle soit claire ?
- L'articulation d'une idée dans un ensemble  la fait paraître cohérente.
- Une idée claire est transmissible et compréhensible, l'interprétation dépend du récepteur.
- Une image, une révélation ou un schéma sont-ils aisément exprimables ?
- L'expression artistique est un moyen d'évoquer une idée. Une périphrase permet de la susciter.
- La confusion vient-elle par défaut de simplicité, ou par excès de simplisme ?
- Comment imaginer les parts d'ombre inconnues, repérer le flou d'un concept, sans échanges d'idées ?

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