Le meilleur café philo de Bruxelles

29 août 2015

« Comment s’assurer de l’authenticité de l’autre ? »

- ‘S’assurer’ suppose un doute, est-il présent lors de la rencontre ou s’insinue-t-il ?
- Au-delà de la sincérité, de la fiabilité, être authentique serait se montrer sous son ‘vrai’ jour.   
- Il faut au moins comprendre les ‘codes’ de l’autre.
- Un langage corporel en harmonie avec les paroles et les actes est un signe, ainsi que lorsque la personne est désinhibée (In Vino Veritas), mais la personnalité se révèle dans les situations de crise, de danger.
- La mesure de l’authenticité dans une interaction pourrait être le plaisir qu’on y prend.
- Les changements de comportement selon les circonstances (personnalités multiples),  les rôles dans lesquels on  ‘est’, ne sont pas marques d’inauthenticité.
- Le contrôle de soi, le travail sur soi sont ils des obstacles à l’authenticité ?
- La peur de déplaire, du rejet, le désir d’être ‘accepté’, brident l’assertivité, empêchent de se libérer des injonctions internes et externes, de renoncer au pouvoir sur les autres, et des autres.
 - La personnalité transparaît-elle sous le masque ou le masque déteint-il sur celui qui le porte ?
- Chacun compose avec des parcelles d’authenticité.
- Favorisée par la confiance, l’amitié, la sympathie, la sécurité affective, l’authenticité s’épanouit dans l’intimité.
- Nous sommes tous incapables d’authenticité, car nous sommes tous névrosés.
- Peut-on être uniquement authentique en aparté, ou le peut-on aussi face à un groupe étendu ?
- L’authenticité crée une dépendance, qui est levée par le masque.
- Le seul domaine où on peut être authentique, est dans l’art.
- La recherche d’authenticité est par rapport à soi, la chercher chez l’autre est déjà une pente vers le jugement.

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22 août 2015

     Thé.O…,   sans  philo.

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15 août 2015

« Quand l’indignation, est-elle -justifiée ? »

- L’indignation est une émotion éprouvée lorsqu’un comportement observé est incompatible avec nos convictions :  qu'il  bafoue la "dignité",  qu'il marque l'indifférence face à ce qui nous paraît  insupportable,  injuste, ou  éthiquement inacceptable.    
- L’indignation est favorisée par la surprise, mais peut aussi se révéler lorsqu’un  seuil est dépassé, ou  lors d'une discordance entre  le discours et les faits.
- L'indignation est toujours 'justifiée', pour celui qui l’éprouve.
- La conviction ou la valeur morale source de l’indignation, n’est pas toujours correctement identifiée.   Ces normes morales et sociales, s'ajustent d'ailleurs au fur du temps.
- Les 'glissements' dans le respect des règles, peuvent être imperceptibles et ne plus interpeller.  Les décalages entre la lettre et l'esprit, semblent cependant plus ouvertement perçus par les nouvelles générations.
- La 'révolte', elle, est une réaction à une condition matérielle insoutenable.
- Le sentiment d'indignation en soi, n'est pas implicitement le déclencheur, le moteur, voire le justicatif d'une action.  D'aucun(..) cependant, aimerait bien qu'il soit le signal d'un (r)éveil "humain" à quelques 'justes' revendications..  S'est ainsi manifesté, le mouvement populaire "Les Indignés"  plutôt pacifique , dont l'idéologie est un appel au changement d'un système socio-politique, légitimement contesté (selon eux).  Mais  c'est là, un autre sujet.
-" Je vous souhaite à tous, à chacun d’entre vous, d’avoir votre motif d’indignation. C'est précieux."  (S.Hessel)

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08 août 2015

« On mesure l’intelligence d’un individu à la quantité d’incertitudes qu’il est capable de supporter » (E.Kant)

- Comme MESURE non exclusive, en quoi est-elle pertinente ?
- Intelligence = possibilité d’ AGIR en fonction des circonstances ( faculté d’adaptation ).
- En parlant de "supporter", la phrase exprime un sentiment individuel. La charge psychologique de l’incertitude peut  être angoissante.   Pouvoir gérer son anxiété est dèjà  une aptitude.
- À distinguer donc :  les situations où on peut établir une liste d’alternatives, et celles où on ne le peut même pas.
- L’incertitude peut découler de la difficulté de se prononcer, due aux limites des ressources mentales ou  au manque d’informations nécessaires.  Mais elle peut aussi, être une ATTITUDE intellectuelle, un refus de se positionner, une suspension du jugement (épochê).
- La CERTITUDE est un confort intellectuel, elle arrête la pensée.  La CROYANCE y ajoute une valeur.
- Le bénéfice de l’incertitude, est de ménager une souplesse, une disponibilité d’esprit.  L'incertitude permet d’envisager toutes les facettes, de ne pas se cantonner à un point de vue limitant ;  Elle active la curiosité, la créativité.
- Accepter qu’on ne puisse pas tout savoir, n’empêche pas de chercher à avoir une vue analytique ou synthétique.  Le pouvoir d’exploration est déterminé en partie, par la capacité de supporter l’incertitude.
- L’incertitude est la marge de mobilité du jugement ;  en excès, elle peut laisser supposer un manque de consistance.  Mais la cohérence apporte l'équilibre.
- Cet équilibre est dynamique, il est à maintenir par la conjonction des ressources affectives et mentales.
- Pour agir, il faut ainsi dégager des certitudes temporaires, chaque fois à redéfinir.
- Les portes restées  ouvertes, le sont :  au danger,  en même temps qu’à la découverte ..

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01 août 2015

« Philosopher aujourd'hui .., mais au sujet de quoi ? »

    En somme :  De quoi la philosophie "contemporaine", peut-elle s'occuper ?

- Dépouillé de la ‘philosophie naturelle’ par le développement des sciences, le champ qui relève de la philosophie semble s’être restreint, ou peut-être élargi. 
- La philosophie a-t-elle déjà tout abordé ou n’est–elle pas encore née ?
- L’épistémologie étudie les connaissances, leur développement, ainsi que leur portée.
- Elle peut s’interroger sur les limites des théories, la difficulté à modéliser la complexité.
- La recherche de modes de pensée inusités, l'usage de la pensée dynamique, ou l'étude de l’action.
- Que faire, dans quelles conditions, comment, pourquoi  …et aussi, faut-il nécessairement faire ?  
- Le rôle de la philosophie est la justification de l’action en fonction des connaissances et des idéologies de l’époque.
- La  philosophie ne doit-elle pas  tenter d’épurer les idéologies par la raison ?
- Les sciences tendent à se spécialiser dans des domaines particuliers, la philosophie peut tenter une vue multidisciplinaire, établir des interactions, ainsi que s'efforcer à une clarté accessible.
- Que "penser" des asubjectivités  ( M.Richir et autres..)  qui 'parasiteraient' notre perception du "réel" ( envisagé comme ensemble de phénomènes ) ?
Ou, autre point de vue: - Notre mode d’accès au réel peut être questionné ; envisagé comme phénomène, il ouvre à l'asubjectivité et dépasse le rapport sujet/objet.  [?!]  
- L’impact du langage avec ses particularités et ses lacunes (concepts pressentis mais inexprimables) sur la pensée, est un domaine peu exploré.
- La recherche d’une action, non plus ‘sur’, mais ‘avec’  le monde.  [?!]
- La mise en lumière des ‘a priori’ impliqués dans des raisonnements considérés comme objectifs.
- Un exercice toujours renouvelé de questionnements sur la manière de penser.

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25 juillet 2015

« L’art, est la magie délivrée du mensonge d’être vraie » (Théodor Adorno)

- 'Magie' par l’intérêt  mobilisé, la perception immédiate, l’émotion suscitée, le merveilleux décelé.
- Chacun perçoit  un aspect qui ‘parle’ à sa sensibilité,  y voit du ‘vrai’ par les émotions reconnues.
- La relation se fait entre l’œuvre et la réalité intérieure, sans nécessité de conformité avec le réel extérieur.
- La vérité est dans la description du réel, elle donne une illusion de  pouvoir sur les choses.
- L’œuvre d’art  provoque un plaisir désintéressé.
- L’émotion vient de la surprise, de l’étonnement, elle ouvre l’esprit.
- L’art  fait naître à la lumière une part d’obscurité, il révèle des attentes enfouies.
- L’observateur goûte d’autant mieux une œuvre qu’elle paraît simple, harmonieuse, cohérente.
- Pour l’auteur, elle est le résultat d’un travail, d’efforts, de connaissances, d’exercices,  mais aussi de la possibilité de s’en affranchir pour arriver à créer.
- La création ne serait possible que dans l'abstraction de toute certitude ou conviction.
+ Voir à ce sujet, nos résumés des  01-06-2013 et  10-05-2014    " L'art ne permet pas toujours de mieux comprendre le Monde ;  mais, sans doute,  de l'appréhender différemment." (Hervé Chandès)

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18 juillet 2015

Vacances et défections ..

Il y a bien eu  café, mais il n'y a pas eu  philo ..
L"enthousiasme" souffre..(disons 'au moins') de la chaleur ..
Et, nous nous retrouvons, à l'Hôtel de Ville, au 41 de la même rue.

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11 juillet 2015

« Le sage qui sait doit continuer à poser des questions à celui qui sait moins pour se perfectionner » (Confucius via Flupke)

- Le sage peut englober dans son savoir synthétique, les savoirs analytiques ou les expériences de celui qui sait moins.
- Le sage a un savoir d’expériences et de réflexions, il juge avec raison et valeur.
- L’expérience est subjective, des points de vue différents l’étendent vers une intersubjectivité.
- Est sage celui qui peut porter un jugement exempt d’émotions.
- Le sage doit-il se perfectionner ?  Il guide les autres.
- La sagesse est-elle un état, une pratique, une démarche, une voie ?
- La sagesse est un savoir être.
- Le sage éclaire les choses, son champ s’élargit par les interactions réflexives.
- Partager son savoir, le formuler, chercher la compréhension de l’autre clarifie les idées.
- Ainsi le sage découvre ce qu’il ne sait pas qu’il ne sait pas.

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04 juillet 2015

« Faut-il - avoir - une théorie du mal ? »

- Une telle THÉORIE, expliquant pourquoi il arrive à l’individu de s’écarter sciemment de la "loi morale", pourrait aider :  à s’en protéger,  à comprendre l’histoire   et à prévenir les risques.
- En dehors des religions, rares sont les doctrines recherchant l’ontologie du mal, ses conditions d’existence, et ses implications.   
- Une  étude sur la nature du bien et du mal portant sur des valeurs, est une idéologie. Si on essaye d’y faire participer la raison, pour la clarifier ou la justifier, on forme une doctrine. Pour établir une théorie, il faut se départir de la valeur, se cantonner aux observations et à la raison.
- Une difficulté, est la nature fluctuante de ce qui est considéré comme mal :  le bon ou le mauvais pour soi.., et pour les autres.., et selon quels critères ?
- Le ‘mal radical’ de Kant  est inhérent à la nature humaine, vient de sa fragilité (l’écart entre l’acte et l’intention), ainsi que de l’impureté (se conformer à une norme extérieure) ou de la mauvaiseté (l’affectivité qui l’emporte sur la raison).
- La banalisation du mal, selon Hannah Arendt, vient des clichés de langage qui diminuent la conscience, entrainent l’incapacité ou l’absence de pensée.
- Il n’y a de bien et de mal, que dans les interactions entre individus ;  les choix peuvent impliquer plusieurs règles morales,  et l’individu à sa propre échelle de priorités.
- Une 'explication' des actes négatifs  par la psychopathie ou la sociopathie, corroborée par des observations scientifiques, est rassurante..  Bien qu'il soit reconnu que certains psychopathes ont des comportements positifs sublimés.  
- Les règles morales sont intégrées dans la culture ;  les actes à leur encontre peuvent être : une désapprobation, une tentative de faire bouger les normes, mais aussi une pulsion instinctive mal contrôlée, qui prend le pas sur l’instinct grégaire.
- Le danger d’une théorie du mal, est d’en tirer des règles, dont tout écart serait médicalisé ou susceptible de ‘rééducation’ ;  ce qui éteindrait toute initiative, toute créativité hors norme.
 

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20 juin 2015

« L’état fait-il le citoyen ou est-ce l’inverse ? »

- L’état est un ensemble structuré, comprenant des individus et des lois constitutives, c’est un système ouvert, influencé par ce qui lui est extérieur.
- Le comportement de l’état est une conjonction de règles prescriptives et des conduites individuelles ou sociales qui répondent à des lois descriptives.
- Un état se forme sur un territoire, une nation par l’origine, un peuple par la culture.
- Le contrat social est une construction dialectique, les rapports entre le citoyen et l’état passent par des représentants.
- L’état s’adapte aux changements sociologiques, aux variations de règles tacites. 
- L’état d’aujourd’hui oriente, forme le citoyen de demain, et les modes d’interaction entre les individus modulent son fonctionnement.
- L’imprécision dans le texte des lois permet des interprétations, mais aussi le détournement de leur esprit.
- Les métronomes se synchronisent sur une planche libre, les pendules se dérèglent selon la houle.
- Certains citoyens se sentent peu concernés, sont découragés par l’inertie, la perte de confiance.
- Les individus se mobilisent s’ils se sentent menacés.
- Sommes-nous gouvernés par nos instincts, nos conditionnements ou notre pensée ?
- Vivre ensemble ou.. faire ensemble.

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Philo muée en terrasse, dialogues croisés, teintés au gré des sources,... sur la puissance, le pouvoir, ses moyens, ses effets et.. ses dessous. 

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13 juin 2015

« Le futur est-il important ? »

- Le futur est l’ensemble des possibles, que nos choix permettent ou créent.
- Le futur envisagé peut être proche (le résultat de l’action) ou lointain (les conséquences).
- Carpe diem, ou l’hédonisme dispense-t-il de tenir compte de l’avenir ou écouter le désir rapproche-t-il de la nature et de son équilibre ?    
- Toute action, ou projet implique un impact sur le futur, sur l’extérieur.  
- L’existence est ouverture au monde, elle nous projette dans un futur contingent.
- La mémoire restitue le passé, la pensée lui donne un sens, la culture ancre le futur.
- La projection après soi est une préoccupation de sens, désir de laisser une trace.
- On agit selon ce que l’on croit devoir faire, pour éviter les remords de ne pas avoir agi à bon escient, sans illusions sur la portée de notre acte.   
- Le feu de Prométhée a donné à l’homme un pouvoir qui l’empêche de prédire l’avenir, n’est-ce pas une perte de contrôle, tendant vers l’irréversible ?
- La responsabilité est-elle liée à la prévisibilité ?
- Dans le doute abstient-toi mais ne rien faire est aussi un choix et peut-on laisser faire ?
- La prédictibilité est une question de savoir, la précaution une question de pouvoir.
- Le sentiment d’impuissance déresponsabilise.
- Les projets ne doivent pas occulter le présent, la vigilance qui permet l’à propos.

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06 juin 2015

« Quelle est la différence entre une culture basée sur l’écrit et une culture basée sur l’audio-visuel ? »

- La culture est  ici l’ensemble des références communes d’un groupe.
- La nature de ces  acquis est-elle différente s’ils viennent de la lecture ou de l’audio-visuel ?
- La vitesse de la lecture se choisit, on peut y revenir, l’audio-visuel impose son rythme, on peut être débordé, ne percevoir consciemment qu’une partie.
- L’écrit mobilise la rationalité, la compréhension, l’image suscite d’abord des émotions.
- L’écrit peut atteindre l’émotion par la forme, comme en poésie, ou si on s’identifie au personnage.
- On se projette avec plus d’affectif dans l’audio-visuel, que dans l’écrit où on interprète avec ses références personnelles.
- Une lecture est une altérité, la recherche de la pensée de l’auteur, de ce qu’il exprime.
- La signification d’un film se dévoile, elle est reçue et comprise différemment selon le spectateur.
- Les codes de l’écriture sont définis, le message est suffisamment précis pour avoir une réalité incontournable.
- L’image atteint directement, et imprègne l’esprit par l’émotion, elle est plus globale mais les références sont plus floues.
- La culture se transmet par la communication, par les échanges directs.
- Quel que soit le moyen, c’est la qualité de l’œuvre qui importe. 

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30 mai 2015

« Pour arriver à une société juste, quel est le meilleur système? »

- ‘La justice est  la vertu absolument première des institutions sociales’ écrit John Rawls; pour Platon ’La justice seule donnera son unité à la cité, une véritable harmonie en son sein’ (justesse ?)
- Une société juste se définit-elle par l'application de la loi à tous, ou par une égalité de chances ?
- L’égalité des droits n’est pas l’identité des conditions, mais est-elle souhaitable?  
- Une société se préoccupe du bien commun, mais chaque individu a un désir de dignité.
- La notion de ‘justice’ se rapprocherait de celle d’’équité, mais le mérite se mesure-t-il à l’effort, au savoir, au savoir-faire, à l’investissement, à l'utilité, ou au résultat ?  
- Un système politique est-il susceptible d'atteindre les objectifs de justice tout en respectant la liberté ?
- La gauche, orientée vers le progrès, la solidarité, et l’intervention de l’état, serait mieux à même de diminuer la souffrance en pourvoyant aux besoins, mais la droite plus attachée à la culture, à l’identité, et favorable à l’initiative individuelle est plus apte à permettre le sentiment de dignité, par une prise en charge personnelle.   
- L’économie libérale, si elle n’est régulée, semble prendre le pas sur le politique dans le fonctionnement de nos sociétés, elles suivent le courant sans gouvernail.   
- Une élite aux commandes semble efficiente, mais le pouvoir doit en être limité, pour éviter l’oppression.
- Il faut séparer les objectifs, les moyens et les justifications.

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23 mai 2015

« Comment se réaliser ? »

- Le bonheur n’est pas un but, c’est un sous-produit (Eleanor Roosevelt)
- Se percevoir comme un réservoir de possibles, ne pas laisser ses potentiels en friche.
- Chercher sa voie; elle se reconnait à la motivation intrinsèque, au plaisir dans l’action, à la joie qui augmente la faculté d’être; l’important est le chemin.
- Se fixer des buts, être à l’écoute, attentif à l’occasion, ouvert à l’imprévu, à la résonnance.
- Prendre des risques, tirer les enseignements de l’échec, se réaliser n’est pas réussir.
- Dépasser ce que l’ ‘‘on’’ attend de moi pour accomplir ce que j’attends de moi.
- Cela ne relève que de soi, tant pour les choix, que pour le ressenti.
- Est-il possible d’évaluer son potentiel, d’évaluer ses réalisations, d’estimer qu’elles sont suffisantes ?
- Peut-on s’affranchir des références extérieures pour s’en construire de personnelles ? 
- Se réaliser est: personnifier la vie.
- On ne peut se réaliser que dans l’harmonie….et le contrepoint.
- Boucle dynamique où chaque palier atteint découvre de nouveaux potentiels à développer.

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16 mai 2015

« Le déterminisme s’oppose-t-il au libre- arbitre ? »

- Le déterminisme suppose un lien entre cause, action et effet, en fonction des conditions et des moyens.
- Lors de l’apprentissage, notre cerveau s’appuie sur ce lien pour élaborer des modèles prédictifs.  
- Le libre arbitre est le pouvoir de choisir notre action, de manière indépendante et responsable.
- Le choix de l’action (ou d’inaction) se fait par jugement de valeur, entre les possibles pesés.       
- Les valeurs attribuées sont fonction de l’expérience, de l’éducation, du jugement, de la cohérence avec le modèle du monde intériorisé.
- Les interactions entre les neurones forment un système constamment actualisé, ouvert et complexe.
- Un système complexe n’entre pas dans un modèle déterministe, mais peut être simulé; les propriétés en émergent.
- Le libre arbitre suppose la conscience de la possibilité du choix.
- Le hasard est la part ignorée dans le modèle prédictif.
- Les actions automatiques, les conditionnements, les habitudes échappent-ils au libre-arbitre ?
- Le libre arbitre comme possibilité d’échapper à l’inexorable, à la nécessité ?
- Le déterminisme ne s’oppose pas à l’illusion du libre arbitre.

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09 mai 2015

« Notre pensée est faite de notre corps »

 " Pour lui même le corps créateur créa l'esprit comme une main de son vouloir." (Zarathoustra F. Nietzsche)
- La négation du dualisme corps-esprit implique-t-elle celle du libre arbitre ?
- Le corps-pensée en tension vers la puissance d’être ou la volonté de puissance ?
- L’humeur déterminée par les humeurs ? le système sympathique ?
- L’affect s’éprouve à la suite d’un percept et de l’émotion qu’il déclenche.
- L’esprit est l’ensemble des processus mentaux dont la pensée fait partie.
- La pensée s’établit par interactions entre ‘objets mentaux’, et recherche l’action appropriée à la situation perçue, la raison intervient ensuite pour réguler les émotions, inhiber l’action ou la temporiser.
- L’orientation de la pensée de l’émotionnel vers le rationnel est-elle une habitude prise sous l’injonction culturelle ?
- La pensée comme symptôme de notre état physique ?
- Avoir accès à notre mémoire sans stimuli peut provoquer une réponse physique, refouler une émotion être à l’origine d’une somatisation.
- Mens sana in corpore sano (ou vice versa).
- Le contrôle des signaux émotionnels montrés aide celui des émotions ressenties.
- Être conscient de sa pensée et pouvoir y retourner, donne-t-il la faculté de la contrôler, la diriger ?

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02 mai 2015

« Quel est le rôle des cas particuliers en philosophie? »

- Le cas particulier sert de base à la généralisation et de contradiction à celle-ci.
- Un cas exemplatif peut servir d’accroche à un développement, il s’inscrit dans le réel et mobilise des affects; particulier, il risque d’être utilisé pour biaiser un raisonnement.
- En droit, la jurisprudence s’appuie sur des cas particuliers pour apprécier les modalités d'application des lois.
- Le cas particulier déclenche une forme de raisonnement primitif qui n’est pas rationnel et qui peut néanmoins s’avérer efficace.
- Le raisonnement logique vient en deuxième ligne, après une prise de distance vis-àvis des émotions, par tentative d’établir une théorie dans laquelle il s’inscrit, et essai de lever les contradictions.
- Une expérience inédite crée la surprise, base de rectification des modèles antérieurs.
- La sélection des observations signifiantes s’établit par les variations remarquées par rapports aux prévisions.
- Une collection de cas particuliers induit la recherche de propriétés communes et de différences; le choix de catégories pour les classer s’appuie sur les valeurs attribuées, (ou sur la culture ?), elle peut être la base de création d'un concept.  
- Un cas est particulier dans la mesure où, même s’il s’insère dans un modèle, il a des spécificités significatives, et sert alors  à affiner ou à nuancer une thèse ou à élaborer une nouvelle proposition qui les intègre. 

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25 avril 2015

« La philosophie est-elle une exploration des convictions ? »

- La croyance est utile pour agir, une valeur y est attachée, la conviction est une croyance raisonnée, mais personnelle.
- Des contradictions internes entre convictions, croyances et actions génèrent de l’angoisse; la cohérence, l'harmonie est recherchée avec plus ou moins de lucidité.
- La démarche philosophique tend à lever les contradictions et à structurer.
- L’exploration est l’examen des éléments, de leurs relations, elle comprend la remise en question
- Le recul, la distanciation, dégagée des émotions, permet d’éprouver le raisonnement, qu’il soit empirique ou théorique.  C’est une étape vers la clarification.
- L’essentiel de la réflexion philosophique est la distance; la jouissance de l’intégriste est qu’il n’a pas de distance.
- Un regard extérieur, l’altérité d’un dialogue, d’une lecture aide à prendre le recul, parfois inconsciemment évité car déstabilisant. 
- La réflexion est la tentative de remettre en cohérence un ensemble perturbé par un évènement, une observation qui a abouti à la modification d’une conviction.   
- Explorer les représentations, les interprétations, les concepts, aide à expliciter.
- La philosophie sort de la démarche personnelle, a une visée plus large, vers un système intelligible. 

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18 avril 2015

« Faut-il être philosophe pour être politicien ? »

- Le philosophe cherche un sens, les conditions du bonheur, il peut inspirer le politicien.  
- Le politicien peut douter mais ne peut le montrer.
- Pour gérer la cité, il est bon d'être l'ami des sages et des savants.
- Une thèse philosophique peut donner lieu à une idéologie, dont use le politicien.
- Le politicien utilise les émotions pour se faire élire et pour persuader mais s’appuie sur la raison pour gérer.
- Plusieurs politiciens ont été écrivains, la rhétorique est un atout.
- Le philosophe analyse l’universel, le politicien analyse le contingent.
- Platon ou Machiavel ?      Juste mesure ou les moyens justifiés par la fin ?        au service du citoyen ou de l'état ?
- Le politicien philosophe Machiavel à cherché l’universel à travers le contingent.
- La philosophie peut aider à éviter les pièges du pouvoir, déconnection de la réalité et illusion de puissance, ainsi qu’à donner de la hauteur, une vue à long terme.
- L’homme d’état a un projet, le politicien se borne souvent à gérer et suivre la ligne de son parti, mais..un homme de parti est une partie d’homme (José Bové).
-  Pour le philosophe, c’est le discours de la méthode, le politicien, la méthode du discours.

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