Le meilleur café philo de Bruxelles

24 décembre 2018

En raison de la fermeture du lieu d'accueil de nos palabres, nous ferons une pause de trois semaines, le prochain café-philo aura lieu le 19 janvier.

Joyeux Noël et Excellente Année 2019 à tous

 

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22 décembre 2018

« Le sujet n’apprend que ce qu’i s’attend à apprendre. La découverte ? »

- Nous désirons apprendre pour combler des lacunes identifiées, pour comprendre et compléter.
- Dans la quête d’information, nous découvrons des zones imprévues inexplorées.  
- Plus on sait, plus on sait ce qu’on ne sait pas.' La vraie science est une ignorance qui se sait' (M. de Montaigne).
- L’effort accordé à l’apprentissage ouvre le champ, vers des horizons imprévus.
- La sérendipité offre des indices à grappiller sur le chemin, hors du cadre de la recherche initiale.
- Les nouveaux savoirs obligent à réorganiser et parfois à modifier nos représentations mentales, dévoilant de nouveaux possibles.
- C’est le doute qui conduit à la découverte.
- L’apprentissage se fait lorsqu’on est confronté à une surprise, une observation ne correspondant pas à nos prévisions.
- La découverte peut venir de percepts, de nouveaux décryptages, ou de mise en lien de domaines auparavant séparés.
- La curiosité donne la motivation pour l’apprentissage.
- Peut-on changer ses représentations initiales ?
Ce qui nous a menés au deuxième sujet du jour….

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« Nous sommes dirigés par des archétypes qui se répètent. »

- L’archétype est un modèle idéal, ou idéel ?, une structure ancestrale.
- Les concepts délimitent et organisent la structure mentale et s’y forment.    
- Les archétypes appartiennent à l’inconscient collectif, sont-ils transmis par la culture (mythe, contes) ou fondent-ils celle-ci ?           
- Ils forment des images représentatives, sur lesquelles s’articulent les attitudes et les décodages.
- La transmission des archétypes se ferait-elle à travers le langage, par la connotation plus que par la dénotation ?   
- Tant qu’ils n’émergent pas à la conscience, ils ne peuvent être évalués ni adaptés.
- L’identification à des modèles oriente nos comportements par projection.

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15 décembre 2018

« L’essentiel est sans cesse menacé par l’insignifiant. » (René Char)

- Trop souvent occulté par l’insignifiant, l’essentiel est perdu de vue ou reporté.
- L’action dans l’urgence est ponctuelle, sans considérer l’orientation générale qu’elle dessine.
- Les préoccupations quotidiennes prennent le pas sur les perspectives.
- On réagit émotionnellement, par désir,  l’essentiel se discerne par le raisonnement.
- L’exigence de raison s’éduque par sa valorisation, les exemples, l’analyse.
- Nous sommes débordés de choix sans responsabilités, sans en  percevoir les enjeux.
- La compréhension des enjeux dépend de l’information.
- L’essentiel paraît différent selon les individus, ou pour l’ensemble.  
- L’essentiel se dégage à long terme, avec le recul, la projection, l’éclairage historique.
- La distraction endort les consciences.         
- Sommes-nous dans un déni de réalité par confort, ou poussés par le besoin ?
- Pourtant ‘on ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux’ (A. de Saint-Exupéry).

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08 décembre 2018

« Le plafond de verre existe-il vraiment ? »

- Il est la limite invisible de l’ascension sociale de certaines catégories, en particulier des femmes.   
- Même s’il tend à se craqueler, il est encore une réalité.
- Il semble lié à la culture, moins marqué dans les pays nordiques et, en Chine, il persiste en politique mais pas dans les affaires.
- La gestion féminine peut différer de celle masculine par une plus grande souplesse ou créativité.
- Les hommes seraient plus enclins à la compétition et les femmes à la coopération, ou est-ce le résultat du rôle attendu ou attribué ?
- Vient-il d’un consensus non exprimé des dirigeants, ou d’une autolimitation inconsciente ?
- Les entreprises valorisent la disponibilité et la mobilité plus malaisée pour les femmes ayant des responsabilités et des contraintes familiales.
- Les freins à la promotion semblent relever des stéréotypes.     
- Les priorités,  le goût de pouvoir, les désirs d’ascension sont-ils naturellement différents, ou dépendent-ils de leur valorisation sociale ?
- Est-ce une question d’aptitude, de capacité, de compétence ? 
- Les capacités se développent par leur pratique.       

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01 décembre 2018

« Y a-t-il des conditions extérieures au bonheur ? »

- Le bon heur est un heureux hasard ou peut-être une disposition à le déceler.
- Le bonheur dépend-il d’une attitude, de l’aptitude à l’apprécier ou des circonstances ?  
- L’atteindre par la réalisation de soi ne revient-il pas à agir comme un robot programmé ?
- Dans l’eudémonisme, le bonheur est le moteur de l’action.
- Si on le situe où l’homme trouve sa place naturelle, (cf Aristote), la justesse des actions et des interactions y contribue, elle s’atteint par essais et erreurs. 
- Il relève de la possibilité de relations sociales harmonieuses, des conditions de vie permettant des choix, de l’accès au savoir et d’une éducation vers l’autonomie et la responsabilité.
- Si des conditions extérieures le favorisent, pouvons-nous contribuer à les instaurer ?
- ‘Le bonheur est un idéal, non de la raison, mais de l’imagination.’ (E. Kant)
- Le bonheur est un état intrinsèque, fait de plénitude, de sérénité, de présence à soi et au réel.
- Il se construit par les expériences, la compréhension de ce qui arrive, il est à réajuster en permanence.   
- La sérénité mène à l’acceptation, si elle conduit à l’ataraxie, le bonheur qui en procède est-il de même nature que la joie de vivre et d’agir ?

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24 novembre 2018

« Heureux ceux qui ont faim et soif de justice... »

-  ‘..Car ils seront rassasiés’ (Matthieu).  Quand, où et comment ?
- La justice ne se limite pas au respect du droit, elle se ressent comme une exigence.
- L’aspiration à un idéal n’est pas un but, elle oriente et motive l’action.
- La justice est une vertu complète selon Aristote, elle englobe les autres dans la quête d’harmonie.         
- La justice contribue à la cohésion de groupe, il est naturel que l'évolution en ait favorisé l'appétit.                                        
- La société ne peut se réduire à un ‘homme moyen’, la diversité des aptitudes et des motivations appelle l’équité, l’égalité des chances plutôt que l’égalité de traitement (justice distributive vs commutative).
- L’équité serait la juste appréciation de ce qui est dû à chacun, selon les besoins ou le mérite ?  
- Faut-il évaluer selon l’intention ou le résultat ?, les aptitudes ou l’effort ?
- Les règles sont inculquées par l'éducation, par la sanction si on les enfreint et la récompense si on les suit.     
- La vertu est a elle-même sa propre récompense (Spinoza). Elle inspire le respect, la reconnaissance du groupe, et/ou la gratification de l'image de soi.
- La justice sociale est-elle la répartition des richesses, ou la réponse minimale aux besoins vitaux par la solidarité ?
- La faim de justice se nourrit par les miettes semées, les actes qui tendent à équilibrer sa balance.

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17 novembre 2018

« A quoi sert le ‘grand laboratoire du monde’ ? »

- Interrogation sur l’utilité ou le sens ?  ne présume-elle pas une téléologie ?
- Depuis le ‘big bang’, l’univers se déploie dans l’espace et le temps, produit de la complexité, des zones d’auto-organisation et des  propriétés émergentes.
- Une structure dissipative persiste en consommant de l’énergie extérieure, le fait de persister en fait un espace d’évolution.
- Le monde se décrit en terme d’interactions, d’adaptations de proche en proche sans signification.
- Les modèles du monde basés sur des agents avec volonté propre, sont des projections de notre conception de la liberté.
- Décrire le monde en terme d’effets est-il opposé à l’idée d’agent ou la recule-elle à une cause première ?   
- Un monde perçu en tant que chaîne d’effets sans cause nous pose la question du libre arbitre.  
- Contempler l’univers à la recherche d’harmonie ne demande pas de quête de sens.
- Nous sommes le siège d’émotions contradictoire, le désir d’unité est une manière de les résoudre. Le concept de l’unicité de l’être, de l' ‘unus mundus’ appelle une réalité sous-jacente unifiée.                       
- Se poser la question serait une recherche de sens à donner à sa vie, l’inscrivant dans un processus en oeuvre.
- L’évolution culturelle prend le pas sur l’évolution biologique chez l’humain, produisant ruptures d’équilibres et désorganisation.

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10 novembre 2018

« La culture est-elle un avantage ou un inconvénient pour l’individu ? »

- L'individu est formé à la fois de son héritage génétique, culturel et de son expérience.
- La culture donne un accès à l'expérience des ancêtres et à leurs créations.
- Elle est un atout pour des interactions efficientes dans un groupe
- Nécessaire à la reconnaissance, elle permet de s'identifier, d'être accepté.
- Les difficultés viennent des contradictions de valeurs, ou des interprétations erronées de comportement.
- Une culture exclusive est un désavantage pour l'adaptation dans un autre groupe.
- Système de croyance et de valeur, elle  nous enferme dans une bulle d’ ‘‘habitus’’, l’ignorance des mécanismes ou la résistance aux évolutions induit des incompréhensions entre groupes, générations.  
- Le langage symbolique offre une variété d’attribution de sens et une prise de distance qui enrichissent les relations.
- Si la culture détermine des modes de pensée, des interprétations du réel, elle les limite aussi si on y reste enfermé.
- Elle nous éloigne de la nature au point d’y apporter des déséquilibres irréversibles.
- La culture se substitue à la programmation instinctuelle et permet ne évolution rapide, mais n’étant pas transmissible génétiquement, elle implique une vulnérabilité à la naissance et une dépendance plus longue, elle a fait de l’homme un être curieux non spécialisé.

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03 novembre 2018

« L’intelligence artificielle dominera-t-elle le monde ? »

- Risquons-nous d’être dépassés par les machines que nous avons conçues ?
- L’A.I. est un ensemble de circuits programmés, capable de résoudre des problèmes et d’apprendre.
- ‘Celui qui deviendra leader en ce domaine sera le maître du monde‘. (V. Poutine)
- La maîtrise d’une technologie ne présume pas de son utilisation et de ses visées.
- La machine a comme avantage sur l’homme sa vitesse de calcul et sa mémoire.
- Un circuit répond par O ou 1, sans nuancer selon les conditions ou la réaction de l’interlocuteur.
- L’A.I. n’a qu’un mode de transmission, elle ne peut moduler ses décisions selon des transmetteurs qui leur affectent des priorités.  
- Nous computons comme la machine, mais nous attachons une valeur aux solutions, selon notre expérience ou celle transmise par nos ancêtres.
- La machine envisage toutes les probabilités et peut trouver des solutions auxquelles l’homme n’avait pas pensé ou avait occulté
- Les algorithmes optimisent des stratégies et peuvent être mis en réseau, l’A.I. forte peut déployer des facultés d’adaptation et de d’anticipation.
- Les réseaux de neurones artificiels présentent de danger que si leur programmation est mal contrôlée.  
- Les problèmes deviennent de plus en plus compliqués car les systèmes de contrôle sont automatisés.
- Ces machines risquent de privilégier des stratégies d’évitement de l’intervention humaine afin d’atteindre le but avec une efficacité plus grande, si on ne prévoit pas de système d’oubli de celles-ci.
- Ce qui risque de dominer le monde, ce sont les objectifs des programmeurs et des firmes ou autorités qui les emploient.

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27 octobre 2018

« La haine est une défaite de l’imagination. (G. Green) »

- La haine est aversion ou désir de nuire, de détruire son objet.  
- La haine est une propension à repousser ce qui a causé une peine ou un dommage
- Elle venir d’une colère rentrée, d’un désir de représailles non assouvi.
- Attribuer la faute d’une expérience négative à autrui est plus simple que de se remette en question.  
- L’aversion déclenche la fuite; si on ne peut échapper, il y a double contrainte et violence.
- L’imagination permet de transposer, de s’identifier, et,.., peut-on encore haïr ce qu’on comprend ?
- Les haines transmises dans un groupe ou une famille servent à en maintenir la cohésion, l’adhésion à cette exclusion de ‘boucs émissaires’ serait une forme de conformisme.  
- La haine cache parfois une peur, un refus d’accepter ses propres penchants.
- L’imagination est créatrice d’hypothèses, plus elles sont variées, plus elle offre d’issues à des situations qui semblent insolubles ou permet de sortir du cercle vicieux de la rancune et de la vengeance.
- L’appropriation de son existence, la conscience de sa responsabilité dispense de la rejeter.
- L’imagination permet de changer de cadre de réflexion.

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20 octobre 2018

« La raison permet-elle de faire un choix d’action ? »

- La raison fait des liens et articule logiquement les données sensorielles et les idées
- La décision est une combinaison de prédiction et d’attribution de valeur à leur résultat.
- Le choix se base sur l’expérience et son interprétation, l’ensemble des connaissances.
- Les prémisses du raisonnement ne sont pas toujours questionnées, il s’appuie sur des évidences qui sont dépendantes de la culture, des présupposés de la perception. 
- Le choix raisonnable tient compte de l’avis des autres,  la puissance normative du groupe influe sur la sélection des possibles proposés par une raison créative.
- Dans le rationnel, il n’y a pas de valeur subjective, à la différence du raisonnable qui combine affectif et cognitif.
- La raison intervient dans la justification du choix, rationalisation à postériori pour se justifier une décision intuitive ?
- La pensée fait des inférences, y compris avec des données inconscientes, la pensée réflexive les rend conscientes ou les ignore.   
- Les modèles ou les valeurs génériques sont explicites ou non, le choix repose sur des priorités de valeurs.
- La raison s’appuie sur des faits, dont l’angle de vue est personnel, objectivables par la confrontation à l’expérience d’autrui, ou par la prise de distance, mais les critères décisifs sont souvent affectifs.
- Le raisonnement permet d’élargir le choix, de découvrir des alternatives.               
- La raison peut nous aider à optimiser l’action, par le choix du mode ou du moment adéquat.

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13 octobre 2018

« Si voter servait à quelque chose, il y a longtemps que ça serait interdit. » (Coluche)

- Est-ce le vote, la représentativité ou l’inertie qui est en cause ?
- L’attente des électeurs est déçue par la lenteur et le manque d’amplitude des transformations.    
- Quels que soient les élus, quelles possibilités de changements sont à leur portée ?
- La difficulté vient de l’écart entre les intentions déclarées et le champ d’action réel.
- Le système proportionnel demande des majorités de coalition, donc des compromis.
- Sans les élections, les basculements d’ordre social se font sous la pression de la rue.
- Cela sert à choisir les acteurs, les représentants jouent le rôle dévolu à l'état.
- Qui l’aurait interdit ? les élus pour se maintenir ou des pouvoirs dérobés ?
- Disqualifier la démocratie risque d’en désintéresser encore plus les citoyens.
- Si cela ne servait à rien, pourquoi est-ce  interdit ou confisqué dans certains pays ?

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06 octobre 2018

« Ce que nous ne voulons pas apprendre par la sagesse, nous devons l’apprendre par la souffrance.»

- Nous apprenons par l’expérience, qu’elle soit bonne ou mauvaise, sans sagesse, nous insistons tant qu’elle est bonne, jusqu’aux limites signalées par la souffrance.
- L’apprentissage se fait aussi par imitation, et par l’accès à l’expérience d’autrui dans la lecture.
- La sagesse est  aussi véhiculée par les préceptes moraux, les dictons, les contes.
- La sagesse combine la connaissance,  la réflexion, le savoir-faire et la raison, elle se rapproche de la phronesis,  mélange de modération et de discernement.
- Elle est une propriété d’un comportement, choix du juste milieu approprié.
- Préserve-elle de la souffrance ou permet-elle de la dépasser ?
- L’adversaire de la sagesse est le confort de l’irresponsabilité.
- Qu’apprend-on dans la souffrance: la résignation, le rejet de responsabilité, ou  le moyen d’en sortir ?
- L’apprentissage se fait aussi par essai et erreur, le cerveau fonctionne en apprenant de ses erreurs.
- Peut-on repérer ses erreurs sans souffrance ?
- La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent (A Einstein). mais nous répétons des schémas de comportement tant que l’origine de la souffrance ne se dégage pas  distinctement à la raison.
 - Les choix de vie inappropriés sont source de souffrance, bien l’interpréter aide à choisir une autre voie.

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29 septembre 2018

« Qu’est-ce que le génie ? »

- Le talent se reconnait à la perfection dans l’exercice d’un art, le génie se distingue par son caractère novateur et extraordinaire.
- Il apparaît comme une supériorité intellectuelle et créatrice.
- Le génie s’appuie sur une capacité de perception hors norme, affranchie des cadres de pensée établis.
- Le génie découvre ce qui nous échappe, dévoile une évidence.
- Il ouvre des voies inexplorées ou apparemment sans issues.
- ‘Le génie est le délire organisé’ (Scriabine),  ou ‘le talent qui permet de donner à l’art ses règles’ (E Kant)
- Le génie vient par intuition, il reste méconnu s’il ne trouve pas une expression intelligible.
- L’ingéniosité se déploie dans un esprit indépendant.
- L'expression s’éprouve comme un besoin impérieux.
- Le génie est toujours indu, il semble incongru avant de s’imposer.
- Lorsqu’il se manifeste en sciences, il déstabilise les bases du raisonnement.
- Le génie est la capacité d’être à l’origine d’un nouveau paradigme.

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22 septembre 2018

« Qui gardera les gardiens ? » (Juvenal)

- Une spirale de surveillance hiérarchique suppose un gardien ‘idéal’ au sommet
- La déontologie garde les impératifs d’une fonction en interne, entre pairs.
- Le rôle de la presse est de diffuser l’information vers les citoyens, encore faut-il qu’elle soit libre, diversifiée et indépendante.
- Les médias surveillent, le vote sanctionne.        
- Même informé, quel moyen de peser sur les choix ?, la désobéissance civile, le boycott, les pétitions, manifestations n’ont d’impact que si elles se font à grande échelle.
- La séparation des pouvoirs permet un contrôle réciproque, d’un secteur sur un autre de même niveau.  .
- La vigilance requiert un détachement et une indépendance d’esprit, mal conciliables avec l’implication.  
- Quel contrôle aurons-nous sur les technologies du futur ? (AI fairness 360 peut détecter les choix inadaptés de l’intelligence artificielle, mais il faut pouvoir intervenir dans des processus automatiques).
- Le sens de l’honneur de la fonction exercée et l’autonomie morale des gardiens sont les meilleurs garants possibles.

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15 septembre 2018

« Même au bord de la catostrophe, la majorité ne réagit pas, par impuissance ou par paresse. »

- Une catastrophe est une discontinuité, un renversement inéluctable et irréversible, on ne peut que palier ses effets.
- Lorsqu’on est au bord, il est déjà trop tard pour l’éviter, la catastrophe s’ébauche, couve avant de s’annoncer, elle est souvent objet de préoccupation lorsqu’elle atteint un point de non-retour.
- L’humain n’est pas seulement seul concerné, mais aussi parfois artisan des catastrophes qui se préparent.
- Les catastrophes d’origine humaines ne sont pas des fatalités, mais les mécanismes qui enclenchent leur processus sont mal identifiés, par déni, rejet de responsabilité ou résistance au changement.                                                                     
- C’est par inconscience, incapacité ou refus de percevoir les signes avant-coureurs (cf. nénuphar en croissance ou grenouille chauffée progressivement.)
- Etre informé ne suffit pas toujours à nous faire réagir et changer, par rejet de responsabilité sur les producteurs.
- L’accroissement de notre puissance est aussi celle de notre capacité à nous nuire.
- La facilité a un prix environnemental, nous sommes réticents à y renoncer.       
- Qui se sent le courage de prendre en main les rênes des chevaux emballés ?
- La majorité silencieuse a-t-elle plus ou moins d’impact qu’une minorité conscientisée et agissante ?
- Les progrès technologiques sont mis en application avant d’en avoir mesurés les risques.
- Parfois, on ne réagit pas, car l’ampleur nous dépasse et nous fascine.

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08 septembre 2018

« Le transhumanisme versus les bioconservateurs. »

- Le transhumanisme est une démarche visant à l’amélioration de la vie humaine par l’apport de la technologie et de la raison, ainsi qu’une réflexion sur les bénéfices, dangers et problèmes éthiques s’y attachant.    
- Nous serions en transition vers une posthumanité dépassant les limites biologiques.      
- Mettre des palmes, avoir un pacemaker, est-ce déjà du transhumanisme; n’y a-t-il qu’une différence de degré ou est-elle d'une autre nature avec les possibilités d’augmenter les capacités cérébrales par des implants de nanopuces ?
- Le progrès pose toujours des problèmes éthiques et moraux, faut-il s’appuyer sur le principe responsabilité, ou du moins appliquer celui de précaution, mais peut-on anticiper tous les risques ?
- L’évolution technologique est bien plus rapide l’évolution biologique, mais ne se fait pas en interaction avec l’environnement.
- Le développement d’une forme d’intelligence risque de se faire au détriment des autres formes.
- L’accès aux technologies ne peut-il pas  donner un pouvoir, une suprématie à certains ?    ou être l'objet de manipulation ?       
- Les ressources et informations nécessaires peuvent être des lieux d’amplification des inégalités
- Augmenter des capacités artificiellement risque de  faire perdre des aptitudes transmissibles, à l’encontre de l’évolution (quid d'un eugénisme inavoué). 
- L’accélération du progrès peut mener à des singularités, dont les conséquences sont imprévisibles.
- Augmenter la longévité peut accentuer le risque de surpopulation, la limitation se fait selon le niveau de vie.
- Perdre la conscience de notre finitude, ne présente-il pas un risque de réduire le goût, le sens de la vie et de l’action ?
- Le transhumain est un homme qui reste un homme, mais se transcende lui-même en déployant de nouveaux possibles de et pour sa nature humain. (Julian Huxley).

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01 septembre 2018

« Tout pouvoir se fonde sur une hiérarchie de valeurs morales. »

- Le pouvoir peut se prendre par la force, être attribué par la reconnaissance d’une capacité adéquate, mais se justifie par ou s’appuie sur une idéologie.
- L’éthique ou la morale établit des priorités entre des valeurs, orientant nos choix d’action.  
- Le pouvoir émerge d’un système de valeurs adapté aux circonstances.
- L’adhésion au pouvoir mène à envisager des valeurs génériques comme des valeurs subjectives.
- Un consensus se fait sur le mode de pouvoir, ou sur le résultat attendu.
- L’exemplarité de la mise en œuvre du pouvoir modifie les mentalités, instaure de nouvelles normes morales.
- Le pouvoir tend à normaliser les opinions, le pouvoir fort, au risque de s’apparenter au lit de Procuste, vise à les formater.
- Au-delà de la manipulation de l’information, de la propagande, les pratiques en porte-à-faux avec les valeurs promues finissent par attiser les critiques ou les révoltes.

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25 août 2018

« Pourquoi l’être humain refuse-il d’être un processus physico-chimique ? »

- Notre système de valeurs en serait relativisé, la perte d’un de ses piliers génère des angoisses.
- Cette idée nous assimilerait-elle à des animaux ou à des robots ?   
- Programmé par le code génétique, le processus n’est  ni défini, ni déterminé, seulement ses modes de fonctionnement.
- Naissant immature, l’homme nécessite un long apprentissage, transmet le savoir construit par les générations précédentes, influence le processus par la culture et la morale.
- Il est un processus exposé au langage articulé, ce qui en fait sa spécificité.
- Incarnation de l’être ou y procédant ? Descartes ou La Mettrie ?
- Incarner, apparaitre comme la représentation d’une réalité abstraite, ne préjuge pas de l’unité ou de la dissociation des deux aspects.
- Notre responsabilité est-elle d’alimenter le processus au mieux afin de l’optimiser ou de l’inscrire dans un plus grand en interaction avec les autres ?
- On aimerait croire que la conscience de soi et de la pensée, permet de faire des choix raisonnés, mais le juge prononce des condamnations plus lourdes avant son déjeuner qu’après.  
- N’est-ce pas le contraire, ne voudrait-on pas n’être qu’un processus pour nous dédouaner ?
- La responsabilité de nos actes en semblerait réduite, mais même déterminés, nous devons assumer les conséquences de nos choix, en répondre et en tirer des leçons.
- Le processus humain n’est qu’un peu plus complexe que celui de la plante.

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