Le meilleur café philo de Bruxelles

11 avril 2015

- - - Relâche de Pâques - - -

Mais,  ceux qui sont venus, ont pu disserter de :  la radicalisation.., l'esprit critique.., le libre examen.., et  le modèle à un coup.

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]


04 avril 2015

« Le "savoir" limite-t-il la "pensée" ? »

- Le 'savoir' est un ÉTAT. Nos connaissances sont acquises par l'éducation, l'instruction, et l'apprentissage.
- La 'pensée' est une ACTION. Quand elle fait interagir les savoirs, elle est alors créative, en mode réflexion.
- Réfléchir, c'est expérimenter virtuellement.
- L’ignorance consciente d’elle-même, peut amorcer la pensée. Le savoir cru, peut l'étouffer par contre.
- L’évidence n’éveille pas de question. Le plaisir de la découverte est fonction de la curiosité, et d'éventuelles inhibitions culturelles..   
- " La curiosité est la mère de la connaissance ", versus " la curiosité est un vilain défaut ".
- Il est convenu de cataloguer les différentes sortes de 'pensées' (scientifique, spirituelle, etc); ce sont les domaines dans lesquels peut s'exercer la réflexion.
- Le fait de réfléchir, est (au départ du savoir) un mécanisme qui suppose des outils (imagination, logique, libre examen, etc) ;  il peut s'enrichir par lui-même.  
- Si on a peur de penser, on se réfugie dans le savoir ;  sinon, le savoir nourrit la pensée.
- " Tout fait farine au bon moulin ".

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

28 mars 2015

« Comment la nature et la culture cohabitent-elles ? »

- La culture est un phénomène de groupe, un consensus sur les formes et moyens d’interactions.
- Est-ce la culture ou la nature qui divise les hommes ?
- La nature et la culture sont interdépendantes, un équilibre se fait, entre recherche d’individualité ou de groupe.
- Élargir sa culture épanouit, augmente la confiance en soi et en l’autre.
- On n’a pas parlé de l’accaparement des richesses culturelles.
- La culture populaire profite à la nature humaine.
- La culture est devenue la seconde nature de l’homme.
- Le naturel transparaît dans la perte de contrôle, ou lors de la rencontre individuelle avec un membre d’un groupe dont les codes sont inconnus.
- L’éducation peut écraser la nature, affaiblir la confiance de l’individu en ses ressources,   organiser les pulsions n’est pas les nier.
- La nature se manifeste dans les émotions, la culture dans leur interprétation, leur représentation.
- Je lave mes pommes de terre aussi…   par pudeur, je les mange en chemise.

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [2] - Permalien [#]

21 mars 2015

« Dans l’adversité, faut-il lutter ou vaut-il mieux capituler ? »

- ‘Il faut’ (comme une nécessité) semble être une injonction (de soi-même..,ou du groupe ?) ; ‘il vaut mieux’ serait le fruit d’un jugement raisonné.
- L'adversité est constituée des différentes sortes d'obstacles rencontrés sur le chemin de nos actions.
- Lors de cette rencontre, ne se propose, instinctivement, que le choix (impératif) d'affronter, de s'immobiliser, ou de fuir ;  mais, la faculté de réflexion nous permet de peser des valeurs.
- On dit : "lutter contre l'adversité" = "faire face", c'est : affronter (lutter), résister (désobéir) ou  éviter (contourner).
- Lorsqu'il y a affrontement, l'enjeu est "sérieux", souvent inconsciemment multiple, et parfois n'est même qu'un prétexte..; mais.. les conséquences éventuellement encourues, valent-elles l'issue du combat ?
- Les pertes d’énergie, de moyens, de motivation, d’espoir .. peuvent inciter au renoncement ;  de même aussi, que la prise de conscience soudaine, du futile, absurde, ou dérisoire.. de l'objet de la lutte.
- Lutter ne se réduit pas à se confronter ouvertement, il convient parfois de louvoyer ou d’attendre la vague.
- Quand l'adversité résulte d'un changement de conditions, une voie possible est de s’y adapter.
- Une crise est aussi une opportunité à saisir, ou une étape d'un processus de "destruction créative".
- On a perdu cette bataille, pas la guerre. (Duff Cooper, De Gaulle)
- L'adversité peut être aussi, le résultat d'une action menée mal à propos.
- Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie, et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir.. (Kipling)
- Capituler face aux moulins à vent, peut "ouvrir"  LA  perspective.

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [1] - Permalien [#]

14 mars 2015

« Qu’est-ce qui est - définitif ? »

    " Tout n’est-il pas définitivement temporaire ? "
- Est définitif ce qui a été fixé, dans un contexte donné..
- La notion de définitif s’inscrit dans le temps, mais est différente de la permanence, ou de l’irréversibilité.
- La pensée axée sur l’état, se préoccupe du ‘définitif ’ ;  à l'opposé de celle mettant l’accent sur le changement.  
- Une croyance peut être définitive ; on n’y revient plus si elle est l'aboutissement d'une réflexion.  Elle sert de base pour agir, raisonner..;  mais cependant, elle ' sclérose '  la pensée ..
- Les affirmations philosophiques sont définitives ;  les axiomes, postulats et raisonnements mathématiques logiques, le sont également.
- Une proposition est vraie si elle est en adéquation avec l’observation ;  en science, elle est définitive jusqu’à ce qu'une expérience la réfute.
- Si une vérité est : "ce que l'on ne peut changer",  elle est  définitive.  [cf résumé du 18/10'14]
- Un état est " définitif " tant que sa -définition- n’a pas été modifiée par l’effet d’une action.

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]



07 mars 2015

« Quels sont les obstacles à notre développement ? »

- Le développement, collectif ou individuel, ne se fait pas selon une progression linéaire, il est une suite d’équilibres mouvants, de répétition d’expériences parfois infructueuses, de stagnations.
- L’évolution de l’homme vers l’épanouissement de ses aptitudes est un processus jamais abouti de perfectionnement qualitatif.
- La mesure de la qualité est la satisfaction, mais l’insatisfaction n’est-elle pas moteur de changement ?
- Une voie est de se fixer un objectif, d’avoir un désir conscient et réfléchi de passer d’un état à un autre, d’entreprendre le changement, d’agir étapes par étapes dans la direction choisie.
- Une perspective plus large laisse la place aux opportunités, accueillir et accomplir au mieux, l’important est le chemin; mais: 'quand on ne sait pas où on va, on arrive ailleurs'.
- Il faut avoir une idée juste de soi, des choses et des autres, la lucidité serait la condition et le fruit du développement.
- Pour éviter la répétition des erreurs, elles doivent être identifiées, appropriées, devenir sources de remise en cause, construire un chemin d'expériences.
- L’équilibre entre les différents plans: intellectuel, social, comportemental, doit être harmonieux.
- La peur ou l’anxiété (de l’échec, du mauvais choix) est une entrave; la sécurité d’une situation même insatisfaisante est parfois préférée au risque.
- Le confort, les habitudes, les dépendances, sont des freins.
- Obstacles ou pièges, gouffres ? (Espérance et bonne fortune sont des noms de mines).
- Surmonter les obstacles n’est pas le chemin obligé pour les dépasser, ils peuvent être contournés.

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

28 février 2015

Café, philo sans thème, échanges variés et pertinemment prolongés, magistralement animés et éclairés à propos de nombres, de représentation, de valeur, de raison, de vie.. 

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

21 février 2015

« Comment dépasser l’incommunicabilité, entre croyants et non-croyants ? »

- La communication s’établit au travers de codes de langages : verbal (cognitif)  et non verbal (affectif).
- La croyance colore le code, influe sur la connotation ;  la compréhension demande une transposition.
- Une croyance est considérée comme vraie, si une valeur y est attachée.
- L’intonation communique la valeur.
- La non-croyance comme position de scepticisme, de neutralité, de rejet ..  ou souplesse d’esprit ?
- Une croyance rassure, une croyance partagée donne un sentiment de communauté.
- Tout dépend de l’enjeu de la communication :  pour établir une relation, pour partager, ou pour déterminer une action commune ?
- On peut communiquer entre croyances différentes, si on ne doit pas prendre de décisions qui les impliquent.
- Dépasser les zones de confrontation, peut se faire par contournement, glissement de l’enjeu ou de la valeur, par l’utilisation d’un autre canal, la mise en avant d’une autre valeur commune, la recherche d’un compromis par l’accent mis sur les conséquences.
- La ' décision ' peut être confiée à un tiers (ex: éthique médicale), ou être facilitée par un médiateur.
- La pratique de l’écoute active, la reformulation par la prise en compte de l’autre, permet l’ouverture.  
- Le chaos de la confrontation des dogmes, peut engendrer leur explosion  ou un surgissement de spiritualité.
- Toute croyance porte sa part de doute.
- La communication est un exercice d’adaptation mutuelle. 

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

14 février 2015

« Vivre est-il un choix ou une nécessité ? »

- Vivre est la chose la plus rare, la plupart des gens se contentent d’exister. (Oscar Wilde) 
- Nos gestes semblent  souvent s’imposer comme nécessaires, déterminés.
- La nécessité se perçoit comme un besoin; l’action pour y répondre peut-être l’objet d’un choix.
- Le choix est conscient si les différentes possibilités sont envisagées, connues; inconscient, il se fait par habitude, automatisme ou conformité.
- Examiner la motivation de nos actions permet de prendre conscience que le choix existe.
- L’urgence, les contraintes extérieures restreignent les choix, éludent des alternatives.  
- Chaque acte posé entraîne des conséquences, des responsabilités, de nouvelles nécessités…
- Le stimulus est externe ou interne (nécessité vitale), physiologique ou psychologique.  
- Le choix se fait par une évaluation du rapport coûts/bénéfices, parfois dans des domaines et des temporalités (immédiats - lointains) différents.
- La nécessité n’est  pas toujours identifiée comme telle; nous avons une illusion de choix.
- Assumer ses choix, même contraints, aide à s'approprier sa vie.
- Un choix n’est-il libre que s’il est contingent ? 

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [1] - Permalien [#]

07 février 2015

«..L’idée, terrifiante et juste, que dans la vie tout ce qui est inéluctable n’a décidément pas d’importance.»(Pierre Murat)

- Juste si l’importance d’une chose se mesure à la possibilité d’action.
- Ne pouvoir agir sur l’inéluctable, n’empêche pas de tenir compte des conséquences probables lors de nos actions ou de chercher à prévoir quand cela se produira.
- La mesure de l’importance est-elle jugement de valeur ou de raison ?
- Cette idée, rapprochée de la position du stoïcisme (Cfr. Marc Aurèle), met en contradiction la sérénité qu’elle implique et l’idée ’terrifiante’.
- Ce qui est terrifiant, est-ce l’inéluctable ou l’importance déniée (indifférence des gens ou des choses) ?
- Considérer comme inéluctable, est-ce renoncer à lutter, se sentir impuissant (même à faire sa part, comme le colibri), ou accepter (lâcher prise), voire tomber dans une paralysie fataliste ?
- Ce qui est inéluctable arrivera sûrement, ce qui est inévitable ne peut être évité.
- Ce qui ne dépend pas de moi peut être important si j’y suis attentif, sans m’en laisser affecter.  

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

31 janvier 2015

« L’amour conditionnel est-il une arme de contrôle social ? »

- On peut faire l’hypothèse que le besoin d’amour est le moyen par lequel l’être humain se constitue en animal social.
- On peut considérer le surmoi comme une intériorisation de la menace de perte d’amour.
- Tant que les normes sociales ne sont pas encore intégrées, n’est-ce pas d’abord l’approbation/désapprobation qui est testée, afin de s’établir une grille de comportements permettant des interactions positives ?, ensuite serait recherchée la reconnaissance,l'estime .
- Le besoin d’amour est une faille, dans laquelle se glisse le désir de contrôle.
- Avoir l’espoir de changer, de modeler l’autre, est-ce conditionner son amour ?
- L’éducation est le résultat d’une société, pas uniquement des parents.
- Lorsque l’amour est perçu comme inconditionnel, une réflexion (et remise en cause) au sujet des normes sociales peut s’instaurer, condition d’autonomie.   
- L’amour inconditionnel est une grande liberté.
- Si l’amour est une tentative de symbiose, le désir d’entrer en harmonie avec l’autre module les comportements, dégagés du conformisme.
- Les conditions de l’amour nous échappent, n’est-ce pas une illusion restrictive de croire que l’amour de l’autre dépendrait de nos actes, qu’il se mérite ?
- Vouloir plaire n est-ce pas supposer que l’amour est conditionnel ?

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [1] - Permalien [#]

24 janvier 2015

« Qu’est-ce que - le respect ? »

- sujet abordé sous un autre angle en mars 2012, sa fonction en 2011
- Prise en considération d’une entité (être, règle, idée….) en regard d’une valeur accordée.
- Le respect  envers l’autre se module en fonction de la valeur prédominante.
- Doit-il être réciproque ou ne concerne-t-il que celui qui respecte ?
- Le respect ressenti (ou l’estime) est d’un autre ordre que l’attitude (stratégie de coopération).
- Les règles, principes se respectent par convention, favorisant les interactions.  
- Respecter des valeurs communes entraîne une reconnaissance mutuelle. 
- Le respect de la personne n’est pas celui de ses croyances (même si le droit à la différence est respecté).
- On peut respecter un adversaire et le combattre pour ce qu'il représente. 
- Le mépris est plus destructeur que la confrontation.
- On peut avoir du respect pour une aptitude (manière d’agir, talent), sans qu’il s’étende à l’ensemble de la personne.
- Demande-t-il qu’il y ait dialogue, échange ou est-il octroyé a priori ?

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [2] - Permalien [#]

17 janvier 2015

Deux thés, un chocolat,   pas de café  -  pas de philo      bien que...

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 janvier 2015

« Qu’est-ce que - la liberté d’expression ? »

- L’expression primaire (signaux de besoins), involontaire, est par essence libre ; dès qu’il y a réponse, une communication s’installe, début de codification.
- Les échanges directs permettent une régulation, une adaptation à la manière dont les signes sont interprétés, la communication indirecte (source froide) peut susciter des conflits car la réception est fonction du code et du contexte.
- Doit-on renoncer à la communication pour éviter les conflits ?
- Les règles de l’expression sont culturelles, pour la forme (syntaxe, dénotation, connotation, ton), mais aussi pour le fond (sujets, tabous, codes moraux).   
- Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire. (attribué à Voltaire)
- Le droit ou la possibilité de faire part de ses idées, publiquement.
- Les limites sont définies par la loi (l’incitation à la haine ou à la violence, la discrimination en raison de l’appartenance à un groupe), ou par l’exigence de respect envers les individus.
- Hors des contraintes légales, l’expression se confine souvent au ‘‘politiquement correct’’, par crainte de la désapprobation (autocensure), ou par manque d’esprit critique.
- Ma liberté d’expression ne peut s’arrêter à la liberté d’acceptation de l’autre.
- Sans la liberté d’insulter, il n’est pas possible de dire la vérité –  Sans la liberté de blâmer, il n’est pas d’éloge flatteur. (Beaumarchais).
- Le respect de l’autre n’implique pas de prendre en charge son interprétation, ce serait l’infantiliser.
- Le moteur de l’expression est personnel : besoin de reconnaissance, de partager, de faire groupe ; ou désir d’agir sur les points de vues des autres, de les éclairer, de les faire réfléchir ou réagir.
- L’humour est corrosif, il gratte l’opacité des conventions ; il peut choquer pour interpeller.
- Il ne faut pas confondre dévoilement et provocation.
- Liberté d’expression ou d’action, laquelle est la plus choquante ?
- La liberté d’expression ne résout pas le chaos de la communication.

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

03 janvier 2015

« La vie a-t-elle un sens, ou doit-on lui en trouver un pour survivre ? »

- Cette question se pose à l’individu, s’il ne se sent pas englobé dans un groupe.
- Les conditions de survie matérielles éludent cette recherche, mais, si elles sont remplies, elles ne suffisent pas: l’énergie, le désir de vivre vient des émotions.
Signification ou orientation ?
- La signification s’ajuste par liaison entre le concept que l’on s’est construit et la perception du réel.    
- La vie EST, ce qui me paraît absurde, c’est ma représentation.
- ‘Mais ce désert singulier n’est sensible qu’à ceux capables d’y vivre sans jamais tromper leur soif’. (Camus)
- Le sens se ressent par les émotions, le mal-être incite à le reconstruire.     
- Le sens n’apparaît que de manière exceptionnelle, la vie 'fait sens', comme un épanouissement de ce qu’on ne recherchait pas.    
- La recherche de sens passe par l’identification de ses désirs profonds.
- Se sentir dans l’obligation de vivre peut constituer un sens 'en creux’ (pour ne pas..)
- L’orientation nécessaire vers un état ultérieur peut sembler adaptée à la vie en général - de la protocellule vers des êtres futurs, (que nous en soyons un maillon ou une branche en extinction)- ou  - comme principe de vie que j’adopte, par recherche de progression, de perfectionnement, d’accomplissement de mes potentialités (mais quid lorsqu’on voit ses capacités diminuer ?).
- On ne doit pas dire ‘ma vie n’a pas de sens’, mais ‘je manque de perspectives’.
- Le sens se construit, s’assigner des buts raisonnés en tenant compte des conditions et des moyens et agir, trace le chemin. 
- Si je n’ai pas de but raisonnable et qui me fait plaisir, ma vie n’a pas de sens.
- Doit-elle avoir un sens, ne peut-on pas tout simplement vivre, mais comment ?  Tenir la barre même sans cap ou lâcher prise ?
- Le sens s’écrirait-il en pointillés ?

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [1] - Permalien [#]

27 décembre 2014

« L’humanité est-elle - maître de son destin ? »

- L’humanité est l'ensemble dynamique, des hommes et de leurs interactions.
- La notion d’humanité est sans doute trop restrictive ;  c'est l'ensemble du vivant qui est à prendre en compte.
- Considéré comme prédéterminé (fatum) ou suite inéluctable à un état présent (point de non retour dépassé), le destin ne peut être maîtrisé.   Ici : nous l’envisageons comme un futur, qui procèderait des actions posées.
- Il faut organiser les actions pour être "maître" du destin.    Mais, l’idée de maîtrise n’est peut-être pas le bon chemin vers un équilibre dynamique ;  la disponibilité, l’adaptation .. y contribueraient sans doute mieux.
- La non-maîtrise peut être due soit à un ‘chaos déterministe’ incontrôlable, soit à un manque de liberté, de moyens, ou de capacité.
- La maîtrise du destin ne peut passer que par un accord dans l’opinion publique.  [particulièrement influençable !]
- Ce ne sont pas les individus qui dirigent les choix, mais une "conscience collective".. en évolution.
- L’inconscient collectif précède  la conscience collective.   Et, cette prise de conscience collective, précède généralement, l'inconscient des actes collectifs ..
- Chaque action provoque des réactions.., leur 'chaîne' tend vers un équilibre.
- S’il y a plusieurs groupes, chaque groupe peut avoir une opinion publique différente ;   et le groupe le plus puissant impose les actions choisies, ou manipule les opinions.
- L’affectif ne doit pas dire "j’ai voulu faire l’action", mais "j’ai voulu les résultats de mon action comme prédits par la rationalité"
- Il y a confusion entre le rôle de la raison et le rôle des sentiments, il semble que pour l’instant, les gens en quête d’authenticité, accordent la primauté aux sentiments.   
- L’humanité n'est qu'une espèce vivante parmi les autres ;  il est utopique d'imaginer avoir une quelconque durable influence sur son devenir.

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

20 décembre 2014

« Le fait qu’un animal se reconnaisse dans un miroir, démontre-t-il - qu’il est conscient " de lui " ? »

- Se refléter et réfléchir, sont deux formes de  réflexion.
- Avoir "conscience" de soi, c’est se faire une image mentale de soi,  différente de celle perçue comme étant l’image de l’autre ;  mais distinguo, entre  " soi "  et " identité ".
- Un processus d’individuation, est préalable à la conscience de soi.  [ou, serait-ce l'inverse ?]
- Le soi existe comme agent, comme percevant, et a une existence dans le monde physique. Pour fonctionner dans le monde, il faut avoir connaissance de ces trois aspects mais rien n’impose que cette connaissance soit consciente.  Les expériences du miroir ne démontrent donc  PAS  la conscience de soi.
- Réagir à son nom est-il signe de conscience de soi, ou de dressage ?
- L’apprentissage des effets de nos mouvements, construit un modèle interne fonctionnel ;  l’associer à une image permet-il  de le conceptualiser .. ?       
- S’identifier, s’approprier ses mouvements et son image, n’est  pas  pouvoir y faire appel  hors stimulus.
-   mais.. ‘Je est un autre’ (Arthur Rimbaud).

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

13 décembre 2014

- - - INTERLUDE - - -

-  Éclipse.
-  Asynchronisme.
-  Échecs.
-  Toutes Belles, et Bonnes.

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

06 décembre 2014

« Quel est le rôle des exemples.. dans l’investigation philosophique ? »

- L’exemple peut : être le déclencheur de la réflexion, un appui au raisonnement ;  mais aussi asseoir les conclusions ou les relancer.
- L’interrogation philosophique peut avoir comme point de départ, une surprise (dissonance cognitive)  ou la constatation d’une contradiction.
 - La pensée philosophique est un raisonnement, considéré comme juste s’il est logique, cohérent, et si les prémisses (observations) sont acceptées.
- Le développement du  raisonnement se fait par inférences : déductions, inductions et abductions ;  des exemples peuvent en être les bases.
- L’exemple est contingent ;  son choix, son interprétation, la manière de l’aborder, ne sont pas neutres.
- Des contrexemples  ou des expériences de pensée, sont utilisés en dialectique pour amorcer le questionnement de l’interlocuteur.
- La philosophie peut être vue comme une activité, et ne pas avoir 'obligatoirement' de résultat ; dans cette perspective, les exemples et les généralisations sont les objets de cette activité.
- Dans la mesure où l'on pense que la philosophie dégage des résultats, les généralisations seraient les plus 'signifiantes'.
- Lorsqu’on considère une réflexion philosophique aboutie, la confronter à des exemples (cas particuliers, paradoxes, extension jusqu’aux limites), permet d’éviter le risque d’erreur ou d’incomplétude.
- L’investigation  philosophique utilise les mêmes méthodes que la science ;  la différence réside dans l’objet : en philosophie il porte autant sur la démarche que sur la finalité, et des conclusions distinctes peuvent coexister. 

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

29 novembre 2014

« Qu’est-ce que - la sagesse ? »

- C'est une notion abstraite qui qualifie des attitudes et des décisions, considérées par la majorité comme étant "bonnes".
- La sagesse est associée à l’harmonie et à l’apaisement ; elle est détachée des passions.  Et, même si elle peut être d'une conscience aigüe et en éveil, elle reste d'une adaptabilité sereine.
- Si la compétence est un 'savoir-faire', la sagesse elle, est un 'savoir-être' : cumul de cette compétence, d’expérience, d’intelligence, et de lucidité au regard des évènements.
 Qui serait 'détenteur' de la sagesse ?
- Une personne est devenue "sage" par aboutissement d’un cheminement intérieur ; c'est un 'état d'être' qui est décrété.. par les autres.
- Les avis du sage (ainsi reconnu), ses conseils appropriés, voire ses décisions, sont régulièrement quémandés.   
- Le sage faisant abstraction des émotions, des pulsions, et des enthousiasmes, 'considère' toutes choses de manière neutre.
- On s’attend à ce que le sage ait une connaissance essentielle de la nature et des hommes, et que ses  'décisions'  y prennent source.
- Le sage n'est pas 'en demande' de quelque reconnaissance.. Il n'est pas en attente d 'agir'.. Et si un statut d’autorité lui est accordé, il ne l'a pas recherché (contrairement au leader ou au gourou).
- Si "le mal" disqualifie le sage, il n’est cependant pas exigible qu’il fasse "le bien" en toutes circonstances..
- La vertu, qui est 'à suivre' comme une ligne de conduite gelée, ne semble pas conciliable avec une sagesse flexible ; mais elle semble cependant devoir être une cohérence entre actes et pensées.
 La sagesse peut-elle s’acquérir par l’application de principes ?
- La philosophie propose des chemins vers la sagesse : la raison, l’application de préceptes (tempérance, maîtrise des désirs)..
- La pensée chinoise parle de voie, de disponibilité, de congruence, de juste milieu (équilibre dynamique).
- Montaigne recommande de ‘vivre à propos’.  Il y a les sages précautions, les enfants sages, les sages-femmes, les 'sages parmi les sages'..
 

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]