Le meilleur café philo de Bruxelles

28 février 2015

Café, philo sans thème, échanges variés et pertinemment prolongés, magistralement animés et éclairés à propos de nombres, de représentation, de valeur, de raison, de vie.. 

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21 février 2015

« Comment dépasser l’incommunicabilité, entre croyants et non-croyants ? »

- La communication s’établit au travers de codes de langages : verbal (cognitif)  et non verbal (affectif).
- La croyance colore le code, influe sur la connotation ;  la compréhension demande une transposition.
- Une croyance est considérée comme vraie, si une valeur y est attachée.
- L’intonation communique la valeur.
- La non-croyance comme position de scepticisme, de neutralité, de rejet ..  ou souplesse d’esprit ?
- Une croyance rassure, une croyance partagée donne un sentiment de communauté.
- Tout dépend de l’enjeu de la communication :  pour établir une relation, pour partager, ou pour déterminer une action commune ?
- On peut communiquer entre croyances différentes, si on ne doit pas prendre de décisions qui les impliquent.
- Dépasser les zones de confrontation, peut se faire par contournement, glissement de l’enjeu ou de la valeur, par l’utilisation d’un autre canal, la mise en avant d’une autre valeur commune, la recherche d’un compromis par l’accent mis sur les conséquences.
- La ' décision ' peut être confiée à un tiers (ex: éthique médicale), ou être facilitée par un médiateur.
- La pratique de l’écoute active, la reformulation par la prise en compte de l’autre, permet l’ouverture.  
- Le chaos de la confrontation des dogmes, peut engendrer leur explosion  ou un surgissement de spiritualité.
- Toute croyance porte sa part de doute.
- La communication est un exercice d’adaptation mutuelle. 

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14 février 2015

« Vivre est-il un choix ou une nécessité ? »

- Vivre est la chose la plus rare, la plupart des gens se contentent d’exister. (Oscar Wilde) 
- Nos gestes semblent  souvent s’imposer comme nécessaires, déterminés.
- La nécessité se perçoit comme un besoin; l’action pour y répondre peut-être l’objet d’un choix.
- Le choix est conscient si les différentes possibilités sont envisagées, connues; inconscient, il se fait par habitude, automatisme ou conformité.
- Examiner la motivation de nos actions permet de prendre conscience que le choix existe.
- L’urgence, les contraintes extérieures restreignent les choix, éludent des alternatives.  
- Chaque acte posé entraîne des conséquences, des responsabilités, de nouvelles nécessités…
- Le stimulus est externe ou interne (nécessité vitale), physiologique ou psychologique.  
- Le choix se fait par une évaluation du rapport coûts/bénéfices, parfois dans des domaines et des temporalités (immédiats - lointains) différents.
- La nécessité n’est  pas toujours identifiée comme telle; nous avons une illusion de choix.
- Assumer ses choix, même contraints, aide à s'approprier sa vie.
- Un choix n’est-il libre que s’il est contingent ? 

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07 février 2015

«..L’idée, terrifiante et juste, que dans la vie tout ce qui est inéluctable n’a décidément pas d’importance..»(Pierre Murat)

- Juste si l’importance d’une chose se mesure à la possibilité d’action.
- Ne pouvoir agir sur l’inéluctable, n’empêche pas de tenir compte des conséquences probables lors de nos actions ou de chercher à prévoir quand cela se produira.
- La mesure de l’importance est-elle jugement de valeur ou de raison ?
- Cette idée, rapprochée de la position du stoïcisme (Cfr. Marc Aurèle), met en contradiction la sérénité qu’elle implique et l’idée ’terrifiante’.
- Ce qui est terrifiant, est-ce l’inéluctable ou l’importance déniée (indifférence des gens ou des choses) ?
- Considérer comme inéluctable, est-ce renoncer à lutter, se sentir impuissant (même à faire sa part, comme le colibri), ou accepter (lâcher prise), voire tomber dans une paralysie fataliste ?
- Ce qui est inéluctable arrivera sûrement, ce qui est inévitable ne peut être évité.
- Ce qui ne dépend pas de moi peut être important si j’y suis attentif, sans m’en laisser affecter.  

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31 janvier 2015

« L’amour conditionnel est-il une arme de contrôle social ? »

- On peut faire l’hypothèse que le besoin d’amour est le moyen par lequel l’être humain se constitue en animal social.
- On peut considérer le surmoi comme une intériorisation de la menace de perte d’amour.
- Tant que les normes sociales ne sont pas encore intégrées, n’est-ce pas d’abord l’approbation/désapprobation qui est testée, afin de s’établir une grille de comportements permettant des interactions positives ?, ensuite serait recherchée la reconnaissance,l'estime .
- Le besoin d’amour est une faille, dans laquelle se glisse le désir de contrôle.
- Avoir l’espoir de changer, de modeler l’autre, est-ce conditionner son amour ?
- L’éducation est le résultat d’une société, pas uniquement des parents.
- Lorsque l’amour est perçu comme inconditionnel, une réflexion (et remise en cause) au sujet des normes sociales peut s’instaurer, condition d’autonomie.   
- L’amour inconditionnel est une grande liberté.
- Si l’amour est une tentative de symbiose, le désir d’entrer en harmonie avec l’autre module les comportements, dégagés du conformisme.
- Les conditions de l’amour nous échappent, n’est-ce pas une illusion restrictive de croire que l’amour de l’autre dépendrait de nos actes, qu’il se mérite ?
- Vouloir plaire n est-ce pas supposer que l’amour est conditionnel ?

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24 janvier 2015

« Qu’est-ce que - le respect ? »

- sujet abordé sous un autre angle en mars 2012, sa fonction en 2011
- Prise en considération d’une entité (être, règle, idée….) en regard d’une valeur accordée.
- Le respect  envers l’autre se module en fonction de la valeur prédominante.
- Doit-il être réciproque ou ne concerne-t-il que celui qui respecte ?
- Le respect ressenti (ou l’estime) est d’un autre ordre que l’attitude (stratégie de coopération).
- Les règles, principes se respectent par convention, favorisant les interactions.  
- Respecter des valeurs communes entraîne une reconnaissance mutuelle. 
- Le respect de la personne n’est pas celui de ses croyances (même si le droit à la différence est respecté).
- On peut respecter un adversaire et le combattre pour ce qu'il représente. 
- Le mépris est plus destructeur que la confrontation.
- On peut avoir du respect pour une aptitude (manière d’agir, talent), sans qu’il s’étende à l’ensemble de la personne.
- Demande-t-il qu’il y ait dialogue, échange ou est-il octroyé a priori ?

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17 janvier 2015

Deux thés, un chocolat,   pas de café  -  pas de philo      bien que...

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10 janvier 2015

« Qu’est-ce que - la liberté d’expression ? »

- L’expression primaire (signaux de besoins), involontaire, est par essence libre ; dès qu’il y a réponse, une communication s’installe, début de codification.
- Les échanges directs permettent une régulation, une adaptation à la manière dont les signes sont interprétés, la communication indirecte (source froide) peut susciter des conflits car la réception est fonction du code et du contexte.
- Doit-on renoncer à la communication pour éviter les conflits ?
- Les règles de l’expression sont culturelles, pour la forme (syntaxe, dénotation, connotation, ton), mais aussi pour le fond (sujets, tabous, codes moraux).   
- Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire. (attribué à Voltaire)
- Le droit ou la possibilité de faire part de ses idées, publiquement.
- Les limites sont définies par la loi (l’incitation à la haine ou à la violence, la discrimination en raison de l’appartenance à un groupe), ou par l’exigence de respect envers les individus.
- Hors des contraintes légales, l’expression se confine souvent au ‘‘politiquement correct’’, par crainte de la désapprobation (autocensure), ou par manque d’esprit critique.
- Ma liberté d’expression ne peut s’arrêter à la liberté d’acceptation de l’autre.
- Sans la liberté d’insulter, il n’est pas possible de dire la vérité –  Sans la liberté de blâmer, il n’est pas d’éloge flatteur. (Beaumarchais).
- Le respect de l’autre n’implique pas de prendre en charge son interprétation, ce serait l’infantiliser.
- Le moteur de l’expression est personnel : besoin de reconnaissance, de partager, de faire groupe ; ou désir d’agir sur les points de vues des autres, de les éclairer, de les faire réfléchir ou réagir.
- L’humour est corrosif, il gratte l’opacité des conventions ; il peut choquer pour interpeller.
- Il ne faut pas confondre dévoilement et provocation.
- Liberté d’expression ou d’action, laquelle est la plus choquante ?
- La liberté d’expression ne résout pas le chaos de la communication.

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03 janvier 2015

« La vie a-t-elle un sens, ou doit-on lui en trouver un pour survivre ? »

- Cette question se pose à l’individu, s’il ne se sent pas englobé dans un groupe.
- Les conditions de survie matérielles éludent cette recherche, mais, si elles sont remplies, elles ne suffisent pas: l’énergie, le désir de vivre vient des émotions.
Signification ou orientation ?
- La signification s’ajuste par liaison entre le concept que l’on s’est construit et la perception du réel.    
- La vie EST, ce qui me paraît absurde, c’est ma représentation.
- ‘Mais ce désert singulier n’est sensible qu’à ceux capables d’y vivre sans jamais tromper leur soif’. (Camus)
- Le sens se ressent par les émotions, le mal-être incite à le reconstruire.     
- Le sens n’apparaît que de manière exceptionnelle, la vie 'fait sens', comme un épanouissement de ce qu’on ne recherchait pas.    
- La recherche de sens passe par l’identification de ses désirs profonds.
- Se sentir dans l’obligation de vivre peut constituer un sens 'en creux’ (pour ne pas..)
- L’orientation nécessaire vers un état ultérieur peut sembler adaptée à la vie en général - de la protocellule vers des êtres futurs, (que nous en soyons un maillon ou une branche en extinction)- ou  - comme principe de vie que j’adopte, par recherche de progression, de perfectionnement, d’accomplissement de mes potentialités (mais quid lorsqu’on voit ses capacités diminuer ?).
- On ne doit pas dire ‘ma vie n’a pas de sens’, mais ‘je manque de perspectives’.
- Le sens se construit, s’assigner des buts raisonnés en tenant compte des conditions et des moyens et agir, trace le chemin. 
- Si je n’ai pas de but raisonnable et qui me fait plaisir, ma vie n’a pas de sens.
- Doit-elle avoir un sens, ne peut-on pas tout simplement vivre, mais comment ?  Tenir la barre même sans cap ou lâcher prise ?
- Le sens s’écrirait-il en pointillés ?

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27 décembre 2014

« L’humanité est-elle - maître de son destin ? »

- L’humanité est l'ensemble dynamique, des hommes et de leurs interactions.
- La notion d’humanité est sans doute trop restrictive ;  c'est l'ensemble du vivant qui est à prendre en compte.
- Considéré comme prédéterminé (fatum) ou suite inéluctable à un état présent (point de non retour dépassé), le destin ne peut être maîtrisé.   Ici : nous l’envisageons comme un futur, qui procèderait des actions posées.
- Il faut organiser les actions pour être "maître" du destin.    Mais, l’idée de maîtrise n’est peut-être pas le bon chemin vers un équilibre dynamique ;  la disponibilité, l’adaptation .. y contribueraient sans doute mieux.
- La non-maîtrise peut être due soit à un ‘chaos déterministe’ incontrôlable, soit à un manque de liberté, de moyens, ou de capacité.
- La maîtrise du destin ne peut passer que par un accord dans l’opinion publique.  [particulièrement influençable !]
- Ce ne sont pas les individus qui dirigent les choix, mais une "conscience collective".. en évolution.
- L’inconscient collectif précède  la conscience collective.   Et, cette prise de conscience collective, précède généralement, l'inconscient des actes collectifs ..
- Chaque action provoque des réactions.., leur 'chaîne' tend vers un équilibre.
- S’il y a plusieurs groupes, chaque groupe peut avoir une opinion publique différente ;   et le groupe le plus puissant impose les actions choisies, ou manipule les opinions.
- L’affectif ne doit pas dire "j’ai voulu faire l’action", mais "j’ai voulu les résultats de mon action comme prédits par la rationalité"
- Il y a confusion entre le rôle de la raison et le rôle des sentiments, il semble que pour l’instant, les gens en quête d’authenticité, accordent la primauté aux sentiments.   
- L’humanité n'est qu'une espèce vivante parmi les autres ;  il est utopique d'imaginer avoir une quelconque durable influence sur son devenir.

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20 décembre 2014

« Le fait qu’un animal se reconnaisse dans un miroir, démontre-t-il - qu’il est conscient " de lui " ? »

- Se refléter et réfléchir, sont deux formes de  réflexion.
- Avoir "conscience" de soi, c’est se faire une image mentale de soi,  différente de celle perçue comme étant l’image de l’autre ;  mais distinguo, entre  " soi "  et " identité ".
- Un processus d’individuation, est préalable à la conscience de soi.  [ou, serait-ce l'inverse ?]
- Le soi existe comme agent, comme percevant, et a une existence dans le monde physique. Pour fonctionner dans le monde, il faut avoir connaissance de ces trois aspects mais rien n’impose que cette connaissance soit consciente.  Les expériences du miroir ne démontrent donc  PAS  la conscience de soi.
- Réagir à son nom est-il signe de conscience de soi, ou de dressage ?
- L’apprentissage des effets de nos mouvements, construit un modèle interne fonctionnel ;  l’associer à une image permet-il  de le conceptualiser .. ?       
- S’identifier, s’approprier ses mouvements et son image, n’est  pas  pouvoir y faire appel  hors stimulus.
-   mais.. ‘Je est un autre’ (Arthur Rimbaud).

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13 décembre 2014

- - - INTERLUDE - - -

-  Éclipse.
-  Asynchronisme.
-  Échecs.
-  Toutes Belles, et Bonnes.

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06 décembre 2014

« Quel est le rôle des exemples.. dans l’investigation philosophique ? »

- L’exemple peut : être le déclencheur de la réflexion, un appui au raisonnement ;  mais aussi asseoir les conclusions ou les relancer.
- L’interrogation philosophique peut avoir comme point de départ, une surprise (dissonance cognitive)  ou la constatation d’une contradiction.
 - La pensée philosophique est un raisonnement, considéré comme juste s’il est logique, cohérent, et si les prémisses (observations) sont acceptées.
- Le développement du  raisonnement se fait par inférences : déductions, inductions et abductions ;  des exemples peuvent en être les bases.
- L’exemple est contingent ;  son choix, son interprétation, la manière de l’aborder, ne sont pas neutres.
- Des contrexemples  ou des expériences de pensée, sont utilisés en dialectique pour amorcer le questionnement de l’interlocuteur.
- La philosophie peut être vue comme une activité, et ne pas avoir 'obligatoirement' de résultat ; dans cette perspective, les exemples et les généralisations sont les objets de cette activité.
- Dans la mesure où l'on pense que la philosophie dégage des résultats, les généralisations seraient les plus 'signifiantes'.
- Lorsqu’on considère une réflexion philosophique aboutie, la confronter à des exemples (cas particuliers, paradoxes, extension jusqu’aux limites), permet d’éviter le risque d’erreur ou d’incomplétude.
- L’investigation  philosophique utilise les mêmes méthodes que la science ;  la différence réside dans l’objet : en philosophie il porte autant sur la démarche que sur la finalité, et des conclusions distinctes peuvent coexister. 

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29 novembre 2014

« Qu’est-ce que - la sagesse ? »

- C'est une notion abstraite qui qualifie des attitudes et des décisions, considérées par la majorité comme étant "bonnes".
- La sagesse est associée à l’harmonie et à l’apaisement ; elle est détachée des passions.  Et, même si elle peut être d'une conscience aigüe et en éveil, elle reste d'une adaptabilité sereine.
- Si la compétence est un 'savoir-faire', la sagesse elle, est un 'savoir-être' : cumul de cette compétence, d’expérience, d’intelligence, et de lucidité au regard des évènements.
 Qui serait 'détenteur' de la sagesse ?
- Une personne est devenue "sage" par aboutissement d’un cheminement intérieur ; c'est un 'état d'être' qui est décrété.. par les autres.
- Les avis du sage (ainsi reconnu), ses conseils appropriés, voire ses décisions, sont régulièrement quémandés.   
- Le sage faisant abstraction des émotions, des pulsions, et des enthousiasmes, 'considère' toutes choses de manière neutre.
- On s’attend à ce que le sage ait une connaissance essentielle de la nature et des hommes, et que ses  'décisions'  y prennent source.
- Le sage n'est pas 'en demande' de quelque reconnaissance.. Il n'est pas en attente d 'agir'.. Et si un statut d’autorité lui est accordé, il ne l'a pas recherché (contrairement au leader ou au gourou).
- Si "le mal" disqualifie le sage, il n’est cependant pas exigible qu’il fasse "le bien" en toutes circonstances..
- La vertu, qui est 'à suivre' comme une ligne de conduite gelée, ne semble pas conciliable avec une sagesse flexible ; mais elle semble cependant devoir être une cohérence entre actes et pensées.
 La sagesse peut-elle s’acquérir par l’application de principes ?
- La philosophie propose des chemins vers la sagesse : la raison, l’application de préceptes (tempérance, maîtrise des désirs)..
- La pensée chinoise parle de voie, de disponibilité, de congruence, de juste milieu (équilibre dynamique).
- Montaigne recommande de ‘vivre à propos’.  Il y a les sages précautions, les enfants sages, les sages-femmes, les 'sages parmi les sages'..
 

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22 novembre 2014

« Qu’est-ce que - l’art ? »

- Tout ouvrage humain est art.  Quelle est la spécificité des ‘arts majeurs’ ?
- Œuvre dont l’objet n’est pas l’utilité, mais l’esthétique.. Cependant, le chirurgien opère avec art .. 
- Moyen d’expression ou tentative de communication de l'émotion, dont la perception est immédiate, intuitive, sensorielle.
- L’art ‘parle’ lorsqu’il apporte une surprise cognitive, un changement de regard, une (re)connaissance. Il nous met en relation avec ce que l’on ‘savait’ sans en être conscient, le rend manifeste.
- Il atteint l’émotion en contournant les mécanismes de défense cognitifs.
- Etablit un pont entre le réel, les émotions et la connaissance.
- L’œuvre d’art est 'vivante', elle se découvre, se révèle progressivement.
- L’art est intemporel, universel ; même si les codes varient selon l’époque ou l’endroit.
- Il joue sur la connotation, le symbolique, l’implicite.
- L’art est le résultat de beaucoup de travail, de maitrise et.. d’un grain de génie.
- Il extrait une part du réel, et le sublime.
- Celui qui découvre l’œuvre, accède à l’émotion de l’autre ; mais chacun l’interprète selon sa sensibilité. 

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15 novembre 2014

« L’autorité fait-elle le contraire de - ce qu’elle préconise ? »

- Exercer l’autorité, c'est considérer qu’il y a lieu d’agir dans une direction.. en règlementant, récompensant  et  punissant.  C'est avoir le pouvoir de se faire obéir ou d’imposer des règles, sans recourir à la coercition.
- L’AUTORITÉ 'naturelle' (ou dominance) : est reconnue par le groupe, et se maintient par une combinaison équilibrée  de compétition et de coopération.
- L’AUTORITÉ 'par délégation' : est accordée par un ensemble pour faire en sorte que l’on agisse en fonction d’un but à atteindre ; elle est donnée par la fonction.    
- La délégation attribue un pouvoir ; avec mandat de concevoir et préciser un objectif, de planifier et appliquer les moyens pour atteindre le but.
- L’autorité peut (au besoin) 'marquer' son pouvoir par la transgression.
- Les moyens préconisés peuvent s’avérer inefficients, l’objectif peut être détourné, les conditions peuvent changer.
- Est-ce un problème de l’autorité ou de l’individu au pouvoir ?
- Les aspirations individuelles de celui qui détient l’autorité, peuvent s’écarter des buts collectifs envisagés.
- Ce qui est interdit devient rare et précieux, donc.. tentant pour chacun.
- Le pouvoir accordé peut développer le sentiment d’être "au dessus des lois"; ce sont les représentants de l'autorité qui, sauf outrage, jouissent régulièrement d'une surprenante impunité ..
- L’individu "au pouvoir" participe nécessairement du groupe (entre autres pour en être reconnu) et… représente ce groupe.
- Le pouvoir réel peut cependant, se concentrer en d’autres mains, qu'en celles qui ont reçu délégation.
 

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08 novembre 2014

« L'abondance de contrôle . . tue la liberté »

- Contrôler, c’est vérifier le respect des règles d’action  dans un groupe.
- Quelles sont les possibilités de s’abstraire des règles pour l’individu, quelle est sa part d’initiative ?
- Si les règles sont contestées, reste la liberté d’essayer de les faire évoluer,.. ou de quitter le groupe.  
- Le contrôle est nécessaire, sinon, c’est la loi de la jungle, chacun est contrôlé par la violence de certains autres.
- Le sentiment de liberté est l’impression de pouvoir faire des choix.
- L’habitant de Flatland se sent libre, l’est-il ?
- Tout choix a des implications, pour soi ou pour les autres.
- Le cadre rassure ;  le contrôle déplace des conséquences floues à long terme, vers un effet prévisible et déterminé > le choix est simplifié.
- Il y a deux catégories de contrôle, le contrôle intérieur et le contrôle extérieur, chacun des deux peut être soumis ou non à la raison ;  ce qui donne : la libre pensée, l’endoctrinement, la démocratie et la dictature.
- Des règles trop strictes, ou dont les moyens de les suivre se réduisent, suscitent la recherche de voies parallèles, la marginalisation.  
- Lorsque le contrôle est trop pressant, il peut provoquer une réaction de transgression, la pression du nombre peut rendre les règles inopérantes.
- Le contrôle suppose un manque de maturité des individus, il les infantilise.   
- La compréhension, l’appropriation  du cadre par chacun, permet un relâchement du contrôle, une société adulte, vivante, où des idées originales pourraient êtres prises en compte.    [c'est.. l' utopie]

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01 novembre 2014

« Comment - convaincre ? »

- Utiliser des arguments de raison et de valeur.
- La dialectique favorise la construction interactive d’un raisonnement logique, elle suppose honnêteté et éthique.
- La rhétorique, selon Cicéron, sert à « prouver la vérité de ce qu'on affirme, se concilier la bienveillance des auditeurs, éveiller en eux toutes les émotions qui sont utiles à la cause ». Elle vise à persuader, à faire agir.
- Perturber pour permettre d’installer une nouvelle construction.
- Une opinion ancrée peut être relativisée par la délimitation de sa validité, (prise de conscience des incohérences dans les cas limites); être modifiée par l’accession à un raisonnement approprié (pointer les failles), par la déstabilisation des bases, l'établissement des prémisses (l'inférence suit), l'éclairage d'autres points de vue.
- L’influence peut emporter l’adhésion par utilisation d’arguments d’autorité, ou par incitation à ‘faire groupe’,  éveiller le désir d'être reconnu.
- Une idée neuve peut se heurter à un consensus  ("et pourtant elle se meut !").
- Selon Patrick Bouvard : Convaincre, persuader et influencer, sont les trois 'formes de pouvoir' à maîtriser, pour que vos 'décisions' soient, par l'autre, prises au sérieux et suivies d'effets..  Pour emporter l'adhésion, il faut 'intégrer' l'autre = l'écouter, et  tenir compte de son 'état d'esprit '.
- Peut-être ? :  Convaincre = pour que l'autre adopte ma certitude ;  Persuader = pour que l'autre accepte mon intention ;  Influencer = pour que l'autre respecte mes convictions.

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25 octobre 2014

« Le "contrôle des autres", c’est - la manipulation des circonstances »

- Contrôler les autres, c’est les amener à faire ce que l’on a conçu, ou décidé, comme étant juste, qui n’était pas dans leur désir ou pas dans leur intérêt perçu. (maîtrise, influence ?).   Mais, il y a contrôler-vérifier (dans le bus), contrôler-maîtriser (ses émotions, et autres choses..), et contrôler-dominer (par Autorité).
- Le contrôle social agit avec une composante de vérification, de regard normatif, par boucles d’ajustements /variations  'à', puis 'de', la référence ( ‘contre rôle’ ).
- Agir sous contrôle demande de connaître la règle, de l’accepter, la comparer à son action, décider.
- Mais ‘Video meliora proboque deteriora sequor’, pour que l’action soit conforme à la décision, les conditions et les moyens (circonstances)  doivent être favorables.
- On distingue la manipulation négative qui s’exerce dans l’intérêt du manipulateur,  la manipulation positive qui s’exerce dans l’intérêt du manipulé comme perçu par le manipulateur, et l’éclairage qui permet à l’éclairé de comprendre la réalité dans laquelle il peut essayer de satisfaire ses intérêts.
- L’éclairage est orienté, s’il y en a plusieurs, le choix se fait par résonnance, rarement par raisonnement.
- Les circonstances sont matérielles ou idéologiques, peuvent influencer le désir, la prise de décision ou sa mise en actes.
- Une guidance propose plusieurs possibilités parmi lesquelles chacun choisit celle dans laquelle il se reconnaît. 
- L’action de contrôle peut détourner l’énergie de l’autre pour la rendre inopérante (Arts Martiaux). 

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18 octobre 2014

« Quelle est la 'nature' de la vérité, en philosophie ? »

- En sciences, les modèles sont prédictifs, validés par l’expérience ; en religion, la vérité est révélée ; en mathématiques, les propositions sont démontrées sur base d’axiomes de départ ; mais, en philosophie.. ?
- Un objet de la philosophie, serait de délimiter les domaines légitimes des connaissances, de clarifier les conditions d’utilisation et de validation: déterminer le contexte externe; Le contexte interne est fait de convictions (plus ou moins explicites), de structures de pensée.  Le contexte est : ce que l’on croit vrai.
- La vérité ne se manifeste que comme une conviction, et la conviction n’est qu’un état de conscience.
- Les développements sont raisonnés, à partir de postulats, qui sont de l’ordre de l’évidence.
- L’évidence se perçoit, elle s’installe en conviction si elle s’intègre dans une représentation et la conforte ;  elle peut se manifester comme une surprise, ou  être une occurence résolvant une recherche ou une attente.  
- La démarche philosophique repose sur un raisonnement logique discursif, honnête, où les évidences jouent le rôle d’axiomes ; le sophiste use de prémisses sans y attacher de valeur de vérité ; le sceptique ne postule que des conditions.

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