Le meilleur café philo de Bruxelles

10 novembre 2018

« La culture est-elle un avantage ou un inconvénient pour l’individu ? »

- L'individu est formé à la fois de son héritage génétique, culturel et de son expérience.
- La culture donne un accès à l'expérience des ancêtres et à leurs créations.
- Elle est un atout pour des interactions efficientes dans un groupe
- Nécessaire à la reconnaissance, elle permet de s'identifier, d'être accepté.
- Les difficultés viennent des contradictions de valeurs, ou des interprétations erronées de comportement.
- Une culture exclusive est un désavantage pour l'adaptation dans un autre groupe.
- Système de croyance et de valeur, elle  nous enferme dans une bulle d’ ‘‘habitus’’, l’ignorance des mécanismes ou la résistance aux évolutions induit des incompréhensions entre groupes, générations.  
- Le langage symbolique offre une variété d’attribution de sens et une prise de distance qui enrichissent les relations.
- Si la culture détermine des modes de pensée, des interprétations du réel, elle les limite aussi si on y reste enfermé.
- Elle nous éloigne de la nature au point d’y apporter des déséquilibres irréversibles.
- La culture se substitue à la programmation instinctuelle et permet ne évolution rapide, mais n’étant pas transmissible génétiquement, elle implique une vulnérabilité à la naissance et une dépendance plus longue, elle a fait de l’homme un être curieux non spécialisé.

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03 novembre 2018

« L’intelligence artificielle dominera-t-elle le monde ? »

- Risquons-nous d’être dépassés par les machines que nous avons conçues ?
- L’A.I. est un ensemble de circuits programmés, capable de résoudre des problèmes et d’apprendre.
- ‘Celui qui deviendra leader en ce domaine sera le maître du monde‘. (V. Poutine)
- La maîtrise d’une technologie ne présume pas de son utilisation et de ses visées.
- La machine a comme avantage sur l’homme sa vitesse de calcul et sa mémoire.
- Un circuit répond par O ou 1, sans nuancer selon les conditions ou la réaction de l’interlocuteur.
- L’A.I. n’a qu’un mode de transmission, elle ne peut moduler ses décisions selon des transmetteurs qui leur affectent des priorités.  
- Nous computons comme la machine, mais nous attachons une valeur aux solutions, selon notre expérience ou celle transmise par nos ancêtres.
- La machine envisage toutes les probabilités et peut trouver des solutions auxquelles l’homme n’avait pas pensé ou avait occulté
- Les algorithmes optimisent des stratégies et peuvent être mis en réseau, l’A.I. forte peut déployer des facultés d’adaptation et de d’anticipation.
- Les réseaux de neurones artificiels présentent de danger que si leur programmation est mal contrôlée.  
- Les problèmes deviennent de plus en plus compliqués car les systèmes de contrôle sont automatisés.
- Ces machines risquent de privilégier des stratégies d’évitement de l’intervention humaine afin d’atteindre le but avec une efficacité plus grande, si on ne prévoit pas de système d’oubli de celles-ci.
- Ce qui risque de dominer le monde, ce sont les objectifs des programmeurs et des firmes ou autorités qui les emploient.

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27 octobre 2018

« La haine est une défaite de l’imagination. (G. Green) »

- La haine est aversion ou désir de nuire, de détruire son objet.  
- La haine est une propension à repousser ce qui a causé une peine ou un dommage
- Elle venir d’une colère rentrée, d’un désir de représailles non assouvi.
- Attribuer la faute d’une expérience négative à autrui est plus simple que de se remette en question.  
- L’aversion déclenche la fuite; si on ne peut échapper, il y a double contrainte et violence.
- L’imagination permet de transposer, de s’identifier, et,.., peut-on encore haïr ce qu’on comprend ?
- Les haines transmises dans un groupe ou une famille servent à en maintenir la cohésion, l’adhésion à cette exclusion de ‘boucs émissaires’ serait une forme de conformisme.  
- La haine cache parfois une peur, un refus d’accepter ses propres penchants.
- L’imagination est créatrice d’hypothèses, plus elles sont variées, plus elle offre d’issues à des situations qui semblent insolubles ou permet de sortir du cercle vicieux de la rancune et de la vengeance.
- L’appropriation de son existence, la conscience de sa responsabilité dispense de la rejeter.
- L’imagination permet de changer de cadre de réflexion.

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20 octobre 2018

« La raison permet-elle de faire un choix d’action ? »

- La raison fait des liens et articule logiquement les données sensorielles et les idées
- La décision est une combinaison de prédiction et d’attribution de valeur à leur résultat.
- Le choix se base sur l’expérience et son interprétation, l’ensemble des connaissances.
- Les prémisses du raisonnement ne sont pas toujours questionnées, il s’appuie sur des évidences qui sont dépendantes de la culture, des présupposés de la perception. 
- Le choix raisonnable tient compte de l’avis des autres,  la puissance normative du groupe influe sur la sélection des possibles proposés par une raison créative.
- Dans le rationnel, il n’y a pas de valeur subjective, à la différence du raisonnable qui combine affectif et cognitif.
- La raison intervient dans la justification du choix, rationalisation à postériori pour se justifier une décision intuitive ?
- La pensée fait des inférences, y compris avec des données inconscientes, la pensée réflexive les rend conscientes ou les ignore.   
- Les modèles ou les valeurs génériques sont explicites ou non, le choix repose sur des priorités de valeurs.
- La raison s’appuie sur des faits, dont l’angle de vue est personnel, objectivables par la confrontation à l’expérience d’autrui, ou par la prise de distance, mais les critères décisifs sont souvent affectifs.
- Le raisonnement permet d’élargir le choix, de découvrir des alternatives.               
- La raison peut nous aider à optimiser l’action, par le choix du mode ou du moment adéquat.

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13 octobre 2018

« Si voter servait à quelque chose, il y a longtemps que ça serait interdit. » (Coluche)

- Est-ce le vote, la représentativité ou l’inertie qui est en cause ?
- L’attente des électeurs est déçue par la lenteur et le manque d’amplitude des transformations.    
- Quels que soient les élus, quelles possibilités de changements sont à leur portée ?
- La difficulté vient de l’écart entre les intentions déclarées et le champ d’action réel.
- Le système proportionnel demande des majorités de coalition, donc des compromis.
- Sans les élections, les basculements d’ordre social se font sous la pression de la rue.
- Cela sert à choisir les acteurs, les représentants jouent le rôle dévolu à l'état.
- Qui l’aurait interdit ? les élus pour se maintenir ou des pouvoirs dérobés ?
- Disqualifier la démocratie risque d’en désintéresser encore plus les citoyens.
- Si cela ne servait à rien, pourquoi est-ce  interdit ou confisqué dans certains pays ?

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06 octobre 2018

« Ce que nous ne voulons pas apprendre par la sagesse, nous devons l’apprendre par la souffrance.»

- Nous apprenons par l’expérience, qu’elle soit bonne ou mauvaise, sans sagesse, nous insistons tant qu’elle est bonne, jusqu’aux limites signalées par la souffrance.
- L’apprentissage se fait aussi par imitation, et par l’accès à l’expérience d’autrui dans la lecture.
- La sagesse est  aussi véhiculée par les préceptes moraux, les dictons, les contes.
- La sagesse combine la connaissance,  la réflexion, le savoir-faire et la raison, elle se rapproche de la phronesis,  mélange de modération et de discernement.
- Elle est une propriété d’un comportement, choix du juste milieu approprié.
- Préserve-elle de la souffrance ou permet-elle de la dépasser ?
- L’adversaire de la sagesse est le confort de l’irresponsabilité.
- Qu’apprend-on dans la souffrance: la résignation, le rejet de responsabilité, ou  le moyen d’en sortir ?
- L’apprentissage se fait aussi par essai et erreur, le cerveau fonctionne en apprenant de ses erreurs.
- Peut-on repérer ses erreurs sans souffrance ?
- La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent (A Einstein). mais nous répétons des schémas de comportement tant que l’origine de la souffrance ne se dégage pas  distinctement à la raison.
 - Les choix de vie inappropriés sont source de souffrance, bien l’interpréter aide à choisir une autre voie.

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29 septembre 2018

« Qu’est-ce que le génie ? »

- Le talent se reconnait à la perfection dans l’exercice d’un art, le génie se distingue par son caractère novateur et extraordinaire.
- Il apparaît comme une supériorité intellectuelle et créatrice.
- Le génie s’appuie sur une capacité de perception hors norme, affranchie des cadres de pensée établis.
- Le génie découvre ce qui nous échappe, dévoile une évidence.
- Il ouvre des voies inexplorées ou apparemment sans issues.
- ‘Le génie est le délire organisé’ (Scriabine),  ou ‘le talent qui permet de donner à l’art ses règles’ (E Kant)
- Le génie vient par intuition, il reste méconnu s’il ne trouve pas une expression intelligible.
- L’ingéniosité se déploie dans un esprit indépendant.
- L'expression s’éprouve comme un besoin impérieux.
- Le génie est toujours indu, il semble incongru avant de s’imposer.
- Lorsqu’il se manifeste en sciences, il déstabilise les bases du raisonnement.
- Le génie est la capacité d’être à l’origine d’un nouveau paradigme.

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22 septembre 2018

« Qui gardera les gardiens ? » (Juvenal)

- Une spirale de surveillance hiérarchique suppose un gardien ‘idéal’ au sommet
- La déontologie garde les impératifs d’une fonction en interne, entre pairs.
- Le rôle de la presse est de diffuser l’information vers les citoyens, encore faut-il qu’elle soit libre, diversifiée et indépendante.
- Les médias surveillent, le vote sanctionne.        
- Même informé, quel moyen de peser sur les choix ?, la désobéissance civile, le boycott, les pétitions, manifestations n’ont d’impact que si elles se font à grande échelle.
- La séparation des pouvoirs permet un contrôle réciproque, d’un secteur sur un autre de même niveau.  .
- La vigilance requiert un détachement et une indépendance d’esprit, mal conciliables avec l’implication.  
- Quel contrôle aurons-nous sur les technologies du futur ? (AI fairness 360 peut détecter les choix inadaptés de l’intelligence artificielle, mais il faut pouvoir intervenir dans des processus automatiques).
- Le sens de l’honneur de la fonction exercée et l’autonomie morale des gardiens sont les meilleurs garants possibles.

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15 septembre 2018

« Même au bord de la catostrophe, la majorité ne réagit pas, par impuissance ou par paresse. »

- Une catastrophe est une discontinuité, un renversement inéluctable et irréversible, on ne peut que palier ses effets.
- Lorsqu’on est au bord, il est déjà trop tard pour l’éviter, la catastrophe s’ébauche, couve avant de s’annoncer, elle est souvent objet de préoccupation lorsqu’elle atteint un point de non-retour.
- L’humain n’est pas seulement seul concerné, mais aussi parfois artisan des catastrophes qui se préparent.
- Les catastrophes d’origine humaines ne sont pas des fatalités, mais les mécanismes qui enclenchent leur processus sont mal identifiés, par déni, rejet de responsabilité ou résistance au changement.                                                                     
- C’est par inconscience, incapacité ou refus de percevoir les signes avant-coureurs (cf. nénuphar en croissance ou grenouille chauffée progressivement.)
- Etre informé ne suffit pas toujours à nous faire réagir et changer, par rejet de responsabilité sur les producteurs.
- L’accroissement de notre puissance est aussi celle de notre capacité à nous nuire.
- La facilité a un prix environnemental, nous sommes réticents à y renoncer.       
- Qui se sent le courage de prendre en main les rênes des chevaux emballés ?
- La majorité silencieuse a-t-elle plus ou moins d’impact qu’une minorité conscientisée et agissante ?
- Les progrès technologiques sont mis en application avant d’en avoir mesurés les risques.
- Parfois, on ne réagit pas, car l’ampleur nous dépasse et nous fascine.

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08 septembre 2018

« Le transhumanisme versus les bioconservateurs. »

- Le transhumanisme est une démarche visant à l’amélioration de la vie humaine par l’apport de la technologie et de la raison, ainsi qu’une réflexion sur les bénéfices, dangers et problèmes éthiques s’y attachant.    
- Nous serions en transition vers une posthumanité dépassant les limites biologiques.      
- Mettre des palmes, avoir un pacemaker, est-ce déjà du transhumanisme; n’y a-t-il qu’une différence de degré ou est-elle d'une autre nature avec les possibilités d’augmenter les capacités cérébrales par des implants de nanopuces ?
- Le progrès pose toujours des problèmes éthiques et moraux, faut-il s’appuyer sur le principe responsabilité, ou du moins appliquer celui de précaution, mais peut-on anticiper tous les risques ?
- L’évolution technologique est bien plus rapide l’évolution biologique, mais ne se fait pas en interaction avec l’environnement.
- Le développement d’une forme d’intelligence risque de se faire au détriment des autres formes.
- L’accès aux technologies ne peut-il pas  donner un pouvoir, une suprématie à certains ?    ou être l'objet de manipulation ?       
- Les ressources et informations nécessaires peuvent être des lieux d’amplification des inégalités
- Augmenter des capacités artificiellement risque de  faire perdre des aptitudes transmissibles, à l’encontre de l’évolution (quid d'un eugénisme inavoué). 
- L’accélération du progrès peut mener à des singularités, dont les conséquences sont imprévisibles.
- Augmenter la longévité peut accentuer le risque de surpopulation, la limitation se fait selon le niveau de vie.
- Perdre la conscience de notre finitude, ne présente-il pas un risque de réduire le goût, le sens de la vie et de l’action ?
- Le transhumain est un homme qui reste un homme, mais se transcende lui-même en déployant de nouveaux possibles de et pour sa nature humain. (Julian Huxley).

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01 septembre 2018

« Tout pouvoir se fonde sur une hiérarchie de valeurs morales. »

- Le pouvoir peut se prendre par la force, être attribué par la reconnaissance d’une capacité adéquate, mais se justifie par ou s’appuie sur une idéologie.
- L’éthique ou la morale établit des priorités entre des valeurs, orientant nos choix d’action.  
- Le pouvoir émerge d’un système de valeurs adapté aux circonstances.
- L’adhésion au pouvoir mène à envisager des valeurs génériques comme des valeurs subjectives.
- Un consensus se fait sur le mode de pouvoir, ou sur le résultat attendu.
- L’exemplarité de la mise en œuvre du pouvoir modifie les mentalités, instaure de nouvelles normes morales.
- Le pouvoir tend à normaliser les opinions, le pouvoir fort, au risque de s’apparenter au lit de Procuste, vise à les formater.
- Au-delà de la manipulation de l’information, de la propagande, les pratiques en porte-à-faux avec les valeurs promues finissent par attiser les critiques ou les révoltes.

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25 août 2018

« Pourquoi l’être humain refuse-il d’être un processus physico-chimique ? »

- Notre système de valeurs en serait relativisé, la perte d’un de ses piliers génère des angoisses.
- Cette idée nous assimilerait-elle à des animaux ou à des robots ?   
- Programmé par le code génétique, le processus n’est  ni défini, ni déterminé, seulement ses modes de fonctionnement.
- Naissant immature, l’homme nécessite un long apprentissage, transmet le savoir construit par les générations précédentes, influence le processus par la culture et la morale.
- Il est un processus exposé au langage articulé, ce qui en fait sa spécificité.
- Incarnation de l’être ou y procédant ? Descartes ou La Mettrie ?
- Incarner, apparaitre comme la représentation d’une réalité abstraite, ne préjuge pas de l’unité ou de la dissociation des deux aspects.
- Notre responsabilité est-elle d’alimenter le processus au mieux afin de l’optimiser ou de l’inscrire dans un plus grand en interaction avec les autres ?
- On aimerait croire que la conscience de soi et de la pensée, permet de faire des choix raisonnés, mais le juge prononce des condamnations plus lourdes avant son déjeuner qu’après.  
- N’est-ce pas le contraire, ne voudrait-on pas n’être qu’un processus pour nous dédouaner ?
- La responsabilité de nos actes en semblerait réduite, mais même déterminés, nous devons assumer les conséquences de nos choix, en répondre et en tirer des leçons.
- Le processus humain n’est qu’un peu plus complexe que celui de la plante.

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18 août 2018

« Le temps existe-t-il ? »

- Le traversons-nous ou est-ce lui qui nous traverse ? Est-il un support sur laquelle la vie se déplace ou qui nous entraîne ?
- Il est la condition et le résultat de notre conscience (toujours décalée).
- Le temps est la trame à priori de toute expérience,  
- Existe-il sur une planète toute minérale ? Cyclique, c’est la vie qui nous le fait penser linéaire, inexorable et orienté vers la mort.
- L’intemporel est-il dans les cycles cosmiques ou dans les œuvres humaines (mathématiques, art) ?
- La beauté incarne le rêve d’intemporalité: Nous marchons dans le temps, Et nos corps éclatants Ont des pas ineffables, Qui marquent dans les fables..(P. Valéry).  
- Exister confère au temps sa valeur.        
- Sa densité va de pair avec celle de nos interactions avec autrui, le réel ou de notre présence au monde.
- Le temps n’existe pas, il y a temps. (M. Heidegger). C’est en présentifiant le temps que ce dernier s’y déploie, et donne à l’être son Là.
- L’espace et le temps deviennent abstraits avec la vitesse de transmission de l’’information.
- Le temps objectif se mesure par rapport à une fréquence observée, subjectif, il dépend de l’intensité de l’instant.
- La tension vient de la difficulté à articuler et à concilier le temps intime avec le temps social.  
- Sans la mémoire, existerait-il ?
- Les modèles scientifiques ne peuvent répondre aux questions métaphysiques.   
- Le temps n’existe pas, il n’y a donc aucune raison de le perdre (C. Ruiz Zafón)

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11 août 2018

« Pourquoi coopérons-nous ? »

- Sans interactions coordonnées, un groupe n’évolue pas, les comportements coopératifs ont été sélectionnés.
- La simulation d’un problème complexe fait découvrir des relations émergentes entre les éléments de ce problème.
- La coopération est naturelle dans un petit groupe, elle apaise et est inclusive.   
- Par intérêt, le bien être du groupe augmente si chacun coopère.
- L’intérêt individuel immédiat semble privilégier la compétition, mais les groupes fortement coopérateurs se maintiennent mieux à long terme.
- La coopération peut  s’accommoder et même tirer profit d’une compétition dont le gain est principalement d’estime (émulation).
- Parce que, seuls, nous ne sommes pas assez forts pour concrétiser nos projets.
- Limitée à un groupe restreint, la coopération fermée sécurise, protège contre les autres groupes.
- La coopération ouverte s’élargit au-delà du groupe, elle est spécifiquement humaine, favorisée par la curiosité, le langage, les réseaux de communication.
- Pour se sentir inclus, pour le regard approbateur d’autrui, par réciprocité…         
- Par plaisir d’agir ensemble, l’instinct grégaire y trouve son compte.

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04 août 2018

« Comment le courage vient-il aux hommes ? »

- Le courage ne vient pas par manque de peur, mais dans son dépassement ou sa maîtrise.
- Si le courage surmonte la peur, y faut-il conscience du danger ?
- Il peut être dans un geste impulsif, nécessaire, sans peur ressentie.
- Distinct de l’audace et de la témérité, le courage est-il exempt d’orgueil ?
- N’est-il pas la priorité de la peur de ne plus pouvoir se regarder en face sur celle du danger ?
- Le courage d’être serait d’affronter la vie, au-delà de son absurdité et du désespoir, plutôt que la mort.
- La lâcheté est  un renoncement à ce qu’on sait devoir faire.         
- Il est une différence de valeur qu’un individu attribue à un autre.
- ‘C'est en travaillant la vulnérabilité du cœur humain qu'on découvre le courage’’ (tradition Shambhala)
- Il est stimulé par une sensation dont la perception dépend de l’individu, le courage naît dans la rencontre entre ce qui est culturel et la sensation.
- L’assurance s’acquiert par l’apprentissage des gestes efficients, l’expérience qui permet d’apprivoiser le danger.
- Les conditions de développement du courage peuvent être : le savoir et l’apprentissage, l’admiration pour des attitudes exemplaires, la confiance en soi et en ses possibilités d’action, la fermeté et la sérénité.   

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28 juillet 2018

« Qu’est-ce que … l’intelligence ? »

- La part de l’inné, chez l’homme, est-elle moindre du fait de la longueur et de la complexité de l’apprentissage avant qu’il ne soit adulte ?   
- Faculté de travailler et de s’adapter dans un environnement donné sans disposer de toutes les connaissances et les ressources nécessaires. (P. Wang)
- Stimulée par la curiosité, elle se développe dans le jeu, l’expérimentation par essai et erreur, la résolution de problèmes et s’appuie sur les connaissances, l’observation et la compréhension.
- La facilité d’accès à des solutions ou l’application de règles données, en ne lui laissent pas l’occasion de s’exercer, ne présentent-ils pas un risque de limiter l’intelligence ?  
- La somme des connaissances ne fait pas l’intelligence, mais la variété des approches.
- Possibilité de faire des liens, des connexions entre les informations reçues et les schèmes, d’en prendre conscience pour raisonner, et d’ouvrir un accès à l’intuition.  
- Liée à la faculté de discerner, dépend-elle du langage, de la sémantique, de la capacité de lire entre les lignes ?
- Manifeste par la vivacité d’esprit,  perd-elle de son acuité dans la lenteur, l’approfondissement ?
- L’intelligence peut être rationnelle, mais aussi émotionnelle ou affective, elle concourt à la synergie.
- Capacité d’élaborer un modèle ou une action appropriés.

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21 juillet 2018

« Est-il raisonnable d’avoir peur des étrangers ? »

- Raisonnable n’est pas que rationnel, il y a un aspect affectif, dont l’attachement au connu.
- La culture gère, crée un cadre dans lequel les instincts sont soumis à la raison.
- La raison s’appuie sur des codes, des langages sujets à interprétation. 
- Ne pas reconnaître nos usages dans le comportement de l’autre, le rend suspect de ‘sauvagerie’, 
- L’homme à l’état de nature serait-il plus dangereux que civilisé ?
- Une nation, comme tout vivant, est délimité par une frontière qui permet et régule les échanges.
- Par exigence éthique d’hospitalité, l’étranger voyageur est bienvenu; s’il répond aux critères de la convention de 1951, le réfugié a droit à notre protection, mais qu’en est-il des migrants économiques ou des fonctionnaires internationaux ?
- Est-ce le nombre, la concentration, l’imprévisibilité des comportements, le préjugé ou le sentiment d’étrangeté qui fait peur ?
- La richesse de l’altérité se révèle dans l’interactivité, la communication.
- Les échanges sont-ils facilités par l’assimilation, ou y perdent-ils en potentiel ?
- Sommes-nous si incertains de notre identité pour être inquiets de la voir  se déliter ?

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14 juillet 2018

« Sommes-nous seulement des superstructures dont le rôle est de transmettre un code génétique qui évolue de façon aléatoire ? »

- Si tel n’était pas le cas, nous ne serions pas là à en parler !
- Le propre d’un code génétique est de pouvoir se répliquer, les espèces arrivées au stade actuel, retenues par  évolution, ont de fait, transmis des séquences efficientes.
- Nous n’avons pas de rôle, nous sommes une étape, un des résultats intermédiaires.
- L’ensemble de notre être est un processus, le décrire comme un objet  est restrictif.
- Les erreurs de transcription produisent des variations, des potentiels d’adaptation, ainsi que la reproduction sexuée qui favorise la diversité génétique.
- La superstructure est-elle l’ensemble des fonctions qui nous constituent ou s’étend-elle à la culture ?
- L’homme, avec le développement du néocortex, naît inadapté à la vie,  nécessite des soins parentaux prolongés.
- L’utilisation d’outils, le langage, font partie de culture, comme les codes  sociaux et moraux, les modes de représentations mentales… Une forme d’extériorisation de la transmission ?
- Cet ensemble est-il aussi objet d’évolution, comme le suggère la mémétique de R. Dawkins ?
- La pensée réflexive, l’illusion de contrôle qu’elle induit par les règles de logique, pourrait nous faire croire que sa progression serait moins aléatoire.
- La culture puise son potentiel d’évolution dans la créativité, l’imagination, l’inventivité, mais aussi, comme en génétique, dans les anomalies.

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07 juillet 2018

« Le bien et le mal sont-ils des étiquettes apposées par les instincts sociaux de l’animal humain ? »

- Le bien est lié à ce qui favorise la vie harmonieuse en société, le mal à ce la rend difficile.
- ‘J’entends par bien ce que nous savons, de toute certitude, nous être utile.’ (Spinoza)
- Le choix d’action personnel est dirigé selon des considérations de bon ou mauvais pour soi, dicté aussi par l’approbation sociale intégrée (surmoi).
- La conception du bien varie selon l’étendue du groupe et l’échéance envisagés.
- Les préceptes sont culturels, fonction des circonstances, de l’époque où ils ont été fondés.
- On juge un acte sur son résultat, l’intention n’entre en compte que comme excuse.
- Pour que l’arbitrage conscient soit libre, il faudrait se défaire de toutes les influences morales transmises, se constituer une éthique délibérée, connaître et examiner les implications de ses actes.
- Une éthique personnelle est un ensemble cohérent de règles d’actions estimées justes et adéquates.
- Les animaux conservent les comportements les mieux adaptés, renforcés par sélection naturelle.
- La récompense sociale du comportement moral est l’estime.         
- Si le bien est la norme ou l’usage, le transgresser peut être facteur d’évolution.
- Le bien et le mal ne sont pas adversaires, mais complices. Ce qui est bon pour le groupe ne l’est pas toujours pour chacun, à l’origine de conflits d’intérêt, de dilemmes moraux.

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30 juin 2018

« Lorsqu’une démocratie est malade, une bonne dictature est-elle une solution ? »

- Une démocratie suppose des règles d’arbitrage de conflits, une séparation des pouvoir, les libertés d’expression, d’association, la possibilité d’un choix d’alternative.
- Gouvernement ‘du peuple, par le peuple, pour le peuple’ ou des citoyens pour l’ensemble ?
- La citoyenneté demande une l’éducation à l’esprit critique, la participation aux responsabilités.
- La démocratie peut être malade de la disparité des structures de décision.
- La rumeur, la manipulation, la propagande peuvent déclencher des réactions émotionnelles de foule et faire dériver vers une ochlocratie.  
- L’élection de représentants tend à placer une élite reconnue pour sa compétence, vers une forme d’aristocratie.   
- Les nécessités de financement donnent du pouvoir aux puissances d’argent, dérive vers une ploutocratie ?
- A Rome, la dictature, temporaire, servait à résoudre une situation de crise. 
- Une dictature peut-elle être bonne ? Les expériences de despotisme éclairé ont permis des réformes, mais n’échappent pas aux travers de l’absolutisme et de la répression.
- La dictature ou l’oligarchie protège le peuple qui l’encense, mais le maintient dans l’apathie.
- La théorie de l’anacyclose de Polybe voit se succéder la royauté, le despotisme, l’aristocratie, l’oligarchie, la démocratie, l’ochlocratie, chacun par dégénérescence du précédent.   
- Un régime qui stagne faute d’imagination, d’évolution, tend à dériver, au risque d’être renversé, c’est au citoyen de le faire vivre par sa participation au débat public tant qu’il en a la latitude.

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