Le meilleur café philo de Bruxelles

14 janvier 2017

« Rechercher la vérité ? Ou attendre qu’elle se manifeste ? »

- Subjective, la vérité serait l’adéquation au réel, de la représentation créée par les perceptions.  On peut estimer aussi qu’elle se situe dans la cohérence du discours ;  la vérité d’une proposition peut concerner des concepts formels.
- Pour qu’elle se dévoile, faut-il être à sa recherche  ou suffit-il d’être en éveil ?
- Qu’est-ce qui nous pousse à sa recherche ?  La validité pour l’action adéquate, le repos de l’esprit ou le besoin de communication ?
- La  recherche active passe par la collecte d’informations, le dialogue, la réflexion ;  intérieurement, elle tente une mise en lien logique des idées, et leur ajustement.
- Le cerveau doit être alimenté pour se réorganiser  ( tel un tas de sable pour qu’il y ait éboulements..).
- Une surprise peut réorienter un cheminement sans issue, le faire évoluer vers un aboutissement.
- Les idées s'incrustent, la première tâche en est un examen critique avant l'exigence de conformité.
- L’attente laisse une place au mûrissement inconscient,   à   l’apparition   d’idées  spontanées.         Le recul donne une meilleure perspective ;   le  détachement, une forme d'objectivation.
 

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01 janvier 2017

----- Et.. MEILLEURS VOEUX à " tous " ! -----

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21 décembre 2016

Pause-philo  les  24/12  et  31/12,  rendez-vous le 07 janvier.

                                                                           ou le  14  janvier  au plus tard !  

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17 décembre 2016

« " Je " est-il un autre ? »

- La présentation de soi est déjà une représentation. Le personnage est un récit de soi.
- Le sujet et l’objet peuvent-ils se confondre ?   Le moi est-il  empirique ou transcendantal ?
- L’altérité est la base de la construction de l’identité, l’expérience est celle de sa maturation.
- Celui que ‘je’ sens ‘être’ en moi, est différent de l’image que les autres me renvoient.
- Le travail sur soi n’est-il que l’ajustement d’un masque, ou nous transforme-t-il ?
- Lorsque JE suis hors de moi, QUI sort du cadre dans lequel il était confiné ?  [>celui qui n'en peut plus !]
- Le regard que l’on porte sur soi est souvent critique, peut-on s’accueillir avec bienveillance ? (cf ‘L’amour après l’amour’ de Derek Walcott)
- ‘Deviens ce que tu es’ invite à explorer le vivant en nous.
- Peut-on développer toutes ses potentialités ? choisit-on le chemin ?
- Etablir un modèle de soi prédictif, suffit-il pour se connaître ?
- Le substrat du ‘je pense’ n’en est pas le produit évolutif.
- L’affirmation de l’être ne peut porter que sur le tout.
 

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10 décembre 2016

« La conscience est la vertu de l’observateur, sûrement pas celle de l’homme d’action » (J.W. von Goethe)

- La conscience peut être considérée comme l’activité mentale de prise en compte et d’intégration des perceptions.
- La vertu est une disposition volontaire, l’observateur peut-il s'en tenir à une position de retrait ?
- La conscience de l’observateur peut se trouver altérée par des aprioris ou des jugements.
- L’observation active et neutre, se rapproche de la ‘pleine conscience’ instantanée.   Mais la conscience ne comporte-t-elle pas une part réflexive d’attention à la pensée ?
- Prise dans le sens d‘instance morale’, la Conscience est-elle PLUS que son extension à la réflexion sur les conséquences de ses actes ?  [v.la "Bonne Conscience"]
- D'aucun pense qu'on peut la voir comme une émergence de l‘esprit’, propre à chacun.
- L’action est déterminée (consciemment ou non) par le raisonnement  [et/ou l'émotion ?] ; lorsqu’elle est en cours, permet-elle la réflexion ?   
- Le tacticien alterne des phases d’observation, de planification, d’action et de contrôle.
- L’entrainement ou l’expérience aide à l’action efficace ‘automatique’, l’attention alors, ne se porte plus sur le geste technique uniquement ; mais si elle se focalise sur le but-à-atteindre, la concentration peut être telle que l'on se retrouve " dans la zone " (état d'absorbtion dans l'occupation, flow). Cette situation empêche-t-elle la conscience ?
- La concentration dans l'action laisse parfois, la place à une conscience aiguë.
- Le virtuose atteint un état de conscience permettant à l'oeuvre de se manifester.
Comments :
Il aurait été appréciable qu'un germanophone nous explicite la pensée de Goethe ..; pcq déjà, une autre "traduction" serait : "L'homme d'action est toujours sans conscience, et il n'y a de consciencieux que le contemplatif" (J.W.von Goethe). Soit, si l'on comprend mieux : "L'homme d'action fonce sans scrupules, et il n'y a que le feignant qui n'a rien à se reprocher" ! C'est bien ça ?!
L'on pourrait y associer cette sentence de Charles Péguy, "Le kantisme a les mains pures, mais il n’a PAS de mains" !

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03 décembre 2016

« Toute société a-t-elle besoin d’un projet collectif ? »

- Une société s’établit  par des coutumes, un mythe fondateur et un système de valeurs.  Le "projet" [programme] peut se limiter à faire subsister ces valeurs, sans idée même de progrès.
- Cependant, une société évolue par elle-même, en fonction de l'émergence des idées de ses membres.
- Le rejet (par exemple) d’un système ou d’une élite, ne suffit pas à former un projet. [mais c'est là, sans doute, la semence du projet d'une "autre" société]
- On peut adhérer à un projet collectif [v.idéologie], par désir d'appartenance à une "nouvelle" société..  Par contre, un ensemble d’individus qui s’allient pour répondre à leurs besoins,  forme alors une coopérative.
- Les valeurs de liberté individuelle et l’autonomie morale, sont des bases d’individualisme.
- Le manque de projets collectifs provient-il de l’individualisme ou d'un morcellement de la société ?
Considérations sur la notion de projet :
- Un projet  s’inscrit dans le temps, il émerge des circonstances ou est une construction raisonnée.
- Initié par des "penseurs", un projet prend forme par l’élaboration de sa mise en œuvre.
- Un projet organisé  détermine un objectif, et les moyens de l'atteindre. L’évolution de ces moyens appelle une réorganisation progressive.
- Les phases de croissance, d’apogée et de déclin d’une civilisation, sont elles liées à une succession de projets.. ou a une relative absence de projet ?

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26 novembre 2016

« Le mépris remplace-t-il avantageusement la haine ? »

- Un  peu de mépris épargne beaucoup de haine. (Jacques Deval)
- Avantageusement pour celui qui l’éprouve ; versus pour celui qui en est l’objet ?
- Tous deux sont des sentiments  résultant d’un jugement de valeur.
- Ces valeurs sont: "infériorité" dans le mépris, et "nuisance" dans la haine.
- Le mépris s’exprime par une calme attitude, la haine par une action plus vive.
- Mais le mépris est souvent, plus destructeur que la haine.
- L’opinion [négative] que j’ai de l’autre fait écran à la relation.
- La tolérance est-elle une forme de mépris ?
Quant à la fréquente incidence de le peur :
- On peut se méprendre sur l’évaluation d’un danger potentiel, par ignorance ou fausse conscience.   
- Lorsque la peur est surmontée, la colère identifiée et dépassée, la haine fait place à une indifférence vigilante..
- On peut haïr le mépris, peut-on  mépriser la haine ?

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19 novembre 2016

« Quelle est la raison d’être des sujets tabous ? »

- Les sujets qui ne sont pas abordés dans un groupe font l’objet d’un consensus implicite qui s’établit et évolue avec celui-ci.
- Esquivés par respect ou prudence, n’empêchent-il pas le dialogue de se manifester ?
- Ne pas évoquer certains thèmes dispense-t-il d’y réfléchir ?
- Afin d’éviter la mise en cause du contrat social.
- Pour prévenir les risque de dislocation du groupe.  
- Maintenir en l’état une situation, même insatisfaisante, paraît moins risqué que sa remise en question.
- Certains sujets ont tendance à dégénérer. Qui génère quoi ?
- Ils supposent un manque de maturité, de possibilité d’être traités sereinement.
- Par peur de déstabiliser, ce qui entraîne des réactions de défense, et braque chacun sur ses positions.
- Lorsqu’un seul point de vue semble moralement acceptable, on évite de désinhiber, d’ouvrir la boîte de Pandore.
- La coresponsabilité est difficile à assumer, par peur d’être confronté à ses propres contradictions.
- Sans règles, le jeu ne peut se dérouler.
Comment (info):
Le "Prix des Hussards", créé par Christian MILLAU, est attribué chaque année en signe d'espoir, à un Casseur de tabous ..

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12 novembre 2016

« Dans quel sens va la société ? »

- Comment résoudre les problèmes de compatibilité entre les cultures et la mondialisation ?
- La baisse de natalité peut-elle compenser l’allongement de la durée de vie vers un équilibre démographique ?
- Vers une adaptation de l’offre aux besoins réels, mais quels sont-ils ?
- La dissociation entre le projet individuel et sociétal suscite une méfiance envers la politique.
- Les progrès technologiques sont-ils des améliorations ou de nouvelles contraintes ? 
- Vers une réappropriation de la production afin que la qualité soit plus estimée que la quantité.
- Les cycles de développement d’ordre différent ne se conjuguent que rarement.
- Une mutation du rapport au travail, nécessaire, non plus à la survie matérielle mais au bien-être moral.
- Un meilleure adéquation entre le renouvellement naturel des ressources et leur usage.
- L’éducation peut-elle amener à ce que la raison prenne le pas sur les pulsions ?
- Le passé détermine-t-il un chemin inéluctable ou peut-il être infléchi ?
- Les zones de déséquilibre favorisent l'émergence de solutions créatives.

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05 novembre 2016

« Pourquoi la guerre ? »

- Est-elle le fait de la nature humaine ou de la culture ?
- Pour défendre ou s’approprier les ressources ou le territoire.
- Pour l’honneur, la défense de valeurs morales historiques.
- Dans la durée, des concessions acceptées s’amplifient et apparaissent intolérables.
- A cause du régime, ou pour le maintenir.
- Elle est un reflet externe de tensions internes.
- Par manque d’intelligence, de raison, d’imagination.
- Des revendications rationnelles masquent parfois les motifs émotionnels.
- L’appartenance à un groupe se ressent par des spécificités, dont l’absence chez l'autre est  perçue comme une imperfection. Un processus d’hostilité s’instaure par désinformation.
- La structure d’un état peut favoriser les dérives du pouvoir, le désir de puissance.
- Expiration et inspiration de civilisations.
- Par rupture d’un équilibre, sans cesse à réajuster.
- C'est précisément à cette occasion, que s'installe le fait de guerre, manifeste dans la Nature en général.

 

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29 octobre 2016

« Qui sème la solitude récolte la violence. »

- La discorde, le trouble, le doute peuvent être semés, la solitude se ressent.
- L'isolement est attribué à des causes extérieures, la solitude peut être choisie.
- Si la coopération est découragée, la compétition devient un mode de relation.
- L'agressivité est un moyen d'atteindre un but, la violence est souvent inopérante.
- La violence résulte d'une double contrainte, dernier recours lorsqu'on est acculé.
- Les essais de communication refusés, ou les assuétudes, sont des sources de frustrations
- La violence crée la peur, conduit à l'évitement, puis elle appelle la solidarité pour s'en défendre.
- Les relations virtuelles ne répondent qu'à une part des besoins sociaux, ceux du personnage qu'on se crée.
- La censure ou la surveillance, réduisant les possibilités d'expression, entraîne la violence.
- L'individualisme oblige à chercher sa place dans la société, ou la reconnaissance.
- Les tentatives de contact sont parfois ignorées, a-t-on un devoir d'intérêt à autrui ?
- La solitude favorise le dialogue intérieur, la pensée, mais aussi la déconnexion avec le monde.

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22 octobre 2016

« Chacun appelle ‘‘idées claires’’ celles qui sont au même degré de confusion que les siennes propres. » (Marcel Proust)

- Une idée claire est une idée dont les prémisses ont été identifiées et examinées.
- Une idée est une induction ;  si elle comprend et en explique d’autres, elle semble claire.
- La clarté met une structure en évidence  et force à en tenir compte.
- Une idée est claire lorsqu'elle éclaire.
- Pour devenir claire et distincte, l'idée doit être réfléchie, délimitée et décantée.
- Faut-il que l'idée soit dépouillée des émotions pour qu'elle soit claire ?
- L'articulation d'une idée dans un ensemble  la fait paraître cohérente.
- Une idée claire est transmissible et compréhensible, l'interprétation dépend du récepteur.
- Une image, une révélation ou un schéma sont-ils aisément exprimables ?
- L'expression artistique est un moyen d'évoquer une idée. Une périphrase permet de la susciter.
- La confusion vient-elle par défaut de simplicité, ou par excès de simplisme ?
- Comment imaginer les parts d'ombre inconnues, repérer le flou d'un concept, sans échanges d'idées ?

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15 octobre 2016

« Que signifie ‘‘connaître’’ ? »

- La connaissance est le résultat d’une activité de représentation mentale du réel.
- Ressentir, percevoir, différencier, identifier, classer.
- Processus intégrant les expériences motrices et la mise en relation des percepts.
- Pouvoir reconnaître, affiner ou modifier le modèle.
- La procédure se construit-elle, ou s’appuie-t-elle sur un système commun ? 
- Les  ‘à priori’  sont-ils innés, déterminés par la structure biologique, par le langage ?
- La culture, les filtres, l’anticipation, influencent la perception.
- Une connaissance objective semble inatteignable, l’intersubjectivité en est une approche.
- Chaque culture a son intersubjectivité, le langage la renforce.
- La concordance du modèle avec le réel se mesure à son pouvoir de prédiction.
- Si on cherche une connaissance commune, il faudrait un savoir commun.
- Que peut-on connaître de quelque chose, sa fonction, sa structure, son essence ?

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08 octobre 2016

« Comment interpréter les évènements ? »

- Un événement survient dans un contexte, de temps, de lieu et culturel.
- On interprète ce qui semble significatif ; s’inscrivant dans une progression, ou surprenant.
- Un signe précurseur se repère trop tard lorsque le phénomène est exponentiel.
- L’information est sélectionnée, le choix des sources et leur diversité participe au décodage.
- La narration, la mise en exergue, les liens présumés sont déjà de l’interprétation.
- Les outils d’interprétation sont les connaissances, les représentations et la culture.
- L’étonnement remet en cause la grille d’interprétation et/ou propose un nouveau modèle.  
- Pourquoi interpréter ? pour comprendre, prévoir, en tirer parti ou infléchir le cours ?
- Changer d’habitudes (aussi de pensée) oblige à renoncer au confort
- La vie humaine est trop courte pour distinguer les cycles historiques, le recul précise le sens.

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01 octobre 2016

« La spécialisation peut être une tentation pour le scientifique ; pour le philosophe, c’est un pêché mortel. » (K.Popper ?)

- La philosophie est-elle une pratique, ou une tentative de proposer des modèles ?
- La science tente de comprendre les phénomènes, d’en donner des modèles valides, dans un système de représentation, par recherche de verisimilitude.   
- Le philosophe cherche une vue générale, prenant aussi en compte les découvertes de la science.
- Le spécialiste utilise un langage particulier (jargon), peu accessible au profane.
- Avec internet, l’accès aux informations est facilité, encore faut-il repérer les erreurs ou les mensonges.  
- L’application des découvertes par la technologie change le monde, le philosophe doit l’intégrer.
- Il est nécessaire de s’interroger sur les conditions de la connaissance, ainsi que sur l’orientation des recherches et leurs implications pratiques.
- Les sciences se basent sur l’observation, de plus en plus  fine et détaillée, dont on déduit des principes.   
- La philosophie tente d’aller du particulier au général,  par induction, vers un modèle unifié.  La science peut-elle en proposer si elle se cantonne dans la spécialisation ? 
- La philosophie ne peut se limiter aux sciences, elle affecte des valeurs, doit elle aller jusqu’à la métaphysique ? 

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24 septembre 2016

« Avons-nous la responsabilité d’aider les autres ? »

- Nous sommes responsables de tous nos actes, effectués ou non
- La responsabilité est une conséquence de la liberté, l’implique-t-elle aussi ?
- Qu’attend-on en échange ? le respect, la tranquillité, la reconnaissance ?
- Sans action sur la cause, l’aide peut entraîner des dépendances.  
- Dans un groupe, l’entraide ou la solidarité sont naturelles.
- L’organisation de l’aide par une institution dilue la responsabilité.
- Je pense que les gens intelligents sont responsables d’aider ceux qui le sont moins, malheureusement beaucoup de gens préfèrent recevoir du poisson qu’apprendre à pêcher.
- Si on aide, c’est qu’on y trouve une satisfaction (d’un désir ou du devoir accompli).
- L’aide a-t-elle plus de valeur si on y sacrifie quelque chose ?
- ‘‘ Pour faire une bonne dame patronnesse, Il faut être bonne mais sans faiblesse..’’ (J. Brel).

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17 septembre 2016

« La possibilité d’améliorer son sort est-elle un droit de l'homme méconnu ? »

- La prise en main de ses aspirations semble plus difficile dans une société complexe.
- Les actions mises en œuvre peuvent porter sur soi, l'augmentation du savoir et des connaissances, ou sur ses interactions avec les autres.
- Le sort est-il imparti, par les moyens reçus, les conditions de leur développement, ou est-il ce qu'on en fait ?
- L’amélioration est ressentie comme nécessaire lorsque les besoins ne sont pas rencontrés, leur satisfaction relève du droit naturel. Possibilité n'est pas nécéssité.
- La protection sociale crée des dépendances, une perte d'autonomie, d'initiative.   
- La possibilité de se réapproprier sa condition est une condition de développement.
- On ne peut dénier la dignité d'une personne qui se prend en charge.
- L'acceptation des choses sur lesquelles on n'a pas prise, permet d'agir avec sérénité.
- Un droit de l'homme implique le devoir de le reconnaître pour chaque personne, sans condition.
- Est-il concevable que chacun puisse améliorer son sort, quel qu'il soit et sans fin ?
- L'idée de progrès, comme mouvement vers un mieux, s'oriente vers une optimisation des ressources.
- L’épanouissement  peut  advenir dans le chemin plutôt que dans l’accomplissement du désir.
Comments :
En définitive :  C'est un droit ?   OUI..?   ou NON..?
Ce qui est méconnu de la plupart des hommes.., c’est qu’un « droit » est une prothèse octroyée aux nécessiteux qui manquent "personnellement" de possibilités .. Les autres en ont naturellement le pouvoir.

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10 septembre 2016

« La réalité est-elle - ce que l’on voit ? »

- Notre perception de la réalité, influencée par le contexte, peut-elle être "faussée"?
- Les illusions d’optique, la fausse mémoire, sont des indices de la fragilité de notre saisie de la réalité.
- Nos sens sont limités, le cerveau complète les parties manquantes suivant l’expérience ou la combinaison des percepts.
- On ne perçoit qu’une part de la réalité, la focalisation sur un élément élude les autres.
- Le réel est hors de portée, la réalité se construit par l’interprétation de phénomènes.
- La part commune entre les réalités subjectives, est-elle dépendante du langage ?
- On distingue ce qui est différencié, répertorié en catégorie ou en concept.
- Les prismes et filtres culturels, la connaissance, mais aussi les émotions mobilisées, infléchissent les représentations. 
- La réalité est en tension entre ce que l’on prévoit, perçoit et conçoit.
- Ce que fait la philosophie, c’est de s’assurer que le modèle mental est en adéquation avec la réalité.
- "La réalité, c'est ce qui refuse de disparaître quand on cesse d'y croire" (Philip K. Dick).

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03 septembre 2016

« Les croyances sont-elles des bases ou des freins pour la pensée ? »

- La croyance fait tenir pour vraie, une proposition que l’on a adoptée ou que l’on s’est forgée.
- Une croyance est une idée qui a une valeur subjective ;  collective  comme individuelle.
- Les croyances remplacent ce que l’on ne connaît pas.
- Issues de l’éducation, elles sont gardées ou rejetées à l’adolescence.
- Elles forment un système d’interprétation et de sélection des percepts. 
- Une croyance est remise en cause, si elle est en contradiction avec une autre ou avec l’expérience.
- Les croyances forment des raccourcis de pensée, sur base de l’expérience  (forcément partielle).
- Les fondations s’appuient et consolident le sol, les échafaudages peuvent être temporaires.  [ les croyances sont donc.. les "fondations"  ?! ] 
- Les croyances sont des guides et des œillères … ou un écran.
- Rassurantes, la pensée s’y arrête par confort ou conformisme.
- Les croyances partagées insèrent dans le collectif et font la cohésion du groupe ;  un frein à leur mise en doute, serait la peur d'être marginalisé. 
- La force de la pensée produit des intuitions, qu’on étaye par le raisonnement logique ;  le choix de prémisses en est influencé.  

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27 août 2016

« Quelles sont les conditions pour appartenir à un groupe, et quels en sont les avantages ? »

- Le groupe ne se réduit pas à la somme de ses éléments, il est la résultante de leurs interactions.
- Le groupe s’organise avec des règles implicites ou explicites, selon sa taille et ses buts.
- Dans un groupe, les individus interagissent pour une action en dehors de celui-ci.
- Participer à un groupe suppose: adopter son but, respecter les règles de fonctionnement, en partager l’idéologie.
- La liberté du choix de contribuer est essentielle pour s’impliquer mais l’adhésion à un groupe engage la responsabilité vis à vis des membres et de l’extérieur.
- Un groupe est une structure dynamique, dont l’équilibre résiste au changement.
- La créativité d’un groupe vient des échanges internes et des apports externes.     
- L’assiduité évite les difficultés d’adaptation aux évolutions du groupe.
- Les avantages sont une action sur soi, sur les autres, et sur l’extérieur du groupe.
- L’appartenance permet, au-delà de la réponse aux besoins grégaires, de se sentir reconnu.
- Une décision prise en groupe engage plus qu’une décision individuelle.
- La synergie de l’action commune optimise les moyens, les compétences et l’énergie. 

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