Le meilleur café philo de Bruxelles

14 octobre 2017

« Comment gérons-nous nos affects ? »

 - Faut-il les gérer ?, pourquoi ? nous différencier de l’animal ?, améliorer nos interactions ?,
- Les affects peuvent être refoulés, mal perçus, être l’objet d’une gestion personnelle (maîtrise), d’une gestion sociale (morale, rituels, sports), ou d’évitement (divertissement, drogues).
- Nous pouvons contrôler nos réactions aux affects conscients par l’entraînement.
- Les affects sont des prédispositions à l’action, dont le choix peut être raisonné.
- La recherche des sources de l’affect permet de le dépasser, d’évoluer.
- Tenter de les esquiver les fait ressurgir sous d’autres formes, perturbe la perception.
- Les exprimer par la parole, tenter le dialogue pour éviter les malentendus.
- Les sentiments ne gèrent pas la remise aux conditions actuelles.
- L’expression de l’émotion peut être sublimée, dans l’art, l’écriture ou la symbolique.
- En prenant du recul, par la respiration ou le détachement.
- On peut les laisser nous traverser, sans s’y attarder, mais en les observant et les analysant.

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]


07 octobre 2017

« La religion est un monde de pure fiction. (F. Nietzsche) »

- Toute théorie se base sur des principes, propositions premières posées et acceptées comme vraies.
- Les principes sur lesquels elles reposent sont: pour les sciences, issus de l’observation; pour la philosophie, de raison suffisante; pour les idéologies, des interprétations sociétales; pour les religions, des mythes ou révélations.
- Une doctrine donne un système cohérent d’interprétation du monde.
- La religion propose une explication imaginaire du monde.
- Se baser et croire à une fiction bride les instincts et limite les possibilités et la puissance d’action.  
- La superstition sert à rassurer, mais introduit un biais cognitif.
- Les idéologies déplacent l’instinct de survie vers un idéal, la patrie ou les générations suivantes.
- La religion est une tentative de mettre Dieu en cage.
- La croyance a-t-elle un effet placebo ?
- L’avantage d’une religion est d’établir une intersubjectivité, basée sur une histoire commune, même si elle est fantastique, symbolique ou n’est pas basée sur le réel.   

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

30 septembre 2017

« Comment se faire respecter ? »

 Le respect a été abordé le 24-01-2015 et  le 17-03-2012
- Comment ne pas renoncer à ses valeurs sans être écrasé ?
- De prime abord, le respect de l’autre dépend de la posture prise.
- Le respect en tant que personne est une convention morale.
- Le respect se construit dans la réciprocité.
- Clarifier et exprimer ses besoins permet à l’autre de les prendre en considération.
- J’attends le respect, mais n’en ai pas besoin.
- Lorsqu’il y a manque de respect, il y a rupture implicite de l’échange.
- Le mépris ou le déni d’existence est plus destructeur que l’irrespect.
- Pour se faire écouter, il vaut mieux faire autorité que d’en avoir.
- Pour être respecté, faut-il être respectable, pour être considéré, être considérable ?
- Le respect se gagne par la manière d’agir: une attitude courageuse peut forcer le respect.  
- L’estime est accordée par appréciation de valeur, en fonction de la qualité des actions.  
- Les règles de politesse sont-elles du respect, ou son simulacre ?        
- Les marques du respect sont culturelles, comme leur interprétation.

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

23 septembre 2017

« Qu’est-ce qu’une couleur ? »

- Propriété optique de la lumière, physique d’une surface ou perceptrice ?
- C’est une Qualia, expérience sensible, subjective et incommunicable.
- Sensation qui semble partagée, ou du moins son interprétation et sa désignation.
- L’appréciation d’’harmonie entre les couleurs est-elle culturelle ou personnelle ?
- La couleur est un signal (ex: la faculté de distinguer les couleurs sert à repérer ce qui est comestible).
- La vue d’une couleur évoque des sensations (chaleur, goût), ou à des émotions (gaité, apaisement) qui y ont été associées par l’expérience.
- Les sensations provoquées par une couleur sont empiriques, mais l’interprétation symbolique est culturelle.
- La perception de la couleur est une reconstitution mentale, elle dépend du contexte (éclairage, champ visuel).
- C’est une propriété subjective attribuée à l’objet. 

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

16 septembre 2017

Propos croisés au fil (ténu) des arrivées….  Défections, désaffection ? 

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]


09 septembre 2017

« L’honnêteté est-elle un vernis qui s’effrite loin des témoins ? »

- L’honnêteté est la qualité de celui qui agit avec droiture et loyauté, conformément à la loi morale.
- Quelle loi morale ? la sienne, celle de celui qu’on risque de spolier ou la loi du groupe ?
- Si on considère comme moral de ne faire que ce qui peut être généralisé, la loi se conçoit afin de ne pas devoir choisir entre commettre ou subir l’injustice.
- L’honnêteté est la présence d’un témoin intérieur (surmoi) conscient ou non.
- L’honnêteté vis-à-vis de soi est-elle d’être fidèle à ses principes ou d’avoir le courage de les clarifier pour les mettre en accord avec ses actes ?
- On agit en fonction de valeurs subjectives et de règles d’interaction qui sont des valeurs génériques.
- Dans la nécessité de choisir entre des valeurs divergentes, laquelle prime ?
- Contourner l’esprit de la loi en utilisant les failles de la lettre, est ce malhonnête ou ingénieux ?  
- La propriété, c’est le vol (Proudhon); voler est malhonnête.
- La probité ne permet pas de justifier ses actes par la malhonnêteté des autres.
- Les conditions extrêmes rendraient malhonnête même le plus honnête. Ce sont les conditions qui déterminent l’action.
- L’honnêteté s’effrite lorsque la loi est mise en question.

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [1] - Permalien [#]

02 septembre 2017

« Y a-t-il une différence entre une société de la méritocratie et une société de l’émancipation ? »

- Dans la méritocratie, chacun contribue à la société selon son niveau de compétence.
- Comment le mérite est-il évalué: selon le diplôme, les concours, les difficultés surmontées, les résultats atteints ?
- Un consensus social valorise le travail intellectuel par le pouvoir qui lui est accordé.
- Les qualités considérées comme méritoires varient avec les besoins de la société.   
- L’équité est nécessaire pour que le mérite soit reconnu sans préjugés.
- L’émancipation vise à affranchir de l’état de dépendance et des limites acquises.
- L’évolution personnelle donne du sens à ses actes, en autoformation interactive, chacun peut atteindre son niveau maximal.
- L’autonomie de choix risque de morceler la société, les besoins n’étant pas partout rencontrés, mais la motivation de chacun augmenterait la créativité.   
- L’émancipation est un facteur d’évolution d’une société, mais aussi d’instabilité.
- Le mérite dépend des moyens et du désir, ils ont chacun une dimension de naissance, d’éducation et d’évolution.
- Les deux aspects sont concomitants dans nos sociétés, en proportion variable, dont l’équilibre est à rechercher.

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

26 août 2017

- « Y a-t-il des souffrances - utiles et nécessaires ? »

- ' La douleur est inévitable, mais la souffrance est facultative '   selon le bouddhisme.
- La souffrance est : une projection de la douleur, dans le temps.   La souffrance est une  interprétation.
    Souffrances utiles :
- La souffrance (douleur) que l'on dépasse lors de l'entraînement est utile à l'amélioration des performances.
- La souffrance est nécessaire à l'évolution vers un perfectionnement.
- Facultative ou utile à une purification de l'égo ?   Pourquoi d'ailleurs,  devrait-on  " purifier " notre égo  ?!
    Souffrances pas vraiment nécessaires :
- Un traumatisme issu de l'enfance, transgénérationnel  ou inexprimé, est un obstacle qui " limite la vie ".  [?!]
- Une souffrance, parfois mal identifiée ou non reconnue (burn out), signale un décalage entre sa vie [ses possibilités] et ses aspirations.
     Remèdes (?):
- La souffrance est à combattre, par l'action adéquate qui l'annihile, ou par un changement de point de vue.
- Considérer que seul ce qui dépend de nous vaut la peine de nous toucher, et un bon discernement, permet d'éviter la souffrance.
- L'acceptation est-elle un moyen d'échapper à la souffrance, ou serait-elle  une résignation stérile ?

 

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 août 2017

« L’homme est à l’image de la divinité ; mais qui pourra la reconnaître, s’il la défigure lui-même ? »

   Ou, plus précisément : " L’homme est l’image immortelle de Dieu ;  mais qui pourra la reconnaître, s’il la défigure lui-même ? "

- La représentation se fait à partir d’une image imparfaite vers une image idéelle ou idéale.
- Les divinités ne sont-elles pas des archétypes de caractéristiques humaines ?
- L’ ‘Un’ est défiguré par tout ce qui divise, ce sont les liens qui le nourrissent.
- Reconnaître suppose une connaissance préalable: préscience, idée innée ou concept culturel ?
- Ne pas voir les choses telles qu’elles sont nous empêche d’accéder à la connaissance.
-‘‘ Ci-git O ‘Sullivan, né homme, mort épicier.’’
- L’image suppose la lumière, elle peut être voilée, ou le miroir se ternir et n’en refléter qu’une part infime.
- La lumière aveugle, c’est l’ombre qui met en perspective et permet de différencier ;  mais, à partir des éléments particuliers, on peut concevoir l’ensemble.
- Défiguré, comme le portrait de Dorian Gray ?, ou est-ce le modèle divin qui l’est  par les interprétations des religions ?

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 août 2017

- - « Comment gérons-nous - l’ignorance ? »

- Peut-on accepter l’affirmation d’un autre  pour prendre une décision ?
- La prise de conscience d’une ignorance, engage à se documenter pour y remédier.
- Les critères de choix des informations à prendre en compte seraient :   leur vraisemblance, l’accessibilité, la validité, et  la confiance accordée aux sources.   
- La vraisemblance ne présume que de la conformité avec nos expériences et nos connaissances.
- On ne peut gérer que l’ignorance assumée ; des croyances et des préjugés  peuvent donner une illusion de savoir, masquant les lacunes.
- La diversité des sources, le doute méthodique, l’expérimentation  et le raisonnement, sont des moyens d’accès à la connaissance.  
- Il n’y a pas de rationalité pure, elle est limitée par les biais cognitifs.
- L’ignorance peut porter sur les faits, les processus impliqués  ou sur les connexions avec d’autres domaines.
- La prise de décision dans l’incertitude, se fait en minimisant les risques.
- Dans l’urgence, c’est l’intuition (ce qu’on ne sait pas qu’on sait ?) ou le choix émotionnel qui prime.
- Il faut apprivoiser l’ignorance pour la travailler  et la rendre moins dangereuse.  Et surtout :  comment gérer l'ignorance rencontrée chez l'autre ?       
- Si je pose une question, j’aurai l’air d’une idiote ;  si je ne la pose pas, je suis sûre de le rester..

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

05 août 2017

« Si tout change, tout ne peut que croître ou décroître » ( Flaubert )

- Tout changement est dynamique.
- Dans une transformation, il y a toujours un paramètre qui augmente ou diminue.  Dans un système : ‘Rien ne se perd, rien ne se crée’, si un paramètre croît, un autre décroît.
- Le changement qualitatif est-il mesurable ?
- Le décalage permet la mesure, pas la simultanéité.
- Le flux vient d'une tension vers l’équilibre, tout se rééquilibre en permanence.
- La répartition sur un grand nombre diminue la part accessible à chacun ;  est-ce le cas du savoir ?
- L’échelle de temps sur lequel il se déroule, rend le changement  plus ou moins sensiblement ou cognitivement perçu.  
- Une évolution est d’autant plus perceptible que l’observateur n’y participe pas. 
- Pour qu’un élément soit identifiable, il doit être distinct.
- Une parole peut déclencher un changement de mentalité ;  un grain de sable peut provoquer un changement de phase quasi instantané.

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

29 juillet 2017

- « Qu’est-ce qu’un - humaniste ? »

- " Homo sum: humani nihil a me alienum puto " Je suis homme, rien de ce qui touche à l'humanité ne m'est étranger. (Térence)
- L’humaniste d’aujourd’hui, comme celui d’hier, a le sentiment de la nécessité des valeurs immatérielles.
- L’humaniste croit en la capacité de l’homme à s’améliorer par l’érudition, le dialogue et la pensée.
- Il a confiance dans l’évolution du savoir, par l’interaction des cultures, à travers le temps et l’espace.
- Les richesses culturelles se multiplient par leur partage, au contraire des richesses matérielles.
- L’essor des technologies favorise l’accès au savoir et aux échanges ;  mais la spécialisation appelle une gestion de l’ignorance.
- Il pense que l’éducation soutient la participation effective de chacun au destin collectif.
- Quelle ambition peut-on avoir pour l’humanité ? Evoluer vers une position de respect, non seulement de l’humain, mais aussi de tout le vivant et de l’environnement, afin d’y prendre une place moins démesurée et plus pérenne.  Mais n'est-ce pas ce que font "par nature" les autres animaux ?.
- Le progrès conjoint de la culture (qui influence le rapport aux autres) et de la technique (qui influence notre rapport à la nature), serait un objectif de l’humanisme.  L’humanisme ‘difficile’ de Simondon  intègre la technique dans la culture.

  " Plus j'aime l'humanité en général, moins j'aime les gens en particulier."  (Dostoïevski)    [Comment alisto]

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

22 juillet 2017

- - - « L’oubli .. »

- Est-il une défaillance,  ou une faculté bénéfique ?
- C’est un processus neuronal actif de désencombrement, et de stabilisation de ce qui est important. 
- L’oubli de soi apparaît dans le soin éventuel apporté à autrui ;  mais aussi dans le flux de l’action (flow), ou  la méditation de pleine conscience.  Il n’est problématique que si on en vient  à négliger ses propres besoins.
- Tout est enregistré, mais l’accès au souvenir passe par des repères circonstanciels.
- La mémoire des peuples est aussi sujette à l’oubli ;  les mythes servent de repères, mais ne suffisent pas à empêcher les répétitions de séquences.
- Les souvenirs sont restructurés et travaillés :  par la pensée, ainsi que par les rêves qui peuvent faire ressurgir des épisodes, des conflits cognitifs non résolus, et les émotions qui s’y attachent.
- Les expériences marquantes sont celles qui créent une surprise, elles obligent à réorganiser la pensée ;  lorsqu’elles sont digérées, il n’en reste que la trame.
- La mémoire sert à prévoir, mais le filtre de la pensée peut occulter des informations.
- L’oubli est une faculté nécessaire à l’accès (sans interprétation) au moment présent , à l’élan de vie [!]  et à la créativité .., au bonheur, selon Nietzsche.
- A-t-on le pouvoir d’oublier ou de retenir ;  la volonté y joue-t-elle un rôle, conscient ou non ?

 

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

15 juillet 2017

- - - « Suis-je le gardien - de mon frère ? »

 - Nous sommes les descendants de Caïn.  La "civilisation" des peuples, prévient-elle les luttes fratricides ?
 - Le rôle d’un gardien est de surveiller et de protéger ;  les deux sont liés.
 - La question même, est un déni de responsabilité envers l’autre ;  suis-je garant de son intégrité physique et .. morale ?  Quelle est l'éventuelle part de responsabilité mutuelle ?
 - L’appropriation d’un territoire, appelle-t-elle au devoir d’hospitalité envers celui qui est de passage ?  Il y a beaucoup de " frères ", mais peu d’amis..!
 - La condition d'une fraternité idéale,   est  l’autonomie de chacun.
 - Je ne me considère comme "gardien" que de celui qui respecte " ma loi ";  je coopère avec celui qui respecte les mêmes règles que moi, et suis solidaire de celui qui est soumis aux mêmes conditions ..
 - Le frère est celui avec qui on a des similitudes d’opinion, de croyances, d’usages, de territoire,..;  ou plus largement, celui qui nous ressemble.
 - La responsabilité individuelle, serait au moins, de respecter les conditions de viabilité de nos prochains.
 - Je ne suis le gardien  QUE de moi-même, mais prends la responsabilité de chacun de  MES actes.
 

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

08 juillet 2017

« Bien connaître les choses, c'est - s'en affranchir. » (cf.M.Yourcenar)

- L’attrait d’un objet viendrait de son mystère, de ce que l’on y projette et de ce que l’on croit pouvoir y découvrir.
- La connaissance permet d’attribuer une valeur, elle dépend de l’objet  et de soi.
- L’attachement est une dépendance, l’objet est investi d’un pouvoir, il rassure et conforte.
- Connaître une chose, c’est en avoir intégré la substance ;  elle n’a plus besoin d’être présente.
- La connaissance exige de se différencier de son objet, il faut un écart pour découvrir.
- Il ne suffit pas de connaître la chose, il faut se connaitre soi-même.
     POURTANT :
- Peut-on jamais ‘bien’ connaître.., avoir une expérience totale ?
- Une œuvre d’art, un livre, même bien connu, laisse découvrir de nouveaux aspects à chaque analyse.
- L’illusion ne se dissipe pas toujours à l’examen.
- L’intérêt  ou la curiosité, fait découvrir de nouvelles dimensions, qui nous transforment.  [ "on se calme" ! ] 
- La connaissance s’appuie sur des repères :  les connaissances antérieures que nous nous sommes appropriées ;   peut-on s’en affranchir si elles sont intégrées ?

  COMMENTAIRE :    Je pense que Marguerite s'intéressait, non pas aux objets (!), mais aux "choses" de la vie ( comme les sentiments : amour, haine, peur ..)  dont il est souverain de pouvoir s'affranchir.   -Rman  15-07-2017

      voir aussi    Le résumé :  " Que signifie  Connaître "  du 15-10-2016.

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

01 juillet 2017

« La dualité vient-elle de - notre conception du monde ? »

- Caractère de ce qui est double, ou composé d’éléments de deux natures différentes.   La dualité semble proche d’un dualisme, écartant la possibilité d'entrevoir des points de rencontre.   [ ben oui.. oublions toutes les nuances de gris !]
- L’activité du cerveau se fonde sur la discrimination des percepts  (comme des concepts),  par rapport à des références.
- Le discernement apparaït  par la détermination de concepts et leur délimitation.
- Le raisonnement utilise la logique formelle, la disjonction (exclusive) semble plus clarifiante que la conjonction (inclusive),
- La dualité proviendrait de la perte d’unité (détermination sexuée, séparation du ciel et de la terre engendrant le temps), elle est conceptualisée dès le mazdéisme, base du manichéisme,
- La pensée occidentale s'appuye sur l'opposition entre les contraires, alors que l'orient considère la complémentarité des contraires et  l'équilibre.
- Une pensée dynamique suppose les gradations, nuances  et accès à la multiplicité ;  non-limitée donc, à cette dualité !
- Le choix conscient se fait de manière duale, s'il est insatisfaisant, la recherche d'autres options fait appel à la pensée créatrice.   [dynamique  donc]
- Dans le 'flux' de la vie, les actes (choix) s'enchaïnent naturellement,  loin du mental et (du concept) de la pensée duale.   L'animal se trouve fréquemment face au choix d "avancer ou reculer ", mais il n'a pas NOTION de cette dualité qui se propose à lui.

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

23 juin 2017

« … Ce qui est cru est plus important - que ce qui est vrai. »

  Selon Talleyrand, d’application en "politique"..  Son champ peut-il être étendu  ?
  L' IMPORTANCE  est considérée ici,  en fonction de  l’effet,  et non de la valeur objective.
- La nécessité d’actions immédiates.., justifie l'existence des croyances ;   car la décision d’agir s’appuie sur ces croyances  et leurs valeurs.
- La démarche automatique de l’esprit est  le besoin de cohérence.   Lorsqu’une proposition est cohérente avec ma représentation,  elle m’apparaît comme ‘ vraie ’.   Si on en a le temps.., on  examine cette vérité  pour s'en faire  la représentation  la plus exacte possible.  
- Le système de référence  de cette recherche de la vérité,  est  une somme de croyances.   Et cette recherche enrichit elle-même  ce système de croyances .. (!)
- La vérité  est l'émergence d’une réflexion  nourrie d’expériences.   L’effort d’appropriation et d’intégration d’une expérience,  en une conception intelligible,  s’arrête sur une ‘ croyance intellectuelle ’.
-  Mais le statut de  VÉRITÉ d’une théorie,  ne dépend-il pas du nombre de "savants" qui y croient  ?!

   NB.:   voir aussi, le résumé sur  la  Rhétorique        Lien:   27-05-2017

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 juin 2017

« Un sage n’est pas un philosophe »

- Le philosophe recherche la sagesse, le sage la détient.
- La philosophie est une pratique, la sagesse serait une aptitude, une vertu.
- Le sage ‘sent’  la chose juste, (bon sens) ou  ‘sait’ ;  il a un savoir et un savoir-faire, il agit à propos.
- Le philosophe conceptualise, raisonne, le sage tient compte de la valeur et de l’émotion.
- La sagesse est vertu intérieure, en équilibre avec l’extérieur ;  elle atteint la justesse.
- Elle tient à la connaissance de soi, la prise de distance, l’adaptation aux circonstances.
- C’est à l’action, au comportement, que se reconnaît le sage ;  il va à l’essentiel et induit à trouver les solutions.
- La sagesse est (aussi) un savoir-vivre ;  elle est fruit d'expérience  et d’ouverture au monde.
- Le philosophe vit dans sa tête, propose ses réflexions ;  le sage est un exemple.
- La sagesse est une juste appréciation des choses, fondée sur la raison et l’expérience. 

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 juin 2017

« La raison est-elle -plus- qu’une pensée 'mécanique' ? »

- La raison, en tant que faculté d’établir des jugements rationnels,  suppose l’application de règles discursives et de logique.
- Les propositions de la logique sont des tautologies.  (L. Wittgenstein)
- Les principes rationnels sont nécessaires, mais, si la raison s’y limite, une machine (ordinateur) qui les appliquerait pourrait-elle se substituer utilement à l’homme ?   
- L’induction et l’abduction permettent l’assimilation de nouvelles observations et la création ; ce qui rend la raison constituante.
- L'attribution de valeur à la méthode ou aux données  influe sur le résultat du raisonnement.
- Le jugement rationnel logique suit des règles formelles, mais il s’arrête sur un jugement de valeur.
- Les propositions qui résultent d'un raisonnement 'à priori'  doivent être validées par l'expérimentation.
- Nos idées sont le terreau sur lequel poussent les suivantes.
- Notre champ de données  personnel est plus large que celui que l’on pourrait lister ;  la raison y puise des ressources au fur-et-à-mesure du processus.
- Le génie apparaît dans l’utilisation des failles  et la remise en question des prémisses.

 

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

03 juin 2017

« L’homme est-il un animal -malade- ? »

- L’homme est généralement devenu un animal infirme, inapte à se débrouiller naturellement.  L'éducation l'éloigne de sa nature,  l'amène à se méfier de ses instincts  et à un contrôle de ses réactions.
- La part de l’acquis, chez l'homme, est supérieure à celle de l’inné.   [enfin.., chez certains !]   Sa curiosité  est souvent soldée d'insatisfactions.
- L'erreur de la Nature, est d'avoir laissé s'installer chez l'homme, l'handicap de la conscience.. (cf.Reeves)
- Néoténie : L'homme, considéré comme un animal à naissance prématurée, présente un développement notablement ralenti.  En outre, certains caractères de juvénilité, normalement transitoires, resteraient installés .. sans empêcher cependant, la capacité de reproduction.
- Inadapté à son milieu, il tente d'adapter celui-ci à ses besoins..  Il compense ses faiblesses par des remèdes  matériels ou psychiques.
- L’utilisation d’outils technologiques  le porte à ne plus exercer ses capacités naturelles,  au risque qu’elles s’étiolent.
- Sa dépendance  vis-à vis des autres,  serait accentuée par l'inertie à l'adaptation  du fonctionnement social  humain.
- Le langage le met en porte-à-faux  avec le réel,  par l'interprétation  et la symbolique.
- Un décalage  dû à la complexité du chemin que prennent les percepts  confrontés aux représentations,  retarde et modifie ses réactions.
- Malade de sa présomption (Montaigne), ou de la morale qui l’entrave (Nietzsche) ?

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]