Le meilleur café philo de Bruxelles

17 juin 2017

« Un sage n’est pas un philosophe »

- Le philosophe recherche la sagesse, le sage la détient.
- La philosophie est une pratique, la sagesse serait une aptitude, une vertu.
- Le sage ‘sent’  la chose juste, (bon sens) ou  ‘sait’ ;  il a un savoir et un savoir-faire, il agit à propos.
- Le philosophe conceptualise, raisonne, le sage tient compte de la valeur et de l’émotion.
- La sagesse est vertu intérieure, en équilibre avec l’extérieur ;  elle atteint la justesse.
- Elle tient à la connaissance de soi, la prise de distance, l’adaptation aux circonstances.
- C’est à l’action, au comportement, que se reconnaît le sage ;  il va à l’essentiel et induit à trouver les solutions.
- La sagesse est (aussi) un savoir-vivre ;  elle est fruit d'expérience  et d’ouverture au monde.
- Le philosophe vit dans sa tête, propose ses réflexions ;  le sage est un exemple.
- La sagesse est une juste appréciation des choses, fondée sur la raison et l’expérience. 

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]


10 juin 2017

« La raison est-elle -plus- qu’une pensée 'mécanique' ? »

- La raison, en tant que faculté d’établir des jugements rationnels,  suppose l’application de règles discursives et de logique.
- Les propositions de la logique sont des tautologies(*).  (L. Wittgenstein)
- Les principes rationnels sont nécessaires, mais, si la raison s’y limite, une machine (ordinateur) qui les appliquerait pourrait-elle se substituer utilement à l’homme ?   
- L’induction et l’abduction permettent l’assimilation de nouvelles observations et la création ; ce qui rend la raison constituante.
- L'attribution de valeur à la méthode ou aux données  influe sur le résultat du raisonnement.
- Le jugement rationnel logique suit des règles formelles, mais il s’arrête sur un jugement de valeur.
- Les propositions qui résultent d'un raisonnement 'à priori'  doivent être validées par l'expérimentation.
- Nos idées sont le terreau sur lequel poussent les suivantes.
- Notre champ de données  personnel est plus large que celui que l’on pourrait lister ;  la raison y puise des ressources au fur-et-à-mesure du processus.
- Le génie apparaît dans l’utilisation des failles  et la remise en question des prémisses.

Tautologie-kes

     COMMENTAIRE

 

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

03 juin 2017

« L’homme est-il un animal -malade- ? »

- L’homme est généralement devenu un animal infirme, inapte à se débrouiller naturellement.  L'éducation l'éloigne de sa nature,  l'amène à se méfier de ses instincts  et à un contrôle de ses réactions.
- La part de l’acquis, chez l'homme, est supérieure à celle de l’inné.   [enfin.., chez certains !]   Sa curiosité  est souvent soldée d'insatisfactions.
- L'erreur de la Nature, est d'avoir laissé s'installer chez l'homme, l'handicap de la conscience.. (cf.Reeves)
- Néoténie : L'homme, considéré comme un animal à naissance prématurée, présente un développement notablement ralenti.  En outre, certains caractères de juvénilité, normalement transitoires, resteraient installés .. sans empêcher cependant, la capacité de reproduction.
- Inadapté à son milieu, il tente d'adapter celui-ci à ses besoins..  Il compense ses faiblesses par des remèdes  matériels ou psychiques.
- L’utilisation d’outils technologiques  le porte à ne plus exercer ses capacités naturelles,  au risque qu’elles s’étiolent.
- Sa dépendance  vis-à vis des autres,  serait accentuée par l'inertie à l'adaptation  du fonctionnement social  humain.
- Le langage le met en porte-à-faux  avec le réel,  par l'interprétation  et la symbolique.
- Un décalage  dû à la complexité du chemin que prennent les percepts  confrontés aux représentations,  retarde et modifie ses réactions.
- Malade de sa présomption (Montaigne), ou de la morale qui l’entrave (Nietzsche) ?

     COMMENTAIRE

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

27 mai 2017

« La rhétorique est-elle -encore- nécessaire ? »

- Elle est un déploiement d’éloquence, de moyens oratoires.  La rhétorique vise à persuader, à amener à agir, elle parle de valeurs  et agit sur l’émotion.
- Persuader n’est pas convaincre, où l’argumentation s’adresse alors  à la raison.
- Les registres de la Communication  sont : *ETHOS : volonté de communiquer, éloquence, persuasion. *LOGOS : discours, rhétorique, rationalité. *PATHOS : Volonté de recevoir le message, émotion.
- La sincérité semble une condition d’efficacité, le recours à des ‘faits alternatifs’  est-il moins éthique qu’un choix d’arguments affectifs ?  Le contrôle incombe-t-il au  lecteur ou auditeur ?  
- La manipulation qu’on pourrait lui reprocher n’est-elle pas à l’œuvre dans toute parole publique ?
- L’art de bien dire était important dans les cultures orales, l’est-il encore dans celle de l’image ?
- Les règles du discours proposent une disposition, l’utilisation de figures de style, un développement qui a encore sa place dans des assemblées, au prétoire..  Une forme bien plus compacte est utilisée dans les nouvelles technologies ;  les formules-choc sont-elles encore de la rhétorique ?     
- Les images peuvent servir d’appui au discours, mais c'est sa forme qui reste essentiellement efficiente.
- Peut-on considérer une rhétorique de l’image  qui aurait supplanté celle du verbe ?

     COMMENTAIRE

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [1] - Permalien [#]

20 mai 2017

« Nous sommes technologiquement triomphants, mais culturellement défaillants. » (E. Morin)

- Les innovations technologiques se répandent mondialement, leur usage précède les moyens de les contrôler.    
- Les cultures sont locales et inaptes à proposer les grilles de lecture  appropriées à la complexité.
- La culture s’appuie sur des mythes, des schémas traditionnels propres à une société ; elle sert de base à la pensée qui y intègre les nouvelles données.  
- L’accès à des cultures disparates induit des incohérences dans les modèles personnels.    
- Les modèles véhiculés par la publicité interfèrent et influencent les comportements ; la culture donne des moyens de s’en préserver.
- Les chemins d’accès aux informations sont mémorisés à la place de celles-ci, ne permettant pas à la pensée de les recombiner, les relier et leur chercher un sens.   
- La technologie est une caisse de résonnance creuse si elle n’est pas alimentée par des analyses  et de la réflexion.
- L’homme vit de trois verbes: être, avoir et faire.
- La réalisation immédiate des désirs ne laisse pas de temps pour la réflexion, qui prend place dans le délai, la prise de distance.
- La défaillance vient du manque d’outils pour penser le présent ; elle peut être dépassée par l'usage de la raison, dans sa capacité de dévoilement des présupposés et comme outil transculturel d’analyse.
- On nous apprend à séparer les choses  et à ne pas voir la globalité.
- Le numérique suivi du digital, modifie notre organisation sociale, nos comportements et valeurs morales..  Nos Cultures n'en sont pas (pour autant) perturbées dans leurs fondements..  Mais l'acquisition par chacun, de ce bagage essentiel, s'en trouve (dès le plus jeune âge) dégagée des guides et repères traditionnels.

     COMMENTAIRE

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [1] - Permalien [#]


13 mai 2017

« Comment gérer son temps ? »

- Le temps est perçu subjectivement, comme variable en intensité et en densité.
- Son "importance" est jugée par la valeur attribuée au résultat futur.
- La capacité à imaginer notre action future dans un projet, mène à en planifier les étapes.  La Procrastination en est un aspect tout-à-fait particulier ..!
- Quand le temps libre  devient-il du temps perdu ?
    Éventuellement ..
- L’urgent prend souvent le pas sur l’important, mais ne doit évidemment pas, faire perdre de vue l'essentiel.
- L’organisation du temps ne doit pas être rigide au point de ne pas laisser de place à :  la rencontre..  ou au choix du moment opportun..
- L'agitation est inopérante, le stress fait perdre de l'énergie ;  les situations critiques se gèrent plus efficacement avec l'expérience.
    HORS SUJET !
- Pouvoir déléguer demande de la confiance et la possibilité de transmission.
- La maturation se fait par alternance de périodes de pensée, d'observation, de recherche d'information, d'échanges et de réflexion.
    NIAISERIES  (!)
- Le temps serait le cadre dans lequel se déroule la vie, de manière continue et irréversible.
- Le temps vécu, ressource précieuse, s’épuise et on aimerait l’utiliser au mieux.

     COMMENTAIRE

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [7] - Permalien [#]

06 mai 2017

« L’auto-organisation génère-t-elle - l’ordre, - l’anarchie ou - la dictature ? »

- Le banc de poisson, la cellule, le cerveau sont des modèles d’auto-organisation, elle émerge dans l’action.
- Leur ordre est le produit d’un désordre ambiant autant que les lois qui s’imposent à leur niveau (cf. Ilya Prigogine).     
- L’ordre auto-organisé est adaptatif, il établit un équilibre dynamique.
- Une prise de pouvoir tend à maintenir un ordre figé, incompatible avec l’auto-organisation.
- C’est une coordination du groupe face à la nécessité, chacun y fait ‘sa part’.   
- Stabilité structurelle d’un système dynamique, elle tend vers la moindre entropie.
- Ordre et désordre se côtoient, se relaient, si le désordre l’emporte, il produit un chaos, dont peut surgir une autre cohérence, une structure dissipative qui puise son énergie à l’extérieur.
- L’anarchie résultant du rejet de l’aliénation par les libertaires n’empêche pas l’action coordonnée.
- Faut-il un objectif commun implicite, ne fût-ce que la survie du groupe ?
- L’anomie, produite par des règles conflictuelles, génère la désorganisation et la démoralisation.
- La dictature n’est en principe qu’un régime temporaire, dans l’attente d’une nouvelle organisation.
- L’auto-organisation demande une sensibilité à l’activité de l’autre et aux fluctuations extérieures, de la sagesse et de la maturité de la part de l’individu.        [.. si c'est : "auto-".., c'est donc " à l'insu de son plein-gré " ! ]

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

29 avril 2017

« Faut-il impérativement interdire les collusions entre le monde politique et le monde financier ? »

- La politique consiste à gérer la cité, l’état ;  elle implique des choix éthiques.
- Les choix concernant le groupe,  sont publics  et supposent une transparence sur ce qui les détermine ;  elle n’est pas compatible avec le secret de l’entente  que suppose une collusion.
- Les décisions sont prises au nom de la communauté pour en garantir l’unité et l’indépendance.
- Le principe de bonne gouvernance peut prévenir les conflits d’intérêts, mais PAS  la dépendance vis-à-vis du monde financier.
- Le pouvoir n’est plus assimilable à sa légitimité, mais à ses libertés d’actions..
- La gestion des affaires publiques  implique les moyens d’application des choix politiques.  Mais la finance apparaît de plus en plus opaque, les algorithmes semblent difficiles à contrôler.
- L’économie politique est systématiquement limitée dans son champ-d’actions, par la difficulté à atteindre l'équilibre des finances.  Son indépendance est compromise par le poids de la dette contractée par l'État.
- L'on pourrait fort-bien imaginer le rachat de celle-ci, à parts-égales par les citoyens.  Ces derniers pouvant constituer par ce biais, une gouvernance DIRECTE  de la Banque-Publique.
 

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

22 avril 2017

-- « Qu’est-ce que - la réalité ? »

    Thème récurant, déjà abordé sous d’autres angles,
     Liens :      14-11-2009,    11-09-2010,    29-03-2014,   et  10-09-2016.

- Dynamique, toujours changeante, nous l’appréhendons par ajustements successifs.
- Notre perception dépend de notre vécu et de l’angle de vue.
- Elle est un assemblage de phénomènes, qui se précise par l’expérience.
- La méditation de pleine conscience, la laisse apparaître sans interprétations.
- Le savoir est-il une aide,  ou des œillères pour la saisir ?
- Les liens entre les perceptions, empruntent des outils de pensée (le langage, les mathématiques); les ‘vides’ sont comblés par des convictions.
- Est-elle empirique ou transcendantale ?  Représentation ou projection du réel ?
- La réalité est une "synthèse" entre la perception et la conception.  Les sens et l'action, sont les modes de communication (cause à effet) entre la réalité extérieure et celle que nous concevons ..
- Cette perception se construit donc, en interaction :  avec le réel, avec ce qui en est conventionnellement retenu, et en fonction (aussi) des multiples représentations qui nous en sont ponctuellement données.
- de :  res, rei = la "chose".  C'est " CE " que nous percevons via l'un de nos sens, et dont nous prenons conscience en l'identifiant ;  dès ce moment, nous considérons que c'est "vrai".             Au-delà.., notre faculté d'imagination, nous confronte à d'autres   "évidences" ;   que nous n'avons souvent, aucune difficulté à considérer comme étant également  la "réalité".

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

15 avril 2017

« Homo Sapiens .. a-t-il besoin de communion ? »

- La communion est l’impression de partager des pensées, des idées, des émotions.
- Forme d’empathie intellectuelle, elle est une reconnaissance de similitudes dans l’altérité.
- Le plaisir qu’elle procure serait le signe qu’elle répond à un besoin.
- Elle suppose un décodage partagé, s’appuyant sur un langage, des concepts communs.
- Les expériences partagées sont des supports propices à la communion.
- La COMMUNICATION-communion est possible dans la prise en compte mutuelle de tous les signaux de l’autre.   
- L'état de communion peut se manifester chez les spectateurs de compétitions sportives, de spectacles culturels, de célébrations ou autres manifestations ;  il arrive que ce soit le désir de communion, qui "motive" le rassemblement.
- La psychologie des foules serait une expression de la communion. Sans doute même, inconsciente pour chacun.
- Les repères et conditionnements communs de la religion sont remplacés par ceux des médias ;  l’illusion de communion suffit à remplir ce besoin.
- A la différence de l’instinct grégaire, répondant au besoin de sécurité de l’individu, celui de communion aurait été sélectionné pour son efficacité dans l’action de groupe.

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

08 avril 2017

« Le bonheur est affaire de raison et seule la raison peut le moissonner. » (Ursula Le Guin)

- Le bonheur se ressent lors de la rencontre, parfois inattendue, entre des aspirations et des évènements qui y répondent.
- La raison intervient-elle pour le charger ou l’alléger de l’angoisse de le perdre, ou entrave-elle à le goûter pleinement ?
- Le bonheur d’un accomplissement, résultat d’un processus raisonné, lui donne-t-il une valeur accrue par le mérite ? 
- Est-il dans l'atteinte d'un objectif, dans l'action qui y tend, ou advient-il de surcroît ?
- La raison serait un rempart contre la passion  susceptible de tous les excès (hybris).
- Le bonheur dépend-il d’une attitude raisonnable, ou d’une prise de risque ?
La sagesse propose des voies d'accès au bonheur, de distinguer le plaisir naturel, d'accepter les aléas sans trouble, de s’affranchir de l'espérance….   
- La raison permet de le conceptualiser, de l’identifier et de l’inscrire hors du temps.  
- Accepter que le bonheur soit éphémère, ou tenter de le pérénniser ?
- Pour moissonner le bonheur, faut-il le cultiver ou est-il à glaner là où on le trouve ?
- La raison peut construire le chemin, mais le bonheur est dans la synchronie.

- Le roman " La main gauche de la nuit ", d'Ursula Le Guin  est une formidable leçon de compassion et d'altruisme ;  une aventure où elle use de descriptions aussi belles que minutieuses.  Si le principe du bonheur ne peut pas prescrire de règles universelles, l'homme reste seul face à ce juge infaillible qu'est sa conscience morale.
    COMMENTAIRES
- Un modèle de bonheur n'est pas le bonheur ! (shadock)
- En l'occurrence, c'est bien le modèle qu' Ursula considère ici . (-Rman)

Bonheur Kant 1

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

01 avril 2017

« Science et croyances, détracteurs et adorateurs »

     SCIENCE :
- La science est la rationalité  justifiée par l’expérience.
- La seule valeur incontestablement attachée à la science, est celle attribuée à la méthode scientifique.
- Les sciences se développent dans des systèmes de représentations, qui évoluent par bond  lors d’un changement de paradigme.
- La science peut  être l’objet de croyances, par la confiance accordée à ses résultats, ou à leur interprétation.
- Ce sont souvent les APPLICATIONS des découvertes de la science, qui sont dépréciées en son nom.
     CROYANCE :
- La croyance est un processus d’adhésion à une idée, qui mène à la considérer comme une vérité.
- La croyance :  c'est donc attribuer une valeur à cette " vérité ".
- Les croyances personnelles se forment par association entre des phénomènes.
- La justification des règles d’action repose sur des croyances, pour en expliquer le bien-fondé.   [ > voir : dernier commentaire]
     DÉTRACTEUR/ADORATEUR :
- Le détracteur tend à déprécier, à diminuer la valeur ;  l’adorateur lui, l’amplifie.
- Les détracteurs de la science  rejettent son aptitude à 'produire des vérités', alors que son seul objet est de proposer des modèles prédictifs valides.
- Les détracteurs des croyances  les considèrent comme des obstacles à la pensée raisonnée ;  les croyances sont à dépasser par la pratique du doute méthodique, ou par la suspension du jugement (scepticisme).

     COMMENTAIRE
 - Une croyance est une idée tenue pour vraie par une personne, et à laquelle cette personne attribue une valeur subjective (bon, mauvais).
   Une valeur générique (bien, mal) est attribuée à un principe qui est admis par une majorité des individus appartenant à un groupe. Ces principes sont destinés à justifier les règles de comportement des individus au sein du groupe. Pour cette majorité d'individus, ces principes sont des croyances, et les règles de comportement ne sont ni vraies ni fausses, mais ont une valeur subjective "bon". (Shadock)
 

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

25 mars 2017

--- « Qu’est-ce qu’un jeu ? »

- Le jeu est une activité physique ou mentale ne visant à aucune fin utilitaire..
- Il est un mode spontané d'apprentissage de l'habilité technique et sociale.
- La notion de jeu est liée à des règles et un enjeu (différent de l'accomplissement de l'action).
- Délimité dans le temps et l'espace, le jeu respecte des règles établies ou implicites.
- Le jeu ne peut être contraint, en cela, il se distingue de l'exercice.
- C'est une fiction de l'action, sans effet sur le réel, libérant de la responsabilité,
- Le jeu développe l'imagination, l'identification et l'empathie.
- Le jeu est un passe-temps ;  mais il peut être inspiré de pulsions guerrières, voire être utile au règlement d'un conflit.
- Empreint de culture, le jeu peut reproduire des schémas archaïques et agir par conditionnement.
- Le jeu permet d'échapper au déterminisme, d'évaluer ses aptitudes face au hasard.

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

18 mars 2017

« La philosophie est une bataille contre l’ensorcellement de l’intelligence par le langage. » (L. Wittgenstein)

- Le savoir transmis par la parole diffère de celui de l’expérience.
- Le réel nous est accessible par les sens, en partager la perception suppose toujours un écart entre le concept et l’expérience individuelle.
- La philosophie fait appel à la raison, ne s’articule-t-elle pas sur les connecteurs logiques du langage ?
- Le langage, par sa grammaire, véhicule des modes de pensée sous-jacents.
- L’intelligence comprend la faculté de discerner, de discriminer et d’associer.
- Peut-on discerner sans nommer, discriminer sans réorganiser les catégories ?     
- Même sans équivoques, le langage est ambivalent.
- La valeur subjective des mots porte leur résonnance, des mythes, leur poésie…
- La bataille est celle pour décrypter les évidences importées inconsciemment.
- Le philosophe est une sorte de vigile de la pensée dont la mission consiste à montrer les limites du discours sensé.
- La structure du langage  détermine le mode de projection du réel sur le mur de la caverne.
- La philosophie est-elle une œuvre de clarification ou de généralisation ?

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

11 mars 2017

« Le bonheur est-il ‘l’expérience affirmative d’une interruption de la finitude ?’ » (cf. A. Badiou)

- La finitude est  celle de notre vie, dans toutes ses dimensions.
- L’état de ‘flow’ serait un exemple de libération du temps, est-il lié au bonheur ?
- L’inconscience des limites et de la mort, du petit enfant ou de l’animal suppose-t-elle le bonheur ?
- Le bonheur se conçoit-il sans sa prise de conscience ?
- Le bonheur se ressent par contraste, dans le dépassement ou l’abolition des limites.
- La sensation de faire partie de l’univers, de s’y fondre serait une expérience de bonheur.
- La  fulgurance du bonheur donne une sensation de liberté, de puissance d’être.
- La finitude est aussi dans les limites mentales, apprises ou qu’on s’impose.
- Le bonheur se ressent dans la vie au présent, l’ouverture et les interactions.  
- La satisfaction des désirs donne une impression de plénitude, mais, toujours à renouveler, elle suppose le manque.
- Le désir en acte en serait exempt, la quête du bonheur n’est autre que le bonheur de la quête.
- Le chemin du bonheur passe-t-il par la raison, l’acceptation, le désir ou l’ataraxie? 

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

04 mars 2017

« Comment transformer les sentiments ? »

- Le sentiment s’entend ici comme faculté de saisir, d’apprécier la valeur, l’ordre et des choses.
- La caractéristique d’un sentiment est l’attribution d’une valeur subjective à son objet.
- L’impression ressentie affecte une valence positive (agréable) ou négative (désagréable).  
- On aimerait transformer un sentiment négatif (d’injustice, d’inaptitude), qui inhibe ou mène à la somatisation.   
- La manière dont les situations sont perçues conditionne le comportement pour y faire face.
- On peut transformer la valeur ou la représentation.
- Un sentiment justifié ne doit pas être transformé, on peut le rendre supportable ou tenter d’agir sur sa cause.
- Le travail sur un sentiment commence par son identification, la recherche de son origine, et son analyse raisonnée. Il est personnel, le rôle de l’autre est celui d’un reflet.
- L’aide peut venir par le regard bienveillant, l’écoute, le recadrage, la mise en perspective.
- On peut influencer la perception, éveiller l’empathie, susciter l’identification à un modèle.     
- Chaque manifestation est comme un diamant, tout dépend de la facette par laquelle on le regarde.
- Essayer d’influencer les sentiments d’autrui, n’est-ce pas toujours une forme de manipulation ?

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

25 février 2017

« Pourquoi éprouve-t-on le besoin de s’exprimer ? »

- Verbaliser aide à mettre ses idées au clair, à les démêler afin d’être compris ;  et les modéliser afin (déjà) de mieux  les comprendre  [Shadock's comment].
- Pour la catharsis, les émotions se traduisent en termes accessibles à la raison.
- Pour vider son sac, mais peut-on en faire porter le poids à l’auditeur ?
- Par heuristique, la connaissance s’élabore et évolue par des apports successifs.
- L’écoute qui répond à l’expression  peut faire jaillir l’étincelle.
- Lever les doutes en confrontant les idées ;  le rôle de l’autre comme critère de vérité, est plus assuré que le sien.
- Dans un groupe, par recherche de consensus, pour diminuer les discordances.
- Pour affirmer sa similitude (être accepté)  et sa singularité (être reconnu).
- L’utilisation du débat pour la compétition  est un détournement de sa finalité.
- Comme substitut de l’action, ou pour l’initier.
- Par prosélytisme, faire partager sa croyance pour la conforter.
- La conviction que quelque chose est vrai, est personnelle ;  qu’est-ce qui pousse à défendre cette vérité, parfois jusqu'à l'extrême ?  Comme Giordano Bruno : La valeur qu'il attribuait à son savoir pour l'humanité future, par rapport à la valeur qu'il attribuait à sa propre vie qui a été pénible  [Shadock's comment].
 

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

18 février 2017

« Quel est le rôle de l’apparence dans la société ? »

- L’apparence est la manière dont les choses se manifestent, l’aspect extérieur tel qu’il se présente.
- Le paraître ne s’oppose pas à l’être, mais en donne la mesure.
- L’apparence envoie un message de reconnaissance et d’identification.
- Les tenues spécifiques à une fonction (toge, tablier blanc) représentent un statut.
- L’apparence suscite un jugement de valeur, mais aussi un comportement qui y répond.
- Soigner son apparence, contrôler ses émotions et ses propos, est-ce une mise en scène, ou le respect de l’autre ?
- Une apparence trompeuse peut fausser le jugement. La confusion des rôles brouille le discernement.
- L’interprétation dépend des critères et des codes de l’observateur.
- Si je joue le rôle, c’est que je ne suis pas compétente pour la fonction.
- Le rôle est-il moins ‘joué’, si on l’assume et remplit la fonction avec compétence ?
- La puissance de l’apparence vient de ce que la personne incarne un rôle qui détermine ses interactions. .
- La forme agit-t-elle sur le fond ?,  l’emballage ne laisse-t-il pas apparaître ce qu’il croit dissimuler ?

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

11 février 2017

« La raison rétrécit la vie, comme l'eau rétrécit les tricots de laine. » (R. Barjavel)

- Un raisonnement s’appuie sur des axiomes, appris ou issus de l’expérience.  
- Les choix de la raison peuvent se conformer au ‘bon sens’ ou soupeser les affects.   
- La raison est utilisée pour prédire, les décisions se prennent selon la valeur.    
- La prudence incite à se cantonner au raisonnable, laisse-t-elle une place à la curiosité, un accès à la surprise, à la créativité ?
- On peut être affectif ou rationnel de façon ouverte ou fermée.
- L’intuition est-elle plus que la prise de conscience de la raison au galop ?  
- L’irrationnel serait ce qui n’est pas encore explicitable, intelligence de l’indicible.
- Opérant sur le connu, la raison restreint le chemin à ce qu’il permet d’apercevoir. 
- La raison est un processus d’ajustement de la représentation. 
- Tout dépend de l’usage qu’on en fait, la raison peut servir à interroger et parfaire les prémisses.
- La raison constituante, dans sa recherche de cohérence, laisse place à l’intuition et peut être créative, encore faut-il ne pas se limiter aux sensations qui s’y raccordent.  
- La souplesse de la pensée se perd lorsqu’elle ne prend que la raison en compte.

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

04 février 2017

« L’argent est-il une concrétisation nécessaire à/de la coopération ? »

- Un groupe se fonde et s’organise, entre autres, par coopération entre ses membres.
- S’entendre sur la valeur de l’apport de chacun à l’ensemble est nécessaire aux échanges dans les groupes étendus. Peut-on évaluer la manière dont le groupe apprécie un service rendu ou demandé ?
- S’il y a coopération, il y a une valeur subjective commune.
- Un échange(ou troc) entre deux individus suppose un accord sur la subjectivation, l’argent  a une valeur formelle ou générique.
- L’argent est un intermédiaire représentant l’énergie mise à effectuer une tâche. 
- Une action est concrète, l’évaluer pour pouvoir l’échanger n’est-ce pas l’abstraire ?
- Le fait d’accepter une monnaie est déjà une forme de coopération, les monnaies locales la rendent plus tangible.
- La coopération se fait naturellement lorsqu’il y risque pour la survie du groupe, ou dans ou projet commun, sans nécessiter de valeur d’échange.  
- L’argent, ni nécessaire, ni suffisant à la coopération, la rend anonyme (et transmissible), l’impôt équitable serait un moyen de la mettre en application par convention.
- La valeur symbolique de l’argent en fait un objet de compétition, par la puissance qu’il attribue.

    COMMENTAIRE
- Palabre .. sans aucune portée  philosophique !  (-Rman)

 

Posté par anneds à 23:25 - Commentaires [0] - Permalien [#]