Le meilleur café philo de Bruxelles

19 août 2017

« L’homme est à l’image de la divinité, mais qui pourra la reconnaître s’il la défigure lui-même ? »

- La représentation se fait à partir d’une image imparfaite vers une image idéelle ou idéale.
- Les divinités ne sont-elles pas des archétypes de caractéristiques humaines ?
- L’ ‘Un’ est défiguré par tout ce qui divise, ce sont les liens qui le nourrissent.
- Reconnaître suppose une connaissance préalable: préscience, idée innée ou concept culturel ?
- Ne pas voir les choses telles qu’elles sont nous empêche d’accéder à la connaissance.
-‘‘ Ci-git O ‘Sullivan, né homme, mort épicier.’’
- L’image suppose la lumière, elle peut être voilée, ou le miroir se ternir et n’en refléter qu’une part infime.
- La lumière aveugle, c’est l’ombre qui met en perspective et permet de différencier, mais, à partir des éléments particuliers, on peut concevoir l’ensemble.
- Défigurer, comme le portrait de Dorian Gray ?, ou est-ce le modèle divin qui l’est par les interprétations des religions ?

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]


12 août 2017

- - « Comment gérons-nous - l’ignorance ? »

- Peut-on accepter l’affirmation d’un autre  pour prendre une décision ?
- La prise de conscience d’une ignorance, engage à se documenter pour y remédier.
- Les critères de choix des informations à prendre en compte seraient :   leur vraisemblance, l’accessibilité, la validité, et  la confiance accordée aux sources.   
- La vraisemblance ne présume que de la conformité avec nos expériences et nos connaissances.
- On ne peut gérer que l’ignorance assumée ; des croyances et des préjugés  peuvent donner une illusion de savoir, masquant les lacunes.
- La diversité des sources, le doute méthodique, l’expérimentation  et le raisonnement, sont des moyens d’accès à la connaissance.  
- Il n’y a pas de rationalité pure, elle est limitée par les biais cognitifs.
- L’ignorance peut porter sur les faits, les processus impliqués  ou sur les connexions avec d’autres domaines.
- La prise de décision dans l’incertitude, se fait en minimisant les risques.
- Dans l’urgence, c’est l’intuition (ce qu’on ne sait pas qu’on sait ?) ou le choix émotionnel qui prime.
- Il faut apprivoiser l’ignorance pour la travailler  et la rendre moins dangereuse.  Et surtout :  comment gérer l'ignorance rencontrée chez l'autre ?       
- Si je pose une question, j’aurai l’air d’une idiote ;  si je ne la pose pas, je suis sûre de le rester..

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

05 août 2017

« Si tout change, tout ne peut que croître ou décroître » (c'est du Flaubert )

- Tout changement est dynamique.
- Dans une transformation, il y a toujours un paramètre qui augmente ou diminue.  Dans un système : ‘Rien ne se perd, rien ne se crée’, si un paramètre croît, un autre décroît.
- Le changement qualitatif est-il mesurable ?
- Le décalage permet la mesure, pas la simultanéité.
- Le flux vient d'une tension vers l’équilibre, tout se rééquilibre en permanence.
- La répartition sur un grand nombre diminue la part accessible à chacun ;  est-ce le cas du savoir ?
- L’échelle de temps sur lequel il se déroule, rend le changement  plus ou moins sensiblement ou cognitivement perçu.  
- Une évolution est d’autant plus perceptible que l’observateur n’y participe pas. [sauf pour un révolutionnaire, évidemment !] 
- Pour qu’un élément soit identifiable, il doit être distinct.
- Une parole peut déclencher un changement de mentalité ;  un grain de sable peut provoquer un changement de phase quasi instantané.

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

29 juillet 2017

- « Qu’est-ce qu’un - humaniste ? »

- " Homo sum: humani nihil a me alienum puto " Je suis homme, rien de ce qui touche à l'humanité ne m'est étranger. (Térence)
- L’humaniste d’aujourd’hui, comme celui d’hier, a le sentiment de la nécessité des valeurs immatérielles.
- L’humaniste croit en la capacité de l’homme à s’améliorer par l’érudition, le dialogue et la pensée.
- Il a confiance dans l’évolution du savoir, par l’interaction des cultures, à travers le temps et l’espace.
- Les richesses culturelles se multiplient par leur partage, au contraire des richesses matérielles. [ qui n'intéressent que les pauvres ! ]
- L’essor des technologies favorise l’accès au savoir et aux échanges ;  mais la spécialisation appelle une gestion de l’ignorance.
- Il pense que l’éducation soutient la participation effective de chacun au destin collectif. [ comme l'éducation civique, par ex.]
- Quelle ambition peut-on avoir pour l’humanité ? Evoluer vers une position de respect, non seulement de l’humain, mais aussi de tout le vivant et de l’environnement, afin d’y prendre une place moins démesurée et plus pérenne.  Mais n'est-ce pas ce que font "par nature" les autres animaux ?.
- Le progrès conjoint de la culture (qui influence le rapport aux autres) et de la technique (qui influence notre rapport à la nature), serait un objectif de l’humanisme.  L’humanisme ‘difficile’ de Simondon  intègre la technique dans la culture.

  " Plus j'aime l'humanité en général, moins j'aime les gens en particulier." (Dostoïevski)  - Commenté par alisto -

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

22 juillet 2017

- - - « L’oubli .. »

- Est-il une défaillance,  ou une faculté bénéfique ?
- C’est un processus neuronal actif de désencombrement, et de stabilisation de ce qui est important. 
- L’oubli de soi apparaît dans le soin éventuel apporté à autrui ;  mais aussi dans le flux de l’action (flow), ou  la méditation de pleine conscience.  Il n’est problématique que si on en vient  à négliger ses propres besoins.
- Tout est enregistré, mais l’accès au souvenir passe par des repères circonstanciels.
- La mémoire des peuples est aussi sujette à l’oubli ;  les mythes servent de repères, mais ne suffisent pas à empêcher les répétitions de séquences.
- Les souvenirs sont restructurés et travaillés :  par la pensée, ainsi que par les rêves qui peuvent faire ressurgir des épisodes, des conflits cognitifs non résolus, et les émotions qui s’y attachent.
- Les expériences marquantes sont celles qui créent une surprise, elles obligent à réorganiser la pensée ;  lorsqu’elles sont digérées, il n’en reste que la trame.
- La mémoire sert à prévoir, mais le filtre de la pensée peut occulter des informations.
- L’oubli est une faculté nécessaire à l’accès (sans interprétation) au moment présent , à l’élan de vie [!]  et à la créativité .., au bonheur, selon Nietzsche.
- A-t-on le pouvoir d’oublier ou de retenir ;  la volonté y joue-t-elle un rôle, conscient ou non ?

 

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]


15 juillet 2017

- - - « Suis-je le gardien - de mon frère ? »

 - Nous sommes les descendants de Caïn.  La "civilisation" des peuples, prévient-elle les luttes fratricides ?
 - Le rôle d’un gardien est de surveiller et de protéger ;  les deux sont liés.
 - La question même, est un déni de responsabilité envers l’autre ;  suis-je garant de son intégrité physique et .. morale ?  Quelle est l'éventuelle part de responsabilité mutuelle ?
 - L’appropriation d’un territoire, appelle-t-elle au devoir d’hospitalité envers celui qui est de passage ?  Il y a beaucoup de " frères ", mais peu d’amis..!
 - La condition d'une fraternité idéale,   est  l’autonomie de chacun.
 - Je ne me considère comme "gardien" que de celui qui respecte " ma loi ";  je coopère avec celui qui respecte les mêmes règles que moi, et suis solidaire de celui qui est soumis aux mêmes conditions ..
 - Le frère est celui avec qui on a des similitudes d’opinion, de croyances, d’usages, de territoire,..;  ou plus largement, celui qui nous ressemble.
 - La responsabilité individuelle, serait au moins, de respecter les conditions de viabilité de nos prochains.
 - Je ne suis le gardien  QUE de moi-même, mais prends la responsabilité de chacun de  MES actes.
 

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

08 juillet 2017

« Bien connaître les choses, c'est - s'en affranchir. » (cf.M.Yourcenar)

- L’attrait d’un objet viendrait de son mystère, de ce que l’on y projette et de ce que l’on croit pouvoir y découvrir.
- La connaissance permet d’attribuer une valeur, elle dépend de l’objet  et de soi.
- L’attachement est une dépendance, l’objet est investi d’un pouvoir, il rassure et conforte.
- Connaître une chose, c’est en avoir intégré la substance ;  elle n’a plus besoin d’être présente.
- La connaissance exige de se différencier de son objet, il faut un écart pour découvrir.
- Il ne suffit pas de connaître la chose, il faut se connaitre soi-même.
     POURTANT :
- Peut-on jamais ‘bien’ connaître.., avoir une expérience totale ?
- Une œuvre d’art, un livre, même bien connu, laisse découvrir de nouveaux aspects à chaque analyse.
- L’illusion ne se dissipe pas toujours à l’examen.
- L’intérêt  ou la curiosité, fait découvrir de nouvelles dimensions, qui nous transforment.  [ "on se calme" ! ] 
- La connaissance s’appuie sur des repères :  les connaissances antérieures que nous nous sommes appropriées ;   peut-on s’en affranchir si elles sont intégrées ?

  COMMENTAIRE :    Je pense que Marguerite s'intéressait, non pas aux objets (!), mais aux "choses" de la vie ( comme les sentiments : amour, haine, peur ..)  dont il est souverain de pouvoir s'affranchir.   -Rman  15-07-2017

      voir aussi    Le résumé :  " Que signifie  Connaître "  du 15-10-2016.

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

01 juillet 2017

« La dualité vient-elle de - notre conception du monde ? »

- Caractère de ce qui est double, ou composé d’éléments de deux natures différentes.   La dualité semble proche d’un dualisme, écartant la possibilité d'entrevoir des points de rencontre.   [ ben oui.. oublions toutes les nuances de gris !]
- L’activité du cerveau se fonde sur la discrimination des percepts  (comme des concepts),  par rapport à des références.
- Le discernement apparaït  par la détermination de concepts et leur délimitation.
- Le raisonnement utilise la logique formelle, la disjonction (exclusive) semble plus clarifiante que la conjonction (inclusive),
- La dualité proviendrait de la perte d’unité (détermination sexuée, séparation du ciel et de la terre engendrant le temps), elle est conceptualisée dès le mazdéisme, base du manichéisme,
- La pensée occidentale s'appuye sur l'opposition entre les contraires, alors que l'orient considère la complémentarité des contraires et  l'équilibre.
- Une pensée dynamique suppose les gradations, nuances  et accès à la multiplicité ;  non-limitée donc, à cette dualité !
- Le choix conscient se fait de manière duale, s'il est insatisfaisant, la recherche d'autres options fait appel à la pensée créatrice.   [dynamique  donc]
- Dans le 'flux' de la vie, les actes (choix) s'enchaïnent naturellement,  loin du mental et (du concept) de la pensée duale.   L'animal se trouve fréquemment face au choix d "avancer ou reculer ", mais il n'a pas NOTION de cette dualité qui se propose à lui.

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

23 juin 2017

« … Ce qui est cru est plus important - que ce qui est vrai. »

  Selon Talleyrand, d’application en "politique"..  Son champ peut-il être étendu  ?
  L' IMPORTANCE  est considérée ici,  en fonction de  l’effet,  et non de la valeur objective.
- La nécessité d’actions immédiates.., justifie l'existence des croyances ;   car la décision d’agir s’appuie sur ces croyances  et leurs valeurs.
- La démarche automatique de l’esprit est  le besoin de cohérence.   Lorsqu’une proposition est cohérente avec ma représentation,  elle m’apparaît comme ‘ vraie ’.   Si on en a le temps.., on  examine cette vérité  pour s'en faire  la représentation  la plus exacte possible.  
- Le système de référence  de cette recherche de la vérité,  est  une somme de croyances.   Et cette recherche enrichit elle-même  ce système de croyances .. (!)
- La vérité  est l'émergence d’une réflexion  nourrie d’expériences.   L’effort d’appropriation et d’intégration d’une expérience,  en une conception intelligible,  s’arrête sur une ‘ croyance intellectuelle ’.
-  Mais le statut de  VÉRITÉ d’une théorie,  ne dépend-il pas du nombre de "savants" qui y croient  ?!

   NB.:   voir aussi, le résumé sur  la  Rhétorique        Lien:   27-05-2017

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 juin 2017

« Un sage n’est pas un philosophe »

- Le philosophe recherche la sagesse, le sage la détient.
- La philosophie est une pratique, la sagesse serait une aptitude, une vertu.
- Le sage ‘sent’  la chose juste, (bon sens) ou  ‘sait’ ;  il a un savoir et un savoir-faire, il agit à propos.
- Le philosophe conceptualise, raisonne, le sage tient compte de la valeur et de l’émotion.
- La sagesse est vertu intérieure, en équilibre avec l’extérieur ;  elle atteint la justesse.
- Elle tient à la connaissance de soi, la prise de distance, l’adaptation aux circonstances.
- C’est à l’action, au comportement, que se reconnaît le sage ;  il va à l’essentiel et induit à trouver les solutions.
- La sagesse est (aussi) un savoir-vivre ;  elle est fruit d'expérience  et d’ouverture au monde.
- Le philosophe vit dans sa tête, propose ses réflexions ;  le sage est un exemple.
- La sagesse est une juste appréciation des choses, fondée sur la raison et l’expérience. 

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 juin 2017

« La raison est-elle -plus- qu’une pensée 'mécanique' ? »

- La raison, en tant que faculté d’établir des jugements rationnels,  suppose l’application de règles discursives et de logique.
- Les propositions de la logique sont des tautologies.  (L. Wittgenstein)
- Les principes rationnels sont nécessaires, mais, si la raison s’y limite, une machine (ordinateur) qui les appliquerait pourrait-elle se substituer utilement à l’homme ?   
- L’induction et l’abduction permettent l’assimilation de nouvelles observations et la création ; ce qui rend la raison constituante.
- L'attribution de valeur à la méthode ou aux données  influe sur le résultat du raisonnement.
- Le jugement rationnel logique suit des règles formelles, mais il s’arrête sur un jugement de valeur.
- Les propositions qui résultent d'un raisonnement 'à priori'  doivent être validées par l'expérimentation.
- Nos idées sont le terreau sur lequel poussent les suivantes.
- Notre champ de données  personnel est plus large que celui que l’on pourrait lister ;  la raison y puise des ressources au fur-et-à-mesure du processus.
- Le génie apparaît dans l’utilisation des failles  et la remise en question des prémisses.

 

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

03 juin 2017

« L’homme est-il un animal -malade- ? »

- L’homme est généralement devenu un animal infirme, inapte à se débrouiller naturellement.  L'éducation l'éloigne de sa nature,  l'amène à se méfier de ses instincts  et à un contrôle de ses réactions.
- La part de l’acquis, chez l'homme, est supérieure à celle de l’inné.   [enfin.., chez certains !]   Sa curiosité  est souvent soldée d'insatisfactions.
- L'erreur de la Nature, est d'avoir laissé s'installer chez l'homme, l'handicap de la conscience.. (cf.Reeves)
- Néoténie : L'homme, considéré comme un animal à naissance prématurée, présente un développement notablement ralenti.  En outre, certains caractères de juvénilité, normalement transitoires, resteraient installés .. sans empêcher cependant, la capacité de reproduction.
- Inadapté à son milieu, il tente d'adapter celui-ci à ses besoins..  Il compense ses faiblesses par des remèdes  matériels ou psychiques.
- L’utilisation d’outils technologiques  le porte à ne plus exercer ses capacités naturelles,  au risque qu’elles s’étiolent.
- Sa dépendance  vis-à vis des autres,  serait accentuée par l'inertie à l'adaptation  du fonctionnement social  humain.
- Le langage le met en porte-à-faux  avec le réel,  par l'interprétation  et la symbolique.
- Un décalage  dû à la complexité du chemin que prennent les percepts  confrontés aux représentations,  retarde et modifie ses réactions.
- Malade de sa présomption (Montaigne), ou de la morale qui l’entrave (Nietzsche) ?

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

27 mai 2017

« La rhétorique est-elle -encore- nécessaire ? »

- Elle est un déploiement d’éloquence, de moyens oratoires.  La rhétorique vise à persuader, à amener à agir, elle parle de valeurs  et agit sur l’émotion.
- Persuader n’est pas convaincre, où l’argumentation s’adresse alors  à la raison.
- Les registres de la Communication  sont : *ETHOS : volonté de communiquer, éloquence, persuasion. *LOGOS : discours, rhétorique, rationalité. *PATHOS : Volonté de recevoir le message, émotion.
- La sincérité semble une condition d’efficacité, le recours à des ‘faits alternatifs’  est-il moins éthique qu’un choix d’arguments affectifs ?  Le contrôle incombe-t-il au  lecteur ou auditeur ?  
- La manipulation qu’on pourrait lui reprocher n’est-elle pas à l’œuvre dans toute parole publique ?
- L’art de bien dire était important dans les cultures orales, l’est-il encore dans celle de l’image ?
- Les règles du discours proposent une disposition, l’utilisation de figures de style, un développement qui a encore sa place dans des assemblées, au prétoire..  Une forme bien plus compacte est utilisée dans les nouvelles technologies ;  les formules-choc sont-elles encore de la rhétorique ?     
- Les images peuvent servir d’appui au discours, mais c'est sa forme qui reste essentiellement efficace.
- Peut-on considérer une rhétorique de l’image..  qui aurait supplanté celle du verbe ?

- Assurez-vous d'avoir fini de parler, avant que votre interlocuteur n'ait lui, fini de vous écouter !  (E.Hemingway)


     COMMENTAIRE


 - La rhétorique est-elle toujours d'actuelle utilité ?
      ( Réflexions sur son pouvoir de persuasion ..)
  « On ne réfléchit pas avec des mots, mais avec leur signification respective.
   La réflexion concerne des signifiés, mais est organisée selon des signifiants.»


     ACTIVE, RATIONNELLE
   L'animal fait des inférences actives (sélection de perceptions, d'actions) sur base de sa mémoire épisodique ;  il infère à partir de signifiés.   Le résultat de ces inférences est basé sur les valeurs subjectives que l'individu attribue à ces perceptions.
   L'homme peut lui (complémentairement), faire des inférences rationnelles (jugements)  sur base de sa mémoire sémantique associée à sa mémoire épisodique.  Et, fonction des règles apprises (de grammaire, de logique, etc), il réfléchit  =>  il infère à partir de signifiés  ET  de signifiants.
     SURPRISE
 - C'est une erreur de croire, que toute proposition (même d'apparence logique) peut d'office, persuader quelqu'un, de croire qu'elle est vraie..;  ce dernier fait (inconsciemment) une inférence active afin de percevoir la proposition :  son cerveau COMPARE la possible signification de cette proposition, avec celle qui est "prédite" en ses mémoires sémantique et épisodique associées.    Cette comparaison est donc corrélée à deux attributions de valeur subjective.
  1. Si ces valeurs respectives s'avèrent complémentaires,  la signification de la proposition est adoptée.
  2. Si la valeur subjective possible est  DIFFÉRENTE de la valeur subjective prédite, il y a  SURPRISE.
  3. Si la surprise est due à une différence importante, MAIS que la proposition possible est cependant perçue comme  ÉVIDENTE, elle s'AJOUTE en mémoires,  à la proposition prédite.
  4. S'il y a surprise, mais que la proposition possible ne paraît  PAS  évidente, il y a double contrainte :  >  Mise "en balance" des propositions possible et prédite, et retenue en mémoires du résultat de cette "pesée".
     - [!]   À noter  que l'effet "surprise" (mémorisé en tant que tel) pourrait ultérieurement inspirer une nouvelle comparaison des valeurs subjectives  attribuées lors de la perception .. [ndlr]
     PERSUASION
   Il serait vain de tenter de convaincre un militant de gauche, par un discours prônant une idéologie de droite.
   Pour persuader quelqu'un, c'est à dire amener quelqu'un à croire  et/ou même à faire quelque chose,   il faut donc utiliser des propositions qui seront perçues comme évidentes, ou (au moins) comme étant dignes d'intérêt.
   Le discours rhétorique se doit d'être efficient et donc idéalement, de parler de faits ou d'évènements auxquels l'auditeur attribuera des valeurs correspondant aux siennes (conscientes ou inconscientes).
   Une simple technique de persuasion, permettra de "vendre la soupe" ;  mais, si elle est soutenue par des arguments qui suscitent une  ÉMOTION,  elle permettra de convaincre le chaland, que "cette soupe est bonne".
   NB.:    L'on peut persuader "en logique", mais l'on ne peut convaincre "hors sentiment".      On peut persuader quelqu'un de faire quelque chose.., sans qu'il soit convaincu pour autant, que c'est vraiment "à faire" !     Qui dit "logique" dit acceptation ou refus,  mais qui dit "sentiment" peut faire naître  un doute profitable ..
     MANIPULATION
 - Est-ce de la manipulation ? >  Oui : l'homme est manipulable (comme tout animal).
 - Est-ce bien ou mal ?  >  Du point de vue éthique morale, le seul critère est d'évaluer à qui profite la manoeuvre.
     La vraie question éthique, est plus complexe :
 - Est-ce bien ou mal, si l'élite dirigeante d'un groupe procède à une manipulation "pour-le-bien-du-groupe  ET  pour-le-bien-de-chacun",  tout en sachant que cette manipulation provoquera cependant le mal chez certains ?
     La seule option raisonnable, est de l'ordre du rationnel  => en ne tenant donc pas compte des valeurs subjectives individuelles..  Mais le discours s'adresse de fait, à des personnes qui (inconsciemment même)  jugent sur base de leurs valeurs subjectives ..
     Il faut donc frapper le discours de citations à VALEUR GÉNÉRIQUE rappelant des concepts normalement admis par les membres du groupe ;  tels que: Nation, État, Religion, Droits de l'Homme, Démocratie, etc.  = toutes évocations qui engendrent à suffisance, l'assentiment de la majorité des individus.
   Ces "valeurs génériques" sont intentionnellement, largement référencées dans les médias ;  elles sont ainsi plus ou moins globalement déjà admises, eu-égard à l'idée qu'elles offrent  d'une solution aux problèmes du moment.
   Ce type de manipulation ne produit temporairement qu'un moindre mal.   MAIS il peut, suite à l’auto-organisation de la société  [que nous avons évoquée récemment]  produire à long terme, une véritable dérive idéologique !
  -----  -----  -----
     D'après "éclairage" Shadock, du 31 mai '17.

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

20 mai 2017

« Nous sommes technologiquement triomphants, mais culturellement défaillants. » (E. Morin)

- Les innovations technologiques se répandent mondialement, leur usage précède les moyens de les contrôler.    
- Les cultures sont locales et inaptes à proposer les grilles de lecture  appropriées à la complexité.
- La culture s’appuie sur des mythes, des schémas traditionnels propres à une société ; elle sert de base à la pensée qui y intègre les nouvelles données.  
- L’accès à des cultures disparates induit des incohérences dans les modèles personnels.    
- Les modèles véhiculés par la publicité interfèrent et influencent les comportements ; la culture donne des moyens de s’en préserver.
- Les chemins d’accès aux informations sont mémorisés à la place de celles-ci, ne permettant pas à la pensée de les recombiner, les relier et leur chercher un sens.   
- La technologie est une caisse de résonnance creuse si elle n’est pas alimentée par des analyses  et de la réflexion.
- L’homme vit de trois verbes: être, avoir et faire.
- La réalisation immédiate des désirs ne laisse pas de temps pour la réflexion, qui prend place dans le délai, la prise de distance.
- La défaillance vient du manque d’outils pour penser le présent ; elle peut être dépassée par l'usage de la raison, dans sa capacité de dévoilement des présupposés et comme outil transculturel d’analyse.
- On nous apprend à séparer les choses  et à ne pas voir la globalité.
- Le numérique suivi du digital, modifie notre organisation sociale, nos comportements et valeurs morales..  Nos Cultures n'en sont pas (pour autant) perturbées dans leurs fondements..  Mais l'acquisition par chacun, de ce bagage essentiel, s'en trouve (dès le plus jeune âge) dégagée des guides et repères traditionnels.

   COMMENTAIRE     J'ai vainement cherché chez Edgar Morin, l'explicitation de cette affirmation..   Il n'est donc autre, me semble-t-il, que l'un de ces "sonneurs de cloche" du même gabarit.. qui me font irrésistiblement penser aux Témoins de Jéhovah, qui n'ont cesse de vous casser les pieds.. en venant vous annoncer que " ça-va-mal-tourner !" et qu'il est plus que temps de voir les bonnes mesures(..), mais sans vous donner les vrais moyens de les prendre !   Ces petits Prophètes doivent certainement avoir la Sainte sensation du "devoir accompli" !      -Rman    26-05-2017

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

13 mai 2017

« Comment gérer son temps ? »

- Le temps est perçu subjectivement, comme variable en intensité et en densité.
- Son "importance" est jugée par la valeur attribuée au résultat futur.
- La capacité à imaginer notre action future dans un projet, mène à en planifier les étapes.  La Procrastination en est un aspect tout-à-fait particulier ..!
- Quand le temps libre  devient-il du temps perdu ?
- L’urgent prend souvent le pas sur l’important, mais ne doit évidemment pas, faire perdre de vue l'essentiel.
- L’organisation du temps ne doit pas être rigide au point de ne pas laisser de place à :  la rencontre..  ou au choix du moment opportun..
- L'agitation est inopérante, le stress fait perdre de l'énergie ;  les situations critiques se gèrent plus efficacement avec l'expérience.
- Pouvoir "déléguer" est un complément substantiel ;  cela demande confiance et  maturation.
    NIAISERIE
- Le temps serait le cadre dans lequel se déroule la vie, de manière continue et irréversible.  Le temps vécu, ressource précieuse, s’épuise et on aimerait l’utiliser au mieux.     [!]

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

06 mai 2017

« L’auto-organisation génère-t-elle - l’ordre, - l’anarchie ou - la dictature ? »

- Le banc de poisson, la cellule, le cerveau sont des modèles d’auto-organisation, elle émerge dans l’action.
- Leur ordre est le produit d’un désordre ambiant autant que les lois qui s’imposent à leur niveau (cf. Ilya Prigogine).     
- L’ordre auto-organisé est adaptatif, il établit un équilibre dynamique.
- Une prise de pouvoir tend à maintenir un ordre figé, incompatible avec l’auto-organisation.
- C’est une coordination du groupe face à la nécessité, chacun y fait ‘sa part’.   
- Stabilité structurelle d’un système dynamique, elle tend vers la moindre entropie.
- Ordre et désordre se côtoient, se relaient, si le désordre l’emporte, il produit un chaos, dont peut surgir une autre cohérence, une structure dissipative qui puise son énergie à l’extérieur.
- L’anarchie résultant du rejet de l’aliénation par les libertaires n’empêche pas l’action coordonnée.
- Faut-il un objectif commun implicite, ne fût-ce que la survie du groupe ?
- L’anomie, produite par des règles conflictuelles, génère la désorganisation et la démoralisation.
- La dictature n’est en principe qu’un régime temporaire, dans l’attente d’une nouvelle organisation.
- L’auto-organisation demande une sensibilité à l’activité de l’autre et aux fluctuations extérieures, de la sagesse et de la maturité de la part de l’individu.        [.. si c'est : "auto-".., c'est donc " à l'insu de son plein-gré " ! ]

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

29 avril 2017

« Faut-il impérativement interdire les collusions entre le monde politique et le monde financier ? »

- La politique consiste à gérer la cité, l’état ;  elle implique des choix éthiques.
- Les choix concernant le groupe,  sont publics  et supposent une transparence sur ce qui les détermine ;  elle n’est pas compatible avec le secret de l’entente  que suppose une collusion.
- Les décisions sont prises au nom de la communauté pour en garantir l’unité et l’indépendance.
- Le principe de bonne gouvernance peut prévenir les conflits d’intérêts, mais PAS  la dépendance vis-à-vis du monde financier.
- Le pouvoir n’est plus assimilable à sa légitimité, mais à ses libertés d’actions..
- La gestion des affaires publiques  implique les moyens d’application des choix politiques.  Mais la finance apparaît de plus en plus opaque, les algorithmes semblent difficiles à contrôler.
- L’économie politique est systématiquement limitée dans son champ-d’actions, par la difficulté à atteindre l'équilibre des finances.  Son indépendance est compromise par le poids de la dette contractée par l'État.
- L'on pourrait fort-bien imaginer le rachat de celle-ci, à parts-égales par les citoyens.  Ces derniers pouvant constituer par ce biais, une gouvernance DIRECTE  de la Banque-Publique.
 

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

22 avril 2017

-- « Qu’est-ce que - la réalité ? »

    Thème récurant, déjà abordé sous d’autres angles,
     Liens :      14-11-2009,    11-09-2010,    29-03-2014,   et  10-09-2016.

- Dynamique, toujours changeante, nous l’appréhendons par ajustements successifs.
- Notre perception dépend de notre vécu et de l’angle de vue.
- Elle est un assemblage de phénomènes, qui se précise par l’expérience.
- La méditation de pleine conscience, la laisse apparaître sans interprétations.
- Le savoir est-il une aide,  ou des œillères pour la saisir ?
- Les liens entre les perceptions, empruntent des outils de pensée (le langage, les mathématiques); les ‘vides’ sont comblés par des convictions.
- Est-elle empirique ou transcendantale ?  Représentation ou projection du réel ?
- La réalité est une "synthèse" entre la perception et la conception.  Les sens et l'action, sont les modes de communication (cause à effet) entre la réalité extérieure et celle que nous concevons ..
- Cette perception se construit donc, en interaction :  avec le réel, avec ce qui en est conventionnellement retenu, et en fonction (aussi) des multiples représentations qui nous en sont ponctuellement données.
- de :  res, rei = la "chose".  C'est " CE " que nous percevons via l'un de nos sens, et dont nous prenons conscience en l'identifiant ;  dès ce moment, nous considérons que c'est "vrai".             Au-delà.., notre faculté d'imagination, nous confronte à d'autres   "évidences" ;   que nous n'avons souvent, aucune difficulté à considérer comme étant également  la "réalité".

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

15 avril 2017

« Homo Sapiens .. a-t-il besoin de communion ? »

- La communion est l’impression de partager des pensées, des idées, des émotions.
- Forme d’empathie intellectuelle, elle est une reconnaissance de similitudes dans l’altérité.
- Le plaisir qu’elle procure serait le signe qu’elle répond à un besoin.
- Elle suppose un décodage partagé, s’appuyant sur un langage, des concepts communs.
- Les expériences partagées sont des supports propices à la communion.
- La COMMUNICATION-communion est possible dans la prise en compte mutuelle de tous les signaux de l’autre.   
- L'état de communion peut se manifester chez les spectateurs de compétitions sportives, de spectacles culturels, de célébrations ou autres manifestations ;  il arrive que ce soit le désir de communion, qui "motive" le rassemblement.
- La psychologie des foules serait une expression de la communion. Sans doute même, inconsciente pour chacun.
- Les repères et conditionnements communs de la religion sont remplacés par ceux des médias ;  l’illusion de communion suffit à remplir ce besoin.
- A la différence de l’instinct grégaire, répondant au besoin de sécurité de l’individu, celui de communion aurait été sélectionné pour son efficacité dans l’action de groupe.

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

08 avril 2017

« Le bonheur est affaire de raison et seule la raison peut le moissonner. » (Ursula Le Guin)

- Le bonheur se ressent lors de la rencontre, parfois inattendue, entre des aspirations et des évènements qui y répondent.
- La raison intervient-elle pour le charger ou l’alléger de l’angoisse de le perdre, ou entrave-elle à le goûter pleinement ?
- Le bonheur d’un accomplissement, résultat d’un processus raisonné, lui donne-t-il une valeur accrue par le mérite ? 
- Est-il dans l'atteinte d'un objectif, dans l'action qui y tend, ou advient-il de surcroît ?
- La raison serait un rempart contre la passion  susceptible de tous les excès (hybris).
- Le bonheur dépend-il d’une attitude raisonnable, ou d’une prise de risque ?
La sagesse propose des voies d'accès au bonheur, de distinguer le plaisir naturel, d'accepter les aléas sans trouble, de s’affranchir de l'espérance….   
- La raison permet de le conceptualiser, de l’identifier et de l’inscrire hors du temps.  
- Accepter que le bonheur soit éphémère, ou tenter de le pérénniser ?
- Pour moissonner le bonheur, faut-il le cultiver ou est-il à glaner là où on le trouve ?
- La raison peut construire le chemin, mais le bonheur est dans la synchronie.

- Le roman " La main gauche de la nuit ", d'Ursula Le Guin  est une formidable leçon de compassion et d'altruisme ;  une aventure où elle use de descriptions aussi belles que minutieuses.  Si le principe du bonheur ne peut pas prescrire de règles universelles, l'homme reste seul face à ce juge infaillible qu'est sa conscience morale.
    COMMENTAIRES
- Un modèle de bonheur n'est pas le bonheur ! (shadock)
- En l'occurrence, c'est bien le modèle qu' Ursula considère ici . (-Rman)

Bonheur Kant 1

Posté par anneds à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]