Le meilleur café philo de Bruxelles

09 décembre 2017

« De quoi le monde a-t-il le plus besoin, de raison ou d’amour ? »

- Le monde n’a besoin de rien, la raison et l’amour sont des moyens dont l’homme dispose pour suppléer l’instinct de survie de l’espèce.
- La raison seule ne peut suffire, nous rendrait-elle moins ‘humains’ ?
- Les bases sur lesquelles on raisonne influencent les conclusions, pour éviter d’être semblable au robot soumis à sa programmation, il faudrait examiner les assises avec méthode.
- La raison est un outil de validation du savoir, elle peut être utilisée à combattre l’obscurantisme.
- Être raisonnable combine l’aspect cognitif et affectif, mais bride la créativité.
- L’amour porte à la bienveillance, base de relations de confiance pour oser.
- L’amour ‘souci de l’autre’, met à l’écoute, aide à la cohésion du groupe.
- Les deux ne sont pas incompatibles, l’amour donne l’élan, l’énergie, et la raison l’efficacité.
- La raison fournit un cadre dans lequel l’amour s’insère.

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02 décembre 2017

« Essayer d'user du pouvoir de la volonté, c'est tenter de se soulever soi-même par les tirants de ses bottes » (A.A.)

- La volonté suppose une hésitation entre des désirs contradictoires.
- Si l’action choisie présente des difficultés, l’effort nécessaire pour les surmonter demande de mobiliser des ressources personnelles, qui font  progresser;  la motivation est à l’œuvre plutôt que la volonté.
- Le choix d’une conduite ou d’une action se fait selon la valeur qu’on lui attribue, la volonté n’intervient que pour s’y tenir quand les circonstances font varier la perception des valeurs (immédiates ou à long terme).
- La persévérance est-elle une qualité (‘point n’est besoin de réussir pour persévérer’) ou un défaut d’adaptation ?
- Si le besoin qui prime est d’être admis dans un groupe, le regard et l’assistance soutient la décision.   
- L’idée de libre arbitre implique une autonomie morale, hors des influences internes et externes.  
- Considérer que la volonté est une victoire de la raison sur le corps dénie leur influence réciproque.
- Être déterminé à ..., mais par qui ou par quoi ?
- L’énergie déployée dans l’action dépend de la cohérence entre le mental et le réel. 
- La prise de conscience, l’humilité permet de déplacer les contraintes, de prendre de la distance.
- L’analyse systémique de G. Bateson met en cause les prémisses culturelles de l’illusion de maîtrise de soi. 

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25 novembre 2017

« La vérité est une armée mobile de métaphores. (F. Nietzsche) »

- Cette phrase est déjà une métaphore.
- L’armée part à la conquête, explorant la forêt de l’inconnu et le masquant à la fois.
- La vérité est-elle adéquation de l’idée au réel, ou dans la logique de la proposition ?
- L’agencement des idées, leurs relations, et la cohérence entre elles forment un système organisé.
- La vérité subjective dépend de la représentation propre, produite par l’expérience personnelle et les images suggérées par le langage.
- Les mots ont un sens apparent, selon le contexte, et une traînée de présupposés inclus dans l’étymologie et modulés par l’usage.
- La mobilité de l’armée peut se voir dans la labilité des significations, qui permet l’interprétation, ou dans la transmission culturelle. ‘Les métaphores nous pressent, comme les ombres infernales autour d'Énée. Et ces pensées mortes doivent revivre en chaque enfant, comme le mythe du Léthé l'exprime.’ (Alain)
- Les métaphores proposent des analogies, des connexités, et ….  véhiculent des préjugés.
- La vérité intersubjective dépend de la précision dans la définition des concepts, mais celle-ci fait appel à la transposition analogique pour s’en faire une image.
- Tendre vers la vérité demande l’analyse et l’affinement des métaphores.

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18 novembre 2017

« Existe-t-il encore des adultes parmi nos modèles contemporains d’identification ? »

- Adultes par la connaissance de la vie et la compréhension de la condition humaine.
- Les modèles le sont-ils par leurs actions, leur vie exemplaire ?
- Le modèle adulte a réussi à confronter l’entièreté de l’homme à l’entièreté du monde.
- Les modèles n’ont-ils pas toujours été reconnus qu’une fois leur vie accomplie ?
- Le besoin de modèle est un signe d’immaturité, de recherche de personnalité.
- Les médias ne proposent et ne valorisent que des modèles éphémères et partiels.  
- L’admiration est suscitée par la singularité, et l’incarnation des désirs dans le réel.
- Chaque adulte a une part d’imagination, c’est elle qui est créatrice.
- L’originalité est appréciée avec retard, lorsque sa valeur est reconnue. 
- Les critères d’appréciation varient selon l’âge et sont mal compris par la génération précédente.
- Quelles réalisations d’aspirations peuvent-elles donner envie de devenir adulte aujourd’hui ?
- Les modèles sont parfois des anonymes ou des personnages imaginaires.

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11 novembre 2017

« Quelles nouvelles bases donner à l’autorité ? »

- Capacité d’obtenir l’obéissance sans recourir à la force, l’autorité est de moins en moins acceptée et reconnue.
- Nécessaire dans l’éducation pour la transmission d’une manière de vivre ensemble, l’autorité se justifie dans les actions collectives par son efficacité dans l’organisation.
- Dans un groupe, se soustraire à l’autorité présente le risque d’en être exclu, elle est donc implicitement acceptée dans une relation de dépendance.
- Je ne blâme pas ceux qui désirent dominer, mais ceux qui sont trop enclins à se soumettre. (Hermocrate de Syracuse cité par Thucydide).
- Un système s’appuie sur des valeurs perpétuées et acceptées, leur mise en cause affaiblit l’autorité.
- L’autorité est acceptée lorsqu’elle présente plus d’avantages que d’inconvénients.
- Force qui permet d’inspirer le respect, de s’imposer par la posture et les aptitudes.
- Pour faire autorité, il faut être compétent, dominant et avoir un objectif à long terme.
- L’autorité se fonde sur sa légitimité, instituée, conventionnelle ou contractuelle.   
- Une base de  l’autorité serait le consensus sur le choix de celui qui la représente et sur les objectifs.
- L’autorité est mieux acceptée lorsqu’elle est argumentée et réfutable si elle n’atteint pas son but.
- Il est important que celui qui exerce l’autorité respecte ceux qui y sont soumis.

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04 novembre 2017

« L’être, l’avoir ou le faire, lequel est le plus important ? »

- L’être est évolutif, tend à s’améliorer, à atteindre le ‘bien-être’.
- L’être se nourrit de l’avoir qui lui est donné de l’extérieur, et ex-iste par le faire.
- L’être se forme à partir de l’inné, par le faire, (essais et erreurs au départ, expériences), par la manière de les relier (pensée), et par les acquis (connaissances).
- L’être est dans la présence, l’avoir vient du passé, le faire construit l’avenir.
- L’avoir donne les moyens de l’action, et, s’il inclut le savoir, les conditions de son choix et de son efficacité.
- L’accumulation quantitative est suivie d’un progrès qualitatif.
- Le perfectionnement passe par l’entraînement, et par la lucidité pour se débarrasser de l’illusion.
- La répétition augmente l’habilité, le  ‘savoir faire’ et laisse surgir l’inattendu et la créativité.
- Le ‘faire’ agit sur le monde, permet l’avoir, et sur l’être par les interactions et la réflexion.
- L’alternance entre les actions externes et internes est nécessaire au développement de l’être.
- C’est une boucle causale, chacun est à la fois effet et cause.

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28 octobre 2017

« La puissance de la Joie, comment la laisser surgir ? »

- La joie éclate à l’occasion d’une bonne surprise, mais peut être aussi une disposition intérieure.
- Élan naturel, la joie est une ardeur à vivre, parfois éteinte ou endormie.
- Émotion vive ou sentiment de plénitude, elle semble se raréfier dans nos société, on se méfie de l’absence de contrôle, de sérieux, qu’elle paraît indiquer.
- L’ego, le confort et la peur de le perdre, les contraintes, font obstacle à son surgissement.
- L’accueil conscient du moment présent aide à ressentir la ‘joie de vivre’.
- La joie réside dans le dépassement de soi et des normes, dans l’émancipation, la liberté intérieure.  
- Elle requiert l’écoute de ses besoins, la souplesse pour adapter sa vie à ses aspirations.
-  La joie serait un signe d’adéquation entre notre vie et notre nature profonde.

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21 octobre 2017

« Dieu est-il trop dangereux pour être confié aux êtres humains ? »

- Le danger est-il dans l’objet de la croyance, dans son fait ou dans sa gestion ?
- Rien n’est confié à l’homme, il s’empare des choses et en use jusqu’à rupture d’équilibre.
- Principe fondateur, transcendant, il est ressenti par certains comme une  présence bienveillante.
- Comme tout concept plus ou moins formalisé, il est illusoire de partager les émotions qu’il suscite.    
- Une illusion individuelle ne présente qu’un danger de s’y égarer, l’illusion collective donne prise à la manipulation.
- Le danger est dans le biais qu’introduit la religion, comme toute idéologie, dans la représentation du monde, dans les interactions sociales et avec la  nature.
- L’aspiration à la perfection, à un idéal de soi ou du monde est formatrice mais peut devenir écrasante.
- Le sentiment religieux est incontestable, mais il faut être prudent pour le gérer, car il est trop puissant, le danger est dans sa gestion sociale.
- N’est-il pas présomptueux de croire que l’homme, petite parcelle en évolution de la ‘création’, soit investi de sa gestion, mais cela n’élude pas sa responsabilité envers l’ensemble.  

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14 octobre 2017

« Comment gérons-nous nos affects ? »

 - Faut-il les gérer ?, pourquoi ? nous différencier de l’animal ?, améliorer nos interactions ?
- Les affects peuvent être refoulés, mal perçus, être l’objet d’une gestion personnelle (maîtrise), d’une gestion sociale (morale, rituels, sports), ou d’évitement (divertissement, drogues).
- Nous pouvons contrôler nos réactions aux affects conscients par l’entraînement.
- Les affects sont des prédispositions à l’action, dont le choix peut être raisonné.
- La recherche des sources de l’affect permet de le dépasser, d’évoluer.
- Tenter de les esquiver les fait ressurgir sous d’autres formes, perturbe la perception.
- Par l'identification et l'expression claire des besoins à satisfaire que l'affect nous signale, par la tentative de dialogue pour éviter les malentendus.
- Les sentiments ne gèrent pas la remise aux conditions actuelles.
- L’expression de l’émotion peut être sublimée, dans l’art, l’écriture ou la symbolique.
- En prenant du recul, par la respiration ou le détachement.
- On peut les laisser nous traverser, sans s’y attarder, mais en les observant et les analysant.

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07 octobre 2017

« La religion est un monde de pure fiction. (F. Nietzsche) »

- Toute théorie se base sur des principes, propositions premières posées et acceptées comme vraies.
- Les principes sur lesquels elles reposent sont: pour les sciences, issus de l’observation; pour la philosophie, de raison suffisante; pour les idéologies, des interprétations sociétales; pour les religions, des mythes ou révélations.
- Une doctrine donne un système cohérent d’interprétation du monde.
- La religion propose une explication imaginaire du monde.
- Se baser et croire à une fiction bride les instincts et limite les possibilités et la puissance d’action.  
- La superstition sert à rassurer, mais introduit un biais cognitif.
- Les idéologies déplacent l’instinct de survie vers un idéal, la patrie ou les générations suivantes.
- La religion est une tentative de mettre Dieu en cage.
- La croyance a-t-elle un effet placebo ?
- L’avantage d’une religion est d’établir une intersubjectivité, basée sur une histoire commune, même si elle est fantastique, symbolique ou n’est pas basée sur le réel.   

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30 septembre 2017

« Comment se faire respecter ? »

 Le respect a été abordé le 24-01-2015 et  le 17-03-2012
- Comment ne pas renoncer à ses valeurs sans être écrasé ?
- De prime abord, le respect de l’autre dépend de la posture prise.
- Le respect en tant que personne est une convention morale.
- Le respect se construit dans la réciprocité.
- Clarifier et exprimer ses besoins permet à l’autre de les prendre en considération.
- J’attends le respect, mais n’en ai pas besoin.
- Lorsqu’il y a manque de respect, il y a rupture implicite de l’échange.
- Le mépris ou le déni d’existence est plus destructeur que l’irrespect.
- Pour se faire écouter, il vaut mieux faire autorité que d’en avoir.
- Pour être respecté, faut-il être respectable, pour être considéré, être considérable ?
- Le respect se gagne par la manière d’agir: une attitude courageuse peut forcer le respect.  
- L’estime est accordée par appréciation de valeur, en fonction de la qualité des actions.  
- Les règles de politesse sont-elles du respect, ou son simulacre ?        
- Les marques du respect sont culturelles, comme leur interprétation.

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23 septembre 2017

« Qu’est-ce qu’une couleur ? »

- Propriété optique de la lumière, physique d’une surface ou perceptrice ?
- C’est une Qualia, expérience sensible, subjective et incommunicable.
- Sensation qui semble partagée, ou du moins son interprétation et sa désignation.
- L’appréciation d’’harmonie entre les couleurs est-elle culturelle ou personnelle ?
- La couleur est un signal (ex: la faculté de distinguer les couleurs sert à repérer ce qui est comestible).
- La vue d’une couleur évoque des sensations (chaleur, goût), ou à des émotions (gaité, apaisement) qui y ont été associées par l’expérience.
- Les sensations provoquées par une couleur sont empiriques, mais l’interprétation symbolique est culturelle.
- La perception de la couleur est une reconstitution mentale, elle dépend du contexte (éclairage, champ visuel).
- C’est une propriété subjective attribuée à l’objet. 

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16 septembre 2017

Propos croisés au fil (ténu) des arrivées….  Défections, désaffection ? 

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09 septembre 2017

« L’honnêteté est-elle un vernis qui s’effrite loin des témoins ? »

- L’honnêteté est la qualité de celui qui agit avec droiture et loyauté, conformément à la loi morale.
- Quelle loi morale ? la sienne, celle de celui qu’on risque de spolier ou la loi du groupe ?
- Si on considère comme moral de ne faire que ce qui peut être généralisé, la loi se conçoit afin de ne pas devoir choisir entre commettre ou subir l’injustice.
- L’honnêteté est la présence d’un témoin intérieur (surmoi) conscient ou non.
- L’honnêteté vis-à-vis de soi est-elle d’être fidèle à ses principes ou d’avoir le courage de les clarifier pour les mettre en accord avec ses actes ?
- On agit en fonction de valeurs subjectives et de règles d’interaction qui sont des valeurs génériques.
- Dans la nécessité de choisir entre des valeurs divergentes, laquelle prime ?
- Contourner l’esprit de la loi en utilisant les failles de la lettre, est ce malhonnête ou ingénieux ?  
- La propriété, c’est le vol (Proudhon); voler est malhonnête.
- La probité ne permet pas de justifier ses actes par la malhonnêteté des autres.
- Les conditions extrêmes rendraient malhonnête même le plus honnête. Ce sont les conditions qui déterminent l’action.
- L’honnêteté s’effrite lorsque la loi est mise en question.

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02 septembre 2017

« Y a-t-il une différence entre une société de la méritocratie et une société de l’émancipation ? »

- Dans la méritocratie, chacun contribue à la société selon son niveau de compétence.
- Comment le mérite est-il évalué: selon le diplôme, les concours, les difficultés surmontées, les résultats atteints ?
- Un consensus social valorise le travail intellectuel par le pouvoir qui lui est accordé.
- Les qualités considérées comme méritoires varient avec les besoins de la société.   
- L’équité est nécessaire pour que le mérite soit reconnu sans préjugés.
- L’émancipation vise à affranchir de l’état de dépendance et des limites acquises.
- L’évolution personnelle donne du sens à ses actes, en autoformation interactive, chacun peut atteindre son niveau maximal.
- L’autonomie de choix risque de morceler la société, les besoins n’étant pas partout rencontrés, mais la motivation de chacun augmenterait la créativité.   
- L’émancipation est un facteur d’évolution d’une société, mais aussi d’instabilité.
- Le mérite dépend des moyens et du désir, ils ont chacun une dimension de naissance, d’éducation et d’évolution.
- Les deux aspects sont concomitants dans nos sociétés, en proportion variable, dont l’équilibre est à rechercher.

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26 août 2017

- « Y a-t-il des souffrances - utiles et nécessaires ? »

- ' La douleur est inévitable, mais la souffrance est facultative '   selon le bouddhisme.
- La souffrance est : une projection de la douleur, dans le temps.   La souffrance est une  interprétation.
    Souffrances utiles :
- La souffrance (douleur) que l'on dépasse lors de l'entraînement est utile à l'amélioration des performances.
- La souffrance est nécessaire à l'évolution vers un perfectionnement.
- Facultative ou utile à une purification de l'égo ?   Pourquoi d'ailleurs,  devrait-on  " purifier " notre égo  ?!
    Souffrances pas vraiment nécessaires :
- Un traumatisme issu de l'enfance, transgénérationnel  ou inexprimé, est un obstacle qui " limite la vie ".  [?!]
- Une souffrance, parfois mal identifiée ou non reconnue (burn out), signale un décalage entre sa vie [ses possibilités] et ses aspirations.
     Remèdes (?):
- La souffrance est à combattre, par l'action adéquate qui l'annihile, ou par un changement de point de vue.
- Considérer que seul ce qui dépend de nous vaut la peine de nous toucher, et un bon discernement, permet d'éviter la souffrance.
- L'acceptation est-elle un moyen d'échapper à la souffrance, ou serait-elle  une résignation stérile ?

 

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19 août 2017

« L’homme est à l’image de la divinité ; mais qui pourra la reconnaître, s’il la défigure lui-même ? »

   Ou, plus précisément : " L’homme est l’image immortelle de Dieu ;  mais qui pourra la reconnaître, s’il la défigure lui-même ? "

- La représentation se fait à partir d’une image imparfaite vers une image idéelle ou idéale.
- Les divinités ne sont-elles pas des archétypes de caractéristiques humaines ?
- L’ ‘Un’ est défiguré par tout ce qui divise, ce sont les liens qui le nourrissent.
- Reconnaître suppose une connaissance préalable: préscience, idée innée ou concept culturel ?
- Ne pas voir les choses telles qu’elles sont nous empêche d’accéder à la connaissance.
-‘‘ Ci-git O ‘Sullivan, né homme, mort épicier.’’
- L’image suppose la lumière, elle peut être voilée, ou le miroir se ternir et n’en refléter qu’une part infime.
- La lumière aveugle, c’est l’ombre qui met en perspective et permet de différencier ;  mais, à partir des éléments particuliers, on peut concevoir l’ensemble.
- Défiguré, comme le portrait de Dorian Gray ?, ou est-ce le modèle divin qui l’est  par les interprétations des religions ?

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12 août 2017

- - « Comment gérons-nous - l’ignorance ? »

- Peut-on accepter l’affirmation d’un autre  pour prendre une décision ?
- La prise de conscience d’une ignorance, engage à se documenter pour y remédier.
- Les critères de choix des informations à prendre en compte seraient :   leur vraisemblance, l’accessibilité, la validité, et  la confiance accordée aux sources.   
- La vraisemblance ne présume que de la conformité avec nos expériences et nos connaissances.
- On ne peut gérer que l’ignorance assumée ; des croyances et des préjugés  peuvent donner une illusion de savoir, masquant les lacunes.
- La diversité des sources, le doute méthodique, l’expérimentation  et le raisonnement, sont des moyens d’accès à la connaissance.  
- Il n’y a pas de rationalité pure, elle est limitée par les biais cognitifs.
- L’ignorance peut porter sur les faits, les processus impliqués  ou sur les connexions avec d’autres domaines.
- La prise de décision dans l’incertitude, se fait en minimisant les risques.
- Dans l’urgence, c’est l’intuition (ce qu’on ne sait pas qu’on sait ?) ou le choix émotionnel qui prime.
- Il faut apprivoiser l’ignorance pour la travailler  et la rendre moins dangereuse.  Et surtout :  comment gérer l'ignorance rencontrée chez l'autre ?       
- Si je pose une question, j’aurai l’air d’une idiote ;  si je ne la pose pas, je suis sûre de le rester..

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05 août 2017

« Si tout change, tout ne peut que croître ou décroître » ( Flaubert )

- Tout changement est dynamique.
- Dans une transformation, il y a toujours un paramètre qui augmente ou diminue.  Dans un système : ‘Rien ne se perd, rien ne se crée’, si un paramètre croît, un autre décroît.
- Le changement qualitatif est-il mesurable ?
- Le décalage permet la mesure, pas la simultanéité.
- Le flux vient d'une tension vers l’équilibre, tout se rééquilibre en permanence.
- La répartition sur un grand nombre diminue la part accessible à chacun ;  est-ce le cas du savoir ?
- L’échelle de temps sur lequel il se déroule, rend le changement  plus ou moins sensiblement ou cognitivement perçu.  
- Une évolution est d’autant plus perceptible que l’observateur n’y participe pas. 
- Pour qu’un élément soit identifiable, il doit être distinct.
- Une parole peut déclencher un changement de mentalité ;  un grain de sable peut provoquer un changement de phase quasi instantané.

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29 juillet 2017

- « Qu’est-ce qu’un - humaniste ? »

- " Homo sum: humani nihil a me alienum puto " Je suis homme, rien de ce qui touche à l'humanité ne m'est étranger. (Térence)
- L’humaniste d’aujourd’hui, comme celui d’hier, a le sentiment de la nécessité des valeurs immatérielles.
- L’humaniste croit en la capacité de l’homme à s’améliorer par l’érudition, le dialogue et la pensée.
- Il a confiance dans l’évolution du savoir, par l’interaction des cultures, à travers le temps et l’espace.
- Les richesses culturelles se multiplient par leur partage, au contraire des richesses matérielles.
- L’essor des technologies favorise l’accès au savoir et aux échanges ;  mais la spécialisation appelle une gestion de l’ignorance.
- Il pense que l’éducation soutient la participation effective de chacun au destin collectif.
- Quelle ambition peut-on avoir pour l’humanité ? Evoluer vers une position de respect, non seulement de l’humain, mais aussi de tout le vivant et de l’environnement, afin d’y prendre une place moins démesurée et plus pérenne.  Mais n'est-ce pas ce que font "par nature" les autres animaux ?.
- Le progrès conjoint de la culture (qui influence le rapport aux autres) et de la technique (qui influence notre rapport à la nature), serait un objectif de l’humanisme.  L’humanisme ‘difficile’ de Simondon  intègre la technique dans la culture.

  " Plus j'aime l'humanité en général, moins j'aime les gens en particulier."  (Dostoïevski)    [Comment alisto]

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