Le meilleur café philo de Bruxelles

12 mai 2018

« Qu’est-ce que le présent ? »

- Ici et maintenant, ou partout et maintenant ?
- C’est une charnière entre le passé et l’avenir.       
- Du point de vue de la physique, chaque instant est similaire par ses propriétés descriptives, mais mon présent est unique, que ce soit mon environnement qui change, ou seulement mes perceptions ou mes pensées.
- La ‘densité’ du présent dépend de l’attention et des émotions.
- La prise de conscience est une relation de l’évènement à soi.
- L’instant objectif n’a pas de durée; subjectif, il est lié au délai de perception.
- La durée est une comparaison entre un changement et un cycle.    
- Le temps semble s’abolir dans le ‘flow’, la concentration sur une tâche.
- Le présent est-il le temps de l’action ou de la méditation ?
- La grille d’interprétation du présent est constituée par le passé.
- Ce que l’on fait dans le présent détermine le futur.            
- L’attention au présent apporte la sérénité, elle permet de se décentrer.
- Vivre au présent est-il irresponsable par le manque de projet, ou permet-il de mieux percevoir l’opportunité ?
- On n’est pas conscient d’être dans le présent, on est conscient que l’on y était.

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05 mai 2018

« Comment faire pour qu’il y ait plus de confiance entre les gens ? »

- La confiance en soi est importante pour faire confiance à l’autre. On ne prête que ce que l’on a.
- La victimisation diminue la confiance en soi, la prise de responsabilité l’accroit.
- Les inégalités engendrent la méfiance, la peur d’être dépossédé de ses avantages.
- La confiance commence par la connaissance de l’autre, par sa reconnaissance comme similaire.
- On n’attire pas ce que l’on veut, mais ce que l’on est.
- On devient digne de confiance par la cohérence entre son discours et ses actes.
- Le confiance en le bon fonctionnement des institutions apporte une sérénité qui améliore les interactions.
- L’entremise de la technologie impose une attention à la transparence de son fonctionnement.  
- L’existence de modèles fiables ranime la confiance
- La mise en exergue des problèmes suscite la méfiance.
- La surveillance constante génère des réactions de bravade ou d’hypocrisie.  
- La coopération affermit la confiance dans un domaine, elle s’élargit par la relation.
- La confiance est  un mode utile à la survie dans les situations de dépendance, elle stimule l’entraide, la cohésion du groupe.
- La confiance exprimée incite à s’en montrer digne.
- La naïveté ne suffit pas, il garder les yeux ouverts pour moduler sa vigilance, la confiance mal placée isole.

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28 avril 2018

« Quels sont les dogmes de notre société ? »

- Les dogmes, ici, ne sont pas explicites, ce seraient des conceptions de base qui semblent établies et malvenues à mettre en cause.  
- L’épistémè de Foucault s’en rapproche, qui offre les cadres généraux de la pensée.
- Un épistème est formé d’assomptions implicites sur une vision du monde au sujet de la connaissance, des méthodes et de théories partagées à une époque.
- Ils forment un paradigme,ensemble d’éléments qui forment un champ d’interprétation, ou conception théorique dominante.  
Nous avons répertorié:                                 
- La connaissance est scientifique et  apporte le progrès.
- Les découvertes doivent avoir une application pratique, mise en oeuvre sans délai.
- La croissance est nécessaire à l’économie, une entreprise a besoin de se développer pour se maintenir.             
- La vertu du travail, estimé nécessaire à réussir sa vie, mais considéré comme une contrainte.                                     
- Notre rapport au temps est quantitatif et minuté, ‘vous avez la montre, nous avons le temps’, disent les autres.
- Réfléchir est un luxe.                              
- Il faut une relation stable pour être heureux, l’exclusivité amoureuse.
- L’égalité de tous, la démocratie occidentale est le meilleur système.  
- Les avancées technologiques servent à éviter les efforts, l’activité physique est cantonnée au sport.
- Le quantité prime sur la qualité.

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21 avril 2018

« Vivre, c’est naître lentement. (A de Saint-Exupéry) »

 ..Il serait un peu trop aisé d’emprunter une âme toute faite. (ibid.)
- Vivre, c’est se chercher, se construire, se créer.
- On naît à soi et aux autres par les actions effectives.
- Où se trouve le ‘soi’ sous les couches de civilités, d’opinions, d’idées reçues ?
- Pour se trouver, il faut se dé-couvrir.
- Un cocon de sécurité (croyances, habitudes, dépendances) entrave la libération.
- La vie est sujette à un mouvement de balancier entre les influences,  nos résistances, rectifications, il faut du temps pour atteindre un équilibre.
- L’élaboration d’une pensée autonome requiert l’émancipation des contraintes familiales, communautaires, idéologiques…
- Les rites initiatiques servaient à naître à la vie adulte.
- Il faut du temps pour réaliser ses possibilité, trouver son ‘Ikigai’.
- L’âme se forge en l’éprouvant.
- La sagesse aide à prendre de la distance avec ses désirs,à se décentrer.
- L’aide des autres peut activer une renaissance (maÏeutique).

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14 avril 2018

« En quoi la pensée du gestionnaire est-elle différente de celle du participant ? »

- Les considérations stratégiques du gestionnaire concernent l’ensemble, celles des acteurs sont partielles.
- Est-ce une différence de pensée ou de point de vue ?
- Le gestionnaire considère des individus, les participants y voient des personnes sensibles.
- La pensée de gestion est orientée vers l’abstraction, celle du  participant vers le concret.
- L’abstraction déconnecte des considérations morales individuelles sur les actes, pour se fixer sur celles du résultat d’ensemble.  
- Les affects liés à un geste concret sont différents de ceux liés à une abstraction.
- La justification passe-t-elle toujours par une idée abstraite (idéologie) ?
- La responsabilité sur le résultat d’ensemble demande une pensée analytique, celle de l’acteur est individuelle et diluée.
- Dans des structures où les participants sont aussi gestionnaires, comme dans une coopérative de travailleurs, les acteurs s’impliquent mieux dans leur tâche s’ils ont choisi les objectifs.
- Le gestionnaire a un pouvoir d’action sur les autres, le participant, un pouvoir pratique partagé.

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07 avril 2018

« Comment gérer la reconnaissance de groupe dans notre société ? »

- Une expérience relatée semble monter que l’identification de ‘siens’ fait réagir les mêmes zones cérébrales que la reconnaissance de membres assignés de son équipe, récemment constituée.
- L’inclusion rassure, génère la confiance, sa conséquence est la loyauté.
- L’effet supposé de la reconnaissance de groupe est l’apaisement.
- L’identification est cognitive, son effet est émotionnel.
- On est plus favorablement disposé envers un ‘reconnu comme sien’ qu’envers un ‘autre’.
- Les autres groupes sont classés selon l’expérience, la connaissance de quelques-uns de leurs éléments, ou les préjugés véhiculés.   
- L’autre peut être directement classé dans un groupe, avec les jugements de valeur qui y sont liés, ou susciter la curiosité s’il n’est pas identifié ou inclassable.
- Gérer pour éviter la division de la société, ou pour avoir une conscience plus claire de ses critères ?
- La définition du groupe auquel on appartient dépend des circonstances et de l’activité (travail,  sport, loisirs),   
- Les critères de sélection sont culturels, ils se modulent dans les  interactions.
- On reconnait comme semblable celui qui est soumis aux mêmes règles explicites ou implicites.
- Les activités en commun multiplient les groupes d’appartenance.

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31 mars 2018

« Qu’est-ce qui pousse à prendre un risque ? »

- Il y a un risque lorsque l’issue est incertaine, difficile à évaluer.
- Le cerveau compute, mémoire et  processeur se combinent pour la prise de décision, après évaluation du rapport coût/bénéfice.
- La prise de risque peut se faire par nécessité impérieuse, si on estime qu’on ne peut se dérober, par devoir moral.
- Lorsque le risque est pris pour sauver un tiers, on parle de courage, sinon, de témérité.
- Lorsque la valeur accordée à l’action ou à son résultat prime sur les conséquences. 
- Par mauvaise perception du danger, imprévision ou ignorance, ou pour se s’en remettre au hasard.
- L’objet du risque n’est pas toujours l’atteinte ou non du résultat de l’action.
- Délibéré, il rehausse le goût de vivre, par la confrontation à la possibilité de mort.
- Pour exister par ce qu’on montre de soi, le besoin de se faire reconnaître, la fierté de ne pas se soustraire à un défi.
- Le plaisir de se dépasser, d’évoluer, le besoin de progresser.
- Par insatisfaction vis-à-vis d’une situation, le risque est  un moyen d’y échapper ou de la transformer.
- Le risque est attaché à la créativité, à l’initiative originale, à la découverte.

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24 mars 2018

« À quoi sert l’autorité ? »

- Elle sert à créer et préserver un bien commun.
- A faire respecter les règles d’un groupe.
- Elle est garante de l’équité.    
- Elle est l’agent et le support de toute action commune.
- Elle sert à représenter le groupe vis-à-vis des autres.  
- Elle est utile à la gestion des conflits, à leur résolution satisfaisante. 
- La compétence de celui qui l’exerce la rend plus utile.
- Sa fonction est de prioriser les intérêts d’un ensemble par rapport aux intérêts particuliers.
- Elle matérialise les contraintes, organise et canalise les actions.
- L’autorité sert à punir, prévenir, encourager, assurer la cohésion.
- Pour celui qui a de l’autorité, elle sert à se faire écouter et suivre, elle implique la responsabilité.           
- L’autorité place des balises, sans lesquelles la liberté ne peut se peut se définir ni s’exercer.

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17 mars 2018

« Quelle est la différence entre une possibilité et une probabilité ? »

- La probabilité est une quantification de la possibilité.
- Le possibilité est binaire, on ne peut prouver que l’impossibilité.
- Ce qui ne présente pas de contradiction interne, est possible.
- L’équation de Schrödinger se résout dans un espace complexe, vectoriel, ses solutions sont des possibilités.  Elle exprime une densité de probabilité, une onde de probabilité abstraite.
- L’indétermination exprime l’incertitude sur la position ou sur la longueur d’onde.  
- Le sens mathématique d’imaginaire et complexe est à distinguer du sens courant.
- La  possibilité existe dès que la probabilité n’est pas nulle.        
- Les probabilités peuvent être définies dans un contexte et sur un nombre d'occurrences déterminés, mais ne sont pas déterministes.    
- La possibilité s’imagine et se raisonne, elle demande une action pour la mettre en œuvre.

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10 mars 2018

« Qu’est-ce qu’une démocratie ? »

- ‘Gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple’ (A. Lincoln).
- Elle se distingue sur le plan quantitatif de la monarchie ou de l’oligarchie, et qualitatif de l’aristocratie.
- L’assentiment du peuple à être gouverné suppose le respect des lois, et est défini par une constitution.
- La souveraineté du peuple s’exerce selon le mode de désignation de ceux qui exercent le pouvoir, tirage au sort ou délégation à des représentants, gouvernement majoritaire ou de coalition.
- Le suffrage universel suppose la capacité d’un choix éclairé.
- La capacité présume la faculté d’apprentissage, l’instruction publique en garantit la possibilité.
- La multiplicité des structures rend la connaissance des institutions malaisée.
- L’éclairage demande une information indépendante et l’accès aux données actuelles.
- Une société peut être jugée à son dynamisme, la citoyenneté ne se limite pas au vote.
- La liberté d'expression et de d'association appuient l'exercice de la citoyenneté, la séparation des pouvoirs garantit des dérives totalitaires.
- Gouverner n’est pas uniquement gérer, mais aussi orienter à long terme.
- La légitimité vient d’élections libres par des citoyens informés.

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03 mars 2018

« Choisit-on selon l’apparence ou l’essence ? »

- Le choix se fait selon la valeur prioritaire attribuée dans une situation,
- L’apparence est l’ensemble des signes perceptibles, inclut-elle les sensations perçues inconsciemment ?
- L’essence, caractère ou qualité propre et nécessaire, est une construction mentale.
- L’essence est une propriété intrinsèque qui sert à caractériser une chose.
- Une qualité essentielle peut avoir été acquise, s’être construite dans le temps.
- La valeur n’est pas attachée à des qualités, mais à la congruence.
- Le choix se fait par heuristique, recherche de la solution optimale.
- L’apparence peut être trompeuse, construite, mais n’influence-t-elle pas l’être ?
- Les signes perçus font inférer une essence, l’expérience affine l’identification.
- L’instinct fait choisir selon l’apparence qui permet de présumer la meilleure réponse au besoin.

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24 février 2018

« Comment la Belgique peut-elle traiter le problème des réfugiés ? »

- Quel est le problème ?, la peur et les risques à évaluer.                         
- La peur d’une ‘invasion, d’un ‘appel’, d’une évolution démographique en faveur des nouveaux arrivants.
- La peur d’une perte d’identité culturelle, d’une acculturation.
- Le risque d’une augmentation de la délinquance due aux différences de normes morales.
- Le risque économique, d’augmentation du nombre d’assistés.
- Les difficultés viennent de l’incertitude, sur le statut pour ceux qui sont en attente d’une décision, sur la durée de l’exil.
- Les personnes en transit ne désirent pas demander l’asile par peur d’être ‘bloqués’ dans un pays, ou d’être renvoyés dans le pays d’arrivée, mais celui-ci doit-il supporter toute la charge de l’accueil ?,  
- La clandestinité présente un risque d’attirer des profiteurs (passeurs, traite d’êtres humains).
- Les structures d’accueil, les parcours d’intégration, la formation permettent une meilleure compréhension des langues, des institutions et des coutumes.
- La participation à la vie économique, par l’utilisation du potentiel de chacun, permet de diminuer le coût social.    
- ‘Gouverner, c’est prévoir’, l’éducation agit sur le long terme en formant les futurs citoyens.
- Un problème humain se traite avec humanité.
- Les cultures ne s’excluent pas, si on cherche des liens, elles s’enrichissent mutuellement.
- L’évolution culturelle est une manière d’éviter qu’une civilisation se sclérose,  l’individualisme de la nôtre en serait un facteur.

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17 février 2018

« Pour être vertueux, faut-il être capable de faire le mal ? »

- Platon, dans l’Hippias mineur’, interroge le mérite de bien ou mal faire par défaut ou par volonté.
- La vertu serait une qualité de l’homme, une volonté de se parfaire.
- Pour Aristote, la vertu est agir conformément à la raison selon le juste milieu.        
- La vertu est la responsabilité prise de ses actes, envers ses devoirs.       
- La vertu vue comme soumission à l’autorité, (ou à la loi morale ?),  est-elle un fait de la volonté ?
- La volonté suppose la liberté de choix, dépend du savoir.                                     
- Le choix se fait selon la valeur  personnelle ou existe-t-il des valeurs universelles ?
- La vertu en tant que force d’être ne disposerait pas à contraindre sa nature par choix vers le ‘bien’.
- Pourtant, ‘nul n’est méchant volontairement’, la connaissance du bien suffit à y entraîner par pente naturelle.
- Pour être vertueux, il faut être capable de discerner le bien du mal.
- Faut-il toujours dissocier (le bien n’existe qu’opposé au mal), ou tendre vers l’unification ?
- La vertu serait une qualité d’être, un art de vivre en harmonie avec soi-même et le monde.

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10 février 2018

« Être, paraître, disparaître…. »

- L’être est-il immuable, statique ou dynamique ?
- L’apparence se conforme aux contraintes sociales, aux rôles, ou se démarque pour affirmer sa différence.  
- L’être ne disparait-il pas sous le paraître lorsqu’il n’y correspond pas ?  
- Le manque de cohérence est ressenti comme une souffrance.
- L’être serait un potentiel, mais lorsque la graine germe, qu’en reste-t-il ?
- L’être se définit par ses actes, ses choix, l’existence est-elle ce qui en paraît ?   
- L’impression de continuité de l’être viendrait de la manière de ‘se penser’ consciemment.
- L’image de soi diffère-t-elle de celle qui nous est renvoyée par les autres ?
- L’apparence est un phénomène, elle dépend aussi de l’observateur.
- La méditation serait un moyen de renouer avec son être, de se recentrer.  
- L’être évolue, se purifie, sous des apparences variées, et ne disparaît que lorsqu’il atteint la perfection.     
- Disparaît-on ou est-ce un changement de forme, une énergie, une connexion ou une dilution dans le tout ?

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03 février 2018

« Vivons-nous dans une tour de Babel de critères de vérité ? »

- L’incompréhension vient-elle de la multiplicité de ce qui est considéré comme vrai ?
- Une assertion sur le réel tenue pour ‘vraie’  sert de base à l’action et à la pensée.
- Les critères transmis dans une culture, donnent des illusions d’évidences.
- Les types de vérité découlent des critères retenus: les critères d’autorité donnent lieu à des croyances, le pragmatisme se base sur des critères d’utilité ou effectifs; les critères de cohérence interne soutiennent la logique de propositions dépendant des prémisses, les critères empiriques donnent des vérités valides; la réfutabilité, des vérités scientifiques.
- La réalité des faits se vérifie par la concordance entre des sources indépendantes.
- Les critères de vérité sont-ils plus disparates qu’auparavant ?
- Les différentes approches empêchent la coopération et sont sources de malentendus.
- La recherche de la vérité serait une tentative d’élévation vers des formes intelligibles.
- La variété des critères serait un facteur d’évolution de la notion de vérité.
- Les échanges sur les bases des vérités relatives, permettent une meilleure approche du réel.
- Le doute est-il une aide ou un obstacle dans la construction de la vérité ?

 

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27 janvier 2018

« Ce que je n’ai pas dessiné, je ne l’ai pas vu.» (J. von Goethe)

- Voir n’est pas toujours conscient ni volontaire, concevoir l'est-il ?
- Décrire un objet ou un lieu oblige à en dégager des caractéristiques.
- Les prototypes les rendent visibles, les dessins naturalistes (fleurs de Redouté) mettent en lumière les délimitations de catégories
- Un schéma est une synthèse d’un modèle, suffisant à l’identifier.  
- Ce que je n’ai pas représenté, je ne l’ai pas compris.
- Le dessin change le regard, le geste révèle autant sur soi que sur l’objet, le regard devient actif.
- Le dessin rend perceptible ce qui semblait évident.      
- ‘Rien ne va de soi, Rien n’est donné, tout est construit.’ (G. Bachelard).
- Le mouton qui convient au petit prince est celui dans la caisse.

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20 janvier 2018

« Culture et pouvoir, sont-ils antagonistes ou collaborateurs ? »

- Les petits états de la renaissance ont assis leur pouvoir par le renom de la culture.
- Le mouvement des lumières a initié des bouleversements de pouvoir.
- La culture met en cause ou justifie la légitimité du pouvoir.
- La culture est une forme de pouvoir car elle influence les mouvements de pensée.
- Le pouvoir et la culture sont intriqués.
- Ce qui est important dans la culture est une échelle de valeurs qui gouverne les comportements visibles.
- La culture ne retient que ce qui prédomine d’une une époque.
- L’antagonisme apparaît si le pouvoir est imposé.
- Le pouvoir s’appuie sur la culture, il se maintient en la perpétuant, mais la culture évolue. 
- La culture, même muselée, a une faculté de résurgence débordant les pouvoirs.
- La culture fait ressortir dans son activité les modifications, les bifurcations.
- L’étendue de la culture donne des armes pour résister au pouvoir en offrant des assises à l’esprit critique. 

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13 janvier 2018

« Comment contribuer à la paix mondiale ? »

- La paix est en équilibre dynamique et se fait par ajustements des interactions.
- S’adapter à la situation actuelle ne suffit pas à la nourrir, quelle est l’influence de nos actions?
- Notre consommation devrait porter attention à éviter de participer au déséquilibre entre le travail fourni, les ressources et leur valeur.
- Les relations de confiance permettent à chacun d’exprimer son potentiel.    
- L’éducation à la paix propose des modes de résolution de conflits non violents (écoute active, concertation).   
- La réduction des tensions passe par le sentiment de justice.
- ‘Si vis pace, para bellum’, la dissuasion par l’équilibre des forces est-elle facteur de paix, ou seulement de trêve ? Quels sont les antidotes à la guerre, la peur ou la coopération ?
- La connaissance, les échanges de culture permettent une compréhension réciproque.
- Les contraintes insupportables sont causes de guerre; certaines sont des dérives de la surconsommation.
- Si nos actions sont déterminées par de multiples influences, elles sont aussi soumises à notre raison.
- ‘Agis de telle sorte que la maxime de ta volonté puisse toujours valoir en même temps comme principe d’une législation universelle’ (E. Kant)
 - Quel impact le comportement individuel a-t-il ? une goutte d’eau l’océan, la part du colibri pour éteindre l’incendie ou effet papillon ?

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06 janvier 2018

« La culture a-t-elle dénaturé l’homme ? »

- La culture a fait de l’homme ce qu’il est, dépendant des autres, de ses outils, éloigné de son milieu naturel, de ses instincts et de ses rythmes, un monstre ou un génie ? 
- La nature de l’homme n’est-elle pas définie par l’aptitude à user du langage symbolique, par essence culturel ? 
- La pensée nous éloigne du contact direct avec le réel, par la projection dans le temps.
- L’héritage qui n’est pas inscrit dans les gènes, l’acquis non expérimental, est culturel.
- L’homme naît inachevé, le temps de formation avant d’être considéré comme autonome s’allonge, la part culturelle augmente-t-elle ? 
- La culture interfère avec notre nature, le mode de vie influence l’évolution.
- La culture nous freine et nous entraîne, telle une boule de neige roulée, elle se forme autour d’un germe qui se tasse, s’étoffe, fond et se modèle selon ce qu’elle amasse.
- La culture filtre notre rapport au réel, elle le limite comme des œillères, mais l’enrichit aussi.
- La culture n’a pas altéré notre nature, mais notre rapport avec la nature.
- Toute avancée se fait au dépens d’une perte.  

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29 décembre 2017

nous reprenons le 6 janvier 2018.      Excellente année à tous

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