Le meilleur café philo de Bruxelles

20 juin 2015

« L’état fait-il le citoyen ou est-ce l’inverse ? »

- L’état est un ensemble structuré, comprenant des individus et des lois constitutives, c’est un système ouvert, influencé par ce qui lui est extérieur.
- Le comportement de l’état est une conjonction de règles prescriptives et des conduites individuelles ou sociales qui répondent à des lois descriptives.
- Un état se forme sur un territoire, une nation par l’origine, un peuple par la culture.
- Le contrat social est une construction dialectique, les rapports entre le citoyen et l’état passent par des représentants.
- L’état s’adapte aux changements sociologiques, aux variations de règles tacites. 
- L’état d’aujourd’hui oriente, forme le citoyen de demain, et les modes d’interaction entre les individus modulent son fonctionnement.
- L’imprécision dans le texte des lois permet des interprétations, mais aussi le détournement de leur esprit.
- Les métronomes se synchronisent sur une planche libre, les pendules se dérèglent selon la houle.
- Certains citoyens se sentent peu concernés, sont découragés par l’inertie, la perte de confiance.
- Les individus se mobilisent s’ils se sentent menacés.
- Sommes-nous gouvernés par nos instincts, nos conditionnements ou notre pensée ?
- Vivre ensemble ou.. faire ensemble.

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Philo muée en terrasse, dialogues croisés, teintés au gré des sources,... sur la puissance, le pouvoir, ses moyens, ses effets et.. ses dessous. 

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13 juin 2015

« Le futur est-il important ? »

- Le futur est l’ensemble des possibles, que nos choix permettent ou créent.
- Le futur envisagé peut être proche (le résultat de l’action) ou lointain (les conséquences).
- Carpe diem, ou l’hédonisme dispense-t-il de tenir compte de l’avenir ou écouter le désir rapproche-t-il de la nature et de son équilibre ?    
- Toute action, ou projet implique un impact sur le futur, sur l’extérieur.  
- L’existence est ouverture au monde, elle nous projette dans un futur contingent.
- La mémoire restitue le passé, la pensée lui donne un sens, la culture ancre le futur.
- La projection après soi est une préoccupation de sens, désir de laisser une trace.
- On agit selon ce que l’on croit devoir faire, pour éviter les remords de ne pas avoir agi à bon escient, sans illusions sur la portée de notre acte.   
- Le feu de Prométhée a donné à l’homme un pouvoir qui l’empêche de prédire l’avenir, n’est-ce pas une perte de contrôle, tendant vers l’irréversible ?
- La responsabilité est-elle liée à la prévisibilité ?
- Dans le doute abstient-toi mais ne rien faire est aussi un choix et peut-on laisser faire ?
- La prédictibilité est une question de savoir, la précaution une question de pouvoir.
- Le sentiment d’impuissance déresponsabilise.
- Les projets ne doivent pas occulter le présent, la vigilance qui permet l’à propos.

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06 juin 2015

« Quelle est la différence entre une culture basée sur l’écrit et une culture basée sur l’audio-visuel ? »

- La culture est  ici l’ensemble des références communes d’un groupe.
- La nature de ces  acquis est-elle différente s’ils viennent de la lecture ou de l’audio-visuel ?
- La vitesse de la lecture se choisit, on peut y revenir, l’audio-visuel impose son rythme, on peut être débordé, ne percevoir consciemment qu’une partie.
- L’écrit mobilise la rationalité, la compréhension, l’image suscite d’abord des émotions.
- L’écrit peut atteindre l’émotion par la forme, comme en poésie, ou si on s’identifie au personnage.
- On se projette avec plus d’affectif dans l’audio-visuel, que dans l’écrit où on interprète avec ses références personnelles.
- Une lecture est une altérité, la recherche de la pensée de l’auteur, de ce qu’il exprime.
- La signification d’un film se dévoile, elle est reçue et comprise différemment selon le spectateur.
- Les codes de l’écriture sont définis, le message est suffisamment précis pour avoir une réalité incontournable.
- L’image atteint directement, et imprègne l’esprit par l’émotion, elle est plus globale mais les références sont plus floues.
- La culture se transmet par la communication, par les échanges directs.
- Quel que soit le moyen, c’est la qualité de l’œuvre qui importe. 

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30 mai 2015

« Pour arriver à une société juste, quel est le meilleur système? »

- ‘La justice est  la vertu absolument première des institutions sociales’ écrit John Rawls; pour Platon ’La justice seule donnera son unité à la cité, une véritable harmonie en son sein’ (justesse ?)
- Une société juste se définit-elle par l'application de la loi à tous, ou par une égalité de chances ?
- L’égalité des droits n’est pas l’identité des conditions, mais est-elle souhaitable?  
- Une société se préoccupe du bien commun, mais chaque individu a un désir de dignité.
- La notion de ‘justice’ se rapprocherait de celle d’’équité, mais le mérite se mesure-t-il à l’effort, au savoir, au savoir-faire, à l’investissement, à l'utilité, ou au résultat ?  
- Un système politique est-il susceptible d'atteindre les objectifs de justice tout en respectant la liberté ?
- La gauche, orientée vers le progrès, la solidarité, et l’intervention de l’état, serait mieux à même de diminuer la souffrance en pourvoyant aux besoins, mais la droite plus attachée à la culture, à l’identité, et favorable à l’initiative individuelle est plus apte à permettre le sentiment de dignité, par une prise en charge personnelle.   
- L’économie libérale, si elle n’est régulée, semble prendre le pas sur le politique dans le fonctionnement de nos sociétés, elles suivent le courant sans gouvernail.   
- Une élite aux commandes semble efficiente, mais le pouvoir doit en être limité, pour éviter l’oppression.
- Il faut séparer les objectifs, les moyens et les justifications.

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23 mai 2015

« Comment se réaliser ? »

- Le bonheur n’est pas un but, c’est un sous-produit (Eleanor Roosevelt)
- Se percevoir comme un réservoir de possibles, ne pas laisser ses potentiels en friche.
- Chercher sa voie; elle se reconnait à la motivation intrinsèque, au plaisir dans l’action, à la joie qui augmente la faculté d’être; l’important est le chemin.
- Se fixer des buts, être à l’écoute, attentif à l’occasion, ouvert à l’imprévu, à la résonnance.
- Prendre des risques, tirer les enseignements de l’échec, se réaliser n’est pas réussir.
- Dépasser ce que l’ ‘‘on’’ attend de moi pour accomplir ce que j’attends de moi.
- Cela ne relève que de soi, tant pour les choix, que pour le ressenti.
- Est-il possible d’évaluer son potentiel, d’évaluer ses réalisations, d’estimer qu’elles sont suffisantes ?
- Peut-on s’affranchir des références extérieures pour s’en construire de personnelles ? 
- Se réaliser est: personnifier la vie.
- On ne peut se réaliser que dans l’harmonie….et le contrepoint.
- Boucle dynamique où chaque palier atteint découvre de nouveaux potentiels à développer.

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16 mai 2015

« Le déterminisme s’oppose-t-il au libre- arbitre ? »

- Le déterminisme suppose un lien entre cause, action et effet, en fonction des conditions et des moyens.
- Lors de l’apprentissage, notre cerveau s’appuie sur ce lien pour élaborer des modèles prédictifs.  
- Le libre arbitre est le pouvoir de choisir notre action, de manière indépendante et responsable.
- Le choix de l’action (ou d’inaction) se fait par jugement de valeur, entre les possibles pesés.       
- Les valeurs attribuées sont fonction de l’expérience, de l’éducation, du jugement, de la cohérence avec le modèle du monde intériorisé.
- Les interactions entre les neurones forment un système constamment actualisé, ouvert et complexe.
- Un système complexe n’entre pas dans un modèle déterministe, mais peut être simulé; les propriétés en émergent.
- Le libre arbitre suppose la conscience de la possibilité du choix.
- Le hasard est la part ignorée dans le modèle prédictif.
- Les actions automatiques, les conditionnements, les habitudes échappent-ils au libre-arbitre ?
- Le libre arbitre comme possibilité d’échapper à l’inexorable, à la nécessité ?
- Le déterminisme ne s’oppose pas à l’illusion du libre arbitre.

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09 mai 2015

« Notre pensée est faite de notre corps »

 " Pour lui même le corps créateur créa l'esprit comme une main de son vouloir." (Zarathoustra F. Nietzsche)
- La négation du dualisme corps-esprit implique-t-elle celle du libre arbitre ?
- Le corps-pensée en tension vers la puissance d’être ou la volonté de puissance ?
- L’humeur déterminée par les humeurs ? le système sympathique ?
- L’affect s’éprouve à la suite d’un percept et de l’émotion qu’il déclenche.
- L’esprit est l’ensemble des processus mentaux dont la pensée fait partie.
- La pensée s’établit par interactions entre ‘objets mentaux’, et recherche l’action appropriée à la situation perçue, la raison intervient ensuite pour réguler les émotions, inhiber l’action ou la temporiser.
- L’orientation de la pensée de l’émotionnel vers le rationnel est-elle une habitude prise sous l’injonction culturelle ?
- La pensée comme symptôme de notre état physique ?
- Avoir accès à notre mémoire sans stimuli peut provoquer une réponse physique, refouler une émotion être à l’origine d’une somatisation.
- Mens sana in corpore sano (ou vice versa).
- Le contrôle des signaux émotionnels montrés aide celui des émotions ressenties.
- Être conscient de sa pensée et pouvoir y retourner, donne-t-il la faculté de la contrôler, la diriger ?

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02 mai 2015

« Quel est le rôle des cas particuliers en philosophie? »

- Le cas particulier sert de base à la généralisation et de contradiction à celle-ci.
- Un cas exemplatif peut servir d’accroche à un développement, il s’inscrit dans le réel et mobilise des affects; particulier, il risque d’être utilisé pour biaiser un raisonnement.
- En droit, la jurisprudence s’appuie sur des cas particuliers pour apprécier les modalités d'application des lois.
- Le cas particulier déclenche une forme de raisonnement primitif qui n’est pas rationnel et qui peut néanmoins s’avérer efficace.
- Le raisonnement logique vient en deuxième ligne, après une prise de distance vis-àvis des émotions, par tentative d’établir une théorie dans laquelle il s’inscrit, et essai de lever les contradictions.
- Une expérience inédite crée la surprise, base de rectification des modèles antérieurs.
- La sélection des observations signifiantes s’établit par les variations remarquées par rapports aux prévisions.
- Une collection de cas particuliers induit la recherche de propriétés communes et de différences; le choix de catégories pour les classer s’appuie sur les valeurs attribuées, (ou sur la culture ?), elle peut être la base de création d'un concept.  
- Un cas est particulier dans la mesure où, même s’il s’insère dans un modèle, il a des spécificités significatives, et sert alors  à affiner ou à nuancer une thèse ou à élaborer une nouvelle proposition qui les intègre. 

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25 avril 2015

« La philosophie est-elle une exploration des convictions ? »

- La croyance est utile pour agir, une valeur y est attachée, la conviction est une croyance raisonnée, mais personnelle.
- Des contradictions internes entre convictions, croyances et actions génèrent de l’angoisse; la cohérence, l'harmonie est recherchée avec plus ou moins de lucidité.
- La démarche philosophique tend à lever les contradictions et à structurer.
- L’exploration est l’examen des éléments, de leurs relations, elle comprend la remise en question
- Le recul, la distanciation, dégagée des émotions, permet d’éprouver le raisonnement, qu’il soit empirique ou théorique.  C’est une étape vers la clarification.
- L’essentiel de la réflexion philosophique est la distance; la jouissance de l’intégriste est qu’il n’a pas de distance.
- Un regard extérieur, l’altérité d’un dialogue, d’une lecture aide à prendre le recul, parfois inconsciemment évité car déstabilisant. 
- La réflexion est la tentative de remettre en cohérence un ensemble perturbé par un évènement, une observation qui a abouti à la modification d’une conviction.   
- Explorer les représentations, les interprétations, les concepts, aide à expliciter.
- La philosophie sort de la démarche personnelle, a une visée plus large, vers un système intelligible. 

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18 avril 2015

« Faut-il être philosophe pour être politicien ? »

- Le philosophe cherche un sens, les conditions du bonheur, il peut inspirer le politicien.  
- Le politicien peut douter mais ne peut le montrer.
- Pour gérer la cité, il est bon d'être l'ami des sages et des savants.
- Une thèse philosophique peut donner lieu à une idéologie, dont use le politicien.
- Le politicien utilise les émotions pour se faire élire et pour persuader mais s’appuie sur la raison pour gérer.
- Plusieurs politiciens ont été écrivains, la rhétorique est un atout.
- Le philosophe analyse l’universel, le politicien analyse le contingent.
- Platon ou Machiavel ?      Juste mesure ou les moyens justifiés par la fin ?        au service du citoyen ou de l'état ?
- Le politicien philosophe Machiavel à cherché l’universel à travers le contingent.
- La philosophie peut aider à éviter les pièges du pouvoir, déconnection de la réalité et illusion de puissance, ainsi qu’à donner de la hauteur, une vue à long terme.
- L’homme d’état a un projet, le politicien se borne souvent à gérer et suivre la ligne de son parti, mais..un homme de parti est une partie d’homme (José Bové).
-  Pour le philosophe, c’est le discours de la méthode, le politicien, la méthode du discours.

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11 avril 2015

- - - Relâche de Pâques - - -

Mais,  ceux qui sont venus, ont pu disserter de :  la radicalisation.., l'esprit critique.., le libre examen.., et  le modèle à un coup.

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04 avril 2015

« Le "savoir" limite-t-il la "pensée" ? »

- Le 'savoir' est un ÉTAT. Nos connaissances sont acquises par l'éducation, l'instruction, et l'apprentissage.
- La 'pensée' est une ACTION. Quand elle fait interagir les savoirs, elle est alors créative, en mode réflexion.
- Réfléchir, c'est expérimenter virtuellement.
- L’ignorance consciente d’elle-même, peut amorcer la pensée. Le savoir cru, peut l'étouffer par contre.
- L’évidence n’éveille pas de question. Le plaisir de la découverte est fonction de la curiosité, et d'éventuelles inhibitions culturelles..   
- " La curiosité est la mère de la connaissance ", versus " la curiosité est un vilain défaut ".
- Il est convenu de cataloguer les différentes sortes de 'pensées' (scientifique, spirituelle, etc); ce sont les domaines dans lesquels peut s'exercer la réflexion.
- Le fait de réfléchir, est (au départ du savoir) un mécanisme qui suppose des outils (imagination, logique, libre examen, etc) ;  il peut s'enrichir par lui-même.  
- Si on a peur de penser, on se réfugie dans le savoir ;  sinon, le savoir nourrit la pensée.
- " Tout fait farine au bon moulin ".

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28 mars 2015

« Comment la nature et la culture cohabitent-elles ? »

- La culture est un phénomène de groupe, un consensus sur les formes et moyens d’interactions.
- Est-ce la culture ou la nature qui divise les hommes ?
- La nature et la culture sont interdépendantes, un équilibre se fait, entre recherche d’individualité ou de groupe.
- Élargir sa culture épanouit, augmente la confiance en soi et en l’autre.
- On n’a pas parlé de l’accaparement des richesses culturelles.
- La culture populaire profite à la nature humaine.
- La culture est devenue la seconde nature de l’homme.
- Le naturel transparaît dans la perte de contrôle, ou lors de la rencontre individuelle avec un membre d’un groupe dont les codes sont inconnus.
- L’éducation peut écraser la nature, affaiblir la confiance de l’individu en ses ressources,   organiser les pulsions n’est pas les nier.
- La nature se manifeste dans les émotions, la culture dans leur interprétation, leur représentation.
- Je lave mes pommes de terre aussi…   par pudeur, je les mange en chemise.

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21 mars 2015

« Dans l’adversité, faut-il lutter ou vaut-il mieux capituler ? »

- ‘Il faut’ (comme une nécessité) semble être une injonction (de soi-même..,ou du groupe ?) ; ‘il vaut mieux’ serait le fruit d’un jugement raisonné.
- L'adversité est constituée des différentes sortes d'obstacles rencontrés sur le chemin de nos actions.
- Lors de cette rencontre, ne se propose, instinctivement, que le choix (impératif) d'affronter, de s'immobiliser, ou de fuir ;  mais, la faculté de réflexion nous permet de peser des valeurs.
- On dit : "lutter contre l'adversité" = "faire face", c'est : affronter (lutter), résister (désobéir) ou  éviter (contourner).
- Lorsqu'il y a affrontement, l'enjeu est "sérieux", souvent inconsciemment multiple, et parfois n'est même qu'un prétexte..; mais.. les conséquences éventuellement encourues, valent-elles l'issue du combat ?
- Les pertes d’énergie, de moyens, de motivation, d’espoir .. peuvent inciter au renoncement ;  de même aussi, que la prise de conscience soudaine, du futile, absurde, ou dérisoire.. de l'objet de la lutte.
- Lutter ne se réduit pas à se confronter ouvertement, il convient parfois de louvoyer ou d’attendre la vague.
- Quand l'adversité résulte d'un changement de conditions, une voie possible est de s’y adapter.
- Une crise est aussi une opportunité à saisir, ou une étape d'un processus de "destruction créative".
- On a perdu cette bataille, pas la guerre. (Duff Cooper, De Gaulle)
- L'adversité peut être aussi, le résultat d'une action menée mal à propos.
- Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie, et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir.. (Kipling)
- Capituler face aux moulins à vent, peut "ouvrir"  LA  perspective.

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14 mars 2015

« Qu’est-ce qui est - définitif ? »

    " Tout n’est-il pas définitivement temporaire ? "
- Est définitif ce qui a été fixé, dans un contexte donné..
- La notion de définitif s’inscrit dans le temps, mais est différente de la permanence, ou de l’irréversibilité.
- La pensée axée sur l’état, se préoccupe du ‘définitif ’ ;  à l'opposé de celle mettant l’accent sur le changement.  
- Une croyance peut être définitive ; on n’y revient plus si elle est l'aboutissement d'une réflexion.  Elle sert de base pour agir, raisonner..;  mais cependant, elle ' sclérose '  la pensée ..
- Les affirmations philosophiques sont définitives ;  les axiomes, postulats et raisonnements mathématiques logiques, le sont également.
- Une proposition est vraie si elle est en adéquation avec l’observation ;  en science, elle est définitive jusqu’à ce qu'une expérience la réfute.
- Si une vérité est : "ce que l'on ne peut changer",  elle est  définitive.  [cf résumé du 18/10'14]
- Un état est " définitif " tant que sa -définition- n’a pas été modifiée par l’effet d’une action.

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07 mars 2015

« Quels sont les obstacles à notre développement ? »

- Le développement, collectif ou individuel, ne se fait pas selon une progression linéaire, il est une suite d’équilibres mouvants, de répétition d’expériences parfois infructueuses, de stagnations.
- L’évolution de l’homme vers l’épanouissement de ses aptitudes est un processus jamais abouti de perfectionnement qualitatif.
- La mesure de la qualité est la satisfaction, mais l’insatisfaction n’est-elle pas moteur de changement ?
- Une voie est de se fixer un objectif, d’avoir un désir conscient et réfléchi de passer d’un état à un autre, d’entreprendre le changement, d’agir étapes par étapes dans la direction choisie.
- Une perspective plus large laisse la place aux opportunités, accueillir et accomplir au mieux, l’important est le chemin; mais: 'quand on ne sait pas où on va, on arrive ailleurs'.
- Il faut avoir une idée juste de soi, des choses et des autres, la lucidité serait la condition et le fruit du développement.
- Pour éviter la répétition des erreurs, elles doivent être identifiées, appropriées, devenir sources de remise en cause, construire un chemin d'expériences.
- L’équilibre entre les différents plans: intellectuel, social, comportemental, doit être harmonieux.
- La peur ou l’anxiété (de l’échec, du mauvais choix) est une entrave; la sécurité d’une situation même insatisfaisante est parfois préférée au risque.
- Le confort, les habitudes, les dépendances, sont des freins.
- Obstacles ou pièges, gouffres ? (Espérance et bonne fortune sont des noms de mines).
- Surmonter les obstacles n’est pas le chemin obligé pour les dépasser, ils peuvent être contournés.

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28 février 2015

Café, philo sans thème, échanges variés et pertinemment prolongés, magistralement animés et éclairés à propos de nombres, de représentation, de valeur, de raison, de vie.. 

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21 février 2015

« Comment dépasser l’incommunicabilité, entre croyants et non-croyants ? »

- La communication s’établit au travers de codes de langages : verbal (cognitif)  et non verbal (affectif).
- La croyance colore le code, influe sur la connotation ;  la compréhension demande une transposition.
- Une croyance est considérée comme vraie, si une valeur y est attachée.
- L’intonation communique la valeur.
- La non-croyance comme position de scepticisme, de neutralité, de rejet ..  ou souplesse d’esprit ?
- Une croyance rassure, une croyance partagée donne un sentiment de communauté.
- Tout dépend de l’enjeu de la communication :  pour établir une relation, pour partager, ou pour déterminer une action commune ?
- On peut communiquer entre croyances différentes, si on ne doit pas prendre de décisions qui les impliquent.
- Dépasser les zones de confrontation, peut se faire par contournement, glissement de l’enjeu ou de la valeur, par l’utilisation d’un autre canal, la mise en avant d’une autre valeur commune, la recherche d’un compromis par l’accent mis sur les conséquences.
- La ' décision ' peut être confiée à un tiers (ex: éthique médicale), ou être facilitée par un médiateur.
- La pratique de l’écoute active, la reformulation par la prise en compte de l’autre, permet l’ouverture.  
- Le chaos de la confrontation des dogmes, peut engendrer leur explosion  ou un surgissement de spiritualité.
- Toute croyance porte sa part de doute.
- La communication est un exercice d’adaptation mutuelle. 

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14 février 2015

« Vivre est-il un choix ou une nécessité ? »

- Vivre est la chose la plus rare, la plupart des gens se contentent d’exister. (Oscar Wilde) 
- Nos gestes semblent  souvent s’imposer comme nécessaires, déterminés.
- La nécessité se perçoit comme un besoin; l’action pour y répondre peut-être l’objet d’un choix.
- Le choix est conscient si les différentes possibilités sont envisagées, connues; inconscient, il se fait par habitude, automatisme ou conformité.
- Examiner la motivation de nos actions permet de prendre conscience que le choix existe.
- L’urgence, les contraintes extérieures restreignent les choix, éludent des alternatives.  
- Chaque acte posé entraîne des conséquences, des responsabilités, de nouvelles nécessités…
- Le stimulus est externe ou interne (nécessité vitale), physiologique ou psychologique.  
- Le choix se fait par une évaluation du rapport coûts/bénéfices, parfois dans des domaines et des temporalités (immédiats - lointains) différents.
- La nécessité n’est  pas toujours identifiée comme telle; nous avons une illusion de choix.
- Assumer ses choix, même contraints, aide à s'approprier sa vie.
- Un choix n’est-il libre que s’il est contingent ? 

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