Le meilleur café philo de Bruxelles

22 avril 2017

-- « Qu’est-ce que - la réalité ? »

    Thème récurant, déjà abordé sous d’autres angles,
                   les  14-11-200911-09-201029-03-2014, et  10-09-2016.
- Dynamique, toujours changeante, nous l’appréhendons par ajustements successifs.
- Notre perception dépend de notre vécu et de l’angle de vue.
- Elle est un assemblage de phénomènes, qui se précise par l’expérience.
- Les sens et l’action sont les moyens de communications  entre la réalité extérieure et interne.
- La méditation de pleine conscience, la laisse apparaître sans interprétations.
- Le savoir est-il une aide  ou des œillères pour la saisir ?
- Les liens entre les perceptions empruntent des outils de pensée, (le langage, les mathématiques), les ‘vides’ sont comblés par des convictions.
- Est-elle empirique ou transcendantale ? Représentation ou projection du réel ?
- La réalité est une synthèse entre la perception et la conception.
- Notre réalité se construit en interaction avec le réel, avec les autres  et par auto-organisation de sa représentation.   [  J'adore cette phrase ! ]
- de :  res, rei = la "chose".  C'est " CE " que nous percevons via l'un de nos sens, et dont nous prenons conscience en l'identifiant ;  dès ce moment, nous considérons que c'est "vrai".             Au-delà.., notre faculté d'imagination, nous confronte à d'autres   "évidences" ;   que nous n'avons souvent, aucune difficulté à considérer comme étant également  la "réalité".

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15 avril 2017

« Homo Sapiens .. a-t-il besoin de communion ? »

- La communion est l’impression de partager des pensées, des idées, des émotions.
- Forme d’empathie intellectuelle, elle est une reconnaissance de similitudes dans l’altérité.
- Le plaisir qu’elle procure serait le signe qu’elle répond à un besoin.
- Elle suppose un décodage partagé, s’appuyant sur un langage, des concepts communs.
- Les expériences partagées sont des supports propices à la communion.
- La COMMUNICATION-communion est possible dans la prise en compte mutuelle de tous les signaux de l’autre.   
- L'état de communion peut se manifester chez les spectateurs de compétitions sportives, de spectacles culturels, de célébrations ou autres manifestations ;  il arrive que ce soit le désir de communion, qui "motive" le rassemblement.
- La psychologie des foules serait une expression de la communion. Sans doute même, inconsciente pour chacun.
- Les repères et conditionnements communs de la religion sont remplacés par ceux des médias ;  l’illusion de communion suffit à remplir ce besoin.
- A la différence de l’instinct grégaire, répondant au besoin de sécurité de l’individu, celui de communion aurait été sélectionné pour son efficacité dans l’action de groupe.

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08 avril 2017

« Le bonheur est affaire de raison et seule la raison peut le moissonner. » (Ursula Le Guin)

- Le bonheur se ressent lors de la rencontre, parfois inattendue, entre des aspirations et des évènements qui y répondent.
- La raison intervient-elle pour le charger ou l’alléger de l’angoisse de le perdre, ou entrave-elle à le goûter pleinement ?
- Le bonheur d’un accomplissement, résultat d’un processus raisonné, lui donne-t-il une valeur accrue par le mérite ? 
- Est-il dans l'atteinte d'un objectif, dans l'action qui y tend, ou advient-il de surcroît ?
- La raison serait un rempart contre la passion  susceptible de tous les excès (hybris).
- Le bonheur dépend-il d’une attitude raisonnable, ou d’une prise de risque ?
La sagesse propose des voies d'accès au bonheur, de distinguer le plaisir naturel, d'accepter les aléas sans trouble, de s’affranchir de l'espérance….   
- La raison permet de le conceptualiser, de l’identifier et de l’inscrire hors du temps.  
- Accepter que le bonheur soit éphémère, ou tenter de le pérénniser ?
- Pour moissonner le bonheur, faut-il le cultiver ou est-il à glaner là où on le trouve ?
- La raison peut construire le chemin, mais le bonheur est dans la synchronie.

- Le roman " La main gauche de la nuit ", d'Ursula Le Guin  est une formidable leçon de compassion et d'altruisme ;  une aventure où elle use de descriptions aussi belles que minutieuses.  Si le principe du bonheur ne peut pas prescrire de règles universelles, l'homme reste seul face à ce juge infaillible qu'est sa conscience morale.

Bonheur Kant 1

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01 avril 2017

« Science et croyances, détracteurs et adorateurs »

     SCIENCE :
- La science est la rationalité  justifiée par l’expérience.
- La seule valeur incontestablement attachée à la science, est celle attribuée à la méthode scientifique.
- Les sciences se développent dans des systèmes de représentations, qui évoluent par bond  lors d’un changement de paradigme.
- La science peut  être l’objet de croyances, par la confiance accordée à ses résultats, ou à leur interprétation.
- Ce sont souvent les APPLICATIONS des découvertes de la science, qui sont dépréciées en son nom.
     CROYANCE :
- La croyance est un processus d’adhésion à une idée, qui mène à la considérer comme une vérité.
- La croyance :  c'est donc attribuer une valeur à cette " vérité ".
- Les croyances personnelles se forment par association entre des phénomènes.
- La justification des règles d’action repose sur des croyances, pour en expliquer le bien-fondé.   [ > voir : dernier commentaire]
     DÉTRACTEUR/ADORATEUR :
- Le détracteur tend à déprécier, à diminuer la valeur ;  l’adorateur lui, l’amplifie.
- Les détracteurs de la science  rejettent son aptitude à 'produire des vérités', alors que son seul objet est de proposer des modèles prédictifs valides.
- Les détracteurs des croyances  les considèrent comme des obstacles à la pensée raisonnée ;  les croyances sont à dépasser par la pratique du doute méthodique, ou par la suspension du jugement (scepticisme).
 

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25 mars 2017

--- « Qu’est-ce qu’un jeu ? »

- Le jeu est une activité physique ou mentale ne visant à aucune fin utilitaire..
- Il est un mode spontané d'apprentissage de l'habilité technique et sociale.
- La notion de jeu est liée à des règles et un enjeu (différent de l'accomplissement de l'action).
- Délimité dans le temps et l'espace, le jeu respecte des règles établies ou implicites.
- Le jeu ne peut être contraint, en cela, il se distingue de l'exercice.
- C'est une fiction de l'action, sans effet sur le réel, libérant de la responsabilité,
- Le jeu développe l'imagination, l'identification et l'empathie.
- Le jeu est un passe-temps ;  mais il peut être inspiré de pulsions guerrières, voire être utile au règlement d'un conflit.
- Empreint de culture, le jeu peut reproduire des schémas archaïques et agir par conditionnement.
- Le jeu permet d'échapper au déterminisme, d'évaluer ses aptitudes face au hasard.

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18 mars 2017

« La philosophie est une bataille contre l’ensorcellement de l’intelligence par le langage. » (L. Wittgenstein)

- Le savoir transmis par la parole diffère de celui de l’expérience.
- Le réel nous est accessible par les sens, en partager la perception suppose toujours un écart entre le concept et l’expérience individuelle.
- La philosophie fait appel à la raison, ne s’articule-t-elle pas sur les connecteurs logiques du langage ?
- Le langage, par sa grammaire, véhicule des modes de pensée sous-jacents.
- L’intelligence comprend la faculté de discerner, de discriminer et d’associer.
- Peut-on discerner sans nommer, discriminer sans réorganiser les catégories ?     
- Même sans équivoques, le langage est ambivalent.
- La valeur subjective des mots porte leur résonnance, des mythes, leur poésie…
- La bataille est celle pour décrypter les évidences importées inconsciemment.
- Le philosophe est une sorte de vigile de la pensée dont la mission consiste à montrer les limites du discours sensé.
- La structure du langage  détermine le mode de projection du réel sur le mur de la caverne.
- La philosophie est-elle une œuvre de clarification ou de généralisation ?

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11 mars 2017

« Le bonheur est-il ‘l’expérience affirmative d’une interruption de la finitude ?’ » (cf. A. Badiou)

- La finitude est  celle de notre vie, dans toutes ses dimensions.
- L’état de ‘flow’ serait un exemple de libération du temps, est-il lié au bonheur ?
- L’inconscience des limites et de la mort, du petit enfant ou de l’animal suppose-t-elle le bonheur ?
- Le bonheur se conçoit-il sans sa prise de conscience ?
- Le bonheur se ressent par contraste, dans le dépassement ou l’abolition des limites.
- La sensation de faire partie de l’univers, de s’y fondre serait une expérience de bonheur.
- La  fulgurance du bonheur donne une sensation de liberté, de puissance d’être.
- La finitude est aussi dans les limites mentales, apprises ou qu’on s’impose.
- Le bonheur se ressent dans la vie au présent, l’ouverture et les interactions.  
- La satisfaction des désirs donne une impression de plénitude, mais, toujours à renouveler, elle suppose le manque.
- Le désir en acte en serait exempt, la quête du bonheur n’est autre que le bonheur de la quête.
- Le chemin du bonheur passe-t-il par la raison, l’acceptation, le désir ou l’ataraxie? 

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04 mars 2017

« Comment transformer les sentiments ? »

- Le sentiment s’entend ici comme faculté de saisir, d’apprécier la valeur, l’ordre et des choses.
- La caractéristique d’un sentiment est l’attribution d’une valeur subjective à son objet.
- L’impression ressentie affecte une valence positive (agréable) ou négative (désagréable).  
- On aimerait transformer un sentiment négatif (d’injustice, d’inaptitude), qui inhibe ou mène à la somatisation.   
- La manière dont les situations sont perçues conditionne le comportement pour y faire face.
- On peut transformer la valeur ou la représentation.
- Un sentiment justifié ne doit pas être transformé, on peut le rendre supportable ou tenter d’agir sur sa cause.
- Le travail sur un sentiment commence par son identification, la recherche de son origine, et son analyse raisonnée. Il est personnel, le rôle de l’autre est celui d’un reflet.
- L’aide peut venir par le regard bienveillant, l’écoute, le recadrage, la mise en perspective.
- On peut influencer la perception, éveiller l’empathie, susciter l’identification à un modèle.     
- Chaque manifestation est comme un diamant, tout dépend de la facette par laquelle on le regarde.
- Essayer d’influencer les sentiments d’autrui, n’est-ce pas toujours une forme de manipulation ?

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25 février 2017

« Pourquoi éprouve-t-on le besoin de s’exprimer ? »

- Verbaliser aide à mettre ses idées au clair, à les démêler afin d’être compris ;  et les modéliser afin (déjà) de mieux  les comprendre  [Shadock's comment].
- Pour la catharsis, les émotions se traduisent en termes accessibles à la raison.
- Pour vider son sac, mais peut-on en faire porter le poids à l’auditeur ?
- Par heuristique, la connaissance s’élabore et évolue par des apports successifs.
- L’écoute qui répond à l’expression  peut faire jaillir l’étincelle.
- Lever les doutes en confrontant les idées ;  le rôle de l’autre comme critère de vérité, est plus assuré que le sien.
- Dans un groupe, par recherche de consensus, pour diminuer les discordances.
- Pour affirmer sa similitude (être accepté)  et sa singularité (être reconnu).
- L’utilisation du débat pour la compétition  est un détournement de sa finalité.
- Comme substitut de l’action, ou pour l’initier.
- Par prosélytisme, faire partager sa croyance pour la conforter.
- La conviction que quelque chose est vrai, est personnelle ;  qu’est-ce qui pousse à défendre cette vérité, parfois jusqu'à l'extrême ?  Comme Giordano Bruno : La valeur qu'il attribuait à son savoir pour l'humanité future, par rapport à la valeur qu'il attribuait à sa propre vie qui a été pénible  [Shadock's comment].
 

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18 février 2017

« Quel est le rôle de l’apparence dans la société ? »

- L’apparence est la manière dont les choses se manifestent, l’aspect extérieur tel qu’il se présente.
- Le paraître ne s’oppose pas à l’être, mais en donne la mesure.
- L’apparence envoie un message de reconnaissance et d’identification.
- Les tenues spécifiques à une fonction (toge, tablier blanc) représentent un statut.
- L’apparence suscite un jugement de valeur, mais aussi un comportement qui y répond.
- Soigner son apparence, contrôler ses émotions et ses propos, est-ce une mise en scène, ou le respect de l’autre ?
- Une apparence trompeuse peut fausser le jugement. La confusion des rôles brouille le discernement.
- L’interprétation dépend des critères et des codes de l’observateur.
- Si je joue le rôle, c’est que je ne suis pas compétente pour la fonction.
- Le rôle est-il moins ‘joué’, si on l’assume et remplit la fonction avec compétence ?
- La puissance de l’apparence vient de ce que la personne incarne un rôle qui détermine ses interactions. .
- La forme agit-t-elle sur le fond ?,  l’emballage ne laisse-t-il pas apparaître ce qu’il croit dissimuler ?

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11 février 2017

« La raison rétrécit la vie, comme l'eau rétrécit les tricots de laine. » (R. Barjavel)

- Un raisonnement s’appuie sur des axiomes, appris ou issus de l’expérience.  
- Les choix de la raison peuvent se conformer au ‘bon sens’ ou soupeser les affects.   
- La raison est utilisée pour prédire, les décisions se prennent selon la valeur.    
- La prudence incite à se cantonner au raisonnable, laisse-t-elle une place à la curiosité, un accès à la surprise, à la créativité ?
- On peut être affectif ou rationnel de façon ouverte ou fermée.
- L’intuition est-elle plus que la prise de conscience de la raison au galop ?  
- L’irrationnel serait ce qui n’est pas encore explicitable, intelligence de l’indicible.
- Opérant sur le connu, la raison restreint le chemin à ce qu’il permet d’apercevoir. 
- La raison est un processus d’ajustement de la représentation. 
- Tout dépend de l’usage qu’on en fait, la raison peut servir à interroger et parfaire les prémisses.
- La raison constituante, dans sa recherche de cohérence, laisse place à l’intuition et peut être créative, encore faut-il ne pas se limiter aux sensations qui s’y raccordent.  
- La souplesse de la pensée se perd lorsqu’elle ne prend que la raison en compte.

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04 février 2017

« L’argent est-il une concrétisation nécessaire à/de la coopération ? »

- Un groupe se fonde et s’organise, entre autres, par coopération entre ses membres.
- S’entendre sur la valeur de l’apport de chacun à l’ensemble est nécessaire aux échanges dans les groupes étendus. Peut-on évaluer la manière dont le groupe apprécie un service rendu ou demandé ?
- S’il y a coopération, il y a une valeur subjective commune.
- Un échange(ou troc) entre deux individus suppose un accord sur la subjectivation, l’argent  a une valeur formelle ou générique.
- L’argent est un intermédiaire représentant l’énergie mise à effectuer une tâche. 
- Une action est concrète, l’évaluer pour pouvoir l’échanger n’est-ce pas l’abstraire ?
- Le fait d’accepter une monnaie est déjà une forme de coopération, les monnaies locales la rendent plus tangible.
- La coopération se fait naturellement lorsqu’il y risque pour la survie du groupe, ou dans ou projet commun, sans nécessiter de valeur d’échange.  
- L’argent, ni nécessaire, ni suffisant à la coopération, la rend anonyme (et transmissible), l’impôt équitable serait un moyen de la mettre en application par convention.
- La valeur symbolique de l’argent en fait un objet de compétition, par la puissance qu’il attribue.

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28 janvier 2017

« Nos contemporains sont avides de connaître l’avenir, mais sont fort apathiques quand il s'agit d'investir dans le futur. »

- Le futur est conséquence du présent, déterministe mais pas déterminé.
    INDIVIDUELLEMENT :
- L’avenir que l’on voudrait connaître est celui qui nous concerne (que la prédiction suppose déjà inscrit) ; le "connaître" = curieusement pour s’y préparer.., sans l’idée de pouvoir y échapper.
    COLLECTIVEMENT :      
- L’avenir semble nous échapper ;  l’action individuelle paraît vouée à se perdre dans la masse.  Pourtant, l’évolution des mentalités pourrait venir d’une mobilisation initiée par un acte exemplaire.
- L’apathie est due à un manque de motivation, l’action paraît sans valeur.
- La valeur se mesure par le rapport coût/bénéfice ;  le bénéfice étant incertain, il peut être dans le risque.
- Le poids du passé obscurcit notre vue sur l’avenir ;  la place que l’homme y a prise, porte au nihilisme.  Indifférence égoïste ou sentiment d’impuissance ?
- L’avenir adviendra, sa forme dépendra de l’action de chacun.
- Toute action infléchit le cours des choses ;  l’apathie, elle, le maintient.
- Le futur est le présent qui nous arrive en pleine figure.

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21 janvier 2017

--- « Peut-on "dépasser" - la 'boîte-noire' ? »

- Une ‘boîte-noire’ est un système dont le fonctionnement ne peut être appréhendé, une mémoire à laquelle il ne peut y avoir directement accès.
- La nôtre serait l’ensemble des processus mentaux déterminant les réponses immédiates aux stimuli, réponses fournies donc "involontairement".    Une sorte d'interface  automatique, entre nos acquis profonds  et une situation souvent imprévue.
- On prend conscience de son existence, lorsque l’on s’interroge sur un comportement répétitif ou inadéquat ; voire sur un réflexe salvateur "miraculeux !".
- Son contenu vient de l’héritage génétique, culturel et des expériences premières.
- Ne pas chercher à la dépasser fait-il de nous des automates ?   [ > Oui !]    Quelle place pour le libre-arbitre ?   [ > le 'libre-arbitre' est une illusion => nos choix "réfléchis" sont toujours, eux aussi, fonction de notre bagage culturel ]
- La 'boîte-noire' est un ensemble de liens situation-action, d'outils ; dont l'usage peut être contrôlé ?  ou  que l'on peut améliorer ?
 [!] Par essence même, la boîte-noire n'est pas contrôlable, en tout cas PAS 'dans l'action' ;  mais son contenu peut être amélioré.  Comment évolue-t-il ?
- Le désir de changer vient-il de la boîte ?,  ou de notre raison, n'est-elle pas aussi influencée par celle-ci ?
- Tenter d’en comprendre le fonctionnement permet-il de le modifier ou ne pouvons-nous qu'ajouter des filtres à la sortie ?
- Apprendre à se connaître est une étape du changement ; "l’action l’effectue, on l’apprend en le faisant".
- Les freins à une transformation sont les habitudes ;  parfois la peur d'une perte d'identité, d'authenticité.
- Le changement peut se faire sans prise de conscience, par imitation d'un modèle, ou par une pratique.
- Les manœuvres de la psychanalyse sont destinées au décodage du contenu de notre boîte-noire.
- L'évolution est progressive, la vigilance et la lucidité sont nécessaires.
- Pour se déconditionner, il faut décoder et déconstruire.  [ La reconstruction ensuite, est sans doute le bon "chemin".]

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14 janvier 2017

« Rechercher la vérité ? Ou attendre qu’elle se manifeste ? »

- Subjective, la vérité serait l’adéquation au réel, de la représentation créée par les perceptions.  On peut estimer aussi qu’elle se situe dans la cohérence du discours ;  la vérité d’une proposition peut concerner des concepts formels.
- Pour qu’elle se dévoile, faut-il être à sa recherche  ou suffit-il d’être en éveil ?
- Qu’est-ce qui nous pousse à sa recherche ?  La validité pour l’action adéquate, le repos de l’esprit ou le besoin de communication ?
- La  recherche active passe par la collecte d’informations, le dialogue, la réflexion ;  intérieurement, elle tente une mise en lien logique des idées, et leur ajustement.
- Le cerveau doit être alimenté pour se réorganiser  ( tel un tas de sable pour qu’il y ait éboulements..).
- Une surprise peut réorienter un cheminement sans issue, le faire évoluer vers un aboutissement.
- Les idées s'incrustent, la première tâche en est un examen critique avant l'exigence de conformité.
- L’attente laisse une place au mûrissement inconscient,   à   l’apparition   d’idées  spontanées.         Le recul donne une meilleure perspective ;   le  détachement, une forme d'objectivation.
 

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21 décembre 2016

Pause-philo  les  24/12  et  31/12,  > rdv le 07ou le  14  janvier  au plus tard  !

                                               Et, d'ici là : ----- MEILLEURS VOEUX   à " tous " ! -----

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17 décembre 2016

« " Je " est-il un autre ? »

- La présentation de soi est déjà une représentation. Le personnage est un récit de soi.
- Le sujet et l’objet peuvent-ils se confondre ?   Le moi est-il  empirique ou transcendantal ?
- L’altérité est la base de la construction de l’identité, l’expérience est celle de sa maturation.
- Celui que ‘je’ sens ‘être’ en moi, est différent de l’image que les autres me renvoient.
- Le travail sur soi n’est-il que l’ajustement d’un masque, ou nous transforme-t-il ?
- Lorsque JE suis hors de moi, QUI sort du cadre dans lequel il était confiné ?  [>celui qui n'en peut plus !]
- Le regard que l’on porte sur soi est souvent critique, peut-on s’accueillir avec bienveillance ? (cf ‘L’amour après l’amour’ de Derek Walcott)
- ‘Deviens ce que tu es’ invite à explorer le vivant en nous.
- Peut-on développer toutes ses potentialités ? choisit-on le chemin ?
- Etablir un modèle de soi prédictif, suffit-il pour se connaître ?
- Le substrat du ‘je pense’ n’en est pas le produit évolutif.
- L’affirmation de l’être ne peut porter que sur le tout.
 

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10 décembre 2016

« La conscience est la vertu de l’observateur, sûrement pas celle de l’homme d’action » (J.W. von Goethe)

- La conscience peut être considérée comme l’activité mentale de prise en compte et d’intégration des perceptions.
- La vertu est une disposition volontaire, l’observateur peut-il s'en tenir à une position de retrait ?
- La conscience de l’observateur peut se trouver altérée par des aprioris ou des jugements.
- L’observation active et neutre, se rapproche de la ‘pleine conscience’ instantanée.   Mais la conscience ne comporte-t-elle pas une part réflexive d’attention à la pensée ?
- Prise dans le sens d‘instance morale’, la Conscience est-elle PLUS que son extension à la réflexion sur les conséquences de ses actes ?  [v.la "Bonne Conscience"]
- D'aucun pense qu'on peut la voir comme une émergence de l‘esprit’, propre à chacun.
- L’action est déterminée (consciemment ou non) par le raisonnement  [et/ou l'émotion ?] ; lorsqu’elle est en cours, permet-elle la réflexion ?   
- Le tacticien alterne des phases d’observation, de planification, d’action et de contrôle.
- L’entrainement ou l’expérience aide à l’action efficace ‘automatique’, l’attention alors, ne se porte plus sur le geste technique uniquement ; mais si elle se focalise sur le but-à-atteindre, la concentration peut être telle que l'on se retrouve " dans la zone " (état d'absorbtion dans l'occupation, flow). Cette situation empêche-t-elle la conscience ?
- La concentration dans l'action laisse parfois, la place à une conscience aiguë.
- Le virtuose atteint un état de conscience permettant à l'oeuvre de se manifester.
Comments :
Il aurait été appréciable qu'un germanophone nous explicite la pensée de Goethe ..; pcq déjà, une autre "traduction" serait : "L'homme d'action est toujours sans conscience, et il n'y a de consciencieux que le contemplatif" (J.W.von Goethe). Soit, si l'on comprend mieux : "L'homme d'action fonce sans scrupules, et il n'y a que le feignant qui n'a rien à se reprocher" ! C'est bien ça ?!
L'on pourrait y associer cette sentence de Charles Péguy, "Le kantisme a les mains pures, mais il n’a PAS de mains" !

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03 décembre 2016

« Toute société a-t-elle besoin d’un projet collectif ? »

- Une société s’établit  par des coutumes, un mythe fondateur et un système de valeurs.  Le "projet" [programme] peut se limiter à faire subsister ces valeurs, sans idée même de progrès.
- Cependant, une société évolue par elle-même, en fonction de l'émergence des idées de ses membres.
- Le rejet (par exemple) d’un système ou d’une élite, ne suffit pas à former un projet. [mais c'est là, sans doute, la semence du projet d'une "autre" société]
- On peut adhérer à un projet collectif [v.idéologie], par désir d'appartenance à une "nouvelle" société..  Par contre, un ensemble d’individus qui s’allient pour répondre à leurs besoins,  forme alors une coopérative.
- Les valeurs de liberté individuelle et l’autonomie morale, sont des bases d’individualisme.
- Le manque de projets collectifs provient-il de l’individualisme ou d'un morcellement de la société ?
Considérations sur la notion de projet :
- Un projet  s’inscrit dans le temps, il émerge des circonstances ou est une construction raisonnée.
- Initié par des "penseurs", un projet prend forme par l’élaboration de sa mise en œuvre.
- Un projet organisé  détermine un objectif, et les moyens de l'atteindre. L’évolution de ces moyens appelle une réorganisation progressive.
- Les phases de croissance, d’apogée et de déclin d’une civilisation, sont elles liées à une succession de projets.. ou a une relative absence de projet ?

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