Le meilleur café philo de Bruxelles

13 décembre 2014

- - - INTERLUDE - - -

-  Éclipse.
-  Asynchronisme.
-  Échecs.
-  Toutes Belles, et Bonnes.

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06 décembre 2014

« Quel est le rôle des exemples.. dans l’investigation philosophique ? »

- L’exemple peut : être le déclencheur de la réflexion, un appui au raisonnement ;  mais aussi asseoir les conclusions ou les relancer.
- L’interrogation philosophique peut avoir comme point de départ, une surprise (dissonance cognitive)  ou la constatation d’une contradiction.
 - La pensée philosophique est un raisonnement, considéré comme juste s’il est logique, cohérent, et si les prémisses (observations) sont acceptées.
- Le développement du  raisonnement se fait par inférences : déductions, inductions et abductions ;  des exemples peuvent en être les bases.
- L’exemple est contingent ;  son choix, son interprétation, la manière de l’aborder, ne sont pas neutres.
- Des contrexemples  ou des expériences de pensée, sont utilisés en dialectique pour amorcer le questionnement de l’interlocuteur.
- La philosophie peut être vue comme une activité, et ne pas avoir 'obligatoirement' de résultat ; dans cette perspective, les exemples et les généralisations sont les objets de cette activité.
- Dans la mesure où l'on pense que la philosophie dégage des résultats, les généralisations seraient les plus 'signifiantes'.
- Lorsqu’on considère une réflexion philosophique aboutie, la confronter à des exemples (cas particuliers, paradoxes, extension jusqu’aux limites), permet d’éviter le risque d’erreur ou d’incomplétude.
- L’investigation  philosophique utilise les mêmes méthodes que la science ;  la différence réside dans l’objet : en philosophie il porte autant sur la démarche que sur la finalité, et des conclusions distinctes peuvent coexister. 

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29 novembre 2014

« Qu’est-ce que - la sagesse ? »

- C'est une notion abstraite qui qualifie des attitudes et des décisions, considérées par la majorité comme étant "bonnes".
- La sagesse est associée à l’harmonie et à l’apaisement ; elle est détachée des passions.  Et, même si elle peut être d'une conscience aigüe et en éveil, elle reste d'une adaptabilité sereine.
- Si la compétence est un 'savoir-faire', la sagesse elle, est un 'savoir-être' : cumul de cette compétence, d’expérience, d’intelligence, et de lucidité au regard des évènements.
 Qui serait 'détenteur' de la sagesse ?
- Une personne est devenue "sage" par aboutissement d’un cheminement intérieur ; c'est un 'état d'être' qui est décrété.. par les autres.
- Les avis du sage (ainsi reconnu), ses conseils appropriés, voire ses décisions, sont régulièrement quémandés.   
- Le sage faisant abstraction des émotions, des pulsions, et des enthousiasmes, 'considère' toutes choses de manière neutre.
- On s’attend à ce que le sage ait une connaissance essentielle de la nature et des hommes, et que ses  'décisions'  y prennent source.
- Le sage n'est pas 'en demande' de quelque reconnaissance.. Il n'est pas en attente d 'agir'.. Et si un statut d’autorité lui est accordé, il ne l'a pas recherché (contrairement au leader ou au gourou).
- Si "le mal" disqualifie le sage, il n’est cependant pas exigible qu’il fasse "le bien" en toutes circonstances..
- La vertu, qui est 'à suivre' comme une ligne de conduite gelée, ne semble pas conciliable avec une sagesse flexible ; mais elle semble cependant devoir être une cohérence entre actes et pensées.
 La sagesse peut-elle s’acquérir par l’application de principes ?
- La philosophie propose des chemins vers la sagesse : la raison, l’application de préceptes (tempérance, maîtrise des désirs)..
- La pensée chinoise parle de voie, de disponibilité, de congruence, de juste milieu (équilibre dynamique).
- Montaigne recommande de ‘vivre à propos’.  Il y a les sages précautions, les enfants sages, les sages-femmes, les 'sages parmi les sages'..
 

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22 novembre 2014

« Qu’est-ce que - l’art ? »

- Tout ouvrage humain est art.  Quelle est la spécificité des ‘arts majeurs’ ?
- Œuvre dont l’objet n’est pas l’utilité, mais l’esthétique.. Cependant, le chirurgien opère avec art .. 
- Moyen d’expression ou tentative de communication de l'émotion, dont la perception est immédiate, intuitive, sensorielle.
- L’art ‘parle’ lorsqu’il apporte une surprise cognitive, un changement de regard, une (re)connaissance. Il nous met en relation avec ce que l’on ‘savait’ sans en être conscient, le rend manifeste.
- Il atteint l’émotion en contournant les mécanismes de défense cognitifs.
- Etablit un pont entre le réel, les émotions et la connaissance.
- L’œuvre d’art est 'vivante', elle se découvre, se révèle progressivement.
- L’art est intemporel, universel ; même si les codes varient selon l’époque ou l’endroit.
- Il joue sur la connotation, le symbolique, l’implicite.
- L’art est le résultat de beaucoup de travail, de maitrise et.. d’un grain de génie.
- Il extrait une part du réel, et le sublime.
- Celui qui découvre l’œuvre, accède à l’émotion de l’autre ; mais chacun l’interprète selon sa sensibilité. 

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15 novembre 2014

« L’autorité fait-elle le contraire de - ce qu’elle préconise ? »

- Exercer l’autorité, c'est considérer qu’il y a lieu d’agir dans une direction.. en règlementant, récompensant  et  punissant.  C'est avoir le pouvoir de se faire obéir ou d’imposer des règles, sans recourir à la coercition.
- L’AUTORITÉ 'naturelle' (ou dominance) : est reconnue par le groupe, et se maintient par une combinaison équilibrée  de compétition et de coopération.
- L’AUTORITÉ 'par délégation' : est accordée par un ensemble pour faire en sorte que l’on agisse en fonction d’un but à atteindre ; elle est donnée par la fonction.    
- La délégation attribue un pouvoir ; avec mandat de concevoir et préciser un objectif, de planifier et appliquer les moyens pour atteindre le but.
- L’autorité peut (au besoin) 'marquer' son pouvoir par la transgression.
- Les moyens préconisés peuvent s’avérer inefficients, l’objectif peut être détourné, les conditions peuvent changer.
- Est-ce un problème de l’autorité ou de l’individu au pouvoir ?
- Les aspirations individuelles de celui qui détient l’autorité, peuvent s’écarter des buts collectifs envisagés.
- Ce qui est interdit devient rare et précieux, donc.. tentant pour chacun.
- Le pouvoir accordé peut développer le sentiment d’être "au dessus des lois"; ce sont les représentants de l'autorité qui, sauf outrage, jouissent régulièrement d'une surprenante impunité ..
- L’individu "au pouvoir" participe nécessairement du groupe (entre autres pour en être reconnu) et… représente ce groupe.
- Le pouvoir réel peut cependant, se concentrer en d’autres mains, qu'en celles qui ont reçu délégation.
 

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08 novembre 2014

« L'abondance de contrôle . . tue la liberté »

- Contrôler, c’est vérifier le respect des règles d’action  dans un groupe.
- Quelles sont les possibilités de s’abstraire des règles pour l’individu, quelle est sa part d’initiative ?
- Si les règles sont contestées, reste la liberté d’essayer de les faire évoluer,.. ou de quitter le groupe.  
- Le contrôle est nécessaire, sinon, c’est la loi de la jungle, chacun est contrôlé par la violence de certains autres.
- Le sentiment de liberté est l’impression de pouvoir faire des choix.
- L’habitant de Flatland se sent libre, l’est-il ?
- Tout choix a des implications, pour soi ou pour les autres.
- Le cadre rassure ;  le contrôle déplace des conséquences floues à long terme, vers un effet prévisible et déterminé > le choix est simplifié.
- Il y a deux catégories de contrôle, le contrôle intérieur et le contrôle extérieur, chacun des deux peut être soumis ou non à la raison ;  ce qui donne : la libre pensée, l’endoctrinement, la démocratie et la dictature.
- Des règles trop strictes, ou dont les moyens de les suivre se réduisent, suscitent la recherche de voies parallèles, la marginalisation.  
- Lorsque le contrôle est trop pressant, il peut provoquer une réaction de transgression, la pression du nombre peut rendre les règles inopérantes.
- Le contrôle suppose un manque de maturité des individus, il les infantilise.   
- La compréhension, l’appropriation  du cadre par chacun, permet un relâchement du contrôle, une société adulte, vivante, où des idées originales pourraient êtres prises en compte.    [c'est.. l' utopie]

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01 novembre 2014

« Comment - convaincre ? »

- Utiliser des arguments de raison et de valeur.
- La dialectique favorise la construction interactive d’un raisonnement logique, elle suppose honnêteté et éthique.
- La rhétorique, selon Cicéron, sert à « prouver la vérité de ce qu'on affirme, se concilier la bienveillance des auditeurs, éveiller en eux toutes les émotions qui sont utiles à la cause ». Elle vise à persuader, à faire agir.
- Perturber pour permettre d’installer une nouvelle construction.
- Une opinion ancrée peut être relativisée par la délimitation de sa validité, (prise de conscience des incohérences dans les cas limites); être modifiée par l’accession à un raisonnement approprié (pointer les failles), par la déstabilisation des bases, l'établissement des prémisses (l'inférence suit), l'éclairage d'autres points de vue.
- L’influence peut emporter l’adhésion par utilisation d’arguments d’autorité, ou par incitation à ‘faire groupe’,  éveiller le désir d'être reconnu.
- Une idée neuve peut se heurter à un consensus  ("et pourtant elle se meut !").
- Selon Patrick Bouvard : Convaincre, persuader et influencer, sont les trois 'formes de pouvoir' à maîtriser, pour que vos 'décisions' soient, par l'autre, prises au sérieux et suivies d'effets..  Pour emporter l'adhésion, il faut 'intégrer' l'autre = l'écouter, et  tenir compte de son 'état d'esprit '.
- Peut-être ? :  Convaincre = pour que l'autre adopte ma certitude ;  Persuader = pour que l'autre accepte mon intention ;  Influencer = pour que l'autre respecte mes convictions.

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25 octobre 2014

« Le "contrôle des autres", c’est - la manipulation des circonstances »

- Contrôler les autres, c’est les amener à faire ce que l’on a conçu, ou décidé, comme étant juste, qui n’était pas dans leur désir ou pas dans leur intérêt perçu. (maîtrise, influence ?).   Mais, il y a contrôler-vérifier (dans le bus), contrôler-maîtriser (ses émotions, et autres choses..), et contrôler-dominer (par Autorité).
- Le contrôle social agit avec une composante de vérification, de regard normatif, par boucles d’ajustements /variations  'à', puis 'de', la référence ( ‘contre rôle’ ).
- Agir sous contrôle demande de connaître la règle, de l’accepter, la comparer à son action, décider.
- Mais ‘Video meliora proboque deteriora sequor’, pour que l’action soit conforme à la décision, les conditions et les moyens (circonstances)  doivent être favorables.
- On distingue la manipulation négative qui s’exerce dans l’intérêt du manipulateur,  la manipulation positive qui s’exerce dans l’intérêt du manipulé comme perçu par le manipulateur, et l’éclairage qui permet à l’éclairé de comprendre la réalité dans laquelle il peut essayer de satisfaire ses intérêts.
- L’éclairage est orienté, s’il y en a plusieurs, le choix se fait par résonnance, rarement par raisonnement.
- Les circonstances sont matérielles ou idéologiques, peuvent influencer le désir, la prise de décision ou sa mise en actes.
- Une guidance propose plusieurs possibilités parmi lesquelles chacun choisit celle dans laquelle il se reconnaît. 
- L’action de contrôle peut détourner l’énergie de l’autre pour la rendre inopérante (Arts Martiaux). 

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18 octobre 2014

« Quelle est la 'nature' de la vérité, en philosophie ? »

- En sciences, les modèles sont prédictifs, validés par l’expérience ; en religion, la vérité est révélée ; en mathématiques, les propositions sont démontrées sur base d’axiomes de départ ; mais, en philosophie.. ?
- Un objet de la philosophie, serait de délimiter les domaines légitimes des connaissances, de clarifier les conditions d’utilisation et de validation: déterminer le contexte externe; Le contexte interne est fait de convictions (plus ou moins explicites), de structures de pensée.  Le contexte est : ce que l’on croit vrai.
- La vérité ne se manifeste que comme une conviction, et la conviction n’est qu’un état de conscience.
- Les développements sont raisonnés, à partir de postulats, qui sont de l’ordre de l’évidence.
- L’évidence se perçoit, elle s’installe en conviction si elle s’intègre dans une représentation et la conforte ;  elle peut se manifester comme une surprise, ou  être une occurence résolvant une recherche ou une attente.  
- La démarche philosophique repose sur un raisonnement logique discursif, honnête, où les évidences jouent le rôle d’axiomes ; le sophiste use de prémisses sans y attacher de valeur de vérité ; le sceptique ne postule que des conditions.

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11 octobre 2014

« La science (, ça) ne - pense pas » (M. Heidegger)

- L'obligation de se conformer à une méthode, permet-elle  ou limite-elle  la ' pensée ' ?
- Si ‘penser’ c’est avoir une vision globale du monde,  le scientifique effectivement  ne pense pas.
- Le philosophe espère fournir une vision globale du monde, alors qu'il ne peut qu'éventuellement  corriger les erreurs de l' idéologie qui est la base initiale de sa recherche.
- Le scientifique également, s'emploie à  'corriger' une idéologie initiale, mais utilise d’autres  ' méthodes d 'approche ' que le philosophe.
- Il y a une 'pensée' qui crée des modèles, et une 'pensée' qui exploite des modèles ;  la science, comme la philosophie, pratique ces deux modes.
- En philosophie, il peut y avoir des erreurs de logique ;  en sciences, des erreurs de prédiction.
- La philosophie examine les questions ;  la science  examine les réponses.
- La science propose des modèles valides, à partir d’observations, de perceptions de ce qui est.  
- Devrait-elle questionner ses bases, son mode, ses méthodes ?  S’adjoindre l'ontologie ?
- L'animal  en recherche d'un résultat précis, procède  par tâtonnement, par expérience(s), par intuition,.. et ;   finit par en déduire une méthode.     Pense-t-il pour autant ?  .. Ah..,  mais  alors ..   [!]

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04 octobre 2014

« Une rencontre est-elle - une pièce de théâtre ? »

 Où chaque ‘autre’ serait  PLUS, ou non,  qu’un personnage de mon théâtre intérieur ?
- Lorsqu’on aperçoit l ‘autre’, on a le sentiment d’en connaître plus sur lui  que ce qu’il montre.   
- L’impression donnée' est déjà reçue comme une interprétation (un jugement si une valeur s’y attache) ;  l’attitude des témoins influence la manière de recevoir l’autre.  
- Il y a association de la personne à une figure de notre galerie de personnages intérieurs ;  l’affinement se réalise par les interactions, pour aboutir, s’il se différencie, à la création d’une nouvelle référence intérieure.
- Comment faire entrer la réalité de l’autre, dans cet  ‘a priori ’ ?
- Quelle part de cette ‘image’, est-elle perçue par l’autre ;  et agit-elle sur son comportement ?
- L’autre peut être figurant, spectateur, critique, ou.. ‘alter-égo’ ;  mais gare à la projection.., l’autre doit rester autre.
- 'Soi-même' peut  être le personnage principal  ou/et.. spectateur, ou critique.
- La manière dont on se voit est différente de l’image que les autres ont de nous.  Nous jouons un rôle selon l’entourage, le masque (inconscient ou délibéré) est une présentation/protection.
- Le premier contact est  le ' choc ' des masques ;  si l’autre ne correspond à aucun modèle, il éveille la curiosité ..  ou la méfiance.    
- Le besoin d’exister, d’être 'par' ou  'pour' les autres, porte à s’inspirer d’un modèle ou, au contraire, à se distinguer.  
- Une zone d’intersection entre les théâtres de chacun, comprendrait  la part de connaissance réciproque, ou l'ajustement du/au personnage suggéré.

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27 septembre 2014

« Aucun homme n’est - une ' î l e ' » (John Donne)

  ‘ Nul homme n'est une île, complète en elle-même ’
- Même s’il était possible de vivre en autarcie, le besoin d’interactions subsisterait.
- L’homme est un animal social, par opposition à l’ours mâle, qui est un animal solitaire.
- Paradoxalement, le sentiment de solitude se répand ;  l’individualisme isole.
- L’individualité se construit sur un socle culturel, moral, qui pèse sur le jugement personnel.
- Cette 'individualité' que chacun revendique, est une illusion .. Le sentiment du "soi", est façonné PAR "les autres" ('moi', c'EST les autres - Ubuntu).  Compte-tenu de nos expériences personnelles, nous pouvons arrêter des choix, mais parmi des alternatives proposées en fait, par les autres !  La 'contribution' des autres, est ainsi plus importante qu'on ne l'imagine.
- En définitive cependant, c'est la Nature qui impose les limites auxquelles l'homme est réellement confronté ; il ne peut que tenter d'en corriger les inconvénients.
       ‘ Chaque homme est un morceau du continent, une part de l'ensemble ’
- L’île : c'est la partie qui émerge ..;  mais elle est reliée  au continent, par le fond de l'océan ..
- De même qu’une île est toujours reliée à la terre mère, tout individu est relié au genre humain.
       ‘…car je suis impliqué dans l'humanité ’.
- Le sentiment d’appartenance est variable dans son objet (au groupe.., à l’humanité entière..)
- Faire partie d’un groupe implique la responsabilité, la participation à son devenir, le désir de ‘faire sa part’, l’attente de reconnaissance de l’utilité de sa tâche, de la gratitude.
- L’appartenance s’exprime par l’entraide et le sentiment de travailler à un  objectif commun, même si le but n’est pas partagé.
- Reconnaître l’autre comme ‘semblable’, participe au sentiment de fraternité.      Wé-wé-wé .. 'semblable' sans doute ;   mais, MON semblable  = sûrement pas  ! 

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20 septembre 2014

« Une idée peut-elle - être neutre ? »

                                                                 Mais, qu’est-ce qu'une ‘‘idée'' ?
- Une mise en relation de percepts et de concepts ;  mais..   une constatation, une appréciation, est-ce déjà une idée ?
- Suite à un percept, un objet mental relié à un symbole, correspond à une réalité. 
- L’idée est une part (particulière, partielle, partiale ?) de la conscience ;  la pensée est un flux d’idées.                                                       Neutre dans son élaboration ?
- Ce qui est purement cognitif est-il neutre ?
- Une interprétation s’articule sur des présupposés, sur une construction mentale préalable.
- Un ordinateur exécute de manière neutre un programme qui ne l’est pas.
- Une idée n’est intelligible que dans le cadre d’un modèle du monde ;  donc, n’est pas neutre de par son origine.                                            Neutre par son impact ?
- Personnelle et non communiquée, elle influe sur le modèle interne.
- Exprimée, elle peut être proposition ou moyen d’action, ou viser à modifier une représentation.
- Un effort d’objectivation, de rationalisation peut être tenté, mais peut-on ne pas avoir de but ?
- Un modèle du monde peut être qualifié d’idéologie dans le sens où il mêle le modèle observé et l’affectif.   Une idée est d’autant plus neutre qu’elle est acceptée par le plus grand nombre ;  cela a deux conséquences : d’une part, elle est plus proche de l’observation que du jugement,  et, d’autre part, elle ne peut être utilisée pour défendre une thèse contre une autre.                                                                            Mais.. l’inter-subjectivité est-elle une forme d’objectivité ?
- Une idée fugace (non arrêtée) peut être neutre si on la conçoit comme contingente, évolutive, non exclusive ;  l’exprimer concourt à la figer  (le mot…. ment)
- Le confort de fixer les idées, est une tentation à laquelle succombe l’esprit.

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13 septembre 2014

« Samedi.., c'était philo chômé ou - choMémé ? »

- Cette question,  pose question ..

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06 septembre 2014

« La lecture est-elle, un succédané de relation ? »

- Le lecteur est actif, il interprète et  vit sa lecture comme une relation : avec les personnages  d’un roman (empathie, rejet, critique), la narration (émotions, surprises) ainsi qu'avec  l’auteur.
- Relation ou projection ?  Trouver son reflet,  ou  se confronter à une autre représentation ?
- La  différence entre lecteur et auteur, permet  la relation et le travail d’approfondissement, par changements de regards successifs.
- Le livre est un intermédiaire de relation.   L’objet, et les sens qu’il sollicite, est-il important ?
- L’auteur se représente- t-il  un personnage de lecteur ?
- Un lien affectif et une relation intellectuelle, se combinent dans le plaisir de lire.
- Comme la tétine est un succédané de tétée,  la lecture est un succédané de relation :  il n’y a pas plus d’échange.. qu’il n’y a de lait dans la tétine, mais c’est néanmoins partiellement satisfaisant.
- L’écrivain peut être reçu comme écrasant ;  et à ce titre, infantiliser.
- Une prérelation intuitive, s’établit déjà  lors du choix du livre ou de l’article.
- Un écrit attendu, peut  être objet de manque.  
- La qualité de l’écrit intervient dans le lien qui s’instaure.
- La relation s’établit, en trame de l’œuvre, avec ce qui transparaît de l’auteur.
- Chez un auteur, il y a au moins, deux styles :  le style de sa grammaire, et le style de son vécu ;  c'est-à-dire ce qu’il a remarqué du monde, les axes sur lesquels il l’a analysé,  et les images avec lesquelles  il exprime son résultat.
- Le 'personnage' de l’auteur, parle au 'personnage' du lecteur.     « Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère ! » (Baudelaire)
- Plonger dans une lecture peut, temporairement, mettre ‘en phase’  le lecteur et  l’auteur imaginé.

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30 août 2014

« Qu’est-ce que - jouer ? »

- C'est : se livrer à une activité, dans une réalité modifiée par un consensus.
- Souvent, jouer sert à meubler son temps avec plaisir.  Mais c'est un support, essentiel, de communication.
- Simuler, expérimenter des situations,  affiner ses capacités ou possibilités  de prise sur le réel.
- Les fictions [jeux de rôles] sont des occasions de se familiariser avec les émotions produites ;  ou de servir de dérivatif, de parenthèse, pour évacuer des tensions.
- Dans le contexte d'autres vécus,  il donne parfois la possibilité d’interactions régulées.
- Un jeu est une activité dont le but déclaré est la victoire ;  indépendamment cependant, la motivation du joueur, est la seule satisfaction de son égo. [même 'en perdant'..]
- Les 'enjeux' ne sont pas toujours  les conséquences de l’action jouée, ils peuvent être en décalage ;  le jeu, en soi, ne produit rien.
- Lors des communications interpersonnelles, des ‘jeux’ involontaires peuvent s’installer, par l'apport de bénéfices secondaires ;  en prendre conscience permet de dédramatiser, d’établir une distance.
- Dans le système actuel, l’économie se décrit comme un jeu, dans lequel sont évacués  tous les vécus autres que l’enrichissement ;   L’économie joue, en fait, contre des non-joueurs.
- Le jeu permet de multiples nivaux de satisfactions, un apport de connaissances, et donne même des possibilités de 'transgresser..';  mais,  il est surtout, un mode naturel d'apprentissage.
  

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23 août 2014

« Les "limites" à l’action, sont-elles constructives ? »

- Toute action a des limites, ce sont celles  des conditions et  des moyens.
- Les contraintes physiques interviennent dans le choix et dans la manière d’agir, les dépasser demande de l’ingéniosité et de l’à-propos.
- Se réaliser, c’est connaître ses potentialités et les utiliser à bon escient pour réussir ses actions.
- Il y a un choix entre les actions, mais.. ne pas agir, c'est aussi agir..   Il est éventuellement positif, de remettre en cause ses limites.
- Les limites sont : soit extérieures ( les moyens dont on dispose ), soit intérieures ( ce qu'on peut, ou que l’on se permet d’envisager, selon l'éthique ou la morale ).
- L’analyse des conséquences oriente le choix ;  un dilemme suscite des priorités de valeurs.
- La limite contraignante insupportable, est cependant constructive, dans la mesure où  une réaction suppose une évolution.
- Les circonstances permettent d’explorer le champ de nos jugements de valeur, de les préciser et les faire évoluer ;  ‘grandir’  c’est arriver à se débarasser de limites intérieures non consenties.
- Les émotions nous éclairent sur nos limites inconscientes, elles dirigent nos actions ;  les analyser, les "raisonner",  rend les actions ultérieures plus adéquates.
- La vie est limitée  >  il faut choisir nos actions,  en émotion mais  en conscience.
- Si l’action concerne plusieurs personnes, une solution respectant les valeurs de chacun est à rechercher.
- Les limites contraignent à chercher des alternatives, à envisager des ressources ou des chemins inexplorés ;  elles mènent à la créativité.
- Tout est dit, tout est fait, tout est écrit ;  il faut tout redire, refaire et réécrire.
- Je peux choisir de faire de  MES  limites,  des actions  limitantes ou délimitantes.

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16 août 2014

« Comment la philosophie pourrait-elle, intégrer les découvertes scientifiques ? »

- La philosophie, chemin de réflexion vers la sagesse et la connaissance, vise une globalité.
- La science délimite des champs du réel, en propose des modèles valides, basés sur l’observation et l‘expérience, à visée prédictive et résistant à la réfutation.   Elle s’est dissociée de la philosophie par sa spécialisation.
- L’épistémologie (ou plus largement la philosophie de la connaissance) explore la nature, les méthodes, le discours et la portée des sciences.   Elle peut inspirer leurs conceptions.
- Il faudrait formuler l’essence des découvertes de manière concrète, par des  ‘abstractions raffinables’.
- Une abstraction, ou un concept concret, se comprend ;  un concept formel (construction mentale) s’entend.
- La compréhension intuitive ne dépend-elle pas de la ‘culture’, des modes de pensée, de ce qui est communément admis ?    " L’intuition est une science exacte." (Paulo Coelho)
- L’impact de l’observation sur les phénomènes, ainsi que l’intrication quantique, sont difficiles à concevoir en un modèle unifié.  
- Parmi tous les modèles possibles, la science contemporaine s’est satisfaite de modèles prédictifs, et n’a pas exigé que ses modèles soient intuitivement intelligibles.    Le fait que la terre soit ronde.. n’est pas  du ‘bon sens’, mais est intuitivement intelligible, au contraire (par ex.) de la dualité onde-corpuscule.
- Le langage n’est pas qu’un outil, il est expression. (comme le pinceau est outil, et l'oeuvre peinte est expression)
- Les langages spécifiques (ex : mathématiques) sont des outils, à traduire pour les rendre explicites.
- Les ‘effets’ peuvent masquer les causes (80%-20% selon la Loi de Pareto) ;  faire abstraction de ses sensations, permet d’approcher l ‘essence’  ou la structure,  et  de mieux goûter l’ensemble.
- Un chemin de rencontre serait :  pour la science, d’imaginer des représentations globalisantes ;  et du côté de la  philosophie, de sortir du carcan de la logique exclusive.

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09 août 2014

« Qu’est-il important, pour construire un lien d’amitié ? »

L’amitié est un lien électif entre deux personnes, qui nourrit réciproquement.
Sa composante affective (fraternité) la différencie du copinage (plaisir des échanges, sympathie).
- L’amitié envisage l’existence de l’autre en dehors de la relation ;  l’amour pas nécessairement, par contre..
Certaines conditions seraient nécessaires, mais non suffisantes :
- La confiance réciproque (au moins un domaine, une zone de confiance).
- Le respect mutuel, l’estime, la bienveillance (vouloir (et pouvoir ?) le 'bon' pour l'autre).
- La compréhension, ou sa recherche (même si on n’est pas d’accord).
- L’ami se 'reconnaît' (façon de penser, expérience, culture, réactions ou intérêts communs).     
Nos interventions ont oscillé entre :
- L’amitié se découvre (déjà ébauchée), ou  ‘il faut saisir l’opportunité lorsqu’elle se présente’, ou ‘il faut créer les conditions pour qu’elle puisse apparaître (ouverture), un travail est à faire pour la construire et l’entretenir.
- Le besoin d’authenticité, d’être ‘vrai’   ou   l’exigence de travailler son attitude pour la favoriser.
- Le non-jugement (symptôme ou condition ?) ‘Est-ce que vous aideriez (en pleine conscience) un ami à transporter un cadavre ?’ [et, qui fournit le tapis ?] ;  ou :  une balance de jugements de valeur ‘j’apprécie tes qualités, et je supporte tes défauts’.
- Il faut préserver la relation, ‘l’amitié se nourrit de communication’ (Roland Barthes), mais ‘l’amitié peut-elle se transformer en inimitié, et inversement ?’;  ou :  le temps n’y a  pas prise.   
- ‘Un ami est quelqu’un qui nous soulage momentanément de notre solitude’;  ou : l’amitié éclaire une vie.
- Faut-il répondre aux demandes de l’ami ou prévenir ses besoins (plus gratifiant, mais ne faut-il pas faire abstraction de l’ego ?);  ou : ‘ La meilleure façon de vérifier ce que vaut une amitié est de s’associer en affaire.’
- Les apports à l’autre se font dans des domaines différents, doivent-ils être équilibrés ?
- L’amitié est réciproque, mais éprouver de l’amitié peut  être à sens unique ;  et.., peut-on avoir  ou donner une illusion d’amitié ?
- Comprendre l'autre, sans être d'accord avec lui ..; spontanément, car il n'y a  PAS de jugement de valeur.  L'entraide est évidente, puisque basée sur la confiance.  La bienveillance est naturelle entre amis.  Un mariage vivace, avec l'âge, se mue souvent en amitié.  On peut avoir un ami, sans le savoir [bien connu : celui "qui vous veut du bien"!].  Des amitiés indéfectibles se créent implicitement souvent, entre "frères" d'un même combat, ou  qui sont 'dans le même bain'. 

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02 août 2014

« Qu’est-ce que - le sentiment de solitude ? »

- La prise de conscience d’un manque affectif, relationnel ou d’un défaut de communication.
- La solitude peut être recherchée, salutaire, on n’en souffre que si elle est involontaire.
- Si c’est un sentiment, ce n’est pas une émotion  (déclenchée par un évènement), c’est un état d’esprit face à une situation qui nous affecte. ’’Le sentiment est la perception du corps réel modifié par l'émotion’’ (William James)
- Se sentir seul dépend de soi, on peut agir sur son comportement ou son 'ressenti'.
- Entrer en relation peut se faire par des intérêts partagés, par un apport aux autres, en fonction d’un ‘projet’ commun, mais qui répond à ‘mes’ besoins (notamment de reconnaissance).
- Les activités partagées sont souvent de fausses occasions d’empathie, elles ne résolvent rien.
- Une relation demande de l’authenticité, mais … trop de sincérité  peut être insupportable.
- La compétition empêche d’avouer ses vulnérabilités, peur de faire fuir ou d’être évincé ?
- Les nouvelles technologies, par la multiplicité des occasions de contacts, les rendent superficiels.
- Le besoin de contacts sociaux est satisfait par leur qualité,   en quoi dépend-elle de nous ?
- La ‘recherche’ d’un ami est une défaite.
- Combler le manque (désir non réalisé) par la distraction est un moyen d’éviter de d'y faire face.
- Apprivoiser sa solitude, est une entrée en amitié envers soi, ou du moins une tentative de s’accepter.
- Se confronter à son propre jugement, au doute.. Un miroir, même déformant, aide à s’ajuster.  
- Face à la solitude, comment ‘être’, sans ‘faire’ ?
- On n’est jamais seul     ‘‘L’homme n’est jamais moins seul que lorsqu’il est seul’’ (Cicéron)
- La solitude peut être ressentie comme une plénitude, elle permet d’ouvrir les perceptions, d’aviver la curiosité ou comme source d’angoisse lorsqu’elle évoque le manque, l’abandon, le rejet, l’incomplétude.
- Il peut être suscité par une singularité de préoccupations, d’idées, de choix ou de manière d’être.

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