Le meilleur café philo de Bruxelles

26 juillet 2014

" Que faire, de ses - dépendances ? "

Les dépendances sont les facteurs qui déterminent nos "choix" d'actions ; ces intervenants, dans leur majorité, nous sont inconscients (composent notre conditionnement).
Nos besoins vitaux (instinctifs) sont des dépendances 'indispensables'; et, tant qu'ils sont 'normalement' satisfaits, aucun problème ne nous est signalé ..
Les dépendances : sont des contraintes, dont on ne peut faire l'économie, à conséquence du ressenti d’un ‘manque’.
EN PRENDRE CONSCIENCE
- Lorsqu'un acte est posé, il est, pour soi, 'bon' ou 'mauvais',  selon que notre sensation est : de plaisir ou de douleur ..; il est  'bien' ou 'mal', selon le signal qui nous est envoyé par "les autres"  (Notre Bonne Conscience, incluse).
LES DÉBORDEMENTS
- Notre organisme enregistre assez facilement, des besoins pseudo essentiels, qui peuvent dériver en addictions psychologiques ou stupéfiantes..
- Une dépendance est vitalement nocive, quand elle empêche le jeune individu de devenir adulte.
- Nous sommes contraints à poser un jugement de valeur(s), lorsque nos habitudes entrainent des conséquences 'négatives' à court terme ;  mais, si c'est   à long terme, cela semble moins important ..!
- Je doute donc je suis, je doute donc je fuis.  [!]
- Nous pouvons cependant, soutenir une éventuelle réflexion sur les 'motorisations' de nos actes ;  y repenser à posteriori, et dégager le fruit de cette remise en question.
EN SITUATION
- Bien que ce soit une "illusion", tout adulte souhaite l’indépendance ;  il ne pourra, en fait, que travailler à son autonomie.
- Vive l’indépendance, vive l’inconscience.  [!]   Vivent les bonnes dépendances.
- Mais : La mauvaise dépendance est celle qui fait passer en premier, le bénéfice secondaire.
- Comment s'en affranchir ?  :   se modérer,   ou  s’y adonner jusqu’au dégoût ?
DÉCIDER LE CHANGEMENT
- Mise en application : se faire aider si l'on n'a pas la capacité d'agir seul.
- Chercher la racine de la "souffrance", que les effets de la dépendance habituellement soulagent.
- Examiner la situation évidente, les situations dérivées, les conséquences de ce changement, les moyens et conditions pour y parvenir (dont la motivation).
- Prendre la décision selon les critères : maximum de profit, (pr) minimum de regret.
SINON
- Yaka 'faire avec', et rêver de 's'en dépétrer'  au mieux.

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19 juillet 2014

« Dans une conversation.. Que faut-il cacher ? Que peut-on révéler ? »

- Est-il pertinent de dévoiler sa vie, ses opinions, ses sentiments ou ses émotions ?
- N'est-il pas "dangereux" de s ’exposer' ?   Au risque donc,  d’être catalogué voire manipulé ..
- La conversation est un mode d’échange social ;   elle peut ainsi,  être un cheminement commun.               Mais elle se résume souvent, à une alternance de ‘ versations ’ où chacun ne prête intérêt qu’à son propre sujet.
- En outre, notre propos n'est-il pas forcément ' masqué ' par l'image que nous souhaitons donner ( ..selon le public ) ?
- La conversation est un plaisir partagé, par lequel on peut se trouver dans une relation de collaboration   ou de saine compétition.
- L 'enjeu' détermine ce que l’on peut révéler ;  l’anonymat, par contre, ou les rencontres fortuites  l’esquivent.
- Ce besoin d’expression, de se faire comprendre..;    est-ce un désir de reconnaissance ?    le besoin d ’ exister ' ?
- La communication a des bénéfices : dire ce que l’on ressent peut soulager les uns ; alléger et être le confident, donne aux autres, le plaisir de la confiance accordée.
- Une conversation peut être(devenir) une authentique relation ;  cela suppose une "confiance" réciproque ;  se découvrir réellement, peut la conforter.      Mais, ne faut-il pas se garder (et laisser à l'autre) un ‘jardin secret’ ?
- Le silence suscite parfois un malaise, il renvoie à imaginer ce que l'autre pourrait supposer de vous..,  et pousse à dire n'mporte quoi  pour "meubler".   On ne devrait  'révéler'..  que  ce que l'on peut assumer.
- Les non-dits, mal-dits ou malentendus  peuvent compromettre la communication.
- Détours,  indices,  biais,  ‘en creux’,  peuvent  ‘laisser entendre’  sans dire.
- L’attitude, le ton, la posture peuvent nous révéler.., souvent  "à l'insu de notre plein gré".    [cf.R.Virenque-1998]
- Révéler de soi  présente quelques risques,  mais ne rien révéler  nous isole sans doute irrémédiablement.

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12 juillet 2014

« Le paradoxe du darwinisme »

 Quelques considérations..'sous l'angle' de la société humaine occidentale, nous donneraient à penser : qu'il y a du paradoxal, dans l' Évolution selon Darwin.
- L’évolution des espèces passe par la sélection naturelle ; le Genre Humain tente d'y déroger, tant individuellement qu'à l'intention de son organisation sociale.
- Dans un groupe, quelle est l ’adaptation' la plus efficace : la coopération ou la compétition ?  Les qualités de chacun, mêmes incomplètes, peuvent s’associer grâce à la communication.
- La lutte collective de ‘défavorisés’, peut-elle permettre l’évolution d’une société ?   Sa prise en charge des plus ‘faibles’, est-elle compatible avec sa propre évolution ?
- De même que l’évolution ne se réalise que par la sélection de mutations et/ou l'épigénétique, la société ne pourrait évoluer que par la créativité, les idées originales.
 Or, dans la nature :
- L’évolution est un changement dans le temps ;  absolument imperceptible à l’échelle d’une vie.
- La nature sélectionne le plus adapté, ou le plus adaptable ?
- Les manifestations de l’instinct de survie individuel,  favorisent-elles, ou non,  la survie de l’espèce ?
- Les éléments du groupe, ‘agissants’ au niveau de l’évolution, sont ceux en âge de procréer ;  les autres n’ont aucun impact sur le processus (qu’ils soient sélectionnés ou non).
- La sauvegarde de toute espèce, est dépendante d’un équilibre dynamique avec les autres.
- Il n’y a pas de paradoxe, celui qui survit au 'détriment' des autres, doit entretenir le mécanisme dont il dépend.
- " Donner la vie, c’est donner la mort ".   [c'est gai !]

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05 juillet 2014

« En quoi l’honnêteté, est-elle importante ? »

Être honnête, c'est être conforme à l 'honneur'.  Chacun a sa propre conception de ce qu'est, et représente, le fait d'agir avec honneur (et probité..).  L'Honneur est l'image de ce que l'on estime être.
En société, c'est se comporter avec respect et dignité, afin de préserver l'honneur du groupe, et, par voie de conséquence, celui de chacun y participant.
Qui respecte ses règles de fonctionnement, est considéré comme digne d'être accepté au sein du groupe, et y est reconnu comme étant Honnête.          
- L’honnêteté est le respect du contrat social, implicite et explicite, mais qui dépend  des circonstances..;  il y a, par exemple, des règles spécifiques d’honnêteté en cas de guerre, de diplomatie et même de publicité.
- De la même façon qu’il est bon de coopérer d’abord, il est bon d’être honnête d’abord ;  mais il ne faut sans doute pas obligatoirement s’obstiner.
- En pratique, l'honnêteté vis-à-vis des autres, est généralement exigée.
- Cette exigence est-elle uniquement dans ce qui est montré ?   Le premier "devoir" n’est-il pas de l’être avec soi-même, d’agir de manière conséquente, sans aménagements 'avec' ses principes ?  (cf.l'anneau de Gygès)
- Être "honnête avec soi-même".. est une image qui nous est 'fermement proposée' par le biais de quelques règles morales ou religieuses.. qui sont, il est vrai, socialement très utiles.
- Cacher n’est pas forcément malhonnête ;  tout montrer, n’est pas forcément de l’honnêteté  non plus ..
- L’honnêteté construit la confiance, soit avec une autre personne, soit avec un ensemble.
- Elle est génératrice de paix.
- En tous cas : Sois honnête si tu peux ;  et si tu es malhonnête, arrange-toi pour que cela ne se sache pas ! (sic)

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28 juin 2014

« La rencontre est-elle essentiellement 'création' ? »

Au départ, résumons :
- La CRÉATION, c'est quand il se produit 'quelque chose' ;  c'est l'action consistant à ériger ce qui n'existait pas auparavant, mais "à partir de données préexistantes" (Proudhon).  Le dogme de la 'Création Divine', est la seule exception.
- La RENCONTRE, est la conjonction de deux éléments (dont au moins, l'un des deux est dynamique) ainsi que d'une circonstance (comme le lieu, le temps, etc.).  Elle est fortuite ou concertée, fâcheuse ou éventuellement créative, ..  > pas forcément.
Reprenons :
- La création est un CHANGEMENT : L'échange' des idées crée de nouveaux liens, et suscite l'adoption de nouvelles valeurs ;  mais :  On ne peut changer  "rien" !   Une conséquence  EST une création.
- Il y a aussi, l'hiatus, la rencontre de deux trains, de deux cours d'eau, la conjoncture, la compréhension, rencontrer une résistance, la compétition,..  La rencontre d'un parfum et d'une odeur nauséeuse.. est-ce une création ?
- Toute rencontre n’est cependant PAS création ;  elle peut  être stérile, faute de potentiel créatif  ou de désir.  Apercevoir qlqu'un, est-ce une rencontre ?
- La rencontre est une condition d'émergence.
- 'À la rencontre de'.., c'est aller "au-devant"..  Cependant, il ne s'agit pas QUE de la rencontre entre vivants ;  l'un des intervenants pourrait être  une œuvre d’art, et se 'crée' alors, un sentiment chez l'observateur.  Mais  lorsqu’il s’agit de personnes, la création est implicitement 'partagée'.
- La première impression est intuitive, la tentative de communication réajuste sans cesse cette première 'image' ;  l’ouverture à l’autre, appelle à se défaire d’idées préconçues  > une transformation est ébauchée.
- Il y aurait-il  PLUS de création, si l ’autre' se montre antipathique au départ ?
- La rencontre est, de toute manière, infiniment créatrice s’il y a ouverture à l’autre,  écoute  et réceptivité.
- Le théâtre est une  dramaturgie de la rencontre ;  d'après J-P.Thibaudat :  il est non seulement création en soi, mais créatif pour le spectateur qui est, en qlque sorte,  le 3ème personnage.
Enfin, que penser de :
- "On dessine pour se trouver, et on rencontre les autres." (Louis Pons) - "Se souvenir est une forme de rencontre" (Khalil Gibran) - "Chaque rencontre est une incarcération."  [!]  (Pierre Drachline) - "Je pense à ceux dont la rencontre vous jette au nez, des odeurs écoeurantes d'ail ou  d'humanité." (Guy de Maupassant).

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21 juin 2014

« Qu’est-ce que - le mal ? »

C’est un concept associant des caractéristiques communes  à des actions : - qui occasionnent des souffrances (lorsqu'elles sont inutiles pour l’individu), - qui nuisent à  l’harmonie/équilibre du groupe, - qui sont contraires aux lois morales ou aux conventions sociales, etc.   Qui ne sont donc pas " justes ".
- Le mal est  le pendant du bien, mais il n’est, en fait,  QUE ' jugement ' (propre aux êtres conscients).
En regard de la Genèse :
- Dans quel état serait l’humanité, si Adam et Eve n’avaient pas goûté au fruit (défendu) de l’arbre de la connaissance du bien et du mal ?
- Notre ' Absence du Paradis ' est due à  cette connaissance  du bien et du mal ;  et ainsi, au  conflit de nos pulsions.
En référence aux valeurs religieuses :
- La Chrétienté reconnait la présence du bien et du mal chez chacun, et la gère.
- Le mal est le contraire du bien qui est " Aimer vous les uns les autres, comme le Christ vous a aimé ".
- La définition du mal n’est-elle pas tout ce qui est contraire à " Aime ton prochain comme toi-même " ?
Plus généralement :
- Eliminer le mal peut se faire,  avec le bien  comme avec le mal ;  mais le recours au bien, nous " grandit ".
- Cependant, l'homéopathie : c'est soigner le mal  PAR  le mal ..
- On pourrait aussi dire qu’est " mal ", tout acte qui ne pourrait être étendu à chacun, sans créer quelques ' discordances '.
- On reconnait le mal à ce qu’on sacrifie l’intérêt commun à l’intérêt individuel ; c’est nécessaire à la survie de chacun, et c’est pour cela que l’évolution l’a sélectionné.
- Et pourtant, dans la nature, l'intérêt du groupe (de l'espèce) prime toujours..;  au-delà de ce que nous pourrions  NOUS, juger  comme étant " mal ".

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14 juin 2014

« Quelles ' valeurs ' l’école doit-elle apporter aux jeunes ? »

- Ont été évoqués :  Le respect réciproque, la coopération, le goût de la culture, de l’effort, la capacité de raisonner, d’argumenter, la confiance en soi, la faculté de rebondir à partir de l’échec, l’autonomie.    Et, nous avons comme d'habitude, joyeusement mélangé  Instruction et  Éducation ..  [à moins que..]
- Le rôle de l’école est l’instruction ;  mais, par la manière de l’apporter, certaines valeurs 'autres' sont induites (sous-tendues notamment par le Décret-Mission).   Au-delà du savoir, il y a aussi :  un savoir-faire et  un savoir-être.
- Or, l'enseignement de ces deux derniers 'savoir'  était, par nature,  du ressort des parents.   Mais, devant d'évidentes carences, ou,  dans la ligne de diverses obédiences,  l'école se voit chargée aussi, d'assurer l'éducation !
- Dans l’éducation, comment transmet-on des valeurs ? :  par le langage ?  par des principes ?   La souveraineté est-elle une valeur ou  un principe ?   [>  L'on ne peut "transmettre" une  VALEUR, .. seul un  PRINCIPE  peut  être inculqué ;   et, c'est à ce dernier  une fois ' compris ', que chacun voudra  accorder une valeur.]
- L’école doit enseigner la compétence intellectuelle, mais aussi sociale, et peut-être même  affective.
- Comme le médecin fait le serment de soigner l’individu sans tenir compte du contexte social, le professeur n’a-t-il pas le devoir de développer au maximum le potentiel de l’individu ?
- Les valeurs que l’école doit [aussi] apporter aux jeunes sont celles de responsabilité, individuelle et collective (savoir que la vie sociale implique des règles).
 Et, revenant au sujet :
- Une valeur "provient" toujours d'une idéologie .. [s'inscrit donc, dans son contexte],  est-ce  compatible avec la neutralité ?
 

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07 juin 2014

« De ce qui -est, peut-on dériver ce qui -devrait être ? »

  > ' dériver ' = au sens de : ' en déduire '.   [ndlr]
- Sur quoi (et comment)  fonder un idéal  imaginé ?
- On peut définir un idéal ;  mais pour l’atteindre, il faut connaître les conditions et les moyens futurs, autant que la situation initiale.
- De la perception de ‘ce qui est’, déjà accompagné d’une valeur, se forme une  interprétation, une représentation subjective, qui est la base de construction d’un projet, dont la valeur ajoutée motive à agir.
- La société est vivante et en évolution ;  on pourrait estimer qu’elle tend naturellement vers ce qu’elle devrait..
  Mais sinon :  
- "Oui".., on pourrait projeter ce qui 'devrait être', dès le moment où on aura pu analyser en profondeur, les causes des problèmes de 'ce qui est'.
- Dans la réalité se trouve le noyau de ce qui devrait ;  mais l’opposé de ce qui ne va pas, n’est pas toujours ce qui doit.
- ‘Ce qui est’ (un des chemins parmi les possibles), n’est pas fondement d’une norme, le choix de la ou des routes à prendre  ne peut en être argué.  (Cf. Loi de Hume, et risque de paralogisme)
  Mais alors :
- Étant imbriqués et impliqués dans le réel, comment s’en détacher (se déconditionner)  pour créer une 'idée meilleure' ?          

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31 mai 2014

« Comment prendre des décisions, collectivement, pour l’intérêt général ? »

- L’intérêt général peut signifier: celui de tous, présents et à venir,  le maximum de bonheur (mais son ressenti diffère pour chacun)  ou de liberté, le minimium de souffrance, la préservation de la vie, des ressources, une harmonie des échanges.....   
- Le mode de décision dépend de l’objectif, mais comment le déterminer et être créatif ?
- En favorisant l’intelligence collective, c'est-à-dire le débat contradictoire constructif.
- Nous avons imaginé des assemblées propositionnelles de citoyens, tirés au sort pour un temps limité, des groupes de discussion avec facilitateur ou modérateur garant de l’intérêt général, avec des niveaux suivants entre rapporteurs de groupes, et ensuite mise en œuvre par des spécialistes.
- Les décisions seraient le fruit de consensus au minimum de regret.  
- En ce qui concerne la méthode de proposition de débat et de discussions,  on pourrait s’inspirer des groupes de discussion sur internet avec quelques outils supplémentaires.
- Etre représentant est un sacerdoce et il est essentiel d’éviter la corruption, une solution est de rendre toute rencontre professionnelle publique, sur internet en audio et vidéo, et de rendre publique la liste de personnes rencontrées en privé.   (Faut-il en arriver là ?)
- Certaines décisions sont imposées par la nature, nous ne pouvons que retarder l’échéance (et assister ou prendre part à l'anacyclose dont le pire stade, selon Polybe, est l'ochlocratie).
- Au-delà de nos petites divergences, n’existerait-il pas un niveau de réalité profonde où conscience et matière ne feraient plus qu’un, ce qui fait que l’humanité a toujours fonctionné avec des sauts de conscience.

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24 mai 2014

« Quand je dis "je pense", qu’ EST-CE qui ' pense ' en moi ? »

- En dehors de l’arc réflexe, l’ensemble de l’activité mentale serait ' l’esprit ', dont la partie consciente serait la pensée.     
- Le fait de PENSER, est une action du cerveau.   LA pensée est le résultat de cette action.   Puisque la pensée est due à l'interactivité des neurones (éléments),  nous pouvons dire que la pensée 'émerge' de l'activité du cerveau (ensemble).
- Dire 'je pense', c'est assister à sa pensée ; avoir conscience de cette activité, sans même nécessairement de son contenu.
- Le 'JE' peut avoir beaucoup de définitions :  de mon corps dans l’espace, jusqu’à mon conscient de mon fonctionnement psychique.
- La pensée :  c'est le fait de relier des concepts [la cogitation]; c'est la construction et l’exploitation de modèles du monde ;  c'est, in fine, la prise de décision d'agir (en imaginant le futur), sur base(*) d’éléments déjà enregistrés(*).   [ * consciemment, ou NON consciemment ]
- L'intuition, elle, :  c'est la prise de conscience d'une évidence,  résultant de pensées antérieures  NON conscientes (à ce moment).
- Je pense  = [Pagnol]  je  re-fle-chi.. = je raisonne [> la raison] ;  avoir raison  = être dans le vrai .. [?]    " Esprit ", es-tu là  ?  Keskipense  ?
    Mécanisme :
- Ce sont les interactions dans l’ensemble des neurones du cerveau (organe de contrôle);  connexions qui permettent une 'mise à jour' (permanente ?) de la mémoire.   C’est un système ouvert dissipatif, auto-organisé en recherche d’équilibre.   [Cet équilibre est 'critique';  càd. près du déséquilibre,  comme l'eau à 100°C,  est liquide et/ou vapeur]
- En lien avec ces modifications  >  des impressions sont ressenties ;  impressions que nous appelons : sentiment, humeur, et émotion dans le cas de l'action.  
- Mais..:  En moi, il y a un autre moi.   [Cet 'autre moi' est l'ensemble autogéré, de neurones et astrocytes (chez tous les êtres vivants) qui, au perçu d'informations depuis l'environnement immédiat, organise des fonctions 'automatiques']
- Donc : 'JE', n'est que partiellement ' Moi '  !
- JE pense, donc je suis.. = le "cogito ergo sum" [de Descartes] ; .. mais, je suis quoi ?  Je suis CONSCIENT de cette 'cogitation' qui s'opère en moi ;   et donc, corolairement aussi,  de ma 'présence'.
 

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17 mai 2014

« Qu’est-ce que - l’ humour ? »

 NB.:  À ne pas confondre avec la moquerie, qui est une forme d'expression.., ou même avec la dérision [déjà "traitée" antérieurement] ;  l'humour est une forme de pensée [..], tandis que le rire n'est qu'un réflexe musculaire.
- Le rire est causé par un changement brutal de représentation : il est déclenché par la surprise ou la détente après la tension provoquée, mais aussi parfois par la gêne, ou l’autodérision.
- L’humour, lui, est la poursuite en parallèle de plusieurs représentations ; il peut être induit par un décalage entre deux modèles, ou  peut  être suscité par des liens inattendus.
- L'humour est dévoilement, il met en lumière des choses cachées ou établies.
- Il peut aussi être libérateur, et faire surgir une part d’inconscient.
- L’humour établit une distance qui permet un regard sur le vécu.
- L’humour est subjectif, relationnel et culturel.
- Il permet donc : de rassembler, de relativiser, et de contourner les résistances.
- Les femmes aiment les hommes qui les font rire, les hommes aiment les femmes qui rient de leurs drôleries.
- L'humour permet un allègement, une prise de distance  de celui qui est impliqué.
- Il va au-delà de la communication simple, il suscite du sens ; mais peut aussi, être ainsi manipulateur !
 Et, un trait d'humour, sur ' la vérité ' :
 « Le devoir de qui aime les hommes, est peut-être de faire rire de la vérité, faire rire la vérité, car l'unique vérité est d'apprendre à nous libérer de la passion insensée pour la vérité.»  [Umberto Eco]

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10 mai 2014

« La beauté annonce-t-elle, toujours la vérité ? »

- La " beauté " est : ce qui nous séduit ;  sa perception est sensorielle.  Son 'interprétation' est subjective, et en correspondance avec des normes variables selon les cultures et les époques.
- La " vérité " est conceptuelle (nous avons déjà débattu, sur ce sujet) ;  elle est le fruit d'un accord entre la pensée et la réalité..  Cette conscience est personnelle, mais souvent confortée quand elle est collective.
- Toutes deux sont appréhendées comme des évidences.
- Parfois, il semble que la beauté annonce la vérité.
- Est ressentie comme belle, une représentation que l’on perçoit comme correspondant à des aspirations ;  comme vraie, une hypothèse dont les attendus correspondent à la réalité.
- La beauté d’une démonstration réside dans sa simplicité.
- Mais alors, ne serait-ce pas.. la vérité qui annonce la beauté ?
- Pour le mathématicien, la soudaine découverte d'une solution, peut déclencher chez lui, une réelle ' illumination '.  Le mystique aura lui, la sensation inverse : c'est l'illumination qui lui aura apporté  LA ' vérité '..
- Certains pensent que beauté et vérité se confondent .. [ Ils déclarent  que : .."c'est la même chose" !]
- Une œuvre d’art peut faire pressentir une vérité, en révélant une réalité sous un autre éclairage.., la rendant ainsi intelligible.   Mais, est-elle belle pour autant ?
- L’harmonie perçue dans la beauté,  peut stimuler une recherche de cohérence de pensée.

   Merci  Jean-François,  pour cette constructive animation.  [ndlr]

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03 mai 2014

« Qu’est-ce que - le temps ? »

- L’espace est : 'ce qui est ' entre les choses ; le temps est : 'ce qui est ' entre les évènements.
- Le fait que  nous passions, sans arrêt possible, dans le monde qui  EST, nous donne son illusion.
- La conscience est plongée dans le temps et dans l’espace,  le corps aussi.
- L'organe' du sens du temps, est constitué de la mémoire, et de l’anticipation.
- Le temps existe-il ?  Est-il moins réel que la distance (par ex.), parce que moins 'tangible' ?
- Le temps n'a pas de matérialité en soi ;  il n'est perçu que par la prise de (au minimum) deux mesures ;  l'objectif est l'estimation d’une durée.
- À l'occasion d'un CHANGEMENT, cette ' durée ' est le rapport  entre la distance et la vitesse.
- Entre deux points : la distance est la même, pour le lièvre  ET pour la tortue ..;  mais  NOUS estimerons que, pour cette dernière, le temps(durée) nécessaire à l'accomplissement de son parcours, sera plus long..   Mais : se rappeler que, selon les espèces, leur 'prise en compte' du temps est certainement différente, et respectivement proportionnelle à la vitesse de perception des images.   En outre, chacun de nous opte, selon les circonstances, pour l'échelle de mesures la plus appropriée (en secondes, en années-lumière, etc).
- Notre perception du temps varie selon qu’il est ' plein ' (ou moins) ;  qu'il est associé à des surprises.. ou à des habitudes..
- Le temps passé,  est-ce du temps perdu ?
- On sent que le temps nous vole quelque chose.
- " Ô temps, suspends ton vol "
- Le Titan KRÓNOS engloutît ses enfants.
- Le temps qu’on tue  nous le rend bien.
- Il n’est donc, jamais trop tard  pour prendre du bon temps.

Triple

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26 avril 2014

« Peut-on être un saint, sans Dieu ? »

- Défini comme ayant une relation directe avec le ‘saint des saints’,  le Saint chrétien a comme pendant : dans l’hindouisme, le Sâdhu (qui renonce aux biens matériels dans une recherche de pureté), dans le judaïsme, le Tsadik (sage en quête de vérité) ; ainsi que certains marabouts.
- À la différence près, que ces 'pendants' ont choisi l'ascétisme ; et ne sont 'utiles' aux gens, que dans la seule mesure où ils interfèrent auprès d'un dieu.
- SAINT sans DIEU  = non ;  saint sans DIEU  = oui   (et même: sans dieux 'du tout').
- Certains sont reconnus par une religion, à laquelle même ils n’appartiennent pas,  comme les ‘justes’.
- La révolte, la responsabilité, peut faire un saint  s’il reste modeste et refuse la prise de pouvoir.
- Est un saint, celui qui se consacre aux autres, qui les aide à vivre ;  qui se sent une mission, ou se l’est choisie.
- Ce n’est [généralement] que quand la vie est finalisée, que l’on peut juger de sa ‘ bonté d'âme ’ et que  le saint peut être vénéré.
- On devient "saint", parce que l'on a agi avec abnégation, au moins (en apparence) à un moment donné.., et que l'on est connu comme tel.
- Ce n'est  ni l’intention, ni la motivation ..,  mais seul le 'résultat', qui est reconnu par la ‘ vox populi ’.
- Vivre et agir, en ' sainteté ', ne serait-ce pas :  le fruit d'un énorme besoin de reconnaissance ?  Voire  à la limite du ' péché d'orgueil ' ?
- Les sanctuaires rassemblent ceux qui ont de la ' valeur ' pour les autres ;  alors qu'ils n'ont pas obligatoirement, vécu en ' odeur de sainteté ' ..!
- A la question de Tarrou, le docteur Rieux répond : " ce qui m’intéresse, c’est d’être un homme."

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19 avril 2014

« Quelles sont les opportunités de notre époque ? »

- L’opportunité est une condition favorable pour agir avec succès, dans le futur.
- C'est  la rencontre d’une occasion, d’une aspiration, et d'un éveil.
- Opportunité (du latin) = Vent favorable qui mène à bon port ..
- Mais, une opportunité est-elle forcément positive ?..  Pour qui ?
- L’idéogramme chinois de ‘ crise ’ est l’association de celui de DANGER  et de celui d’ OPPORTUNITÉ.
- Notre Monde (perfectible) donne plus d’opportunités,  que le Paradis..
- Lorsque la route est sans issue, on cherche des chemins de traverse.
- L’accès à la culture et à l’information est une perspective de prise de conscience..;  ou  de confusion..
- L’extension des moyens de communication et des possibilités de discussions, permet d’espérer des constructions collectives, et l’émergence d’idées créatrices.
- Sommes-nous tenus de saisir les opportunités qui se présentent ?
- Ne sommes nous pas tous riches, de la richesse de nos proches ?
- Une opportunité est-elle ..' associée ' au rêve ?

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12 avril 2014

« La philosophie est ' morte ', faute d'avoir .. »

 .. faute d’avoir réussi à suivre les développements de la science moderne." (Stephen Hawking)

- Quel est donc le ' terrain ' de la philosophie ? :   La recherche de  critères de décisions,  de principes,  de sens ..?  Ou, la recherche d’une vision du monde  qui permet de bien vivre  ?
- Pour la ranimer, il faudrait de l’esprit.
-' Philosopher ': Une méthode de pensée parmi d’autres (spiritualité, sciences classiques, etc).
- La philosophie est en hibernation, car l’humanité a temporairement oublié de se poser des questions essentielles.
- Elle est cachée  dans les éthiques individuelles.
- La spécialisation,  la dispersion,  le manque de recul,  sont des obstacles  à une vue d’ensemble.
- La philosophie pose des ‘pourquoi ? ’, des ‘pour quoi ? ’ ;  la science répond aux ‘comment ? ’.
- Qui voit une corrélation entre  l'essor de la science moderne, et l'extinction de la philo,  n'a  RIEN  compris à l'essence de cette dernière. 

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05 avril 2014

« Se connaître soi-même, est-ce bien nécessaire ? »

- Connaître ses capacités et ses limites, permet de savoir ce que l’on peut contrôler avec succès ;  et d’être plus fiable pour soi comme pour les autres.
- Identifier ce qui vient de soi, et le différencier de ce qui vient de l’extérieur,  permet le déconditionnement.
- La connaissance de soi, aide à l’appropriation de ses actes, et à éviter de se leurrer par des pseudo-solutions ;  elle serait une condition de notre intime évolution.
- Se connaître, c'est prendre conscience 'au fond de soi ', de l’invisible qui nous dirige.
- Si on se connaît, c'est-à-dire si on découvre son inconscient, l'on peut devenir plus créatif en acceptant  Et soi  Et les autres.  Notre 'société ' pourrait grandement en bénéficier.
- Il est bon de se connaître ;  mais c'est lorsqu’on 'connaît ' les autres.., que se posent les problèmes d'adaptation.
- Et, ne pas se connaître, c’est s'en remettre entièrement aux autres !
- Réfléchir aide à " rectifier " ;  mais, sommes-nous autre chose qu’une suite d'ajustements ?   Et, peut-on changer plus que notre image ?
- Voudriez-vous être autre chose que vous-même ?
- Les gens qui font bien ce qu’ils font, se connaissent eux-mêmes.

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29 mars 2014

« Partageons-nous, la même - réalité ? »

  Rappel :  La réalité, est l’ensemble des phénomènes considérés consciemment, comme existant 'effectivement'.  Ce concept désigne donc ce qui est perçu comme concret, par opposition à ce qui est imaginé, rêvé ou fictif.
- Une réalité est tangible, ou non.   Et, qu'en est-il d'un  arc-en-ciel, ou encore d'un  mirage ?
- On croit intuitivement que ce que l’on désigne par "réalité", est partagé.
- Les gens désignent comme réalité, des choses différentes ; et la 'discussion' devrait examiner ce que chacun désigne.
- Désirer avoir raison, c’est croire qu’il n’y a qu’ UNE réalité : la sienne.
- ‘Ce-qui-est’ en dehors de nous, n’est pas définitivement connaissable ; nous n'en avons, via nos perceptions, qu'une représentation qui nous est propre.  On ne peut partager qu’une interprétation de ce modèle.
- La science elle, peut d'une 'réalité', fournir un modèle VALIDÉ par l'expérience.
- Selon Kant (cf.Boutroux), les choses en soi ne sont que des idées ; nous ne pouvons les envisager qu'en tant que phénomènes.
- La réalité transcendantale est (par principe) la même pour tout le monde, mais chacun la ressent différemment ..
- Alors, finalement, nous ne tenterions que de partager une conviction ?

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22 mars 2014

« Le devoir et la dignité, sont-ils compatibles ? »

- Le devoir :  c'est prendre ses responsabilités dans un groupe, lorsqu'on a accepté un type d'action.
- Le devoir participe de la dignité, mais  n’est pas  toute la dignité.
- La dignité met la priorité sur le respect de soi, et la remise en question de ses options ;  quand cette 'conscience' intègre les attendus du devoir, il y a compatibilité.
- Il y a  les devoirs que l'on remplit d'évidence, et ceux dont l'accomplissement nous est imposé.    La dignité, elle, est une qualité, qui est intimement ressentie  et(ou) qui vous est reconnue par le groupe.
- Mais.. une des formes de la dignité, est de ne pas  être soumis  à l’acceptation des autres.
- Interviennent essentiellement, les notions de respect, et de fierté ;  cette dernière,  est l'une des expressions de la dignité.
 [ Nous n'avons pas eu l'opportunité d'examiner la question de l"Honneur" ]
- Quand le devoir s’impose,  la dignité est d’en assumer le choix  et d’en tenter la perfection.
- "Faire son devoir" (imposé par un autre, une loi), peut  être incompatible avec  SA dignité ressentie ;  par ex.:  si on le fait, en désaccord avec ses convictions.
- On impose des devoirs,  mais  peut-on imposer la dignité  ?
- Si j’assume mon infériorité, je suis digne ;  si j’assume ma pédophilie, le suis-je aussi  ?
- La nature humaine est-elle digne  ou indigne  ?
- Se souvenir de ce que la dignité  qui nous est reconnue par les autres.., fonctionne en ' vases-communicants ' avec celle que nous estimons être la nôtre.   
- Ton indignité glisse sur la carapace de ma dignité.
- mais..  " L'autre est une partie de moi ".

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15 mars 2014

« Que faire, de - sa haine ? »

- J’ai la haine de la haine.
- Les mêmes conséquences que celles de la haine, peuvent être provoquées par la rationalité.
- Utiliser l’énergie qu’elle mobilise pour agir positivement ;  l’exprimer, si possible en communication non violente.
- La refouler, ou inhiber l’action, ou l’assouvir, ou déplacer, ou comprendre, ou pardonner, ou se venger.
- La refouler la fait surgir épisodiquement sans la comprendre ;  l’inhibition est consciente et ne porte que sur sa manifestation, le sentiment de haine reste présent.
- Le déplacement de son objet vers de plus faibles, est une lâcheté ;  la transposer sur une chose  peut soulager.
- La haine se manifeste le plus souvent, de personne à personne ;  le cas de la haine pour un groupe, résulte d’une identification à son propre groupe  qui en hait un autre.
- La laisser s’éteindre par le temps, la fuite ou le détachement, l’ataraxie.
- La reconnaître, l’analyser, résoudre les frustrations à son origine, chasser les certitudes ;  peut-être commencer par se réconcilier avec soi  ?
- Bien que mauvaise conseillère (paraît-il), elle dynamise assurément nos actions ..!

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