Le meilleur café philo de Bruxelles

16 mars 2019

« Pourquoi sommes-nous quasi certains d’aller droit dans le mur ? »

- Cette quasi certitude, serait un privilège des citoyens de pays industrialisés.
- Pourquoi notre apathie face aux urgences climatiques, sociales, économiques… ?
- Savoir que faire sans le faire, nous fait supposer que les autres ne le feront pas non plus.
- Forme de procrastination sociétale, peur des changements de modèles, de système ?
- Pour initier un changement de comportements, il faut lutter contre des habitudes, se défaire de la conformité rassurante, au risque d’être marginalisé.
- Déni de  l’urgence du aux infox,  inclination vers Thanatos ?  défaitisme ou sentiment d’impuissance ?
- Le cerveau humain, en dépit de la raison et des valeurs inculquées, répond d’abord à ses circuits primitifs de récompense (striatum) lors de comportements favorables à la survie (manger, se reproduire, épargner son énergie, grimper dans la hiérarchie sociale, cumuler des informations essentielles).          
- Le cerveau est un organe de contrôle, il se forme par apprentissage, conditionnement, imitation et expériences.
- Il est plastique, et les sources de plaisir se modulent par renforcement associé.
- Un plaisir immédiat, même moindre, est favorisé par rapport à un plus important ajourné, c'est la raison qui devrait porter à des comportements responsables pour l'avenir et à la modération.
- Si les conditions se dégradent, les comportements, même collectifs, évoluent par adaptation.  
- La complexité des systèmes (sociaux et cérébraux) allonge les délais de réponse, ne sera-t-il pas trop tard pour l’humain ?  

 

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09 mars 2019

« Qu’est-ce que la décadence, quelles en sont les causes ? »

- Cheminement vers la dégradation, régression, la décadence peut accabler la morale, les arts, la culture, la civilisation
- L’échelle de temps peut tromper, un déclin sur une courte période peut prendre part à un essor sur un plus long terme.
- Il est malaisé de percevoir un progrès naissant, masqué dans la multiplicité des innovations.
- Un biais de perception peut venir de la tendance humaine à confondre son propre destin et celui du reste du monde.
- Est parfois considérée comme décadente toute expression en  rupture avec les traditions.          
- Les processus fonctionnent en cycles de progressions suivis de déclins.   
- Les causes de décadence, à moins que c’en soient des signes, sont une démotivation, qui mène à la paresse, la recherche de distraction au lieu du désir d’agir.
- L’évolution d’un système se fait par adaptation aux transformations extérieures, par ajouts des rectificatifs, plutôt qu’en restructurant à la base.
- Les structures deviennent trop compliquées (bureaucratie ..), menant à une sclérose proche de la paralysie
- Une organisation trop rigide s’oppose à l’autoorganisation naturelle.
- L’instruction  développe des ‘têtes bien pleines’, au détriment de ‘têtes bien faites’, réduisant la pensée.
- La disparité de la répartition des biens provoque un manque de cohésion ou de cohérence dans le groupe
- Le manque de perspective, de projet  (dû à la difficulté d’imaginer les conséquences des progrès technologiques sur l’avenir) ne permet pas d’avoir un but commun vers lequel s’orienter.
- La dispersion des objectifs fait perdre l’harmonie du groupe et de ses rapports avec les autres.  
- La décadence a une connotation plus péjorative qu’un déclin, alors que le déclin semble subi, la décadence qualifie des comportements individuels qui y participent.

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02 mars 2019

« Le sens du travail: est-il une punition ou une bénédiction ? »

- Le travail, jadis dévolu aux esclaves, était déconsidéré par rapport aux activités des citoyens, il semble aujourd’hui être recherché comme émancipateur, libérant de la dépendance et porteur de considération sociale.
- Le travail est un déplacement de force, un transfert d’énergie qui produit une action.     
- La rémunération du travail est la première motivation à s’y contraindre, mais procurer les moyens de vivre (ou de survivre) suffit-il à lui donner du sens ?  ‘il faut imaginer Sisyphe heureux’ (Camus)
- Le travail fait partie de l’organisation sociale de l’activité humaine, y participer lui donne un sens en tant que de fait d’y contribuer permet de s’y sentir associé et inséré.  
- Le sens peut se trouver dans l’utilité présumée du produit du travail, la qualité, la durabilité, la valeur ou la beauté de l’ouvrage.
- La production mécanique, avec la division du travail, en a morcelé le sens, l’intelligence artificielle risque-t-elle de le détruire ? pourtant la finalité des machines est celle de l’homme.
- Un revenu universel permettrait-il de redonner un sens intrinsèque au travail ?
- La différence est de l’ordre du désir, le travail contraint répond au désir d’un autre, celui qui est choisi, au sien ou à une contrainte intérieure.
- Le sens peut se trouver dans le désir de se perfectionner, dans le savoir-faire qui s’affine.
- La perte de sens n’est-elle pas due à la déconnexion avec le réel, aux artifices éloignant de l’ordre naturel ?
- Punition de l’orgueil de croire créer un monde soumis à nos besoins immédiats, bénédiction par le sentiment de sécurité qu’il procure. Le travail serait-il la continuité de l’oeuvre de Prométhée ?

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23 février 2019

« Les multinationales colonisent-elles les états ? »

- Coloniser consiste à  se substituer au gouvernement sans considération pour la population ni pour la préservation du territoire.
- Préfigurées par les compagnies des Indes orientales et occidentales, certaines multinationales spolient les lieux de productions afin d’entretenir leur croissance.
- L’implantation se fait subrepticement, par l’étouffement des petits producteurs, rachat et regroupement, la marchandisation du bien commun (eau, terres).  
- Les instruments des multinationales sont les banques, les institutions monétaires internationales, les théories économiques basées sur la nécessité de la croissance.
- Si elles ne colonisent pas, elles influencent les règles, par lobbying ou chantage à l’emploi.                                          
- La  brevetabilité du vivant, la dérégulation, contribuent à favoriser des monopoles de fait.
- L’utilisation des failles dans les législations se fait au détriment de l’esprit des lois.
- Le pouvoir d’une multinationale est entretenu par la vente de ses produits, une consommation responsable participe à l’affaiblir.
- Le rôle de l’état n’est-il pas  aussi de pérenniser les ressources disponibles, de préserver le bien public ?

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16 février 2019

« Les commérages, la presse et les réseaux sociaux ont-ils des fonctions communes ? »

- Le commérage agit au plan local, la presse sur un groupe linguistique régional, les réseaux sociaux en maillage.
- Le commérage est une série de communications interpersonnelles au sujet de  tiers,  s’apparentant à la rumeur.
- La presse, communication de masse,  se plie à des impératifs de rigueur et de validité des informations, les émetteurs identifiés et réguliers, visent à fidéliser des récepteurs (lecteurs) disparates.
- Les réseaux sociaux sont aussi une communication de masse, mais chacun peut être à la fois émetteur, récepteur, témoin, ou commentateur. 
- Le commérage chez l’humain s’apparenterait à l’épouillage des singes, dans sa fonction intégrative au groupe.
- La cohésion d’un groupe se fait-elle plus aisément au dépends d’un tiers ?
 Les fonctions communes seraient :            
- Prescription ou régulation de la norme ?    
- La propagation de l’information, mais aussi de la rumeur.
- La re-présentation, de soi, des faits ou des actes.
- Le désir ou le pouvoir d’influencer.
- Une fonction de catharsis.
- Une forme de contrôle social, par crainte des ragots.
- Le dévoilement des secrets, l’interprétation des stratégies.
- Facteurs d’identification, ils permettent de se situer par rapport aux comportements, aux idées des autres.

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09 février 2019

« Que peut-on connaître de l’autre ? »

- On ne connaît que ce qu’il communique, de surcroit interprété selon notre grille de lecture.
- Être est un processus, la représentation de l’autre n’est qu’un aperçu instantané. 
- Autrui est le médiateur indispensable entre moi et moi-même. (J.-P. Sartre); l’interaction modifie chacun par l’image reflétée.   
- Si on se construit aussi par mimétisme, le soi authentique en est-il modifié ou simplement masqué ? 
- Alter ego, autre moi, ou autre que moi ?, c’est ce en quoi il est différent qui nous interpelle, lorsqu’il nous surprend, mais la similitude n’est-elle pas un mirage ?
- Les obstacles à la rencontre de l’autre, seraient la méconnaissance de soi-même et la crainte enfouie de ce que l’on est vraiment.
- Estime-t-on sur base des paroles, de l’action, ou des intentions présumées ?
- Il semble difficile de considérer l’autre comme un sujet dont on reconnaît la singularité, plutôt qu’en objet à catégoriser.
- Supposer connaître l’autre n’est-il pas lui dénier sa liberté ?
- On entrevoit l’autre par instants de rencontre fugaces, les lacunes sont comblées par l’intellect. On ne peut qu’imaginer l’autre par analogie.
- Ne puis-je en connaître que ce que j’y crois reconnaître ?

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02 février 2019

« Quels sont les nouveaux unificateurs ? »

- L’unification sur base de croyances collectives se désagrège dans le doute et la mondialisation.             
- La fragmentation actuelle suscite des nouveaux germes de regroupement.        
- L’unification au détriment d’un ‘bouc émissaire’ est une flambée temporaire.  
- Unifier n’est pas uniformiser, ni faire l’unanimité, c’est créer des liens et assurer une cohésion.
- Au plus il y a d’éléments hétérogènes, au mieux fonctionne un ensemble.  ‘Unifier, c'est nouer mieux les diversités particulières, non les effacer pour un ordre vain’ (Saint-Exupéry),
- Pour unifier, il faut mettre l’accent sur les points communs, non sur les différences.
- Les interactions sont favorisées par la libre expression, la communication non violente  l’écoute bienveillante.
- Les nouveaux modes favorisant l’unification sont: les créations collaboratives, les supports wiki, les financements participatifs…
- Les facteurs qui y contribuent sont l’élaboration et la mise en oeuvre de projets collectifs, la reconnaissance du rôle de chacun, l’estime fait le lien.
- L’unification se fait-elle dans l’action ou sur les idées auxquelles on adhère préalablement ?
- Faut-il le charisme d’une personnalité ou des valeurs universelles (le beau, la justice) pour qu’une unification rayonne ?
- Les nouveaux thèmes rassembleurs sollicitent l’imagination pour être innovants et mobilisateurs.

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26 janvier 2019

« La liberté ne peut être limitée qu’au nom de la liberté. » (J. Rawls)

- L’absence de contraintes externes définit la liberté, dans quels cas sommes-nous prêts à y déroger ?    
- Acceptons-nous que la  liberté soit limitée à ce qui dépend de nous ?
- La pensée libre ne peut être limitée, mais est soumise à l’influence de l’entourage, des habitudes et représentations culturelles, elle  peut se développer dans l’esprit critique, le libre examen.
- La liberté de pensée appelle la liberté d’expression, quid du ‘politiquement correct’ ?
- Les limites consenties sont celles de la liberté d’action, (à celle des autres, à la potentialité d’être érigé en loi universelle, raisonnée sous 'voile d'ignorance' ?).
- Les libertés civiles font l’objet d’un contrat social, articulé aux lois.
- On peut accepter de limiter la liberté au nom du bien social, subordonné à la justice ou à l’équité.
- La représentation du travail, facteur d’émancipation et d’identification serait à réinventer selon l’utilité sociale.
- Une démocratie vivante aurait des institutions permettant une évolution à l’écoute des aspirations de la société.  
- La manipulation des informations ciblées et sorties de leur contexte fait le lit de la démagogie.    
- Le paroxysme de l’esclave est de se penser libre.
- Les libertés individuelles pourraient être limitées si le système total des libertés partagées par tous s’en trouve renforcé.

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19 janvier 2019

« Changement climatique, est-il trop tard ? »

- Trop tard pour qui ?
- Est-il trop tard lorsque la surface d’un étang est à moitié couverte de nénuphars qui se dédoublent chaque jour ?
- Ceux qui ne croient pas en l’impossible sont priés de ne pas déranger ceux qui sont en train de le faire. (Voltaire)
- Dire qu’il est trop tard n’est-il pas un prétexte pour ne pas agir ?           
- Il est toujours temps d’endiguer en partie les conséquences désastreuses, en limitant les émissions de gaz à effet de serre, avant que le réchauffement lui-même ne les engendre.   
- La  préoccupation au sujet des limites de la croissance de l’empreinte écologique a été déjà été rapportée par le Club de Rome, correspondant au début de la pensée dynamique.
- L'accroissement de la taille et de la complexité des groupes en augmente l'inertie et retarde leur faculté d'adaptation. 
- L'adaptation n'est pas que l'accommodation, elle est aussi une harmonisation des interactions avec le milieu.
- L'homme change lorsqu'il est au pied du mur.         
- Le pouvoir de l'économie inhibe-t-il la créativité ?
- La planète rétablit un équilibre lors de changements de conditions, l'homme est-il à ce point arrogant pour croire qu'il peut se préserver de ce qu'il provoque ? 



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24 décembre 2018

En raison de la fermeture du lieu d'accueil de nos palabres, nous ferons une pause de trois semaines, le prochain café-philo aura lieu le 19 janvier.

Joyeux Noël et Excellente Année 2019 à tous

 

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22 décembre 2018

« Le sujet n’apprend que ce qu’i s’attend à apprendre. La découverte ? »

- Nous désirons apprendre pour combler des lacunes identifiées, pour comprendre et compléter.
- Dans la quête d’information, nous découvrons des zones imprévues inexplorées.  
- Plus on sait, plus on sait ce qu’on ne sait pas.' La vraie science est une ignorance qui se sait' (M. de Montaigne).
- L’effort accordé à l’apprentissage ouvre le champ, vers des horizons imprévus.
- La sérendipité offre des indices à grappiller sur le chemin, hors du cadre de la recherche initiale.
- Les nouveaux savoirs obligent à réorganiser et parfois à modifier nos représentations mentales, dévoilant de nouveaux possibles.
- C’est le doute qui conduit à la découverte.
- L’apprentissage se fait lorsqu’on est confronté à une surprise, une observation ne correspondant pas à nos prévisions.
- La découverte peut venir de percepts, de nouveaux décryptages, ou de mise en lien de domaines auparavant séparés.
- La curiosité donne la motivation pour l’apprentissage.
- Peut-on changer ses représentations initiales ?
Ce qui nous a menés au deuxième sujet du jour….

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« Nous sommes dirigés par des archétypes qui se répètent. »

- L’archétype est un modèle idéal, ou idéel ?, une structure ancestrale.
- Les concepts délimitent et organisent la structure mentale et s’y forment.    
- Les archétypes appartiennent à l’inconscient collectif, sont-ils transmis par la culture (mythe, contes) ou fondent-ils celle-ci ?           
- Ils forment des images représentatives, sur lesquelles s’articulent les attitudes et les décodages.
- La transmission des archétypes se ferait-elle à travers le langage, par la connotation plus que par la dénotation ?   
- Tant qu’ils n’émergent pas à la conscience, ils ne peuvent être évalués ni adaptés.
- L’identification à des modèles oriente nos comportements par projection.

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15 décembre 2018

« L’essentiel est sans cesse menacé par l’insignifiant. » (René Char)

- Trop souvent occulté par l’insignifiant, l’essentiel est perdu de vue ou reporté.
- L’action dans l’urgence est ponctuelle, sans considérer l’orientation générale qu’elle dessine.
- Les préoccupations quotidiennes prennent le pas sur les perspectives.
- On réagit émotionnellement, par désir,  l’essentiel se discerne par le raisonnement.
- L’exigence de raison s’éduque par sa valorisation, les exemples, l’analyse.
- Nous sommes débordés de choix sans responsabilités, sans en  percevoir les enjeux.
- La compréhension des enjeux dépend de l’information.
- L’essentiel paraît différent selon les individus, ou pour l’ensemble.  
- L’essentiel se dégage à long terme, avec le recul, la projection, l’éclairage historique.
- La distraction endort les consciences.         
- Sommes-nous dans un déni de réalité par confort, ou poussés par le besoin ?
- Pourtant ‘on ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux’ (A. de Saint-Exupéry).

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08 décembre 2018

« Le plafond de verre existe-il vraiment ? »

- Il est la limite invisible de l’ascension sociale de certaines catégories, en particulier des femmes.   
- Même s’il tend à se craqueler, il est encore une réalité.
- Il semble lié à la culture, moins marqué dans les pays nordiques et, en Chine, il persiste en politique mais pas dans les affaires.
- La gestion féminine peut différer de celle masculine par une plus grande souplesse ou créativité.
- Les hommes seraient plus enclins à la compétition et les femmes à la coopération, ou est-ce le résultat du rôle attendu ou attribué ?
- Vient-il d’un consensus non exprimé des dirigeants, ou d’une autolimitation inconsciente ?
- Les entreprises valorisent la disponibilité et la mobilité plus malaisée pour les femmes ayant des responsabilités et des contraintes familiales.
- Les freins à la promotion semblent relever des stéréotypes.     
- Les priorités,  le goût de pouvoir, les désirs d’ascension sont-ils naturellement différents, ou dépendent-ils de leur valorisation sociale ?
- Est-ce une question d’aptitude, de capacité, de compétence ? 
- Les capacités se développent par leur pratique.       

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01 décembre 2018

« Y a-t-il des conditions extérieures au bonheur ? »

- Le bon heur est un heureux hasard ou peut-être une disposition à le déceler.
- Le bonheur dépend-il d’une attitude, de l’aptitude à l’apprécier ou des circonstances ?  
- L’atteindre par la réalisation de soi ne revient-il pas à agir comme un robot programmé ?
- Dans l’eudémonisme, le bonheur est le moteur de l’action.
- Si on le situe où l’homme trouve sa place naturelle, (cf Aristote), la justesse des actions et des interactions y contribue, elle s’atteint par essais et erreurs. 
- Il relève de la possibilité de relations sociales harmonieuses, des conditions de vie permettant des choix, de l’accès au savoir et d’une éducation vers l’autonomie et la responsabilité.
- Si des conditions extérieures le favorisent, pouvons-nous contribuer à les instaurer ?
- ‘Le bonheur est un idéal, non de la raison, mais de l’imagination.’ (E. Kant)
- Le bonheur est un état intrinsèque, fait de plénitude, de sérénité, de présence à soi et au réel.
- Il se construit par les expériences, la compréhension de ce qui arrive, il est à réajuster en permanence.   
- La sérénité mène à l’acceptation, si elle conduit à l’ataraxie, le bonheur qui en procède est-il de même nature que la joie de vivre et d’agir ?

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24 novembre 2018

« Heureux ceux qui ont faim et soif de justice... »

-  ‘..Car ils seront rassasiés’ (Matthieu).  Quand, où et comment ?
- La justice ne se limite pas au respect du droit, elle se ressent comme une exigence.
- L’aspiration à un idéal n’est pas un but, elle oriente et motive l’action.
- La justice est une vertu complète selon Aristote, elle englobe les autres dans la quête d’harmonie.         
- La justice contribue à la cohésion de groupe, il est naturel que l'évolution en ait favorisé l'appétit.                                        
- La société ne peut se réduire à un ‘homme moyen’, la diversité des aptitudes et des motivations appelle l’équité, l’égalité des chances plutôt que l’égalité de traitement (justice distributive vs commutative).
- L’équité serait la juste appréciation de ce qui est dû à chacun, selon les besoins ou le mérite ?  
- Faut-il évaluer selon l’intention ou le résultat ?, les aptitudes ou l’effort ?
- Les règles sont inculquées par l'éducation, par la sanction si on les enfreint et la récompense si on les suit.     
- La vertu est a elle-même sa propre récompense (Spinoza). Elle inspire le respect, la reconnaissance du groupe, et/ou la gratification de l'image de soi.
- La justice sociale est-elle la répartition des richesses, ou la réponse minimale aux besoins vitaux par la solidarité ?
- La faim de justice se nourrit par les miettes semées, les actes qui tendent à équilibrer sa balance.

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17 novembre 2018

« A quoi sert le ‘grand laboratoire du monde’ ? »

- Interrogation sur l’utilité ou le sens ?  ne présume-elle pas une téléologie ?
- Depuis le ‘big bang’, l’univers se déploie dans l’espace et le temps, produit de la complexité, des zones d’auto-organisation et des  propriétés émergentes.
- Une structure dissipative persiste en consommant de l’énergie extérieure, le fait de persister en fait un espace d’évolution.
- Le monde se décrit en terme d’interactions, d’adaptations de proche en proche sans signification.
- Les modèles du monde basés sur des agents avec volonté propre, sont des projections de notre conception de la liberté.
- Décrire le monde en terme d’effets est-il opposé à l’idée d’agent ou la recule-elle à une cause première ?   
- Un monde perçu en tant que chaîne d’effets sans cause nous pose la question du libre arbitre.  
- Contempler l’univers à la recherche d’harmonie ne demande pas de quête de sens.
- Nous sommes le siège d’émotions contradictoire, le désir d’unité est une manière de les résoudre. Le concept de l’unicité de l’être, de l' ‘unus mundus’ appelle une réalité sous-jacente unifiée.                       
- Se poser la question serait une recherche de sens à donner à sa vie, l’inscrivant dans un processus en oeuvre.
- L’évolution culturelle prend le pas sur l’évolution biologique chez l’humain, produisant ruptures d’équilibres et désorganisation.

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10 novembre 2018

« La culture est-elle un avantage ou un inconvénient pour l’individu ? »

- L'individu est formé à la fois de son héritage génétique, culturel et de son expérience.
- La culture donne un accès à l'expérience des ancêtres et à leurs créations.
- Elle est un atout pour des interactions efficientes dans un groupe
- Nécessaire à la reconnaissance, elle permet de s'identifier, d'être accepté.
- Les difficultés viennent des contradictions de valeurs, ou des interprétations erronées de comportement.
- Une culture exclusive est un désavantage pour l'adaptation dans un autre groupe.
- Système de croyance et de valeur, elle  nous enferme dans une bulle d’ ‘‘habitus’’, l’ignorance des mécanismes ou la résistance aux évolutions induit des incompréhensions entre groupes, générations.  
- Le langage symbolique offre une variété d’attribution de sens et une prise de distance qui enrichissent les relations.
- Si la culture détermine des modes de pensée, des interprétations du réel, elle les limite aussi si on y reste enfermé.
- Elle nous éloigne de la nature au point d’y apporter des déséquilibres irréversibles.
- La culture se substitue à la programmation instinctuelle et permet ne évolution rapide, mais n’étant pas transmissible génétiquement, elle implique une vulnérabilité à la naissance et une dépendance plus longue, elle a fait de l’homme un être curieux non spécialisé.

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03 novembre 2018

« L’intelligence artificielle dominera-t-elle le monde ? »

- Risquons-nous d’être dépassés par les machines que nous avons conçues ?
- L’A.I. est un ensemble de circuits programmés, capable de résoudre des problèmes et d’apprendre.
- ‘Celui qui deviendra leader en ce domaine sera le maître du monde‘. (V. Poutine)
- La maîtrise d’une technologie ne présume pas de son utilisation et de ses visées.
- La machine a comme avantage sur l’homme sa vitesse de calcul et sa mémoire.
- Un circuit répond par O ou 1, sans nuancer selon les conditions ou la réaction de l’interlocuteur.
- L’A.I. n’a qu’un mode de transmission, elle ne peut moduler ses décisions selon des transmetteurs qui leur affectent des priorités.  
- Nous computons comme la machine, mais nous attachons une valeur aux solutions, selon notre expérience ou celle transmise par nos ancêtres.
- La machine envisage toutes les probabilités et peut trouver des solutions auxquelles l’homme n’avait pas pensé ou avait occulté
- Les algorithmes optimisent des stratégies et peuvent être mis en réseau, l’A.I. forte peut déployer des facultés d’adaptation et de d’anticipation.
- Les réseaux de neurones artificiels présentent de danger que si leur programmation est mal contrôlée.  
- Les problèmes deviennent de plus en plus compliqués car les systèmes de contrôle sont automatisés.
- Ces machines risquent de privilégier des stratégies d’évitement de l’intervention humaine afin d’atteindre le but avec une efficacité plus grande, si on ne prévoit pas de système d’oubli de celles-ci.
- Ce qui risque de dominer le monde, ce sont les objectifs des programmeurs et des firmes ou autorités qui les emploient.

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27 octobre 2018

« La haine est une défaite de l’imagination. (G. Green) »

- La haine est aversion ou désir de nuire, de détruire son objet.  
- La haine est une propension à repousser ce qui a causé une peine ou un dommage
- Elle venir d’une colère rentrée, d’un désir de représailles non assouvi.
- Attribuer la faute d’une expérience négative à autrui est plus simple que de se remette en question.  
- L’aversion déclenche la fuite; si on ne peut échapper, il y a double contrainte et violence.
- L’imagination permet de transposer, de s’identifier, et,.., peut-on encore haïr ce qu’on comprend ?
- Les haines transmises dans un groupe ou une famille servent à en maintenir la cohésion, l’adhésion à cette exclusion de ‘boucs émissaires’ serait une forme de conformisme.  
- La haine cache parfois une peur, un refus d’accepter ses propres penchants.
- L’imagination est créatrice d’hypothèses, plus elles sont variées, plus elle offre d’issues à des situations qui semblent insolubles ou permet de sortir du cercle vicieux de la rancune et de la vengeance.
- L’appropriation de son existence, la conscience de sa responsabilité dispense de la rejeter.
- L’imagination permet de changer de cadre de réflexion.

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