- La culture a fait de l’homme ce qu’il est, dépendant des autres, de ses outils, éloigné de son milieu naturel, de ses instincts et de ses rythmes, un monstre ou un génie ? 
- La nature de l’homme n’est-elle pas définie par l’aptitude à user du langage symbolique, par essence culturel ? 
- La pensée nous éloigne du contact direct avec le réel, par la projection dans le temps.
- L’héritage qui n’est pas inscrit dans les gènes, l’acquis non expérimental, est culturel.
- L’homme naît inachevé, le temps de formation avant d’être considéré comme autonome s’allonge, la part culturelle augmente-t-elle ? 
- La culture interfère avec notre nature, le mode de vie influence l’évolution.
- La culture nous freine et nous entraîne, telle une boule de neige roulée, elle se forme autour d’un germe qui se tasse, s’étoffe, fond et se modèle selon ce qu’elle amasse.
- La culture filtre notre rapport au réel, elle le limite comme des œillères, mais l’enrichit aussi.
- La culture n’a pas altéré notre nature, mais notre rapport avec la nature.
- Toute avancée se fait au dépens d’une perte.