- Le bonheur se ressent lors de la rencontre, parfois inattendue, entre des aspirations et des évènements qui y répondent.
- La raison intervient-elle pour le charger ou l’alléger de l’angoisse de le perdre, ou entrave-elle à le goûter pleinement ?
- Le bonheur d’un accomplissement, résultat d’un processus raisonné, lui donne-t-il une valeur accrue par le mérite ? 
- Est-il dans l'atteinte d'un objectif, dans l'action qui y tend, ou advient-il de surcroît ?
- La raison serait un rempart contre la passion  susceptible de tous les excès (hybris).
- Le bonheur dépend-il d’une attitude raisonnable, ou d’une prise de risque ?
La sagesse propose des voies d'accès au bonheur, de distinguer le plaisir naturel, d'accepter les aléas sans trouble, de s’affranchir de l'espérance….   
- La raison permet de le conceptualiser, de l’identifier et de l’inscrire hors du temps.  
- Accepter que le bonheur soit éphémère, ou tenter de le pérénniser ?
- Pour moissonner le bonheur, faut-il le cultiver ou est-il à glaner là où on le trouve ?
- La raison peut construire le chemin, mais le bonheur est dans la synchronie.

- Le roman " La main gauche de la nuit ", d'Ursula Le Guin  est une formidable leçon de compassion et d'altruisme ;  une aventure où elle use de descriptions aussi belles que minutieuses.  Si le principe du bonheur ne peut pas prescrire de règles universelles, l'homme reste seul face à ce juge infaillible qu'est sa conscience morale.
    COMMENTAIRES
- Un modèle de bonheur n'est pas le bonheur ! (shadock)
- En l'occurrence, c'est bien le modèle qu' Ursula considère ici . (-Rman)

Bonheur Kant 1